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Are you ready for some action? [Lucia]



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The nightwatcher

Message01.01.16 3:17



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ft. Lucia T. Caravaggio


Un coup de fil, un nouveau client. Il n'y a rien de plus simple pour toi afin de décrocher un «nouveau» contrat qui va te rapporter une petite somme d'argent. Entre tes annonces que l'on peut facilement trouver sur le net et ton boulot à temps partiel à l'Underground, tu as de quoi largement payer les factures au point de ne pas être obligé de bosser tous les jours. Pourtant, c'est pratiquement le cas, car si tu n'es pas en train de t’occuper de ton boulot de simple humaine, ton attention est tournée vers la chasse aux Démons afin de sécuriser les rues de Toronto. Rester cloîtrée dans ton appartement toute une soirée à te tourner les pouces? Très peu pour toi. Tu as connu le goût de la liberté et de te balader un peu partout dès l'âge de quatorze ans. Donc, pour te retenir chez toi, il faudrait que tu sois dans un sale état ou encore enchaîné au mur. Le point positif avec les grandes villes comme celle-ci, c'est qu'elles ne manquent jamais d'action et qu'il y a du danger à tous les coins de rues. Un jour, tu finiras par réussir à nettoyer toutes les rues de Toronto même si tu dois y passer toute ton existence.

Ce soir, ce n'est pas la chasse qui te fait sortir de chez toi, mais plutôt la demande d'un nouveau client. Un client, un supposé avocat fortuné, qui exige que tu sois présentable pour une fête organisée dans un lieu luxueux, le Hyatt Regency. Quel mufle, comme si tu ne savais pas en quoi consiste ton boulot surtout avec le salaire que tu demandes. Tu es à des années-lumière de faire le trottoir pour un montant dérisoire, donc un minimum de respect ne serait pas trop demandé. Parfois tu te questionnes sur les clients que tu fréquentes. Sont-ils plus pathétiques et pervers que ceux qui attendent une fille de joie au coin d'une rue? Peut-être vaut-il mieux que tu ne saches pas la réponse... Tu dois bien mettre une heure à te préparer, c'est-à-dire de coiffer ta longue chevelure blonde, d'appliquer un maquillage léger sur ton visage et d'enfiler cette jolie robe noire qui n'est ni trop courte ni trop décolleté et qui cache légèrement tes épaules grâce aux bretelles. Bien entendu, tu n'oublies pas la paire de talons ainsi que le sac à main qui vient avec histoire de ne pas jurer avec ta robe. Une fois prête, tu descends de ton immeuble et tu marches quelques rues plus loin à l'adresse que tu as donnée à ton client afin qu'il puisse venir te récupérer. Non, refiler ta véritable adresse n'est pas une excellente idée, car tu ne sais jamais sur qui tu peux tomber. Moins d'une demi-heure plus tard, tu te retrouves au Hyatt Regency...

Ce n'était pas du tout ce à quoi tu t'attendais. Enfin si, un truc bien bourgeois dans une énorme salle décorée, avec un bar, des serveurs et tout le tralala où les hommes sont tous en vestons cravates ainsi que les femmes dans de jolies robes probablement toutes hors de prix. Non, en fait, ce à quoi tu ne t'attendais pas, c'est surtout l'attitude de ton client. À part son petit numéro de tout à l'heure lorsqu'il t'a demandé de te vêtir correctement, il n'a pas eu le culot de te manquer à nouveau de respect devant des témoins. Non, il s'adresse toujours à toi de manière polie et il a même fait le tour des invités en te présentant comme sa nouvelle «amie» - parce que oui, une fois dans sa belle voiture de luxe, il t'a fait comprendre que vous vous connaissiez depuis quelques semaines et qu'au grand jamais il ne t'a refilé un chèque avant d'entrer à l'intérieur qui couvre la soirée ainsi que le reste de la nuit -. Le souci, c'est qu'il préfère s'occuper de sa petite personne, de discuter d'argent et agir par moments comme si tu n'existais pas. Pendant près d'une demi-heure, il te garde à son bras comme un chien en laisse en jetant à peine un coup d’œil vers toi. Sympa cette fête de fin d'année. Tu aimerais plutôt t’éclipser vers la partie de l'hôtel qui renferme le casino au lieu d'avoir l'impression de tenir la chandelle au milieu de ses collègues.

Quand enfin il relâche ton bras sans trop faire gaffe, trop absorbé par sa propre histoire concernant un sujet dont tu n'as pas fait attention, tu marches à l'autre bout de la salle tout en soupirant avec ton verre de champagne à la main. Ce même verre que tu as à peine touché, car céder à l'alcool n'est jamais une bonne chose pour ton boulot. Et maintenant? Qu'est-ce que tu fais? Ce n'est pas l'envie qui te manque de quitter cet endroit ou de trouver une quelconque échappatoire, mais tu sembles presque jurer dans ce lieu où la superficialité règne sur tout le reste.  

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Lux
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Lulu Of Power and Men

Message03.01.16 13:03



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ft. Lux S. Liddell


L’ennui total, l’horreur absolue. Et pourtant, Lucia aurait menti si elle avait dit qu’elle détestait être là, maintenant. Cette réception, c’était tout ce qu’elle adorait : un hôtel de luxe, une salle gigantesque, des tenues luxueuses, du champagne qui coule à n’en plus finir, probablement de la drogue également, le péché mignon des gens riches et importants… Elle avait beau aimer mépriser ce genre de sauterie, en vérité, c’étaient dans ces moments-là qu’elle pouvait briller et user de tout ce qu’elle était et de ce qu’elle savait faire. Il faut dire que ce n’était pas bien compliqué : tout le monde ici ou presque était vieux et riches, fané et décadent. Cela faisait des années qu’elle travaillait dans sa firme d’avocats, une firme tenue, en haut-lieu, par des immortels, mais les autres, les Humains, se contentaient de la regarder avec envie et mépris. Les hommes rêvaient d’elle et les femmes supposaient qu’elle payait le meilleur chirurgien esthétique de la ville. Lucia se fichait bien de ce qu’on disait d’elle, tant qu’on parlait d’elle. Dans ce monde stupide, peu importaient vos faits d’arme, vos réalisations professionnelles, vos victoires sociales. Non, seul comptait le décorum, alors oui, c’étaient dans ces occasions-là que les gens jugeaient, alors ces occasions-là étaient importantes pour Lucia. Même si ça avait un vieil arrière-goût de patriarcat, de vacuité, d’inutilité. Alors Lucia se pliait à ce genre de sauterie avec un mélange de dégoût et de plaisir, enfilait sa plus belle robe du moment, ses talons les plus hauts, ses bijoux les plus chers, et allait se pavaner au milieu des vieilles peaux et des vieux grabataires pervers en rêvant d’une soirée plus intéressante et d’un homme amoureux à son bras, et en appréciant en même temps tous les regards tournés vers elle. Elle n’était probablement, au même titre que tout le monde ici, qu’une garce paradoxale et attachée aux plus superficielles des choses, mais tant pis.

Parmi les convives, au milieu des stars de la ville, le maire, le chef de la police, les clients richissimes, il y avait quelques têtes moins décaties, des avocats, comme elle, plus jeunes, à l’aura de requin, et puis des conjoints, formant des couples mal assortis, une vieille peau et son gigolo, un vieux sénile et sa croqueuse de diamants botoxée à gros seins. Ainsi se côtoyait la lie de l’humanité ici, les êtres les pires qui puissent exister en ce monde en cette heure, tous réunis pour trinquer à leur réussite gerbante, à leur argent mal acquis et à l’injustice de cette société qui leur permettait de commettre le pire, d’en retirer du profit et en plus de s’en tirer sans mal, grâce aux gens comme Lucia. Une flûte de champagne à la main, elle s’assit au bar de la salle de réception et trinqua dans le vide à sa vie formidable. Après tout, elle avait bâti sa réussite sur cette couche sale et dégoutante de profit et de crime. De là où elle était, elle pouvait observer les convives, en reconnaissant certains, en saluant d’autres de loin. Elle repéra un de ses clients, un chef d’entreprise dont les activités, récemment, avaient nécessité le rachat de plusieurs zones d’habitations datant des années quarante. Il avait fait expulser les habitants, avait rasé les maisons, pour y construire un complexe industriel moderne, moche et polluant. Les habitants avaient lancé une action de groupe, mais Lucia les avait massacrés au procès et ils étaient repartis sans rien. Elle esquissa un sourire amusé en le voyant se pavaner au bras de sa compagne, qui avait l’âge d’être sa fille et les manières typiques d’une escort-girl. Et tout le monde faisait semblant d’y croire, dans un bel ensemble, à part peut-être la fille elle-même, qui malgré son professionnalisme, semblait profondément s’ennuyer.

Lucia capta le regard d’un des associés du cabinet, qui l’enjoignait à faire son job. Ah, c’est vrai, elle n’était pas venue que pour siroter son champagne et jouer les langues de pute. Elle se leva, rejetant ses longs cheveux sur une épaule, échangea sa flûte vide contre une coupe pleine et se balada dans la salle en serrant des mains, saluant untel ou unetelle, distribuant les compliments, les œillades et les promesses silencieuses qu’elle ne tiendrait pas. Puis ses pas la menèrent jusqu’à la fille de tout à l’heure, une Asiatique aux traits de poupée de porcelaine, seule, son verre à la main. Elle s’arrêta à côté d’elle.

« Je vous admire pour ce que vous faites. Je ne supporte pas la conversation de cet homme, il est d’un ennui… »

Elle glissa un regard en coin à l’escort, ne sachant pas encore à quoi s’attendre de sa part, puis murmura doucement, plus près de son visage :

« Il a un fétichisme caché pour les cheveux des femmes… Jouez-en et vous pourrez probablement obtenir une petite prime. »

Ainsi, elle ne se cachait pas de savoir exactement ce que cette jeune fille faisait ici. En revanche, elle n’aborda pas l’autre « secret » de l’escort, le fait qu’elle n’était pas Humaine. Il y avait un code de politesse à tenir, entre créatures surnaturelles, tout de même. 

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Message03.01.16 21:51



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ft. Lucia T. Caravaggio

Ton verre à la main, tu circules entre les invités sans vraiment chercher à aborder qui que ce soit. De toute façon, vu les regards auxquels tu as droit quand tu croises les yeux d'un inconnu, c'est loin de t'encourager à leur adresser la parole. Qu'est-ce que certains ont à te regarder de travers comme si tu n'avais pas ta place ici? Tu n'as pas un décolleté plongeant, un maquillage vulgaire ou encore une attitude de femme dépravée. Les humains sont parfois étranges. Pourquoi est-ce que tu continues à les protéger de toutes tes forces contre les autres créatures surnaturelles et particulièrement contre les Démons? Jamais ils vont venir te dire merci de risquer ta vie pour eux. Pourtant, tu restes convaincue que ce monde peut changer et qu'il peut devenir meilleur. T'es un peu trop utopiste Lux ça en serait presque mignon.

Alors que tu trouves enfin un endroit un peu plus à l'écart, tu portes ton verre à tes lèvres pour boire quelques gorgées jusqu'à ce qu'une voix féminine se fasse entendre à tes côtés. Tu relèves un sourcil face à ses paroles sans pour autant lui répondre, de toute façon tu te vois mal commencer à médire sur ton client actuel, jusqu'à ce que son joli visage soit plus près du tien. Un fétichiste des cheveux? Tiens donc, voilà une curieuse information. Avec un sourire en coin, ta main libre ne se gêne pas pour aller se poser aux creux des reins de la jeune femme afin de lui murmurer quelques mots à ton tour. Mes honoraires sont assez élevés pour que je n'ai pas besoin d'une prime supplémentaire. Puis tu la relâches non sans cesser de sourire à cette jolie brunette loin de te déplaire sur le plan physique. C'est assez curieux de se rendre compte qu'une femme qui ne t'a jamais vu avant ce soir peut deviner ton métier. Enfin, ton métier humain. Pourtant, ton apparence physique ne laisse pas entendre que tu passes de nombreuses soirées avec différents hommes et femmes. Mieux encore, tu arrives à te fondre dans le décor malgré tu n'arbores pas des bijoux valant des milliers de dollars. Il n'y a qu'une seule chose qui te laisse croire que la brunette aux magnifiques yeux bleus sache ce qui occupe plusieurs de tes soirées. J'imagine que vous le connaissez assez bien pour savoir qu'il paie les services d'une femme pour l'accompagner. Certains hommes sont comme ça, ils ne peuvent jamais se contenter de la même personne, qu'ils la payent ou non. Si quelques-uns de tes clients te réclament sur une base régulière, d'autres te voient qu'une seule fois avant de passer à la prochaine.

- Et vous ne semblez pas être la seule à le savoir. Je comprends mieux pourquoi on me dévisage. Encore une fois, tu as le droit à cette fameuse étiquette qui rebute tant les gens sans chercher à apprendre à te connaître, mais ça, tu en as l'habitude. Avec les années, tu as appris à ne plus y faire gaffe... Pendant que ton attention se retourne sur le reste de la salle, tu vois ton client toujours en train de discuter devant son audience qui semble faire semblant de s'intéresser à ses propos par simple politesse. Oh. Que ne vois-tu pas à ses côtés? Une autre femme, à peine plus vieille que toi, en train de lui faire les yeux doux. Tu sais très bien que ce n'est pas pour sa beauté, mais plutôt pour son compte en banque. Pathétique. Quoique, es-tu réellement mieux que cette femme? Au fond, tu t'en fiches, ce spectacle est presque vexant. J'ai l'impression qu'il m'a oublié. Je peux en profiter pour jouer la femme invisible. Lassée, tu bois le reste de ton champagne d'un trait avant de le déposer sur un plateau au moment où un serveur passe à votre hauteur. En d'autres mots, tu comptes partir sans te retourner au lieu de tenir la chandelle entre lui et les autres invités. Qui sait, ça sera peut-être au moment de regagner sa chambre dans cet immense hôtel qu'il va remarquer ta disparition. Ou sinon, il sera beaucoup trop sous l'influence de l'alcool pour se rendre compte de quoique ce soit. En plus de son âge, le mélange d'alcool et d'une certaine pilule pour un souci de dysfonctionnement précis ne fait jamais bon ménage. Ça t'évitera au moins les sourires commerciaux et de jouer la comédie lorsqu'il voudra poser la main sur toi pour autre chose que te tenir le bras.  

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Lulu Of Power and Men

Message04.01.16 22:51



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ft. Lux S. Liddell


Lucia savait reconnaître la classe quand elle en voyait, et cette fille en avait, c’était clair. Et elle ne pensait pas seulement ça parce qu’elle venait de lui parler de ses honoraires avec un calme et une assurance qui prouvaient qu’elle ne mentait pas. Il y avait quelque chose chez elle de foncièrement solide et surtout, de fier, de sauvage, tout ce que la Selenim aimait, particulièrement chez une femme. Alors peu lui importaient les regards qu’elles attiraient toutes les deux, si proches l’une de l’autre, peu lui importaient les nez retroussés face à la main de l’inconnue posée dans son dos, peu lui importait l’image et les légendes qui collaient au métier d’escort-girl. Il était clair, en deux secondes seulement, que cette fille avait cent fois plus de classe et de tenue que tous ces grands bourgeois réunis. Elle émit un rire léger en réponse aux paroles de la jeune femme. Le connaître assez bien, oui, c’était le mot. Sa première affaire avec lui, elle s’en souvenait comme si c’était hier. Il avait été accusé de se taper ses bonnes mexicaines sans papier, dont certaines étaient à peine majeures. Il avait toujours eu un faible pour les femmes, les femmes jeunes, ou d’apparence jeunes, et, donc, pour leurs cheveux. Il la révulsait littéralement, mais avec elle il s’était toujours montré courtois : elle était son avocate, et elle dégageait une froideur et une maturité qui lui valait, elle le savait, de passer pour une frigide coincée à ses yeux. Mais c’était tant mieux. Elle agita doucement la main comme pour chasser un insecte.

— Ne faites pas attention à ces messieurs et à ces dames. C’est de la jalousie, rien d’autres. Ils voudraient tous vous avoir à leur bras plutôt que leurs femmes, et elles voudraient toutes vous ressembler et être regardées par leurs maris comme ils vous regardent.

L’idiot du village, dans cette affaire, c’était bel et bien ce gros lard qui se pointait ici au bras d’une femme qui le réduisait à l’état de nabot, de pervers et de vieux dégueulasse rien qu’en se tenant à côté de lui. Quel idiot… Elle détourna son regard de lui pour reporter son attention sur sa jeune acolyte.

— C’est un service qu’il vous rend. Il partira d’ici au bras d’une autre, et tant mieux s’il vous a payée d’avance. Je m’appelle Lucia, je suis avocate, je travaille pour la firme qui organise cette petite sauterie.

Elle tendit la main à l’escort-girl, pour la saluer comme on le faisait dans son milieu, un geste plutôt masculin, que les hommes avaient encore du mal à accepter venant de sa part, mais c’était justement pour ça qu’elle le faisait, qu’elle prenait l’initiative à chaque fois. Puis elle s’éloigna de quelques pas en direction du bar, avant de proposer d’un regard à sa compagne de l’accompagner.

— Puisque vous êtes là, autant profiter du champagne gratuit et des invités. J’imagine qu’il y a de quoi vous créer un solide, réseau ici. Beaucoup d’entre ces gentleman seraient prêts à payer pour vous avoir à leur bras.

Elle-même aurait pu en nommer une bonne dizaine. Des divorcés, des hommes adultères, des misogynes, des salauds, même, ou encore des frustrés, des timides, des coincés… Si elle avait bien saisi la nature du métier de la jeune femme, peu lui importait la personnalité de ces gens, tant qu’ils avaient le chèque généreux. Elle capta alors le regard du client, qui, même entouré de ses quelques bonnes femmes, venait apparemment de se rendre compte que son escort s’était plus ou moins fait la malle. Il semblait vexé, voire en colère, et Lucia le désigna du menton à sa nouvelle amie, avec un sourire moqueur, avant de passer son bras sous le sien. Qu’il ose donc venir se plaindre.

— S’il vous cherche des ennuis, vous me le direz…

Le sous-entendu était clair. La Selenim ne comptait pas s’embarrasser avec des manières, le concernant. Les associés seraient probablement horrifiés s’ils avaient su ce qu’elle pensait, s’ils se doutaient de la manière dont elle comptait le traiter s’il ennuyait la jeune femme, mais Lucia s’en fichait. Elle rapportait trop d’argent à ce cabinet pour être inquiétée.  

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Dernière édition par Lucia T. Caravaggio le 10.01.16 14:34, édité 1 fois
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The nightwatcher

Message10.01.16 8:56



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ft. Lucia T. Caravaggio

Au final, c'est peut-être l'arroseur qui a été arrosé après t'avoir laissé en plan comme une idiote. Maintenant que tu es en quelque sorte libérée de son emprise en le voyant au bras d'une autre femme, rien ne te retient à cette petite fête bourgeoise. Sauf peut-être la seule femme qui a pris la peine de t'adresser réellement la parole sans formuler des inepties qui ne servent absolument à rien. Ce que tu appelles des inepties sont seulement des formules de politesse de base afin de faire semblant que l'on apprécie la personne en face de soi. Oui, tu es du genre sociable, mais tu n'appartiens pas au clan des gens coincés qui ont un manche à balai coincé dans le derrière. Quand tes clients payent pour tes services, ils s'attendent à ce que tu possèdes un minimum de connaissances sur divers sujets afin que tu puisses animer une conversation sans donner l'impression que tu es totalement coincée. C'est beau l'ouverture d'esprit et la liberté.

C'est que la jeune femme sait comment compliquer quelqu'un. Ça te ferait presque rougir si tu n'étais pas du genre à user de tes belles phrases et de ton romantisme un peu trop évident envers les gens. Tes yeux sombres ne se lassent pas de se plonger dans les eaux glacées de ta compagne de ce soir au point où tu en oublies presque de t'attarder sur son alignement. Je demande toujours à être payée à l'avance, ça m'évite de me faire avoir. Une erreur de débutant de demander le chèque après la soirée ou la nuit. De cette manière, il n'y a pas de complications et avec ce boulot, on ne peut pas se rendre à la police afin de clamer à voix haute qu'un client a refusé de payer. Avec ton pseudo client, il n'y aura pas de remboursement de prévu. À la place, tu vas probablement rester auprès de cette... Cette quoi d'ailleurs? La petite lumière s'allume dans un coin de ta tête au moment où celle qui se présente sous le prénom de Lucia te tend la main. Neutre. Donc, tout va bien. Lux. Je suis charmeuse à temps plein. Et aussi chasseuse à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, mais ça, tu gardes cette information pour toi. Déjà que ton prénom peut sembler sonner faux, mais le second que tu utilises comme ton nom d'escorte n'est pas tellement plus crédible aux yeux des gens. Shadow. Ça aussi, ça sonne faux. Ce soir, tu as envie que l'on prononce ton premier prénom, pas ton deuxième.

Voilà comme c'est sympathique de sa part de t'inviter au bar histoire de vous séparer des autres invités tous probablement obnubilés à parler d'argent. Vous savez, avec mon métier, il faut éviter de trop boire d'alcool. Je connais plusieurs histoires d'horreurs qui sont arrivées à des «collègues». Si seulement tu pouvais mentir à ce sujet, mais non, humains ou non, de nombreux clients se transforment en véritables brutes lorsqu'ils paient les services d'une escorte ou d'une prostituée. Comme si cela leur donnait tous les droits. Je n'ai pas besoin d'un nouveau réseau, celui que j'ai en ce moment suffit amplement à payer mes factures, ajoutes-tu avec un sourire avant de t'installer au bar face à la Selenim, ton bras sur le comptoir afin de te servir d'appui au même moment où deux coupes de champagne firent leur apparition grâce au barman. Puis, quand cette dernière aborde le sujet de l'autre homme en le pointant avec son menton, ton regard se tourne vers ton potentiel ancien client entouré de plusieurs femmes. C'est qu'il ne se prive pas de vous observer avec un drôle d'air sur le visage. Tu en profites alors pour lui adresser un vague sourire tout en faisant exprès de te rapprocher de la belle avocate. Oh non, il n'est pas du tout de bonne humeur de te voir en compagnie de Lucia. Déjà, il risque de perdre de l'argent pour une nuit auquel il n'aura pas le droit, mais en plus, il ne doit pas déborder de joie que ton choix se soit tourné vers une femme qu'il ne semble pas porter dans son cœur. Peut-être est-ce une simple question de divergence de personnalité. En tout cas, son sous-entendu ne peut pas être plus clair.

- Il n'osera pas... Non, tu ne crois pas qu'il aura assez de courage pour te faire cet affront. Certes, sous tes dehors de jolie jeune femme décalée et utopiste, il y a une véritable chasseuse disciplinée qui ne se laisse pas impressionner facilement par le premier venu. Tu peux être une menace pour ceux qui se dressent sur ton chemin... Vite lassée d'observer ce pauvre type, ton attention se retourne enfin vers la Selenim non sans un joli sourire à son égard. Mais je prends note de cette sympathique proposition. Tu ne crois pas avoir besoin d'une avocate pour te sortir d'un quelconque pétrin et encore moins pour t'aider avec un pauvre type riche qui se révèle être ton client, mais on ne sait jamais quand des ennuis peuvent te tomber dessus sans prévenir. Bref, autant changer de sujet et tu sais parfaitement vers quoi te tourner. Vous ne semblez pas déborder de joie de vous retrouver ici ce soir. Il ne faut pas être devin pour le remarquer. C'est presque dire si elle n'affiche pas un simple sourire commercial aux invités qui croisent son chemin, une chose que tu fais toi-même. Je peux peut-être vous distraire afin que tout ça soit moins pénible. Tu ne te gêne pas pour poser ta main sur la sienne et de lui servir un de tes sourires charmeurs. De toute façon, à en croire les paroles de Lucia, tout le monde ici sait pourquoi tu es présente à cette fête. J'ai toute la soirée ainsi que la nuit devant moi. Je crois que nous sommes au bon endroit pour s'amuser un peu. Entre le bar, le casino, un restaurant haut de gamme dans une autre section de l'hôtel ou encore les chambres, ce n'est pas les choix de distraction qui risque de manquer dans le coin. Ça te changera des interminables repas «d'affaires» de tes clients riches ou des pervers habituels qui fréquentent l'Underground.

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Lux
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Message11.01.16 22:02



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Charmeuse à plein temps, voilà bien une jolie formulation, à la hauteur probablement de la personne qui effectuait ce travail. Lucia n’était pas du genre à porter un jugement sur les femmes. Pour elle, tout n’était qu’une question de volonté mêlée à du hasard. Dans sa logique en noir et blanc, les gens étaient là où ils étaient et faisaient ce qu’ils faisaient parce qu’ils l’avaient voulu et parce qu’ils avaient eu de la chance ou de la malchance.  Les gens étaient là où ils devaient être. Mais elle avait tendance à être beaucoup moins stricte avec les femmes, et évidemment les femmes comme Lux touchaient quelque peu sa corde sensible. S’il y avait bien des femmes qu’elle considérait comme des guerrières, c’était les charmeuses, comme disait Lux, et toutes les autres, jusqu’à la pire des prostituées. Après tout, elle avait commencé sa vie dans ce rôle, elle avait elle-même charmé des dizaines et des dizaines d’hommes, pas pour de l’argent mais pour une bonne situation, pour être nourrie, logée et drapée de tissus de luxe et de bijoux brillants, pour obtenir ce qu’elle voulait, aussi, pour amener la gloire d’un noble parti sur sa famille, etc. Quelque part, elle avait été à la place de Lux, et c’était pour cela que la jeune femme ne déclenchait chez elle aucune surprise ni aucune grimace, et même, qu’elle la respectait déjà, d’avance, en quelque sorte. Les hommes n’imaginaient pas quelle force cela demandait de faire semblant de les apprécier, eux qui, depuis toujours, obtenaient toujours tout ce qu’ils voulaient sans avoir à se battre pour l’obtenir.

« Lux, voilà un nom bien évocateur. C’est votre véritable nom ? Vous n’êtes pas forcée de répondre. »

C’était important, un nom, c’était intime et privé, et donner son vrai nom à quelqu’un, c’était lui donner du pouvoir. Lucia, par la force des choses, n’avait jamais utilisé de pseudonyme, mais les temps avaient changé, les gens aussi, et elle savait qu’il était mieux pour toutes ces femmes d’être quelqu’un d’autre le temps de ces soirées où elles devaient escorter des inconnus dans leurs vies pathétiques le temps de quelques heures. La Selenim leva son verre vers Lux avec un sourire amusé face à sa réaction. Elle n’avait pas tort, à propos de l’alcool. Et puis, il ne fallait jamais accepter de verre de la part d’inconnus, on ne savait pas ce qu’ils pouvaient avoir glissé dedans.

« Croyez-vous que les gens comme nous peuvent boire au point d’en perdre toute notion de la réalité ? »

Elle s’amusait. Les gens comme elles, oui. Qui savait quelles étaient leurs limites ? Lucia se retourna vers le client de Lux, sentant la jeune femme se rapprocher d’elle. Elle adressa un regard moqueur à l’homme, sachant très bien qu’il n’oserait pas s’en plaindre : elle lui avait trop souvent sauvé la mise, et le ferait encore. Elle connaissait plusieurs de ses vilains petits secrets, aussi. C’était ça, d’être avocate : pire qu’un prêtre confesseur, les gens lui disaient tout, et lui disaient toujours le pire, puisque c’était leurs pires travers qui les amenaient devant un tribunal. Retour à leurs affaires, donc, puisque la perspective d’avoir des ennuis à cause de son client ne semblait pas vraiment inquiéter Lux. Lucia agita doucement la main, en un geste élégant mais blasé.

« Je vis pour ces moments, je vous assure. La rançon de la gloire. Le signe ostentatoire que mes efforts ont payé, que je compte pour les gens de cette ville. C’est simplement la lassitude qui me prend parfois… Le fait de voir les mêmes têtes, et l’impression que je pourrais avoir encore plus que ça… »

La légendaire ambition des  Selenims, dont elle n’était pas dépourvue, au contraire, c’était ce qui faisait d’elle ce qu’elle était, c’était dans ses gènes et dans son sang. Quoiqu’il en soit, la proposition de Lux tombait évidemment à pic, et Lucia pencha la tête sur le côté avec amusement.

« Je suis curieuse, à présent. Et puisque ce type a payé d’avance, je suppose que je peux profiter à sa place de votre savoir-faire. J’imagine que pour commencer, on devrait s’en aller d’ici ? »

Non sans piquer une bouteille de champagne en partant, évidemment. Enfin, pas besoin de la piquer. D’un signe, Lucia attira l’attention du barman et désigna une des nombreuses bouteilles pas encore ouverte qui trônaient dans des caisses emplies de glaçons à ses pieds. Le garçon se baissa et lui en tendit une avec un sourire charmeur, encouragé par Lucia elle-même, qui émettait quelques ondes de même nature pour éviter qu’il ne lui refuse son petit trésor. Les hommes étaient si faciles à manipuler… Lucia sauta de son tabouret et brandissant la bouteille devant Lux. Elle était prête à y aller.

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Dernière édition par Lucia T. Caravaggio le 27.01.16 22:02, édité 1 fois
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Message21.01.16 8:56



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ft. Lucia T. Caravaggio

C'est ton sourire et non des mots qui répond à sa question. Oui, Lux est ton véritable prénom, mais comme bien des gens dans ce pays, ils croient pratiquement tous que tu leur exposes une fausse identité afin de cacher la vraie. Si tu leur disais que ton prénom est Alice ou encore un prénom typiquement asiatique, peu importe son pays d'origine, là ils croiraient tous, à tort, que ce fameux prénom serait ta véritable identité. Eh pour ceux qui ne remettent pas en doute ta parole? Certains s'amusent à faire un jeu de mots avec ton prénom en lien avec ton «goût du luxe» à cause de tes tarifs ou sinon que tu représentes bien la luxure puisque ton métier y est directement lié. À chaque fois, tu t'efforces d'adresser un sourire à tes clients comme si c'était la première fois que tu entendais ce genre de blague, mais intérieurement, il ne faut pas être devin pour savoir que tu grinces des dents. C'est ce qui t'ennuie le plus chez tes gens, le manque d'originalité.    

La rançon de la gloire. Voilà une autre façon de définir le métier d'avocat. Nombre d'entre eux sont imbu de leur petite personne, quoiqu'ils ne sont pas une exception il suffit de voir les médecins qui se prennent pour des dieux vivants, mais tu as l'habitude de flatter leur ego démesuré. Pour l'instant, Lucia ne te donne pas l'impression d'appartenir à cette espèce plus qu'agaçante, mais il ne faut pas oublier que tu as toute la soirée pour te tromper à son sujet. Alors que tu la laisses jouer de ses charmes envers le barman, tu te lèves de ton siège ensuite tu lui tends finalement ton bras lorsqu'elle revient dans ta direction avec une bouteille de champagne à la main afin qu'elle s'y accroche. Allons manger quelque chose, de cette manière nous allons apprendre à nous connaître un peu plus. Puis, toujours avec un sourire sur tes lèvres, tu te penches un peu plus vers son oreille pour lui murmurer quelques mots. Nous pourrons savoir si nous sommes capables de perdre cette fameuse notion de la réalité. Le message ne peut être plus clair, l'une comme l'autre, vous savez qu'aucune de vous deux n'est humaine. Certes, tu n'as pas l'intention de boire plusieurs bouteilles pour toi toute seule, mais quelques verres ne vont pas te conduire dans une situation catastrophique, non? Ensuite, si vous avez envie de quitter cet hôtel, nous pourrons aller récupérer nos manteaux à l’accueil. Je doute que vous ayez envie de vous balader à l'extérieur en robe par ce froid. Heureusement que nous sommes dans le meilleur coin de la ville pour éviter de marcher de trop longues distances. Clubs, bars et autres joyeusetés. Ce quartier ne manque pas d'animation une fois la nuit tombée. Le seul hic, c'est que tu vas devoir marcher dans les rues de Toronto en talons hauts, un détail que ta maladresse s'amuse à te rappeler. Pour le moment, ta dignité est sauve, tu n'as jamais eu la mauvaise expérience de t'étaler de tout ton long sur le trottoir, mais tu préfères éviter les risques de la perte de cette ladite dignité.

Vous avez de la chance, car à cette heure-ci, le restaurant de l'hôtel est pratiquement vide. À part quelques clients ici et là, vous n'aurez pas à subir les brouhahas des conversations ambiantes. Par pure galanterie, tu invites la Selenim à prendre place à une table vide avant de t'installer en face d'elle. Si tu avais eu tes vêtements masculins au lieu d'une robe pour cette soirée, tu aurais pu facilement passer aux yeux des autres comme le parfait petit copain. T'as toujours été comme ça avec ta manie de t'occuper des autres avec ou sans leur consentement. À croire que tu veux tout le temps bien faire. Déjà, te voilà en train de lui faire signe de te donner la bouteille de champagne que tu t'empresses d'ouvrir sans difficulté. D'abord, tu verses le liquide doré dans son verre ensuite dans le tien. Les employés de l'hôtel ne vous poseront pas de questions sur la provenance de cette bouteille, car ils sont certainement au courant de la petite fête de bourgeois qui se déroule dans une autre salle. Il suffit juste d'attendre l'arrivée du serveur avec les menus.

- Je suis curieuse sur un point en lien avec votre travail. Si votre client est la pire crapule de la ville, vous êtes en mesure de lui faire jouer la carte de l'innocence? Cette question te turlupine depuis un bon moment déjà, mais poser cette question devant d'autres avocats ou à tes clients qui veulent parler de tout sauf des points qu'ils jugent négatifs de leur boulot n'a pas vraiment sa place. Une petite voix te dit qu'il y a quelques similitudes avec ton métier d'escorte, c'est-à-dire que tu dois jouer parfois la comédie malgré que tu te retrouves face à un client excessivement désagréable. Incarner le rôle d'une femme intéressée quand la seule envie qui te taraude les tripes c'est celle de lui intimer l'ordre de se taire n'est pas une chose facile. Si mes questions vous indispose, vous n'êtes pas obligée d'y répondre. Je peux passer le reste de la soirée à vous couvrir de compliments si c'est ce que vous préférez. Tu souris, comme à ton habitude, mais tu n'en restes pas moins sérieuse. Certes, Lucia n'est pas une cliente, mais cette habitude de plaire aux gens est ancrée en toi. D'un autre côté, tu sais t'adapter rapidement aux diverses situations, ce qui est un excellent point que ce soit pour ton boulot d'humaine ou celle de Nocturne.

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Message27.01.16 22:35



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C’est au bras de Lux que Lucia traversa la salle de réception, non sans jeter un dernier regard au client de l’escort au moment même où cette dernière se penchait vers elle pour lui souffler quelques mots à l’oreille. Elle vit dans les yeux du gros lard qu’il était en colère, ulcéré, même. Pourquoi, alors que c’était lui avait totalement délaissé sa cavalière ? Les humains étaient ainsi, et plus particulièrement les hommes. Il leur fallait perdre leur bien précieux pour se rendre compte qu’ils y tenaient. Ils ne supportaient pas de paraître dépendant d’une chose, mais se sentaient soudain in capables de vivre sans quand on le leur prenait. Son orgueil de mâle et son paternalisme à l’égard des femmes l’avaient poussé à se détourner de Lux pour lui montrer que c’était lui qui était aux commandes, et c’était ce même orgueil et ce même paternalisme qui à présent l’empêchaient de venir faire une scène. Il aurait pu s’interposer, il aurait pu demander à Lux de rester avec lui : il avait payé pour l’avoir, après tout, une transaction en bonne et due forme, un contrat acté. Mais non, même pas : il prit la décision la plus stupide qui soit, se détourna, fit comme si cela lui était égal alors qu’il s’était empourpré de honte et de colère. Pauvre type. Il ne méritait pas l’oxygène qui le maintenait en vie. Il était un gâchis d’espace. Pendant quelques secondes, Lucia se sentit envahie à nouveau de cette vieille et tenace colère à l’égard des hommes, de tous les hommes en général, eux qui avaient si souvent étaient ses maîtres. Et pourtant, elle savait qu’elle espérait, quelque part, rencontrer une personne qui saurait exactement qui elle était et ce dont elle avait besoin. Mais ce ne serait certainement pas ici, pas ce soir. Mieux valait donc s’en aller, en bonne compagnie.

Elle acquiesça à la proposition de la jeune femme. Oui, elle avait faim, faim d’une vraie nourriture et pas de trois pauvres verrines d’un traiteur ultra-cher qui sortait en vérité sa bouffe sans goût et sans odeur du congélateur. Elle agita doucement la bouteille de champagne. Lucia s’était dit qu’elle ne buvait peut-être pas quand elle travaillait, mais Lux lui avait bien dit qu’elle était toute prête à tester ses limites surnaturelles avec elle en matière d’alcool.

« C’est un programme alléchant, effectivement. Vous proposez cela à tous vos clients, ou bien j’ai droit à un traitement de faveur ? »

La question n’était pas très importante, en vérité, Lucia appréciait juste de pouvoir ainsi jouer avec les mots et les idées, cette discussion somme toute innocente avec une inconnue qui pour ce qu’elle en savait, était une ennemie hier et le serait demain. Mais en cette seconde, seul comptait le bon temps, et Lucia n’avait pas rencontré de personne avec qui elle appréciait ainsi de s’amuser depuis très longtemps. En fait, c’était le genre de choses qu’elle aurait pu faire avec Kat, si seulement Kat avait possédé cette attraction pour le luxe, les beaux vêtements et la patience, aussi. Et si elle n’avait pas fréquenté une dingue qui avait méchamment refroidi leurs relations, pour l’heure. Lucia chassa son amie de ses pensées. Quoi de mieux qu’une telle rencontre pour se changer les idées ? Peu importait qu’elle soit une immortelle qui peut-être, en d’autres circonstances, lui arracherait les ailes, en cette seconde, elles n’étaient personne l’une pour l’autre, et pouvaient donc s’en donner à cœur joie. Une fois attablée dans le restaurant, la bouteille de champagne ouverte. Elle porta son verre à ses lèvres tout en écoutant la question de sa partenaire d’un soir. Elle sourit et secoua doucement la tête.

« J’aime les compliments, mais seulement quand ils sont sincères. Détendez-vous, vous n’êtes plus en train de travailler, du moins je l’espère. »

C’était effrayant, cette façon que Lux avait eu de lui faire cette proposition. Poupée pas encore cassée qui pouvait s’adapter à tout et à tout le monde, et même débiter à la carte tout ce que son client d’un jour voulait entendre… Non, non pas ce soir.

« Contrairement au proverbe, la justice n’est pas aveugle : elle sait très bien où se trouve son intérêt. Pour les Humains, l’argent est roi, en cette ère bénie. Les preuves se font et se défont, et quand l’innocence est impossible à prouver, alors il suffit de prouver que la partie adverse aussi est coupable, peu importe de quoi. C’est un jeu de dupes auquel personne ne croit. C’est du cynisme, et ceux qui sont les plus compatissants perdent à tous les coups. »

Il en fallait, de la pierre à place du cœur et de la conscience, pour permettre à un grand groupe pétrolier d’exproprier de petits fermiers, ou encore pour repousser la demande d’indemnisation de victimes d’un grand labo pharmaceutique. Mais même les victimes n’étaient pas innocentes, jamais. Il n’y avait pas de passant innocent, ça n’existait pas, tout le monde était coupable de quelque chose et c’était de cela dont Lucia se servait. Elle releva les yeux vers Lux, souriant par-dessus son verre.

« Je pense que vous feriez une bonne avocate. Si je me souviens bien, votre métier nécessite une distance morale et une capacité à déceler les forces et les faiblesses chez les autres qui sont la base de mon métier. »

Le serveur arriva avec les cartes, et Lucia s’empara de la sienne avec un hochement de tête, avant de l’ouvrir pour la parcourir d’un œil.

« Vous faites ce métier depuis longtemps ? »

Là encore, c’était comme un jeu, car en vérité, Lux pouvait bien lui dire ce qu’elle voulait, Lucia ne saurait jamais si c’était la vérité ou pas.

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Message05.02.16 23:20



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ft. Lucia T. Caravaggio

Un traitement de faveur? C'est peut-être le cas. À nouveau, tu t'es contentée de lui répondre par un charmant sourire. Ce n'est pas tous les jours ou plutôt tous les soirs que tu invites quelqu'un comme s'il s'agissait d'un rendez-vous. Avec ton travail, c'est le contraire qui se produit, sauf que l'on doit te payer pour que tu acceptes ce genre de «rendez-vous» sans aucune garantie que le client en face de toi sera supportable ou non. Pour ce soir, malgré que tu as été payé par ton ancien client, tu as l'impression que ta soirée sera beaucoup plus agréable que prévu.

Tu ne peux pas t'empêcher de lui sourire au moment où elle t'assure que tu n'as pas besoin de «travailler» en sa compagnie. Ne vous inquiétez pas, mes compliments sont toujours sincères. Je peux vous dire sans exagérer que vos yeux ont quelque chose d'ensorcelant. Ton regard se plonge dans le sien. Avec ses magnifiques yeux cristallins, tu n'aurais pas eu de difficulté à croire à une potentielle nature chimérique et plus précisément une mesmer qui aurait pu manipuler n'importe qui croisant son regard. Bien entendu, sa neutralité t'indique tout autre chose, ce qui ne fait pas d'elle une menace, mais tu n'aurais pas été surprise d'apprendre qu'elle soit une Chimère... Lorsqu'elle répond à ta question, ton attention est tournée sur chaque mot qu'elle prononce. Ton expression reste neutre, mais tout de même intéressée sans pour autant que tu partages son avis. Manipuler les preuves, entacher la réputation d'une personne qui n'a pratiquement rien à se reprocher ou encore user de l'argent pour arriver à ses fins peu importe les victimes laissées derrière son chemin, ce n'est pas du tout un monde pour toi. Certes, tu n'es pas une bonne poire qui se fais facilement avoir, mais tu es capable de pardonner les erreurs d'autrui et de croire en l'innocence de quelqu'un s'il n'a jamais rien fait de grave. Parfois, tu te demandes si tu n'es pas le dernier être vivant à croire en un monde meilleur.

Une fois les cartes en main, tu ne l'ouvres pas la tienne immédiatement. Tu veux d'abord répondre à la jeune femme. Je ne crois pas que ce genre de métier me conviendrait. Bien sûr, je profite des bas instincts de mes clients pour gagner ma vie et certains s'ouvrent à moi comme si j'étais leur psychologue, mais je ne cherche pas à profiter de ce qu'ils sont. C'est que tu as envie de dire qu'il y a une ligne clairement tracée entre vos deux métiers. Si son boulot est de causer du tort à la partie adverse sans souffrir d'aucune prise de conscience, le tien ne fait que répondre aux besoins de tes clients sans chercher à exploiter de nombreuses faiblesses. Si quelques-uns de tes clients ont une alliance au doigt, ce n'est pas de ta faute si ses choix causent des dommages collatéraux au sein de sa vie privée. Tu n'es pas là pour leur rappeler les enjeux de leurs choix. Les humains ne sont pas parfaits, ils possèdent de nombreuses faiblesses, mais je préfère les protéger de ce qu'ils ne devraient pas voir. Qu'ils profitent de leur naïveté. Ils n'ont pas besoin de connaître votre existence. Tu n'oses pas imaginer ce qui pourrait se produire s'ils apprenaient la présence de créatures surnaturelles au milieu de l'humanité. Ils ne feraient pas la différence entre ceux qui sont là pour les aider et ceux qui veulent leur nuire. Toi, tu appartiens à la première catégorie, mais tu doutes que les mortels soient prêts à vouloir faire la différence.

Depuis quand exerces-tu ce métier? Depuis peut-être trop longtemps. C'est que le temps passe beaucoup trop vite. Un peu plus de quatre ans. Tu n'as aucune idée s'il y a une moyenne pour les escortes, mais tu as conscience que ce n'est pas tout le monde qui peut travailler dans des conditions parfois sordides. D'un autre côté, ce travail te fait oublier ton ancienne vie, ce qui peut sembler être un mal pour un bien. Vous avez dit vous souvenir de ce métier. Dois-je comprendre que vous étiez comme moi dans une autre vie? Tu lui adresses presque un sourire amusé comme si tu lui faisais comprendre que tu as su déceler le sous-entendu dans ses paroles, mais voilà qu'une silhouette masculine s'avance vers votre table. Alors que le serveur s'approche de vous deux, tu laisses ton invitée commander d'abord, puis tu lui demandes le plat à base d'osso buco avant de lui remettre ta carte. Si normalement tu te contentes de manger quelque chose de léger quand tu es avec un client, tu te permets une exception tout comme pour ta consommation d'alcool.

À nouveau seules à votre table, ton attention se retourne vers la jolie avocate. J'imagine que vous devez impressionner les hommes qui tentent de s'approcher de vous. Votre assurance et votre indépendance ne passent pas inaperçu. C'est que tu es impossible à stopper sur les compliments comme si cette habitude avait trouvé le moyen de s'imprimer dans ton ADN. Une véritable machine. C'est ce que je préfère chez les femmes. Un petit sourire sur le coin des lèvres, tu portes ton verre à ta bouche pour y boire une gorgée du liquide doré. Il faut bien que tu laisses tes paroles faire son effet sur celle qui n'est pas ta cliente.  

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Lux
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Message07.02.16 22:48



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Tout en parcourant la carte des yeux, Lucia souriait doucement aux paroles de Lux. Clairement, elle ne mentait pas en disant qu’elle n’était plus en train de travailler, en cette seconde, ou sinon elle aurait simplement abondé dans le sens de la Selenim, se serait contenté d’apprécier ses propos et de la flatter au passage, puisqu’il fallait satisfaire le client de toutes les façons possibles. Hors il était évident, à son ton, à ses choix de mots, à sa posture, qu’elle partageait un avis différent. Sa position vis-à-vis des Humains était elle aussi amusante, surtout venant de la part d’un être surnaturel. Il semblait cependant que son alignement était fidèle à ses convictions, à moins que ce ne soit l’inverse. Lucia, pour sa part, en avait trop vus, partout, en permanence, pour se sentir aujourd’hui concernée par leur devenir. Peu importait ce qui leur arrivait, il y en avait toujours, ils se reproduisaient à la vitesse de la lumière, et si les guerres les fauchaient par millions, d’autres millions les remplaçaient, avec la même violence, le même gâchis de mouvement. Bruyants, grouillants, éphémères, ils se ressemblaient tous désormais aux yeux de la Selenim, qui ne les voyait plus que comme un tout, leur individualité illusoire se fondant dans leur masse grouillante. Et elle ne croyait pas qu’ils étaient naïfs, loin de là. Aveugles, oui, leur certitude d’être au sommet de la chaîne alimentaire les faisant se fermer complètement à ce qui pourtant se trouvait sous leurs yeux, sous leurs sens. Elle se souciait donc peu d’eux et trouvait amusant qu’une immortelle ait pour eux une telle sympathie. Cela ne faisait qu’entourer Lux de plus de mystère : qu’était-elle exactement ? Lucia brûlait d’envie de lui poser la question, mais elle se contint, relevant enfin les yeux de sa carte pour les ancrer dans ceux de la belle.

« Votre patience à leur égard vous honore. Pour ma part, j’ai appris que s’attacher à des êtres aussi éphémères et fragiles est une perte de temps. »

Elle repoussa ses cheveux sur une épaule et commanda au serveur, qui était revenu, le poisson du jour, accompagné de ses légumes de saison. Ce qui était amusant : elle, qui avait réellement connu un temps où tous étaient dépendants des saisons et des récoltes qui allaient avec, savait bien qu’aujourd’hui, cela n’avait plus aucun sens pour les Humains. De la poudre aux yeux, voilà ce que c’était. Apparences, tout n’était qu’apparences. Elle revint à Lux, alors que celle-ci lui avait dit faire ce métier depuis plus de quatre ans. Quatre ans, c’était long, du moins cela l’avait été pour elle en son temps. Mais elle était restée aux ordres de sa famille plusieurs années encore avant d’enfin décider de prendre de force sa liberté.

« Dans une autre vie, oui. Un temps où les femmes n’avaient pas les mêmes choix qu’aujourd’hui. Même si je suis sûre que vous devez subir tous les jours les restes de ce besoin de domination perpétuel qu’ont les hommes en eux depuis la nuit des temps. »

Elle haussa légèrement les épaules, baissa les yeux sur sa flûte de champagne qu’elle secoua doucement pour regarder tourner le liquide doré. Au moins Lux choisissait-elle aujourd’hui les limites de son métier. Au moins pouvait-elle décider où s’arrêtait le travail et où commençait le martyre. Et Lucia avait dans l’idée que sa compagne d’un soir savait se défendre. Il se dégageait d’elle une telle assurance, un tel calme, surtout, comme une force tranquille. Elle se mit à rire, rejetant le visage en arrière, en réponse aux propos de Lux.

« Ils détestent ça, vous savez. Ils aiment à croire qu’ils ont évolué en tant qu’espèce mais ils ne sont qu’à un souffle de ce qu’ils étaient alors et dans leur esprit, une femme indépendante est un danger, pour leur carrière, pour leur orgueil, pour leur virilité… Ils prennent tous la réussite d’une femme comme un affront personnel et veulent tous la voir chuter, la mettre à terre et, dans les recoins les plus sombres de leurs pensées, l'humilier personnellement, et ainsi se sentir à nouveau mâle, c’est cela qui les fait… »

Elle haussa un sourcil à l’adresse de Lux, n’ayant nul besoin de terminer sa phrase. Oh, soit, elle était peut-être un peu extrême. Peut-être bien y avait-il dans ce monde des hommes qui acceptaient de laisser une place aux femmes de pouvoir. Mais ces hommes-là, Lucia ne les avait jamais vus, ce n’était pas eux qui se mettaient sur son chemin, pas eux qu’elle devait combattre tous les jours. Mais pour être honnête, c’était bien aussi dans cela qu’elle trouvait du plaisir – réussir mieux qu’eux, et le leur faire savoir. Elle porta son verre à ses lèvres, puis ajouta :

« C’est moi aussi ce que je préfère chez une femme, quelle coïncidence. »

Enfin, si on veut. Elle croisa les bras sur la table, tapotant sa peau de ses ongles parfaitement manucurés, étudiant Lux du regard.

« Je vous admire, vous savez. Même si c’est vous qui menez la danse… Je n’aurais plus cette patience, personnellement. Je n’en pourrais plus, de ces pensées qui défilent dans leurs yeux quand ils vous regardent. »

Elle secoua la tête et finit son verre d’une traite.

« Je doute que votre client de ce soir fasse de nouveau appel à vous, et j’en suis désolée, mais… pas tout à fait désolée, en vérité ! »

C’était bien fait pour lui. Même si elle espérait qu’il n’allait pas faire à Lux de la mauvaise publicité dans le milieu. Une réputation était vite faite, et encore plus vite défaite, dans le petit monde  de la nuit.

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Message14.02.16 6:46



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ft. Lucia T. Caravaggio

Dans le monde des affaires et des postes haut placé, les hommes semblent menacés par tout ce qui porte une jupe comme si leur propre virilité était remise en jeu. Pathétique. Certes, tu as conscience que le discours de Lucia est du genre extrême, mais d'un autre côté, il y a un fond de vérité que tu ne peux pas ignorer. Par contre, tu sais très bien que tous les hommes ne sont pas comme ça, que certains d'entre eux ne sont pas aussi stupides, qu'ils sont capables d'utiliser leur cervelle avant leurs hormones. Jin n'était pas comme eux... Non, ce n'est pas le moment ni l'endroit pour te remémorer ce garçon. D'un revers de main imaginaire, tu chasses cette pensée ainsi que l'image de son visage. Il est décédé. Les morts ne reviennent pas à la vie, sauf dans les films de zombies, mais là, tu es ancrée dans la réalité. Si tu te réfères à nouveau aux paroles de la Selenim, Jin s'avérait être un mortel éphémère et fragile.  

Combien de temps est-ce que tu t'es perdue dans tes propres pensées? Quelques secondes? Moins d'une minute? C'est le son de la voix de la jeune femme qui te ramène à ton rendez-vous improvisé lorsqu'elle dit t'admirer qui te fait comprendre que ce n'est pas le meilleur moment pour t'égarer dans ta tête. Si tu lui adresses d'abord un simple sourire poli, tu te permets de rire légèrement lorsqu'elle t'avoue ne pas être désolée pour ton ancien client qui a déboursé une somme élevée pour finalement se retrouver seul. Moi non plus, mais vous pouvez être désolée pour deux. Tant pis pour lui. Non, tu ne crains pas une mauvaise publicité de sa part et de toute façon, tes clients les plus fidèles peuvent, à eux seuls, payer toutes tes factures.

Alors que tu attrapes la bouteille de champagne pour remplir une nouvelle fois vos deux verres, tu jettes quelques coups d’œil vers Lucia pendant que tu t'adresses à cette dernière. J'imagine que je me suis habituée à ce genre de regard, sauf que mes clients ne sont pas tous des hommes qui rêvent de me dévêtir. Quelques-uns me paient seulement pour que je leur tienne compagnie et si je laissais tomber le masque professionnel, certains d'entre eux souhaiteraient une relation plus exclusive. Malheureusement pour eux, la monogamie ne fait pas partie de mes projets. Malgré que tu termines ta phrase sur une note d'humour, tu es tout de même sérieuse sur ce point. Mettre la main sur une personne avec qui passer plusieurs années de ta vie ne t'intéresse pas, car tu crois fermement que tes sentiments finiraient par s'éteindre d'eux-même ce qui causerait une souffrance à l'autre, mais aussi tout un tas d'ennuis inutiles. De plus, qui accepterait que tu continues ton travail en toute connaissance de cause?

- Je vous admire aussi, car je doute qu'à votre époque vous pouviez choisir à votre aise ceux qui souhaitaient vous toucher. Bien entendu, tu n'es pas idiote, car un grand nombre de tes «collègues» n'ont pas le loisir de choisir qui va être son prochain client. De ton point de vue, le libre arbitre est l'aspect le plus important dans ton métier. Ce n'est pas parce qu'on te donne de l'argent pour un service particulier que tu mérites d'être traitée comme un vulgaire objet. D'un geste doux, ta main va se déposer sur celle de la Selenim. Quelque chose me dit que votre parcours est impressionnant. Vous êtes une femme forte. Pas une, mais deux affirmations. Tes lèvres affichent un sourire qui se veut sincère et non commercial comme celui que tu as l'habitude de servir à tes clients. Le monde où elle a choisi d'évoluer n'est pas fait pour les êtres faibles qui baissent facilement les bras et qui ne se laissent pas intimider par le premier venu. Pour ça, elle mérite tout ton respect. Au moment où tu veux ouvrir la bouche afin d'ajouter autre chose, une silhouette masculine apparaît sur ta vision périphérique. Le serveur. Tout aussi doucement, tu retires ta main de celle de Lucia avant de tourner ton attention vers lui. C'est qu'il vient vous déranger simplement pour savoir si vous voulez une nouvelle bouteille de champagne avec votre repas qui devrait bientôt être prêt. D'un signe de tête accompagné d'un sourire en coin, tu acceptes sa proposition.

- Si vous voulez ralentir la cadence, n'hésitez pas à me le faire savoir, dis-tu en tournant ton regard vers la jolie avocate. L'envie de terminer cette soirée dans un coma éthylique ou encore la tête dans la cuvette en train de régurgiter n'est pas vraiment au rendez-vous. Avez-vous l'habitude de boire de grandes doses d'alcool? J'aimerais savoir si nous allons vite perdre pied, car ma propre consommation n'est normalement pas très élevée. Peut-être est-ce une question d'âge. Tu te permets de lancer une petite pique et un sourire légèrement moqueur. Tu as l'impression que ce n'est pas seulement quelques années ou quelques décennies qui vous séparent en terme d'âge.

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Message21.02.16 22:18



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Lucia se demanda soudain quel âge avait Lux. Une personne extérieure qui aurait écouté leur conversation, en plus d’être probablement terrifiée, en aurait forcément conclu que Lucia était plus vieille que Lux, ne serait-ce que parce que la Selenim s’exprimait avec une fatigue et un dégoût que ne possédait pas Lux, qui elle parlait avec un détachement neutre et une pointe d’amusement. Oui, Lucia pouvait se sentir vieille, parfois, quand bien même, au regard de l’immortalité, elle ne l’était pas tant que ça. Mais il fallait bien qu’elle trouve une raison à ce calme dont jouissait sa compagne, cette force tranquille qu’elle dégageait. En vérité, peut-être était-ce simplement une question de caractère, plus que d’âge. Lucia savait qu’elle n’aurait pas pu continuer à évoluer dans les hauts cercles hiérarchiques pour simplement servir d’ornement aux hommes, et plus s’ils en avaient la volonté – et non pas si affinités, loin de là. Avant qu’elle ne prenne la décision de s’enfuir, elle vivait ces moments de plus en plus mal, non pas pour la tâche en elle-même, avec laquelle finalement elle avait grandi et qu’elle considérait comme normale, ou presque. Simplement, elle s’ennuyait à en mourir et se sentait enfermée dans ce rôle de potiche de luxe et de poupée pour nobles. Elle aussi avait de l’ambition, beaucoup, probablement plus que ce que ses parents avaient anticipé de sa part, tout occupés qu’ils étaient à admirer son frère, et elle s’était rendu compte, au prix de gros efforts, que si elle continuait ainsi, jamais elle pourrait obtenir ce qu’elle désirait pour elle et non pas pour sa famille. Car en vérité, désirer quelque chose pour soi-même était inacceptable en soi, chez les Samaëliens, seule comptait la gloire du clan.

Qui savait où serait Lux dans dix ans, cent ans, mille ans ? Blasée, dégoûtée, en colère, même, comme elle ? Ou bien serait-elle toujours aussi calme, aussi amusée, aussi maîtresse d’elle-même ? Lucia songea avec malice que sa mère aurait probablement adoré Lux, en vérité. Si ce n’est, évidemment, que la jeune femme n’était pas Selenim, et rien que cela constituait une tare aux yeux des Caravaggio. Lucia n’en savoura le champagne et la compagnie que plus, adressant une moquerie mentale à sa mère, où qu’elle soit en cette seconde. Puis elle balaya l’air en réponse aux paroles de Lux, lui adressant un sourire malicieux.

« La question du choix ne se posait pas pour les femmes en général. Les plus beaux à voir n’étaient pas forcément les plus agréables à fréquenter, en tout cas ! Mais tout cela importe peu de toute façon à présent… »

Elle se tut cependant en entendant Lux lui dire qu’elle était une femme forte, car il lui sembla soudain que c’était la première fois, de toute sa vie, qu’on lui disait cela. Bien sûr, aucun homme, à l’époque, ne voyait ses velléités d’indépendance comme de la force, et cela n’avait pas vraiment changé aujourd’hui. Son frère n’avait fait que se moquer d’elle quand elle lui avait fait part des idées qu’elle avait, sa mère l’avait réprimandée, son père l’avait même giflée et lui avait ordonné de rester à sa place. Personne à l’époque ne l’avait soutenue et aujourd’hui, eh bien… Peut-être Lux pouvait comprendre ce qu’il en était, peut-être était-ce pour cela qu’elle lui disait ces mots que Lucia se répétait à loisir devant le miroir puisque c’était exactement cela qu’elle voulait être : forte. Indépendante, et forte. Bizarrement, ces paroles et cette main sur la sienne la firent mollir pendant quelques secondes, comme si elle venait soudainement d’obtenir quelque chose pour quoi elle s’était battu des millions d’années, comme si sans prévenir, elle venait de franchir un mur et que ses horizons s’élargissaient. Elle songea que ses émotions devaient partir dans toutes les directions, et d’ailleurs, à la table d’à côté, une femme, une humaine, se mit soudain à pleurnicher sous les yeux humides de son mari. Tous deux trouveraient une raison à leur état, comme à chaque fois. La Selenim fut tout de même soulagée quand le serveur interrompit cette seconde quelque peu gênante. Oui, une autre bouteille : qu’elles boivent, plutôt que d’évoquer le bon vieux temps !

Elle secoua la tête, revenant à la réalité : elle avait l’habitude de boire, et Lux aussi visiblement. Déjà qu’elles possédaient une résistance plus élevée que la moyenne aux effets de l’alcool… Cependant, elle se souvenait très bien de la dernière fois qu’elle avait bu avec Kat et de comment ça s’était fini – avant l’apparition de la garce, c'est-à-dire que Kat et Lucia avaient quand même mis le feu à l’appartement de cette dernière. Cependant, les propos de Lux la faire rire aux éclats, pour la résonance qu’ils avaient avec ce qu’elle pensait tout à l’heure de leurs âges respectifs.

« Buvons donc. On m’a appris à faire semblant de boire quand je suis en compagnie d’inconnus mais, traitez-moi de folle, j’ai terriblement envie de vous faire confiance. Et peut-être ainsi m’en direz-vous plus sur vous, quand l’alcool aura fait son œuvre ! »

La confiance… Tout ça parce que Lux lui avait fait des compliments ? Ce n’était vraiment pas elle du tout de faire ça, de dire ça, peut-être était-elle déjà saoule, en fait. Ou peut-être que son don d’empathie lui en disait plus sur Lux que ce qu’elle voulait bien croire.

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The nightwatcher

Message05.03.16 8:59



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ft. Lucia T. Caravaggio


Pourquoi à cette seconde précise as-tu ressenti une étrange tristesse? Une tristesse qui ne t'appartient pas personnellement, mais qui t'as tout de même serré la gorge pendant quelques secondes? Si rien ne s'est vu sur ton visage, tu te demandes tout de même d'où cela peut provenir. Certainement pas du couple où les sanglots étouffés de la femme parviennent à tes oreilles. Ta seule explication «logique» se trouve en face de toi. Lucia. Ce n'est pas avec ta capacité peu agréable à regarder - qui a envie de t'observer en train de te lacérer la peau afin d'avoir accès à ton propre sang? - que tu peux influencer les autres avec tes propres sentiments ou émotions. Pourtant, tu ne dis rien et c'est probablement mieux ainsi. Parfois, garder le silence peut être un excellent moyen de survie. À la place, tu t'empresses d'ouvrir la nouvelle bouteille de champagne pour remplir vos verres dès que le serveur l'apporte à votre table.

Face à ses propos, tu ne peux pas t'empêcher de rire autant au sujet de l'alcool que sur la confiance aveugle qu'elle semble vouloir t'accorder. Peut-être est-ce ta neutralité qui fait peser cette curieuse confiance dans la balance ou bien ton attitude loin d'être agressive. Heureusement pour Lucia tu n'as pas de soucis en particulier avec les autres créatures surnaturelles appartenant à un alignement neutre. Pour les autres, c'est une tout autre histoire, surtout ceux qui sont rattachés aux Démons. Vous croyez que l'alcool peut me délier la langue? Tu poses la question sur le ton de la plaisanterie sans vraiment attendre de réponse. Toi-même tu crois difficilement que cela peut être possible. Aux dernières nouvelles, tu ne t'es jamais confié à qui que ce soit à cœur ouvert ni même donner des détails importants sur ta vie, sauf ceux que tu juges anodins et qui ne peuvent pas te porter préjudices.  

- Qu'est-ce que vous aimeriez savoir sur moi? Ma vie n'a rien bien palpitante, j'ai passé la plus grande partie de mon existence dans une petite, pour ne pas dire une minuscule, ville perdue au milieu de nulle part. J'étais la seule enfant asiatique du coin. Tes avant-bras appuyés sur le dessus de la table, tu prends un grand soin à bien choisir les mots qui sortent de ta bouche. Tu te contentes seulement de lui dévoiler le strict nécessaire sur ta propre histoire. Bien entendu, tu pourrais lui raconter n'importe quoi, t'inventer une nouvelle vie, lui donner la forme que tu veux que ce soit de l'enfance parfaitement heureuse à quelque chose de totalement dramatique, mais agir de cette façon n'a jamais été ton genre. Certes, tu es loin d'être parfaite, mais tu as appris à donner assez d'informations en quelques mots et sans prononcer de mensonges pour qu'on te pose peu de questions. D'un autre côté, il est assez rare que tu tombes sur des clients qui cherchent à te connaître puisqu'ils préfèrent largement être le centre de l'attention et non le contraire. Certes, certains sont polis et se contentent de questions banales, mais la majorité du temps, peu de gens peuvent décrire qui tu es vraiment en dehors de ton boulot.  

- Par contre, vous devez avoir des histoires intéressantes à raconter. Si ton hypothèse se révèle exacte, c'est-à-dire que l'avocate ait un âge largement supérieur à la tienne, tu n'aurais aucune honte à avouer que tu n'y connais pas grand-chose à la vie en te comparant à la sienne. Tu as eu ton lot de malheur et de bonheur, mais tu ne peux pas encore dire que tu as eu une longue vie bien remplie et pleine d'expérience. J'ai toute la nuit devant moi pour vous écouter et boire en votre compagnie, sauf si vous avez une meilleure suggestion. C'est que tu es réellement intéressée par ses histoires, pour ça tu dois remercier ta grande tolérance ou encore ta patience envers les conversations souvent ennuyeuses de tes clients qui tournent souvent autour de l'argent ou encore de la luxure, mais tu n'es pas fermée aux propositions.

Du coin de l’œil, tu remarques la silhouette du serveur avec deux assiettes dans chaque main pendant que tu portes ton verre à tes lèvres. Bien, un peu de nourriture va ralentir les effets de l'alcool qui circule dans tes veines. Tu n'as pas envie de te retrouver au sol en train de ramper à la manière d'un zombie et d'oublier le trois quarts de ta soirée par la faute de ton manque de vigilance. De plus, cet hôtel ne doit pas manquer de bouteilles que ce soit dans leur restaurant ou bien au bar qui se trouve ailleurs dans cet énorme bâtiment. Il y a une chose dont tu peux être sûre, c'est que tu vas passer la nuit ici et non en train de tituber dans les rues de la ville, trop saoule pour être incapable de retrouver ton chemin jusqu'à ton appartement.

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Message09.03.16 21:45



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ft. Lux S. Liddell



Pour ce que Lucia en savait, l’alcool n’avait pas vraiment d’impact sur les gens comme eux, ce qui était bien triste, soit-dit en passant. Encore que, c’était ce qu’elle croyait basé sur sa propre expérience, sauf qu’elle avait déjà vu Kat bien bourrée et, ah oui tiens, petit détail, elle aussi avait été bien pétée cette nuit où elles avaient foutu le feu à son appartement. Mais bon, Kat mélangeait souvent alcool et drogues. Ce qui n’était pas le cas de la Selenim. Pourtant, elle avait l’habitude de boire, elle tenait compagnie aux hommes depuis toujours et trinquer avec eux faisait partie du décorum. Eh bien soit, peut-être que l’immortalité ne protégeait pas du tout des effets de l’alcool, et alors dans ce cas, oui, l’alcool pouvait éventuellement faire parler Lux. Mais tout le monde réagissait différemment à tout ce qu’ils pouvaient avaler les yeux fermés. Il y en avait certes qui se désinhibaient totalement, qui parlaient et parlaient et parlaient, qui confiaient même leurs plus gros secrets. Il y avait ceux qui devenaient tactiles, qui chantaient, hurlaient et devenaient extravertis à l’extrême, et ceux au contraire qui se refermaient comme des huîtres, qui ne disaient plus rien, ceux qui pleuraient, ceux qui s’endormaient et bien sûr, ceux qui devenaient agressifs. Il semblait à Lucia qu’elle appartenait à la catégorie des gens amorphes, que l’alcool rendait mollassonne et pleine de pensées étranges, du genre à énoncer de grandes vérités idiotes, le soleil brûle, l’eau mouille, ou comment assassiner discrètement un voisin qui tape avec un peu trop d’insistance à la porte.

Peut-être se fourvoyait-elle en faisant confiance à Lux, peut-être que dès que la Selenim se serait à moitié affaissée sur sa chaise en n’étant plus capable de rien d’autre que de glousser trop bas d’un air méprisant, son compagne d’un soir en profiterait pour… Faire quoi ? Qu’est-ce que Lucia risquait, au pire ? De se faire faire les poches ? Elle ne manquait pas d’argent, elle s’en fichait. De se faire tuer, si on parlait d’un point de vue d’être surnaturel ? Pourquoi donc ? Elle était une Selenim, personne ne tuait les Selenims. Ils agaçaient tout le monde, mais ils restaient relativement neutres, peu importaient les conflits, car la neutralité était la meilleure façon de tirer des intérêts d’une situation, de choisir le camp du vainqueur, de ne pas perdre ses billes dans l’affaire. Non, personne ne tuait les Selenims, pas comme les Démons, par exemple, que tout le monde pourchassait avec application. Peu importait la nature de Lux, elle n’avait aucune raison de s’en prendre à elle, sauf si bien sûr il s’agissait de quelque chose de personnel. Mais elles ne se connaissaient pas. Bien sûr, Lucia s’était bien souvent trouvée confrontée à des inconnus envoyés par des adversaires mauvais perdants pour se venger d’elle. Mais elle les voyait venir à des kilomètres. Lux n’avait pas l’air d’appartenir à cette catégorie, en fait, la Selenim n’avait aucune idée de ce qu’elle voulait. Probablement rien, d’ailleurs. C’était bien pour ça d’ailleurs que Lucia se sentait si prête à abaisser ses défenses avec elle, parce que Lux était neutre, et surtout, qu’elle ne semblait rien attendre d’elle, rien vouloir. Pas de calculs pour gagner quelque chose, pas de plan manipulateur, pas de tromperie. Ou alors, elle était très douée… Mais Lucia se fiait à son instinct autant qu’à son expérience.

« Vous avez l’art de tourner autour d’une conversation et de la faire dévier de la façon que vous désirez. Mais je m’en voudrais de vous forcer à vous dévoiler. On ne se connait pas, après tout. »

Difficile d’imaginer que l’existence de Lux puisse se résumer à ça, une enfance banale, une ville banale et les problèmes inhérents à une apparence différente de celle de tous les autres. Un problème que Lucia n’avait jamais connu, évidemment, au contraire, on la portait aux nues pour sa beauté, dont, à force de s’en servir, elle n’avait même plus conscience. La nourriture arriva sur leur table tandis qu’elle haussait les épaules.

« Je ne sais pas si j’ai tant de choses à dire. L’Histoire avec un grand H est bourrée de choses intéressantes mais y avoir assisté tout du long ne fait pas de moi quelqu’un de passionnant pour autant, d’un point de vue personnel. »

Elle plongea sa fourchette dans son assiette et porta une bouchée à ses lèvres, savourant la nourriture de qualité, encore heureux, vu les prix. Elle adressa un sourire de biais à Lux.

« J’ai une idée. Je vous pose une question, et vous répondez, et ensuite, c’est votre tour. La première qui refuse de répondre a perdu et le jeu s’arrête. »

Et sans lui laisser le temps de protester, si d’aventure l’idée ne lui plaisait pas, Lucia en chaîna :

« Quelle est votre couleur préférée ? »

Oui, autant commencer doucement, elle ne voulait pas la faire partir en courant.

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Message17.03.16 5:32



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ft. Lucia T. Caravaggio


L'esquisse d'un sourire pris place sur tes lèvres face au compliment de l'avocate. Un bel atout que tu as développé grâce à ton métier. Savoir manier les mots peut aider quelqu'un à sortir d'une situation délicate ou bien d'allier les gens à une cause. Il suffit de jeter un coup d'œil à l'histoire. Un seul homme capable d'en entraîner des milliers d'autres dans son délire par le pouvoir des mots. Voilà une chose à ne jamais négliger.

Alors que le serveur dépose vos assiettes sur la table, tu ne te fais pas prier pour commencer à manger, le tout accompagné de ton verre de champagne. C'est que tu passes presque à deux doigts de t'étouffer comme une idiote à l'instant où tu entends sa proposition. La dernière fois que tu as joué à ce jeu tu devais être une adolescente, voire même une gamine. Pourtant, tu ne fais aucune objection, quoique, Lucia ne t'en laisse pas vraiment la chance. Ta couleur favorite? Tiens, c'est que ça commence vraiment doucement. Tu ne prends pas la peine de réfléchir à la question que tu réponds en un claquement de doigts sans aucune hésitation dans la voix.

- Violet. Une couleur qui peut, à la limite, bien te définir pour ce que tu es. Rêveuse, tu maintiens cette utopie ou plutôt cette chimère que le Plan Matériel sera un jour en paix sans tous ces Démons grouillant dans tous les coins du monde. Amicale, car l'amitié aura toujours une place importante et tu prends la peine de prendre soin des rares personnes qui te sont proches. Mélancolique, tu ne l'oublieras jamais, lui qui est venu bazarder toute ton existence en disparaissant de ce monde, te laissant seule pour recoller des morceaux qui resteront à jamais brisés. Malgré les années, il t'arrive encore de calculer son âge à chacun de ses anniversaires. Cette solitude pèsera sur tes épaules jusqu'à la fin... Alors que tu plonges ta fourchette dans ton repas, ton regard ne quitte pas celui de l'autre jeune femme avec un demi-sourire.

- J'imagine que vous pensiez que j'allais dire la couleur rouge, à cause de la passion, de l'interdit et surtout par la faute de mon métier. Les clichés, personne ne peut s'en empêcher d'en coller sur le front des autres consciemment ou non. C'est comme supposer que tu es d'origine chinoise alors que tu n'as aucune idée de qui sont tes véritables parents ni même de leurs propres origines, que tu pratiques des arts martiaux ancestraux ou encore que tu maîtrises une langue provenant de l'Asie. Un beau paquet de conneries déballé sur un plateau d'argent. Parfois, tu préfères faire la sourde oreille plutôt que d'entendre tous les clichés sur celles travaillant dans le réseau de la prostitution qui sont souvent bien pire que celle concernant tes traits asiatiques. Qu'ils soient fortunés ou non, certains de tes clients restent de parfaits idiots croyant naïvement avoir un quelconque pouvoir sur toi du moment où ils allongent les billets sur la table.  

- À mon tour... Un ange passe à réfléchir à une question simple que tu peux lui poser sans chercher à la brusquer pendant que tu prends une nouvelle bouchée de ton repas du soir. De toute façon, vous n'êtes pas pressées toutes les deux et ce n'est pas comme si tu étais à un repas d'affaires avec un client en train de te lorgner avec une furieuse envie de sauter l'étape où vous devez conserver vos vêtements. De plus, l'attitude de ta compagne du soir ne te fait pas croire qu'elle veuille quitter les lieux le plus rapidement possible. Il ne faut pas oublier que vous avez quelques bouteilles de champagne à boire ensemble. Quel est votre repas favoris? Au moment où tu lui poses cette question, une idée traverse ton esprit juste avant de lui laisser la chance d'ouvrir la bouche pour formuler sa réponse. D'un geste vif, tu lèves ta main droite afin de lui faire signe de conserver le silence.

- Attendez avant de répondre... Tu laisses passer une petite seconde de suspens pendant qu'un sourire en coin se forme sur tes lèvres et que ta main libre vient replacer une mèche blonde rebelle derrière ton oreille. Te voilà prête à exposer ton idée à l'avocate. Je suis du genre joueuse, si vous voulez, nous pouvons ajouter un gage que la perdante devra respecter. Votre offre sera la mienne et peu importe ce que cela peut être. Vous avez ma parole. Quoique, est-ce que la parole d'une escorte girl a une quelconque valeur? Certains diraient que oui tandis que d'autres te considéreraient comme une vulgaire prostituée n'ayant pas d'honneur. À chacun son point de vue sur le sujet. D'un autre côté, dans ce monde ou encore dans tous les autres plans, personne n'est blanc comme neige. Personne n'est parfait, non?

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