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[JK]No owl is afraid of the night



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The unfaithful

Message30.12.15 3:27




“Remember, remember the Fifth of November, the Gunpowder Treason and Plot. I know of no reason why the gunpowder treason should ever be forgot. ”  — Guy Fawkes


No owl is afraid of the night


C'est impossible. Rien de tout ça ne peut être réel. Comment peut-il en être autrement ? Tu y connais beaucoup en magie et pourtant, même toi semble dépassé par les événements. Presque un millénaire de vie, et tu n'as jamais vu une telle chose. Un véritable poison. Un véritable couteau enfoncé dans une plaie encore béante. Une épine que tu ne peux retirer, malgré toutes tes tentatives. Il n'y a rien à faire. Tu commences à perdre patience. Tu commences à perdre espoir. Tu ne sais plus quoi faire, tant les essais furent nombreux. Et les échecs tout autant. Pour sûr, tu te souviendra longtemps de ce noël glacial. Pour sûr, ta haine et ta rancune ne seront en aucun cas diminuées par les derniers événements. Un banal paquet cadeau. Et une découverte stupéfiante et, tu ne le pensais pas, douloureuse. Tu ne pensais pas avoir ce côté sentimental en toi. Pourtant, tu as connu de nombreux malheurs au cours de ta longue existence. Combien d'épouses ou fiancées as-tu perdu ? Combien d'enfants ont été enterrés ? Tu as arrêté de compter. Et aucun d'entre eux ne t'a arraché la moindre larme. Ni même causé un pincement au cœur. Pourtant, c'est bien ce que tu as eu en découvrant le cadeau offert par Kaelys. Un bébé. Vivant. Qui passe son temps à geindre et à réclamer tu-ne-sais-quoi. Que peut-il vouloir ? Va-t-il un jour s'arrêter ?

Les premiers jours furent difficiles. Comment auraient-ils pu être simples ? Tu ne sais absolument pas quoi faire de cette chose. Ce n'est pas à toi de s'occuper de ces choses futiles. Tu as bien tenté de le confier à certains de tes fidèles. Mais à chaque fois, tu vois ce bout de viande revenir vers toi, les larmes aux yeux, la gorge déployée. Il t'inonde de pleurs, de bruit. Et tu te lasses, rapidement. Tu ne veux plus avoir à supporter tout ça. Tu veux retrouver le repos. Alors tu as essayé de le renvoyer à son expéditeur. Sans succès. Tu as tenté de le perdre quelque part loin de chez toi. Sans succès. Tu es même allé jusqu'à tenter de le noyer. Sans succès non plus. Tu as hérité d'un bébé précoce, capable de marcher durant des dizaines de kilomètres pour te retrouver. Et, surtout, d'un bébé immortel. Rien n'a pu le tuer. Et rien ne semble pouvoir le faire. Et pour la première fois depuis des années, tu meurs d'envie de remettre la main sur cette Selenim. Pour, enfin, prendre ta revanche et lui renvoyer cette corvée indigne de ta personne et de ton statut. Tu es l'Ombre, l'être le plus respecté parmi les Damnés. Tu ne peux te permettre de t'afficher avec une telle chose. Pas lorsque cette chose n'a aucun lien avec les Damnés. Un bébé trouvé tu-ne-sais où, appartenant à tu-ne-sais quelle race. Est-ce seulement important de le savoir ? Non, bien sûr que non... Tu veux simplement t'en débarrasser. Le plus rapidement possible.

« Et tu as tenté de le jeter dans la cage aux lions ? Même s'ils ne peuvent pas le tuer, ils pourront au moins lui arracher une jambe ou deux. Ça l'empêchera de marcher. »

Tu jettes un regard en direction d'Andraste. Et un éclair traverse tes prunelles. Une satisfaction intense, comme tu en as rarement ressenti. La dernière fois remonte à loin, alors que tu préparais le plan qui allait te permettre de tuer ton conseiller et d'installer Andraste à sa place. C'est dire l'influence néfaste que ce bébé a sur toi. Tu n'as même pas été capable de penser à un tel plan. Mëme si tu te demandes s'il est bien utile d'aller jusqu'au zoo, alors que tu pourrais très bien convoquer un damné pour l'amputer lui-même. Mais tu ne réponds rien. Trop content d'avoir, enfin, une solution potentiellement viable à ce problème de gamin gênant.

« Que ferais-je sans toi ? », dis-tu en te levant. Bien qu'elle soit évidemment fausse, tu as ces moments où tu te demande si tu t'en serais aussi bien sorti avec l'ancien conseiller. Tu sais pertinemment que non, tant elle a apporté depuis sa nomination au poste. Finies, les magouilles sans queue ni tête. Finies, les trahisons qui t'ont causé tant de maux. Désormais, un épisode comme celui de Kaelys ne peut se reproduire. Elle y veille au grain.

Sans un mot de plus, tu quittes rapidement la pièce. Le gamin te suit logiquement, et tu te prends à te demander comment il peut marcher aussi rapidement avec de si petites jambes. Toujours est-il que tu n'as jamais réussi à le semer. Et que toutes les armes du monde n'ont pas su le tuer. Tu n'as pas vraiment osé t'aventurer au-delà de l'arme d'assaut, estimant les dégâts collatéraux déjà trop importants. Et tu ne préfères pas imaginer ce qu'aurait donné un lance-roquettes sur un bébé de cette taille. Surtout, tu ne veux pas l'imaginer survivre à quelque chose qui t'aurait tué et n'aurait rien laissé de toi.

« Dépêche, saleté. On va au zoo. »

Dans tes gestes, aucune douceur alors que tu balances le bébé sur le siège arrière du véhicule. Tu n'as aucun amour pour lui. Tu ne ressens aucune paternité pour une chose invoquée par Kaelys. Si ton propre cadeau a du la faire bondir, tu te rends compte que c'est, une nouvelle fois, elle qui a su faire le meilleur tour. Te rappelant ce fils perdu, assassiné par l'un des tiens. Tu te souviens de cette soirée, où un Damné est venu à toi. Où il a déclaré avoir tué un enfant Selenim. Un fils de conseiller. Le fils de l'Ombre. Tu es entré dans une rage folle ce soir-là. Et jamais, tu n'avais usé de ton pouvoir à ce point. Le torturant de l'intérieur durant quinze longues minutes. Tu n'as jamais su dépasser cette limite. Mais elle a suffit à lui faire prendre conscience de ce qu'il a fait. Et ce n'était rien à côté de la nuit de torture, réelle cette fois, qu'il a subi. Tu ne lui as pas laissé le temps de souffler. Tu ne voulais qu'une chose : qu'il souffre, pour ses actes. Qu'il souffre, pour ceux de Kaelys. Jusqu'à l'achever toi-même.

Tu finis par sortir de tes pensées lorsque le nouveau né se met à nouveau à hurler à quelques centimètres de ton oreille. Ce que tu détestes ça. Mais tout est bientôt fini. Il passera la nuit dans ce zoo stupide et, au petit matin, finira dévoré par des lions, des ours, ou tu ne sais quoi encore. Du moment qu'il ne t'importune plus.

« Allez, plus vite ! », dis-tu en poussant le bébé contre le portail fermé du zoo. Mais il ne passe pas à travers, et se prend les barreaux en pleine tête. Déclenchant à nouveau des pleurs de sa part. « Par les... Tu es immortel, stupide créature. Arrêtes de chouiner. » Mais il ne t'écoute visiblement pas, et continue de plus belle. Dans une grimace d'agacement, tu fais un signe de tête au damné installé derrière toi, et le portail s'ouvre alors comme par magie. Un nouveau signe de tête plus tard, le voilà déjà parti, te laissant seul face à l'entrée du zoo. Tu sais désormais ce qu'il te reste à faire. Le jeter dans une fosse, n'importe laquelle. Et attendre que les animaux se réveillent, voient leur repas, et se jettent dessus.

Mais tes plans ont la fâcheuse tendance à ne pas se dérouler comme prévu. Tu es bien arrivé jusqu'à la fosse aux lions, et tu n'as pas tardé à jeter le bambin sans aucun ménagement, sans aucun remord. Mais tu ne t'attendais pas à entendre une voix derrière toi. Une voix que tu n'as plus entendu depuis des années. Des siècles, même. Et ce n'est pas une façon de parler. Tu te raidis un instant, avant de te retourner, un sourire forcé sur les lèvres. Kaelys. Elle se tient devant toi, un gueulard à côté d'elle. Exactement le même que le tien. Sauf que le tien a au moins le mérite d'être dans une cage remplie d'animaux sauvages, prêts à le tuer à n'importe quel moment.

« Si j'avais su, j'aurais pris de quoi fêter nos retrouvailles... » Comme une arme, ou quelque chose dans le genre. Non pas que tu sois réellement rancunier... Si, tu l'es. Et avec toutes ces années d'attente, ta rancune atteint des sommets. « Félicitations pour le bébé... Tu n'as plus peur de la malédiction ? », dis-tu dans un sourire. Ce qu'elle t'a bassiné avec cette histoire de malédiction, pour écarter sa mère du trône. Pour laquelle elle a tué ton fils, ton héritier. Et, pire encore, celui qui pouvait représenter l'être parfait. Alors tu ne peux t'empêcher de rire, en la voyant ainsi avec un gamin à côté d'elle.




Dernière édition par Jaime Heisenberg le 05.01.16 15:46, édité 1 fois
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Message04.01.16 14:35



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Si tu trouvais ta petite blague excellente, tu ris jaune désormais en voyant le cadeau de Jaime. Cet abruti a eu la même idée que toi. C'est la même farce immature, le même canular grotesque et puéril. Vous avez agi comme deux vieux gosses, moqueur pour toi, rancunier pour lui. Tu n'as rien contre les gamins en général, tant qu'ils ne portent pas tes gênes. Mais ce poupon est pareil à un boulet à ta cheville. Tu as d'abord décidé de l'ignorer, de le laisser seul, de feindre l'absence d'ouïe face à ses cris. Rien à faire, il est tenace, infatigable et collant. Tu ne peux pas faire un pas sans qu'il ne te suive. Ni t'occuper de tes affaires tant il demande ton attention. Mais à chaque moment calme, enfin apaisé après ta résignation à t'en occuper pour avoir la paix, tu passes presque la journée à observer Jaime. Tu assistes à distance à ses mésaventures avec sa propre poupée vivante. Et ça t'amuse, tu ris intérieurement à chacune de ses pertes de patience. Et tu termines ta journée par une vision de l'Ombre et son enfant éphémère gambadant dans les allées sombres du zoo. Très bien. Il est enfin temps d'organiser vos retrouvailles. Tu as passé trop de temps à ignorer sa présence à Toronto. Depuis qu'il s'est installé dans cette ville, tu n'as pas encore eu l'honneur et le plaisir de le croiser. C'est cette nuit que tu comptes y remédier. Quel beau geste. Il a beau te sortir de la tête la plupart du temps, son image continue de hanter ton esprit. Oh non, tu ne te sens pas le moins du monde coupable pour le coup que tu lui as fait. Tu n'es pas capable de ressentir ce genre d'émotion. Mais il a marqué ton histoire, que tu le veuilles ou non. Et c'est de ta propre volonté. C'est toi qui est allée le chercher à l'époque pour lui proposer une alliance et un héritier. Il n'a été qu'un pion. Mais le meilleur pion, te permettant de réaliser le plus beau coup de ta partie d'échec.

Tu atterris au milieu du zoo et replies tes ailes noires. Si le bébé magique semblait apprécier cette ballade aérienne, il se remet à pleurer une fois le tour terminé. Il a le caprice facile, pas de doute, ça vient de Jaime. Le même caractère grognon et borné. « Tais toi, on recommencera plus tard. » Tu t'attends pourtant à ce qu'il disparaisse avant. Comme par magie, aussi vite qu'il est arrivé. Ce truc ne peut pas être éternel quand même. Le damné n'a pas l'air de partager la même opinion. Tu le vois au loin, jeter sa marionnette dans le parc au lions. Charmant. Tu as trouvé son cadeau encombrant, certes, mais tu n'as pas cherché à le détruire. Il pourrait être plus poli et plus respectueux avec ce que tu as, avec une immense générosité, décider de lui offrir tout de même. « Quel père indigne tu fais, Jaime. » Tu t'avances lentement dans sa direction, le bambin te suivant maladroitement, les yeux ronds comme des billes rivés sur la silhouette de l'Ombre. Il paraît intrigué par ce nouveau personnage. Oui, comme beaucoup d'autre avant lui. Jaime a l'art d'être un curieux bonhomme. Le genre de bestiole qu'on observe avec des yeux indiscrets et interrogateurs.  « Si j'avais su, j'aurais pris de quoi fêter nos retrouvailles … » « Je savais que tu dirais ça. » Vrai. Merci ta vision. Tu brandis et agites doucement devant son nez un panier à pique-nique. A l'intérieur une bouteille de champagne, deux verres et une nappe. Oui, tu as voulu pousser la farce jusqu'au bout. Quelle chance il a, rares sont les moments où tu te montres espiègle. « Félicitations pour le bébé … Tu n'as plus peur de la malédiction ? » Tu souris, toujours les mots pour plaire. Il n'a donc toujours pas digéré ta trahison ? Après tout ce temps ? Quelle rancune tenace, ce n'est pas joli. Il a dû en faire pondre beaucoup d'autres héritiers. Il n'a même pas connu votre enfant, il n'a quand même pas pu s'y attacher sentimentalement parlant. Déjà que tu doutes fortement qu'il soit capable d'une telle chose. Et les damnés ont l'air de survivre sans l'aide des selenims. De quoi peut-il se plaindre encore ? Tu ne comprends vraiment pas cet homme.

Tu abaisses ta main tenant le panier pour le fourrer dans les bras du marmot. « Oh voyons Jaime, tu me connais mal. C'est … » Ton bébé tombe sous le poids du colis et se remet à hurler. A quoi t'attendais-tu ? A une conversation sans bruit et protégée de vos cadeaux respectifs ? Stupide Noël. Si tu n'affiche pas ton agacement, à l'intérieur, tu imploses. Pourquoi a t-il fallut que tu tombes sur l'Ombre le plus rancunier qu'il soit, avec en bonus des idées aussi risibles que les tiennes ?

Tu te penches, l'attrapes par les aisselles pour le foutre dans les bras du damné. « Merci pour ton cadeau, mais non merci. Je te le rend. » C'est déjà plus poli que de le jeter dans la gueule d'un lion. « Tu n'es pas content ? Je te donne enfin un gosse vivant. »



Dernière édition par Kaelys Calafell le 05.01.16 12:45, édité 1 fois
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Message04.01.16 19:41




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Tu préfères laisser son commentaire sous silence. Mieux vaut ne pas partir tout de suite dans une colère et des choses que tu pourrais regretter. Car si tu as tiré un trait aux promesses de Kaelys, tu as toujours l'espoir de gagner une alliance avec les volailles. D'une façon ou d'une autre, et même si pour cela tu dois dialoguer avec les autres membres du Conseil, ceux-là même qui furent dupés par l'ambition maladive d'une des leurs. Savent-ils au moins ce qu'elle a fait pour obtenir cette place qu'elle désirait ardemment ? Savent-ils qu'elle est allée jusqu'à fabriquer un bâtard avec un damné pour assassiner sa propre mère et usurper sa place ? Tu te demandes ce qui aurait pu se passer s'ils l'avaient refusée et pris quelqu'un d'autre à sa place... Aurait-elle tenu parole, dans l'espoir que tu lances une guerre ouverte pour l'aider ? Non, tu ne la vois aussi stupide. Pas depuis qu'elle a osé te tourner le dos et oublier ses belles paroles. Tu n'as été qu'un pion dans son plan, mais même pion, tu n'as jamais été assez stupide pour aller aussi loin. Si elle avait échoué, tu te serais simplement tourné vers un autre. En l'abandonnant comme elle l'a fait. La situation aurait été toute autre, et elle n'aurait pas fini avec cette … chose qui la colle constamment. Quelle ironie ; elle qui se refusait à laisser vivre son enfant, la voilà obligée de s'occuper de celui-là. A-t-elle essayé de le tuer, comme tu l'as fais de nombreuses fois avec ton propre cadeau ? Sans doute. Malgré ses apparences, tu doutes sincèrement qu'elle puisse supporter une telle chose, alors que son emploi de conseillère doit être de la plus haute importance. Tu ris intérieurement, sachant pertinemment qu'elle se contente sûrement de ne rien faire, ou plutôt de jouer avec ses visions. Et c'est sans doute la raison de sa présence au zoo à cette heure-ci. Trop apeurée d'être attaquée ou de perdre le pouvoir qu'elle a pu obtenir via le mensonge et la trahison, elle ne risquerait pas de se promener seule avec un marmot inoffensif en pleine nuit, alors que le danger guette. Hors de sa tour d'ivoire, elle n'est rien de plus qu'une femme alléchante, une proie facile pour les créatures qui se terrent dans l'ombre. Une proie comme tu les aimes habituellement. Se sent-elle d'avantage en sécurité avec un damné à ses côtés ? Ou ose-t-elle braver le danger uniquement pour le plaisir de te voir perdre ton sang-froid  face au souvenir de sa trahison, de son couteau dans le dos ? Elle en serait bien capable, après tout …

Tu as en tout cas la confirmation qu'elle te suit à travers ses visions lorsqu'elle agite un panier. Elle ne peut pas être venue par hasard, avec un panier à pique-nique sans avoir vu ta présence. Alors tu ne peux t'empêcher d'afficher un sourire. Un sourire jaune, évidemment. Elle joue les espiègles, et semble s'en amuser. Alors que tu veux simplement achever cette chose qui pleure toutes les larmes de son corps au fond de la fosse, sans toutefois réveiller les maîtres des lieux. Quelle plaie. Le sien semble beaucoup plus calme, et tu te demandes ce qui peut différencier les deux. Le tien n'arrête pas de pleurer à toute heure de la journée ou de la nuit, et rien ne peut l'arrêter. Ni les coups, ni la noyade. Rien de tout ce que tu as testé n'a fonctionné, et même Andraste s'est cassée les dents sur cet épineux problème. Jusqu'à ce que l'idée de l'offrir en guise de repas aux animaux du zoo ne vienne éclairer un horizon bien sombre. Mais rien à faire, il reste en vie et continue de hurler, tandis que celui de Kaelys reste étonnamment calme … jusqu'à ce que le panier qu'elle vient de lui poser dans les bras ne le fasse basculer en avant puis chuter sur le sol, démarrant une crise sonore douloureuse.

« Fais le taire. »

Tu n'es toutefois pas sûr que la Selenim t'ait entendu, les hurlements de ce gamin insupportable cachant à peu près tous les autres bruits aux alentours. Et tu commences de nouveau à sentir cette vague en toi, cette vague de colère qui emporte tout le reste. Tu ne la connais que trop bien et, généralement, tu es capable de prédire la suite des événements. Car chaque fois où tu es entré dans cet état, la violence n'était jamais loin. Et elle pouvait aller jusqu'au meurtre pur et simple. Alors tu tentes de te calmer, de respirer doucement, pour éviter d'imploser. Mais Kaelys ne t'aide pas vraiment en te refourguant le mioche directement dans les bras. Sous l'effet de surprise, tu serres un moment le bambin, avant de rapidement le lâcher. La chute lui arrache un nouveau hurlement, alors que tu continues de fixer la Selenim. Elle se fout véritablement de ta gueule, celle-là. Comme si le gosse était le véritable souci dans votre relation … Non, tu te fous du gosse. Seule sa symbolique et son potentiel t'intéressaient. Ainsi que l'alliance qui découlait de sa naissance. Mais tout ça surpasse amplement la simple femme qu'elle est. Tu aurais pourtant du te méfier d'avantage d'elle. Après tout, tous les problèmes du monde sont nés des charmes d'une femme. Et tous ceux à venir auront fatalement la même origine. Tu as simplement été trop idiot pour t'en rendre compte immédiatement, trop occupé à te délecter d'une toute nouvelle autorité et d'une position à tenir. Autant dire que ton premier coup fut un échec total.

« Cette chose ? », dis-tu en attrapant le gamin par la nuque. Nulle tendresse de ta part, tu en es tout simplement incapable. D'un geste nonchalant, tu le balances en direction de la Selenim, ignorant royalement les pleurs du bébé. « Tu peux la garder. Après tout, on ne refuse pas un cadeau, n'est-ce-pas ? »

Tu t'avances alors vers elle d'un pas lent. Le regard figé dans le sien. Un éclair de malice le traverse alors. Il serait tellement simple de la piéger, de l'aspirer dans ton monde. Alors pourquoi ne pas le faire ? Tu ne le sais pas vraiment toi-même. L'attaquer ne serait pas une très bonne idée, sans doute. Et pourrait causer une guerre contre les Selenims. Tu n'en es pas à ce point. Et s'il faut attendre une meilleure opportunité pour obtenir ta vengeance, tu attendra. Après tout, les siècles ne sont qu'un battement d'ailes pour toi. Pour t'assurer le plaisir d'une véritable vengeance, tu es bien capable d'attendre de nombreuses années, de nombreux siècles. Attendant patiemment l'instant où elle s'y attendra le moins, pour porter le coup fatal sans lui laisser l'opportunité de répliquer. Voilà comment tu agis, comment tu as toujours agi.

« Dis-moi, Kaelys … Ressens-tu au moins un minimum de culpabilité pour le damné que tu as fais tuer ? »

Damné tué après des heures de souffrance, mais tu te gardes bien de le dire. Ce serait dévoiler à quel point ta colère était grande, et tu te doutes bien qu'elle a usé de sa vision pour suivre le déroulement de la scène. Quel pouvoir à la con. Mais il ne peut pas la protéger du tien, et personne n'est présent pour lui venir en aide. L'hésitation est toujours, la tentation toujours aussi grande. Que risques-tu, après tout, à l'aspirer ? Personne n'est là pour témoigner de la véracité des faits. Et même elle n'irait pas dévoiler aux autres conseillers que tu as cherché à te venger de ses mensonges, de son alliance morte-née.

La colère grimpe à mesure que tu t'approches d'elle, jusqu'à te retrouver à quelques centimètres seulement de son visage. La main prête à lui agripper la mâchoire, au cas où l'envie de l'hypnotiser devenait trop grande. Cela fait bien longtemps que tu n'as plus usé d'un tel pouvoir, et tu meurs d'envie de l'appliquer sur elle. Pourrait-elle résister aux quinze minutes ? Nul n'y est parvenu jusqu'à présent … Mais ce n'est pas le bon moment. Pas maintenant. Autant continuer cette petite conversation en compagnie de vos cadeaux respectifs, qui continuent encore et encore de vous hurler dans les oreilles.

« Pourquoi es-tu ici ? »




Dernière édition par Jaime Heisenberg le 05.01.16 15:45, édité 1 fois
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Message05.01.16 14:19



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Il fait tomber ta poupée, il n'a donc pas saisit que la violence n'avait aucun effet sur cette créature magique. Ah les hommes, ils se sentent tellement supérieurs pour un rien, et pourtant il ne sont pas foutus de comprendre un chose aussi simple. Tu as l'habitude qu'on te dénigre juste parce que tu as eu l'audace de naître femme. Alors que certains d'entre eux semblent avoir compris que vous étiez leurs égaux, d'autres, comme Jaime, restent bloqués et butés dans des perceptions misogynes, vieilles, dépassées et tellement archaïques. Qu'est ce que tu peux faire contre ça ? Rien, c'est lamentable au point d'être irrécupérable.

Mais puisqu'il semble vouloir garder le contact avec tes prunelles, tu ne jettes pas un coup d’œil au bébé pour lui laisser le plaisir d'admirer son reflet de vieillard dans tes iris. Qu'est ce que tu ne ferais pas pour lui ? Vraiment, c'est à se demander. « Cette chose ? » Et il balance le cadeau sur toi que tu attrapes par réflexe. Mais tu ne tentes pas de l'apaiser, de le bercer, ou de lui chuchoter des paroles réconfortantes, tu le laisses simplement pleurnicher dans tes bras. Oh non, il n'y a que les opales froides et agacées du damné qui comptent. Plus il s'énerve, plus tu t'en amuses. Tu trouves les gens capables de s'emporter et de se laisser contrôler par la rage, la haine, la déception ou toute autres émotions tellement puériles et pathétiques. Quoi que, là, ça va encore, il est plutôt calme. Tu pourrais même être presque déçue face à son sang-froid. « Tu peux la garder. Après tout, on ne refuse pas un cadeau, n'est-ce-pas ? » « Tu devrais aller récupérer le tien dans la fosse alors. » Si c'est malpoli de rendre un cadeau, ça l'est encore plus de ne pas en prendre soin et de le négliger à ce point. Ton marmot est en excellent état, même si ses cris incessants pourraient faire croire le contraire. Même si, clairement, tu te fous bien de ce qu'il fait de ton présent. Oui, ça t'a amusé de le voir s'agacer face au petit monstre. Mais tu ne vas pas passer des jours entiers là dessus non plus.

Il continue de se rapprocher, le prunelles toujours accrochées aux tiennes. Et imperturbable, tu maintiens le regard. C'est que tu avais oublié l'azur de ses rétines et leur presque magnifique contraste sous les rayons de lune. Oui, c'est tout ce qu'il a pour lui. Dommage pour lui que ce soit aussi insignifiant qu'un trait physique. « Dis-moi, Kaelys … Ressens-tu au moins un minimum de culpabilité pour le damné que tu as fais tuer ? » Quel damné ? Il te faut quelques secondes pour farfouiller tes deux millénaires d'existence pour comprendre de qui il s'agit. Mais oui, l'homme scrupuleusement choisi par tes soins pour assassiner votre fils. Le dernier twist que tu as généreusement offert à l'Ombre. Une dernière sournoiserie avant de disparaître de sa vie. Ouais, le bouquet final pour rompre votre alliance inexistante. « Je viens de l'apprendre. Mais j'aurai dû me douter qu'il ne durerait pas longtemps avec l'Ombre qui souhaite se montrer aussi impitoyable. Dommage, sa serviabilité était exemplaire. Mais désolée, je ne peux pas ressentir de pitié ou de culpabilité pour l'un des tiens. » C'est déjà assez compliqué de te soucier de tous les selenims alors que seule ta petite personne semble te préoccuper. Ça ne t'empêche pas de prendre ton rôle de conseillère très au sérieux. Même si c'est surtout le titre, l'estime et le prestige que cela apporte que tu préfères.

Il se rapproche encore, assez pour que tu sentes sa respiration effleurer ta peau et t'obliger à lever légèrement tes mirettes pour maintenir le regard. Tu ne recules pas, tu le laisses faire. Pourquoi donc t'éloignerais-tu ? Si ça lui fait plaisir de revoir ton visage d'aussi près, qu'il fasse. « Pourquoi es-tu ici ? » Par rapport à la question ridicule de toute à l'heure, tu t'y attendais plus à ce genre de demande. Tu ne sais même pas toi-même exactement pourquoi tu as décidé de le retrouver ici ce soir. Tu devais t'ennuyer, manquer d'agitation. Et tu es certaine d'en trouver avec lui. Si tu es d'ordinaire très réfléchi et ne fonce jamais sans t'être posée avant, vos retrouvailles est étrangement due à une poussée d'impulsivité de ta part. « Je veux bien te dire que tu me manquais, mais je pense qu'aucun de nous deux n'est assez stupide pour y croire. » Le poupon toujours dans tes bras paraît se calmer légèrement, il ne fait plus que renifler. Et tirer sur la tirette de la veste du damné pour essayer d'obtenir l'attention du grand monsieur devant lui. Tu le vois du coin de l’œil, mais tes prunelles restent bloquées dans celles de Jaime. « Mais à toi de me dire ce que tu aimerais entendre, je suis certaine que ça aurait le mérite d'être constructif. » Tu n'attends pas encore de réelle de réponse de sa part, tu préfères enchaîner sur des propositions. Tu baisses le ton de ta voix, décale enfin ton regard pour te pencher à son oreille. Et lui murmurer des mots doux ? Bien sûr. C'est tout à fait toi. « Qu'est-ce que tu préfères Jaime ? Une simple ballade au clair de lune ? Une nouvelle alliance, un nouvel héritier ? » Tu laisses tomber ta poupée qui s'écrase au sol dans un nouvel hurlement. Ses cris viennent se mêler à ceux du sien, toujours dans la cage aux lions. Tu donnes un léger coup de pied à son cadeau pour le décaler et l'enlever de là, d'entre vous. Te permettant, d'effacer les derniers centimètre qui vous sépare. Ton corps vient se presser délicatement au sien alors que tes lèvres se rapprochent un peu plus du creux de son oreille. Tu en profites, tant qu'il ne te repousse pas encore, tant qu'il ne vient pas t'attaquer ou te rejeter par cet agacement que tu lui connais bien. « Qu'est ce que je peux bien vouloir ce soir qui te ferait plaisir ? »

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Message05.01.16 15:43




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Tu ris intérieurement face à ce réflexe qu'a eu Kaelys. Rattraper le môme comme on attraperait un projectile, tu l'as fais aussi. Mais elle a le mérite de le garder dans ses bras. Comme si cette chose avait une quelconque importance à ses yeux, au point qu'elle ne veuille finalement pas le lâcher. Tu sais pertinemment que tout cela est faux, la connaissant finalement trop bien pour savoir qu'elle ne s’embarrasse de ce genre de sentiments. Trop obnubilée par sa soif de pouvoir pour s'attacher à quiconque, mortel ou non. Finalement, vous n'êtes si différents l'un de l'autre, non ? Si, évidemment. Ton cas est bien différent pour ça. Tu n'as pas recherché le pouvoir pour le pouvoir. Tu avais alors pour seule ambition de sauver les damnés d'une Ombre inefficace, bonne à rien, incapable de gérer votre peuple. Pour elle, il ne s'agissait que d'un caprice d'enfant bornée. Tout est tellement différent entre vous.

« Laisse le donc là où il est, il a envie de s'amuser. »

S'amuser avec un lion enragé, en l’occurrence. Oh non, tu ne veux pas simplement qu'il s'amuse. Tu veux qu'il soit déchiqueté, démembré par les mâchoires de l'animal. Dans l'espoir qu'il ne soit pas capable de revenir après ça. Mais tu en doutes sérieusement. S'il est éveillé, l'animal n'ose même pas s'approcher du gosse. Et il ne peut décemment pas dormir avec tout ce bruit à quelques mètres seulement de lui. C'est tout bonnement impossible d'avoir un sommeil aussi lourd.

Elle n'a cure de ta réflexion, et préfère se concentrer sur la mort du damné. Ce pauvre damné, engagé sans le savoir pour assassiner ton fils. Et qui en a payé le prix fort. Non, évidemment, sa mort ne l'atteint pas. Pourquoi devrait-elle l'atteindre ? Il n'était après tout qu'un pion de plus dans sa partie si rondement menée. Un simple pion, destiné à jouer son rôle et à disparaître. Sans doute s'attendait-elle à la même chose de toi. Sans doute voulait-elle que tu disparaisse à jamais de sa vie, sans jamais y revenir. Voilà qui expliquerait le temps qu'elle a mit avant de revenir vers toi. Soixante-dix ans que tu attends ce moment où tu pourra, enfin, avoir ta vengeance. Et pourtant, maintenant que tu es face à elle, tes projets semblent tomber à l'eau. Tu as imaginé à plusieurs reprises cette scène, dont certaines où elle finit en sang, torturée jusqu'à ce que mort s'en suive. Tu sembles maintenant être à des années de ces idées. Tu n'avais déjà pas prévu de la retrouver avec ce gamin, ton cadeau, dans les bras. Tu n'avais pas prévu de la retrouver dans un zoo, en pleine nuit, alors que tu tentes désespérément de faire tuer son cadeau. Rien de tout ça n'était prévu. Et, quelque part, tu regrettes presque d'avoir suivi les conseils d'Andraste. Si elle ne t'avait pas soufflé de l'offrir en repas aux animaux, tu ne serais pas venu ici. Et tu ne serais pas tombé sur cette Selenim agaçante.

Te voilà maintenant à quelques centimètres seulement d'elle, ton regard fixé dans le sien. Elle ne tente pas de l'éviter, alors qu'elle connaît ton pouvoir. Tu pourrais si facilement la transporter dans ton monde, où tu es seul maître. Où elle n'aurait d'autre choix que de supporter tes inventions. Mais elle ne semble guère s'en soucier, ses iris restant figés sur les tiens. Tu ne fais même pas attention au bambin qui s'est prit d'affection pour la fermeture de ta veste. Qu'il joue avec, si ça lui fait plaisir. Tu apprécies en tout cas ce moment de silence presque parfait, ton propre bambin s'étant finalement lui aussi calmé pour tu ne sais quelle raison. Mais lui aussi est oublié. Seule compte cette femme qui s'amuse encore de toi, qui joue avec le feu. Qui tente, encore et toujours, de te faire sortir de tes gonds. Pourquoi ? Sans doute pour une raison obscure. Ou pour déclencher une guerre entre vos deux races, après que tu t'en sois pris physiquement à elle. Peut-être est-ce ce qu'elle attend. De pouvoir accrocher les damnés à son tableau de chasse. Mais elle est à mille lieux d'y parvenir. Tu n'es pas aussi stupide. Alors tu restes silencieux face à ses remarques, et tu ne réponds pas plus lorsqu'elle te demande de lui dire ce qui te ferait plaisir. Elle le sait pertinemment, et tu ne veux passer pour le mendiant. De toute façon, elle ne te laisse pas le temps de répondre. Elle continue, et sait toujours où frapper. L'alliance, l'héritier. Elle joue encore dessus, alors qu'elle s'approche de ton oreille pour te souffler ces mots. Et tu ne peux t'empêcher de laisser échapper un petit rire. Presque inaudible, il indique pourtant l'effet que te font ces mots. Un nouvel héritier, comme celui qu'elle a massacré. Non, cela ne te fait pas rire. Ou, du moins, tu ris jaune. Tu sais que ses propositions n'ont aucun fondement, qu'elles ne sont là que pour souligner à quel point elle t'a prit pour un con la dernière fois.

Une nouvelle alliance... Oui, tu as toujours cette idée dans un coin de la tête. Mais tu sais désormais que ce n'est pas avec elle que tu dois t'entretenir pour ça. Rien de plus qu'une narcissique manipulatrice, elle n'est pas digne de confiance. Si tu ignores les chances d'y parvenir avec les autres conseillers, tu sais au moins que celles-ci tombent à néant avec Kaelys. Toujours cette même vipère assoiffée de pouvoir, sans aucun honneur. Mais toi, tu as changé. Tu n'es plus cette Ombre nouvellement nommée, avec pour seule idée de précipiter les choses, ignorant les avertissements de son conseiller pour aller partager le gâteau avec une Selenim qui n'avait pour elle que l'espoir de remplacer sa mère au Conseil. Tu étais à l'époque prêt à affronter les autres en cas de refus. Tu étais prêt à lancer une guerre pour obtenir le soutien des semi-anges. Mais aujourd'hui ? Tout ça est terminé. Tu as appris, et tu dois une partie de cet apprentissage à Kaelys. Elle qui a su te montrer la perfidie des ailés, leur talent inné pour le mensonge et la cupidité. Et si à l'époque elles avaient su te titiller, ces nouvelles propositions ne te font plus ni chaud ni froid. Car tu n'y vois là qu'un nouveau tour de se part pour se jouer de toi, pour rire de cette Ombre incroyablement stupide. Et stupide, tu ne l'es plus depuis bien longtemps.

Tu ne fais guère attention à la chute du bambin, ni à fermeture éclair qui s'ouvre lorsqu'il l'emporte avec lui. Tu te réveilles seulement lorsque ses cris atteignent tes oreilles, s'additionnant à ceux du tien, resté dans la fosse aux lions. Lorsque la Selenim vient coller son corps au tien, ses lèvres se rapprochant dangereusement de tes oreilles. En voilà une situation que tu n'as pas vécu depuis des années, et que tu ne pensais pas un jour revivre. Elle qui semble prendre un malin plaisir à jouer de son corps pour obtenir ce qu'elle veut de toi. Tu as cette étrange impression de déjà-vu. Mais cette fois les choses sont différentes, tu n'es plus aussi naïf qu'avant. Tu as grandi, finalement, et elle est devenue vieille, comme une caricature d'elle-même malgré son apparence toujours aussi juvénile.

« Voyons Kaelys... Tu sais très bien que ce n'est pas vers toi que je me tournerais pour une alliance. Comment s'appelle-t-elle déjà ? Ghalia ? Peut-être serait-elle plus encline à accepter ? »

Manque de chance, elle n'est pas la seule femme du Conseil. Et si tu peux tenter de la faire réagir en plaçant une autre alternative, tu n'hésites pas à le faire. Sachant que, dans le pire des cas, tu as toujours l'option d'aller voir directement Seth. Car sans même faire partie de leur petite secte, tu sais pertinemment qu'il est le plus vieux des trois et donc, le plus respecté. Tout ça à cause de son âge, et parce qu'il est capable de prédire ses choix. Il a en tout cas parfaitement su choisir son petit harem.

« Tu sais ce qui me ferait plaisir... », lui souffles-tu dans l'oreille alors que ta main se pose sur sa tempe, pour glisser le long de sa joue. Quitte à jouer à ce jeu, autant y aller jusqu'au bout, n'est-ce-pas ? Tu n'as que peu d'espoir pour une alliance avec les anges, incapables de se décider dès que le sujet devient réellement grave. Mais tu peux au moins jouer avec eux, les garder à l’œil. Et prévenir tout risque de les voir rejoindre les démons.


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Message05.01.16 17:02



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Ce n'est pas une alliance que tu veux. Ce n'est pas l'aide des demi-diables qui t'intéresse. Tu n'en n'as pas besoin. Bien que le sujet du nouvel Alpha commence à t'animer assez pour que tu puisses en jour en parler avec Jaime. Si la nouvelle loi de Shan a fait exploser le nombre de rituels de passage décimant trop de selenims à ton goût, il doit en être de même pour les gens de son espèce. Toutes les créatures surnaturelles n'étant pas métamorphe sont visés, mais tu as l'étrange impression que ton peuple est plus touché que les autres. Oui, cette situation pourrait t'amener à parlementer à nouveau avec Jaime. Si tu sens sa rancune oubliée et avec plusieurs d'autres précautions, évidemment. Mais pas ce soir. Peut-être jamais. Tu ne sais pas. Et tu ne veux pas t'en inquiéter maintenant. Pas de stratégie chuchotée dans une allée sombre. Ou de décision importante scellée sur un terrain neutre. Pas d'accord, de pacte ou de contrat. Non juste une Kaelys sage, courtoise, qui cherche à effacer l'ennui du poids des années. Ce n'est pas la Conseillère qui vient voir l'Ombre, juste une selenim retrouvant une vieille connaissance. Une femme souhaitant l'espace de quelques heures sortir de ses habitudes. De trouver un peu d'intérêt, un peu d'amusement chez un homme un peu turbulent et impétueux. Rien de plus, rien de moins. « Voyons Kaelys … Tu sais très bien que ce n'est pas vers toi que je me tournerais pour une alliance. Comment s'appelle-t-elle déjà ? Ghalia ? Peut-être serait-elle plus encline à accepter ? » Si tu as l'habitude que ce soit Seth le chouchou des autres leaders, ce n'est pas le cas pour Ghalia. Pas du tout. C'est une première. Tu es certaine que son immaturité est assez prononcé pour que tout le monde en prenne conscience. Elle est la plus impulsive des trois, la plus agitée, bien quelle sage se tenir en public. Et puis, il se trompe sur tout la ligne. Elle serait certainement la moins disposée à magouiller avec quelqu'un qui ne fait pas partie des demis-anges. Il suffit de la voir bouillonner à chaque fois que le nom de l'Alpha est mentionné. C'est pathétique, mais pour une fois, sa réaction n'est pas exagérée. Néanmoins, l'usurpatrice sort aussi rapidement de ton esprit qu'elle y est arrivée. Non, tu n'es décidément pas déterminée à jouer ton rôle de Conseillère cette nuit. Tu n'es pas là pour ça. Tu mets ton poste de côté quelques instants. Ça ne peut faire que du bien à tout le monde que ta soif de pouvoir se taise.

Tu ne rajoutes aucun mot sur ce sujet, préférant plutôt remettre tes pieds à plat pour te décoller de l'oreille de Jaime. Mais l'écart entre vous ne s'éternise pas, c'est maintenant lui qui vient glisser quelques mots au creux de l'oreille. « Tu sais ce qui me ferait plaisir … » Ah oui ? Ses phalanges glissent le long de ton visage, alors que tes propres doigts s'immiscent sous sa veste, gracieusement ouverte par le bébé qui continue de gueuler à vos pieds. S'il a décidé de rentrer dans ton jeu plutôt que de s'emporter et te repousser, tu ne vas pas t'en plaindre. Bien que l'autre solution t'amuserait tout autant. Tu as néanmoins une préférence pour continuer à jouer. Tu y vois plus d'attraits, moins d'ennuis. Tu n'arrives pas à mettre le doigt sur ce que tu es venue particulièrement cherché dans ce zoo ce soir. Mais c'est sur la bonne voie, non ? Tu n'as pas voulu aller trop loin dans ta vision de ce moment. Un peu de suspens ne te fera pas de mal. Même si la surprise peut être mauvaise à la fin.

« Ma tête sur un pic ? » Première proposition. Ce serait déclencher une guerre que de s'en prendre à un membre du Conseil des Trois. Mais est-il à ça près ? Est-ce que sa haine n'est-elle pas plus grande que sa raison ? Oui, cet acte serait imprudent, mais pas irréalisable pour ce genre de personnage autant adorateur de cruauté. Tes doigts s'accrochent à son pull alors que tu détournes la tête pour l'écarter de ton oreille et lui faire complètement face. Pas de sourire, pas de sourcil froncé. Non juste ta plus belle neutralité. « Un trône plus grand avec plus de sujets à gouverner ? » Deuxième proposition. Cette idée t'a déjà traversée l'esprit pour ta propre personne. Ta soif de pouvoir n'ayant pas de limite. Seulement ta raison sait la maintenir tranquille. Ça vaut mieux pour tout le monde, y comprit pour toi. Tes paumes remontent sur son torse, terminant leur ascension jusqu'à son col. « Mettre glorieusement fin à la Guerre de Sang ? » Troisième proposition. Ne serait-il pas tellement fier de lui s'il parvenait à réduire la puissance des démons à néant ? Oh si, tu l'imagines déjà fanfaronner de sa victoire si elle se réalisait. Ta voix ne devient plus qu'un souffle. Qu'une légère brise venue mourir contre sa bouche. Tu t'enfermes dans une bulle, excluant royalement vos cadeaux toujours en train de se tordre le ventre à force dans leur sanglots et leurs caprices. La pulpe de tes doigts vient frôler délicatement la peau découverte de Jaime, juste là, à la naissance de son cou. « Pardon, je crois qu'on ne se connaît pas assez pour que je puisse deviner un autre de tes fantasmes ridicules. » Au fond, vous avez toujours été des inconnus, même si votre alliance et ta trahison vous ont permis de découvrir quelques traits de caractères de l'autre. Faire connaissance n'a jamais été un but en soi de tout façon. Tu n'étais bonne qu'à partager sa couche, lui pondre un héritier et lui fournir une nouvelle armée. Alors que lui n'était qu'un tremplin pour voler la place de ta mère. Il est presque un étranger, et pourtant il t'a permis de marquer ton histoire. Est-ce pour cette raison que tu n'as eu aucun mal à revenir vers lui ?

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Message05.01.16 19:40




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Tu as imaginé cette scène, tu ne peux le nier. Voir sa tête trôner fièrement, avec cet air hautain, au bout d'une lance. Tu l'as imaginée à de nombreuses reprises, sans pour autant savoir si tu étais prêt à passer à l'action le moment venu. L'es-tu, aujourd'hui ? Tu connais parfaitement les conséquences d'un tel acte. Ce serait purement et simplement une déclaration de guerre contre les Selenims, et nul doute que ses chers amis n'ignoreraient pas une telle chose. Sans doute est-ce là l'unique raison qui te pousse à ne pas agir aussi stupidement. Tu cherches leur soutien dans la guerre contre les démons, pas à t'en faire des ennemis. Et si tu étais prêt à les massacrer pour garantir à Kaelys une place au soleil, c'était uniquement pour bénéficier ensuite de son soutien total et inconditionnel. Ce que tu n'as pas eu, puisque Seth a eu l'intelligence de l'accepter au Conseil. Stoppant par là toute envie de violence à son égard, alors qu'elle est maintenant protégée par sa position au sein de la hiérarchie des demi-anges.

Tu maintiens le silence, alors que tu sens ses doigts s'accrocher à ton pull. Drôle de jeu que vous jouez là, alors qu'elle comme toi ne voulez au final qu'une seule chose : voir la frustration, la colère, ou quelque chose d'autre au fond des yeux de l'autre. Pourtant, lorsqu'elle replace son visage face au tien, tu ne vois aucun signe d'émotion. Simplement un visage froid, inexpressif. Tout comme celui que tu tentes de maintenir, alors qu'elle semble encore chercher une réponse à sa propre question. Un trône plus grand, qu'elle dit. Plus de sujets. Oui, tu dois l'admettre. Tu rêves d'un royaume dépassant le simple cadre des damnés. Tu rêves de posséder sous ta poigne les peuples mortels. Tu rêves de t'asseoir sur cette fourmilière humaine. Paresseux, faibles, aveugles, ils n'en restent pas des ouvriers utiles dans le monde que tu veux bâtir. Et si, dans l'élan, tu peux ramener les autres peuples immortels, tu ne t'en gênera pas. Parce que c'est dans ta nature de vouloir tout contrôler, de vouloir ramener de l'ordre dans ce chaos brutal, violent, fou.

Tu gardes toujours ce visage impassible alors que ses mains remontent jusqu'au col. Tu ne sais pas tellement ce qu'elle veut. Jouer ? A quoi exactement ? Tu as connu ce petit jeu, il y a des siècles de cela. Et tu connais particulièrement bien la fin. Celle qui t'a rendu ivre de rage, alors qu'elle te plantait un couteau dans le dos. Mais ce jeu te plaît, comme il t'avait plu à l'époque. Et tu ne peux t'empêcher de vouloir y participer. Parce que rien ne vaut ces jeux qui finissent toujours mal. Parce que vivre une vie monotone, sans piment, te rend dépressif. Parce que ce jeu, tu le sais, ne manquera pas de foutre en rogne tes plus proches sujets. Ceux qui se refusent à une alliance avec des traîtres comme Kaelys. Au fond, tu as toujours ce côté dérangeur. Tu as toujours été celui qui s'éloignait des consignes, qui s'amusait à les prendre à contre-pied pour mieux les briser. N'es-tu pas celui qui a laissé son Ombre mourir, alors que toutes les conventions indiquaient que tu te devais de lui venir en aide ? N'es-tu pas celui qui a organisé tout un pseudo procès pour éliminer, sans ternir ton image, ton conseiller ? N'es-tu pas celui qui nomma Andraste pour ses charmes plus que pour ses compétences ? Tu n'avais pas vraiment besoin d'un conseiller. La tradition le voulait, les damnés le voulaient. Mais toi, jamais tu n'as senti le besoin d'être conseillé, d'être aidé. Roi tyrannique, tu sais ce que c'est. Et personne n'a autorité pour te dire quoi faire, pour te diriger dans tes choix. Tu restes le seul maître à bord, au contraire des Selenims.

Tu esquisses un sourire quand elle te parle de la guerre de sang. Elle te connaît suffisamment pour savoir le rapport que tu as avec cette guerre. Et ta volonté de triompher est évidente, affichée et assumée. Ton ambition d'éliminer tous les démons est toujours intacte après toutes ces années. Et elle le sait. Elle doit même voir cette lueur dans tes yeux que tu ne peux cacher. A moins qu'elle ne soit causée par votre proximité devenue presque gênante ? Cette femme que tu hais, et qui ne ressent qu'une totale indifférence à ton égard, se trouve à quelques centimètres de toi. Tu sens le souffle mourir contre toi lorsqu'elle parle. Tu l'entends distinctement alors qu'elle ne fait que souffler ses mots. Tu ne sais pas vraiment quoi penser de cette nouvelle proximité, alors que vous n'avez jamais été aussi proches depuis des siècles. Depuis la conception de ton enfant. Que cherche-t-elle ? Tu ne le sais pas...

« Il semblerait que tu me connaisses suffisamment pour avoir tout juste... »

Oui, tu veux tout ça. Et bien plus. Tu ne veux pas te contenter de sa mort. Tu veux son humiliation la plus complète. Tu veux lui infliger les pires tourments pour avoir osé se jouer de toi. Tu veux voir son air de dégoût, quand elle recevra la pire des hontes, le juste châtiment qui est sien. Oui, tu veux un trône plus grand, à même d'inspirer la crainte chez tous les êtres de ce plan et des autres. Oui, tu veux non seulement diriger les Damnés, mais également toutes les races du monde. Tu veux apporter la paix, ta paix. Tu veux apporter la liberté, ta liberté. Tu veux que tous vivent selon tes désirs, sous ta coupe impitoyable. Oui, tu veux mettre un terme à cette guerre qui dure depuis bien trop longtemps. Tu veux massacrer ces animaux, ces chiens fous prêts à mordre. Ces enragés, dont la simple existence est une épine dans le pied de ton Seigneur. Si tu es là aujourd'hui, c'est bien pour cette raison. Pour leur élimination. Et tu ne comptes pas partir avant d'avoir achevé ton œuvre. Avant d'avoir laissé à ton héritier les armes pour diriger ce monde fabriqué par tes soins.

« N'est-ce-pas ce qu'on veut tous ? Un trône plus grand que celui que nous avons ? N'est-ce-pas ce que tu veux ? »

Tu maintiens un calme olympique, un détachement presque miraculeux alors que tu te tiens face à l'une des personnes que tu détestes le plus au monde. Au final, tu ne sais que peu de choses sur elle. Excepté qu'elle semble trop ambitieuse, trop hautaine, trop narcissique, et qu'elle soit capable de tout pour venir à ses fins, tu ne sais rien d'autre. Son histoire t'est totalement inconnue. Tout comme la tienne lui est inconnue également. Non, vous n'avez finalement partagé que de peu de choses. Un lit, et c'est tout. Aucun sentiment, aucune émotion. Juste un accord passé dans le but de te fournir une armée de volailles tout en lui garantissant une place au Conseil. Et votre association s'en est arrêtée là, alors qu'elle montait sur le trône en te laissant derrière, oubliant ses promesses aussitôt devenue membre d'en haut.

« Tu as bien refusé de t’asseoir sur celui des damnés... »

Non pas qu'elle y aurait la bienvenue. Tu te doutes même qu'elle n'aurait jamais été acceptée par les tiens si vous en étiez venus jusqu'aux termes du traité. Tu ne sais pas toi-même si tu aurais tenu aussi longtemps sans la trahir. Il n'y a en fait que très peu de chances qu'elle devienne un jour reine des damnés. Mais tu te plais à lui ramener le trône qu'elle a refusé lorsqu'elle a oublié votre accord. Dire que vous auriez pu avoir une armée bien plus puissante que toute autre si elle n'avait pas décidé de te trahir.

Mais l'heure ne semble pas vraiment à la rancune. Pas ce soir. Elle ne semble pas vouloir jouer les conseillères agaçantes, toujours prêtes à contredire ou à rabaisser. Ainsi soit-il, tu ne sera pas non plus l'Ombre agacée, rancunière, colérique. Joues le jeu tant qu'elle le veut, il ne t'en sera que plus simple pour l'attirer dans un piège ou quelque chose d'autre. Ta main, toujours posée sur sa joue, glisse alors jusqu'à sa nuque, avant de disparaître sous ses cheveux.

« Et toi ? Quelles sont ces … fantasmes ridicules qui t'habitent, hormis me suivre à distance ? »

Car c'est bien ce qu'elle fait. Utiliser ses visions pour voir où tu es, ce que tu fais. Comment aurait-elle su que tu étais au zoo autrement ? Non, elle t'espionne. Et en cela, tu ressens une espèce de sentiment que tu ne saurais nommer. Une fierté ? Non. En tout cas un malin plaisir à constater qu'elle ne t'a pas aussi bien oublié qu'elle voudrait l'admettre. Toi, en tout cas, tu n'as jamais oublié cette Selenim.


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Message05.01.16 22:26



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« Il semblerait que tu me connaisses suffisamment pour avoir tout juste … » Peut-être mais aucune des trois propositions ne te plaît. Tu ne veux bien sûr pas perdre la tête, ni le voir gouverner plus de monde et encore moins le voir fanfaronner de sa victoire même si elle apportait peut-être un peu de paix à tous enfin. Aucun homme de ce genre devrait avoir plus de pouvoir encore. Non, tu ne veux qu'aucun de ses désirs là ne se réalise. Mais soit, tu veux bien accepter le fait que tu as vu juste sur lui. Ça te fait une belle jambe. Qu'est-ce que tu peux bien faire de ça ? Tu n'as pas eu besoin de creuser loin pour nommer ces trois évidences. N'importe qui d'autre aurait pu le faire. Comme n'importe qui pourrait sentir ton arrogance après quelques mots.

« Impressionné ? Quoi que tout le monde peut se douter que tu trouves ton trône trop petit. » « N'est-ce-pas ce qu'on veut tous ? Un trône plus grand que celui que nous avons ? N'est-ce-pas ce que tu veux ? » Oui. Tu en rêves bien sûr. Et ça commencerait par virer Ghalia de sa place. Pour que le Conseil des Trois devienne le Conseil des Deux. Déjà, pour débuter. Ensuite, il y a Seth, qui reste un frein, mais cet homme a l'avantage énervant d'être vraiment utile. Sans compter que tu le connais depuis l'âge où tu pouvais porter des couches. Oui, que tu le veuilles ou non, vous avez un lien plus fort que tu peux admettre à voix haute. Mais se débarrasser de la voleuse de titre serait déjà un premier pas. Une première étape. Un nouveau moyen pour gagner en pouvoir. Oh oui tu désires plus que tout de franchir ce pas. Pourtant, c'est loin d'être simple, ce serait chambouler une tradition aussi vieille que l’existence des selenims. Il va falloir magouiller encore plus que pour ta première ascension pour réaliser ce nouveau twist. Si cette envie te brûle et t'anime de plus en plus, tu te gardes bien de le dire à qui que se soit. Personne au monde est au courant de ton animosité pour ta collègue. Hormis elle, et Seth. Si vos disputes sont fréquentes, cependant elles se font toujours en privé, loin des yeux et des oreilles trop curieuses. Oh parfois Seth y a assisté, mais ce fait est bien trop rare pour être réellement important. En public, vous savez vous tenir. Merveilleux. Quant à savoir jusqu'à quand ta tolérance de la voir siéger à tes côtés durera, c'est une autre histoire. Une histoire que tu ne partageras évidemment pas avec Jaime. La folie ne t'a pas encore assez atteinte pour ça.

« Tu as bien refusé de t’asseoir sur celui des damnés ... » Mais ce poste ne t'a jamais réellement intéressé. Tes ambitions savent encore se limiter. Jamais encore tu n'as souhaité gouverner un peu peuple qui n'est pas le tien. « Pour être l'ombre de l'Ombre ou faire la potiche à tes côtés, non merci, très peu pour moi. » Tes mains redescendent de son col pour s'arrêter sur son torse, dans un geste presque naturel. Comme si vous étiez habitués à vous parler avec cette proximité. Comme si ta trahison n'avait jamais eu lieu et que vous aviez vécu des années à jouer ce rôle étrange d'amants, d'un couple même. Et lui aussi se replace, abandonnant ta joue pour ta nuque. Qu'est-ce qu'il joue bien. Tu arriverais presque à prendre goût au spectacle avec tout ça. « Et toi ? Quelles sont ces … fantasmes ridicules qui t'habitent, hormis me suivre à distance ? » Oui, tu n'as pu t’empêcher d'assister à sa journée avec ton précieux cadeau. Un comportement de gamine, un comportement qui ne te ressemble pas. Mais si pour une fois tu t'accordais un peu de leste ? Tu es toujours tellement dans le contrôle. Alors tu te forces même à afficher un léger sourire. Tout petit, sinon il verrait de suite que ce n'est pas sincère. Mais un sourire tout de même, de quoi montrer que tu t'amuses.  « Oh tu sais comment sont les femmes, toujours à vouloir ce qu'elles n'ont pas. » Ce n'est pas tellement faux. Même si tu voulais ta place au Conseil, le fait de la voir t'échapper une première fois a renforcé ton envie. Même toi tu te rends compte de la stupidité de la chose. C'est dire. Mais tout ça est bien loin derrière toi. Tu as tout ce que tu souhaites depuis la place convoitée occupée par tes soins. Oui, une femme qui se contente de peu. Juste d'un trône. « Mais grâce à toi, je dois avouer que je ne manque de rien. » Tu as eu l'essentiel grâce à ton pion. Et toi, sale ingrate, tu n'as même jamais dit merci. Tes remerciements, sincères ou non, risqueraient d'être pris pour une moquerie de plus de toute façon.

Tu ôtes tes paumes de son torse et des doigts viennent attraper sa main derrière ta nuque pour l'enlever. Tu la lui rends avant d'entourer son cou avec tes bras. Que tu prends soin de verrouiller derrière sa tête, n'éloignant pas une seule seconde ton visage du sien. Comme si  tout ça n'avait rien de plus normal. Quelles étranges retrouvailles après tant de décennies à être séparées. « A moins que tu ais de nouvelles choses à me proposer ? » Est-ce qu'il va enfin te repousser ? Ou va-t-il aller plus loin dans ton jeu ? Tu baisses le regard, rapproches un peu plus tes lèvres, ton souffle chaud se mêlant à sa respiration. Ton nez frôle le sien, la bouche légèrement entrouverte, tu bloques. Le temps se suspend, un flottement dans l'air, et puis ?

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Message06.01.16 17:28




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Tu n'attends aucune réponse à ta question, tant celle-ci est purement réthorique. Tu sais très bien qu'elle se sent à l'étroit sur son fauteuil. Qu'elle veut bien plus que ça, qu'être la dernière membre du Conseil ne lui sied pas aussi bien qu'elle veut le montrer. Tu la sais suffisamment ambitieuse pour t'apercevoir qu'elle se sent destinée à plus. Et elle aurait pu avoir plus, beaucoup plus, sans cette trahison stupide. Mais son choix a été scellé dès ses premiers mots, et tu doutes qu'elle aurait pu changer d'avis aussi facilement. Sauf rejet de la part du Conseil, elle avait déjà planifié de te donner un coup dans le dos dès la place acquise. Dommage pour elle, elle aurait pu devenir bien plus qu'une conseillère parmi tant d'autres. Mais les choses sont faites désormais, et tu ne peux revenir dessus. Qu'importe l'envie, rien ne peut être changé.

L'ombre de l'Ombre, une potiche. Il semblerait finalement qu'elle ne te connaisse pas aussi bien que ça. De toute évidence, vous ne vous connaissez pas. Que sais-tu réellement d'elle ? Que sait-elle réellement de toi ? Pas grand chose, si ce n'est presque rien. Tout au juste pouvez-vous citer quelques traits de caractères, appris durant votre petite aventure commune et à sa fin. Mais rien de plus. Elle ignore tout de toi, et te voit même comme un rétrograde. Tu l'as été, évidemment. Fruit d'une époque où la femme ne devait en aucun cas se mêler d'affaires la dépassant. Et pourtant … pourtant, tu as évolué. Au point de donner le poste de conseiller à une femme. Elle ne l'ignore pas. Et peut constater d'elle-même qu'Andraste est plus qu'une potiche tout juste bonne à s'installer à tes côtés. Mais tu ne réponds rien. Car il n'y a tout simplement rien à répondre à cette ignorance. Tu te contentes de sentir le tracé de ses mains sur ton torse.

Oh oui, tu sais comment sont les femmes. Pour les avoir cotoyé à travers l'Histoire, tu sais pertinemment ce qu'elles sont, et ce à quoi elles aspirent. Tu sais qu'elles se content de vivre dans un rêve éveillé, désirant ardemment ce qu'elles ne peuvent posséder. Et l'abandonnant dès le défi relevé. Êtres décidément bien obscures, elles naviguent toutes entre le rêve et la réalité, entre le réalisme et le romantisme. Créatures ambiguës, lunatiques, elles savent charmer pour mieux poignarder. Au moins peux-tu te dire que, grâce à toi, Kaelys est aujourd'hui comblée. Devenue conseillère grâce à toi, elle a réalisé son rêve. Pour quels remerciements ? Un coup de poignard dans le dos. Car après le charme vient toujours la trahison. La femme est telle, la femme est le serpent. Appâtant sa proie pour mieux la dévorer.

« Je t'en prie, tout le plaisir est pour moi. »

Ta phrase se noie totalement dans l'ironie. Non tu n'as eu aucun plaisir à sentir la trahison. Tu n'as eu aucun plaisir à constater les dégâts qu'elle a causé à votre projet d'alliance. Elle a tout simplement tout foutu en l'air. Et tu n'as pris aucun plaisir à ça.

Votre petit jeu, même s'il ne rime à rien, continue de plus belle alors qu'elle verrouille ses bras autour de ton cou. Plusieurs siècles de séparation, et pourtant, on pourrait vous croire toujours aussi proches l'un de l'autre. Une scène surréaliste, lorsque l'on connaît votre passé commun. Non, ce jeu ne te fait pas pour autant oublier toute la frustration emmagasinée depuis des centaines d'années. Même si le temps n'a aucun effet sur toi, ce sentiment a su se développer et mûrir, dans l'attente de ces retrouvailles tant attendues. Mais contrairement à ce que tu pensais, elle n'a pas explosé. Toute cette rage et cette rancune enfouies au fond de toi semblent rester en sommeil, alors que la Selenim ne s'éloigne pas d'un centimètre de toi. Dans un sens, elle a su te prendre au dépourvu, encore une fois. Une fois de trop, penses-tu. Sans que cela ne se voit dans tes traits. Il semblerait que tu préfères jouer son jeu, plutôt que d'exploser et lui renvoyer à la figure toute la rage qui bouillonne en toi.

Tu n'esquisses aucun geste lorsque son visage se rapproche du tien, vos souffles se mêlant alors que tu sens la pointe de son nez fleurer le tien. Et tu laisses quelques secondes de silence après sa question. Ton regard fixé sur elle. Tu ne sais pas à quoi elle joue, ni ce qu'elle veut de tout ça, et pourtant tu restes dans cette hypocrisie à peine masquée. Tu sais pertinemment qu'il ne s'agit pas d'un jeu de séduction. Ni elle ni toi n'êtes faits pour des choses aussi futiles. Aussi inutiles. Monstres assoiffés de pouvoir, vous ne voulez rien d'autre que l'autorité sur les autres. Seul le pouvoir est votre source d'énergie. Et vous ne voulez, ni ne pouvez, vous perdre dans des considérations aussi futiles que l'amour et toutes les conneries du genre.

« Oh tu connais les hommes, toujours à promettre monts et merveilles... »

Tu finis par répondre dans un sourire monté de toute pièce. Mais tu tentes de le faire le plus sincère possible. Menteur, tu l'es. Et maîtriser ces faux sourires fait partie de tes capacités les plus développées, les années et les époques aidant cet apprentissage du mensonge. Tout comme pour elle. Petite poupée à l’apparence fragile, que tu pourrais briser d'un mouvement. Pourtant, tu n'en fais rien. Peut-être apprécies-tu finalement plus ce que jeu que ce que tu veux bien admettre. Tu n'as pas énormément de choix, de toute façon. Entre jouer le jeu et libérer ta colère, le choix est vite fait. Et il est beaucoup moins risqué que la seconde solution.

Alors tu continues. Alors que trop peu de centimètres séparent vos visages, tu t'amuses à glisser une main sur son dos, tandis que l'autre vient empoigner sa taille. Un jeu bien amusant, finalement. Et qu'elle est venue initier d'elle-même, alors que tu ne voulais que te débarrasser du monstre humanoïde qui te suit partout. Mais les cartes ont été redistribuées depuis son arrivée dans ce zoo.Et, finalement, tu apprécies cette nouvelle donne. Elle a quelque chose de … piquant. D’intrigant. D’enivrant. Quelque chose qui a le mérite d'attiser ta curiosité. Ton désir aussi, même si tu te refuses à l'avouer. Non, tu nies. Il n'y a aucun désir là-dedans. Il n'y a rien de plus qu'un jeu orchestré par la Selenim, et auquel tu prends part par espièglerie. Pour mieux la repousser le moment venu. N'est-ce-pas ? Pourtant, l'instant semble propice pour ça. Tu pourrais t'éloigner d'elle, la laisser telle quelle. Tu y penses d'ailleurs. Mais l'idée s'envole dès l'instant où, finalement, tes lèvres rejoignent les siennes. Non, tu ne veux pas t'arrêter dès maintenant. Si elle l'a lancé, tu vas le continuer.

Tu ne fais désormais plus attention au bambin larmoyant à vos pieds. Il ne mérite aucunement ton attention, quand bien même il est ton cadeau. Tu remarques seulement qu'il n'y a plus que Kaelys. Cette traîtresse infâme. Ta main remonte le long de son dos, vient s'accrocher à sa nuque. Comme pour l'empêcher de reculer. Comme pour mieux lui faire comprendre que ce jeu qu'elle a lancé, elle va devoir l'assumer. Aucun retour en arrière n'est possible. Si tu n'étais alors qu'un pion entre ses mains, tu comptes bien faire d'elle, aujourd'hui, une poupée entre les tiennes. Poupée docile entre tes mains damnées.

« Je pourrais te proposer tellement de choses... »

Tes lèvres se séparant enfin des siennes. Mais tes mains restent à leur nouvelle place, ignorant tout mouvement de la selenim. Tu ne comptes pas la lâcher aussi facilement.


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Message08.01.16 17:25



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« Oh tu connais les hommes, toujours à promettre monts et merveilles ... » Peut-être. Tu ne sais pas. Aucun homme encore n'a encore eu l'imprudence de te faire miroiter l'impossible. Tu n'as jamais joué le jeu de l'amour à ce point pour que ça puisse t'arriver. Quant aux beaux parleurs, tu dois certainement les faire fuir. Et tant mieux.

Que vous avez l'air beaux ainsi. De l'extérieur, on pourrait vous prendre pour un couple. A vous embrasser comme ça sous les rayons de lune. Le summum du romantisme. Et pourtant, tu dois être une des personnes qu'il déteste le plus. Oh tu ne doutes pas un seul instant de l'ampleur de sa haine pour toi. Oui, ta mort le ravirait. Alors que toi, si tu ne le portes pas dans ton cœur, tu ne ressens pas de haine. Du mépris oui. Et encore, pas tant que ça. Tu as cette perception de lui assez étrange, être inférieur sous certains aspects, être à peu près égal sous d'autres. Mais en tout cas, la fureur ne vient pas parcourir tes veines à son nom ou à sa vue. Ce n'est finalement pas toi la plus malsaines des deux.

« Je pourrais te proposer tellement de choses ... » Quoi ? Pourquoi il parle ? Pourquoi il s'arrête ? Ce n'est pas ça que tu veux. Oui, tu ne sais pas vraiment de quoi tu as réellement envie, c'est une première. Mais tu sais ce que tu ne désires pas. Et c'est ça. Ce petit jeu d'enfants sages. D'adolescents pudiques. De ces gestes chastes, vides, plats. De cette récréation qui tourne à l'ennui. Tu es presque déçue. Tu t'attendais à mieux de l'Ombre des damnés. S'il ne souhaite pas éclater sa haine pour que tu puisses t'en moquer, il pourrait faire plus d'efforts dans ton jeu. Tu parles d'un homme. Tu ne peux pas t'étonner que ton seul amant du moment soit un berserker. Il est le seul depuis un moment à réussir à éveiller et maintenir ton intérêt. Après deux millénaires d'existence, tu n'arrives plus à te contenter du minimum. D'un petit peu de ci ou d'un peu de ça. Il te faut toujours plus, monter vers l'extrême pour t'éloigner de l'ennui. Les moments simples, les gestes sommaires, les paroles mornes ne te font plus rien. Tu regardes passer ces instants de loin, comme une étrangère, comme s'ils ne te concernaient pas. C'est le danger lorsque les siècles s’accumulent autant. Et pour une fois, tu espérais que ce serait différent. Que le damné pouvait au moins t'apporter ça. Ne s'est il pas montré utile par le passé ? Pourquoi changer cette merveilleuse habitude ?

« Tellement de choses hein ? » Tu évites de lui rire au nez. Tu secoues légèrement la tête, frustrée. Oui, frustrée tu l'es. Même si aucune partie de ton corps ne se crispe de désillusion. Il n'y a que l’indifférence dans tes émeraudes. Encore et toujours. A croire que c'est la seule émotion que tu es capable de ressentir. « Mais Jaime, tout ça, ce ne sont que des mots. Tes paroles sont aussi belles que les miennes à l'époque. Et toi et moi on sait maintenant que ça n'a aucune valeur ou de véritable intérêt. » Tu veux des gestes, de l'action. N'importe quoi de plus piquant que ces paroles niaises. Mais visiblement ce n'est pas pour ce soir.

Tes bras desserrent leur prise pour que tes mains puissent retrouver leur place sur le haut de son torse. Si tu sembles abandonner la partie, tu ne cherches pas un seul instant à te déloger de ses bras. Il te lâchera bien assez tôt. Si ça lui fait plaisir de toucher la perfection. « On s'ennuie facilement avec toi, dommage. » Tu n'aurais pas dû en attendre autant de sa part. Ta faute. Tu as trop surestimé sa férocité.

Tu tournes la tête sur ta poupée, maintenant accompagnée de son double. Mais si ton bambin se roule par terre en hurlant, au moins il est intact. Ce n'est pas le cas de celui de Jaime, à moitié cramé, mordu et fondu. Néanmoins tous ses membres ont l'air de tenir entre eux. Il a même encore le courage d’attraper le pantalon de Jaime et de l'agiter dans sa petite menotte. « Tu as un don pour prendre soin des cadeaux qu'on t'offre. Si tu t'occupes de tes damnés de la même façon, ce n'est pas étonnant que la Guerre de Sang s'éternise. » Tu courbes l'échine pour attraper ton marmot, et oui, pour t'en aller. Mais la poigne de l'Ombre t'en empêche. « Oh okay. Tu as d'autres choses à me dire ? » Ton ton las est presque exaspérant. Mais maintenant que tu n'as pas eu le dixième de ce que tu voulais, tu préfères rentrer chez toi rapidement. Tu en as assez de cette scène mollassonne.

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Message11.01.16 18:14




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Des mots, des belles paroles. Tout ça n'a effectivement aucune valeur à ses yeux. Elle qui ne sait rien de la loyauté. Elle qui s'est permise de tuer sa propre mère pour récupérer sa place. Elle qui aurait été prête à déclarer la guerre au Conseil pour obtenir ne serait-ce que quelques bribes de pouvoir. Car, et elle le sait sûrement, si guerre il y eut, tu n'aurais jamais laissé le véritable pouvoir entre tes mains. Certes, tu l'aurais placé au Conseil. Mais cela n'aurait été que symbolique, pour donner l'impression aux demi-anges d'être dirigés par l'une des leurs. Mais tu aurais eu le véritable pouvoir entre tes mains. Et cette question d'alliance ne se serait jamais posée.

« Il me semble pourtant que mes propres promesses avaient un certain intérêt à tes yeux... »

Notamment l'enfant, qui lui a permit de s'installer sur le trône. Malgré toutes tes tentatives, tu n'as jamais réussi à passer par dessus cette ultime trahison. Cette ultime humiliation, lorsqu'elle a recruté un damné pour l'assassiner. Dans un coin de ta tête, tu as toujours cette idée d'envoyer chier les Selenims. De leur déclarer la guerre. Ennemis des damnés, ils n'ont presque aucune chance d'être alliés aux démons tant ces derniers sont désordonnés, chaotiques et imprévisibles. Devenus seuls dans cette guerre, il n'auraient d'autre choix que d'accepter tes revendications. Une aide face aux hordes démoniaques, l'asservissement des leurs par les damnés. Et la tête de Kaelys.

Tu esquisses un léger sourire. Cette pimbêche, incapable de voir ce qui est le mieux pour son troupeau, vient te faire la morale. Alors qu'elle ne connaît rien à la guerre que tu vis depuis ta naissance. Cette guerre que tes ancêtres ont vécu, et ce depuis la nuit des temps. Isolée des problèmes du monde, elle se complaît dans son oisiveté et sa propre ambition, quand bien même celle-ci se limite à diriger un peuple prétentieux mais incapable de la moindre action. Elle serait de toute évidence incapable de comprendre quoi que ce soit au jeu de la politique, à l'art de la guerre. La place de la femme n'a jamais été à ce niveau-là. Mais est-ce sa faute ? Programmée pour enfanter, non pour diriger, elle ne peut comprendre ce pour quoi elle n'est pas faite. Voilà pourquoi, finalement, elle t'a trahi. Pour s'éviter le destin funeste de sa mère, engluée dans un individualisme méprisant la sécurité et le bien-être de créatures lui faisant pourtant confiance. Voilà pourquoi elle n'est pas la personne qu'il faut – et encore frais leader, tu ne l'avais pas compris à l'époque – pour discuter d'une alliance et de la guerre qui t'oppose aux démons. Simple faire-valoir au sein du Conseil, elle ne peut t'aider comme le pourrait le véritable leader des Selenims.

Alors qu'elle se courbe pour récupérer ton cadeau, tu l'attrapes par la nuque. L'empêcher de partir, voilà ce que tu veux. Non pas que sa présence te plaise ou te rende heureux. Non, tu veux simplement lui faire part des tes volontés. De ton message à transmettre au Conseil. Si elle n'est pas capable de diriger ses ouailles de manière lucide, elle doit être au moins capable d'apporter un message à ses collègues. Sans le déformer, de préférence. Même si, venant d'elle, tu en doutes sincèrement.

« Oui. Je veux une entrevue avec le Conseil. Avec Seth, en fait. »

Retour aux affaires. Si tu restes là à lui parler, ce n'est pas pour ce petit jeu puéril, mais bien pour obtenir ce que estimes te revenir de droit. Car malgré la réussite de ta part, tu n'as jamais eu le juste retour des choses. Et tu attends toujours cette alliance de pied ferme, persuadé qu'elle suffira à suffisamment faire pencher la balance pour écraser les démons. Un petit rien, qui peut pourtant avoir toute son utilité dans ce conflit millénaire. Un petit rien qui permettra au Selenims de ne pas être vaporisés dès lors que cette guerre sera terminée. Au fond, tu sais très bien que tu ne voudra t'arrêter en si bon chemin. Les démons exterminés ou réduits en esclavage, tu ne vois aucune raison de stopper l'avancée des tiens comme ça. Une fois les démons survivants sous ta coupe, tu comptes bien faire de même pour les autres surnaturels. A commencer par les Selenims, s'ils refusent une nouvelle fois ta main tendue. Et cela, si Kaelys semble incapable de le voir, tu espères que le don de Seth le lui permettra. Pour éviter aux siens une disparition bien malheureuse.

« Dommage que tu n'ais jamais compris ce que tu perdais en me tournant le dos... », dis-tu dans un sourire totalement faux. Car bien évidemment, tu n'as jamais eu l'idée de partager avec ces bestioles ailées. « Damnés et Selenims... Nous aurions pu éliminer les démons. Et dompter les autres. Toi qui veux un plus grand siège, tu aurais pu jouir de plus de pouvoirs qu'aucun de tes prédécesseurs... »

Lentement, mais d'une main toujours ferme, tu obliges la Selenim à approcher son visage du tien, pour effleurer son oreille de tes lèvres. Tu ne comptes pas continuer ce petit jeu, non. Pourtant, cette proximité te gêne beaucoup moins que ce que tu peux penser. Parce qu'un contact visuel serait si simple avec cette distance si faible. L'emporter dans ton monde, faire ce que tu veux d'elle dans cet univers où tu contrôles les règles... Mais pas ce soir. Pas tant que tu as ce mince filet d'espoir d'une alliance avec eux. Ta vengeance personnelle attendra. Elle attendra, bien sagement, que cet espoir disparaisse à tout jamais. Et elle explosera, d'une force encore inconnue aux Selenims. Et si cela revient à déclarer ouvertement une guerre aux anges, alors soit. S'ils ne deviennent pas des alliés, ils seront quoi qu'il arrive des ennemis.

« N'espères pas que vous resterez éternellement neutres. Tôt ou tard, vous aussi serez touché par cette guerre. Et tôt ou tard, vous devrez choisir de quel côté vous vous trouvez. Avec nous, ou contre nous. »

Tu finis par la lâcher. Finalement, votre première rencontre depuis des siècles ne s'est pas déroulée comme tu le voulais. Toujours aussi hautaine, aussi fière, elle ne comprend décidément pas l'intérêt d'une alliance avec les Damnés. Persuadée de pouvoir vivre dans son petit confort, et malgré tous ses siècles d'existence, elle ne comprend toujours rien à la Guerre de Sang. Malgré son don, elle ne voit toujours pas arriver l'ouragan qui approche, prêt à tout ravager sur son passage. Se soucie-t-elle au moins de cette guerre vouée à fusionner les plans, sous la main des Diables ?


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Message25.01.16 23:18



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« Oui. Je veux une entrevue avec le Conseil. Avec Seth, en fait. » Qu'est ce qu'ils ont tous à te prendre pour la secrétaire de ton égal ? N'y a-t-il vraiment que les selenims pour ne pas juger une personne par rapport à son sexe ? Métamorphes comme damnés sont restés bloqués dans la pire époque pour la gente féminine. Et pourtant des siècles plutôt, dans ton pays natal, ce sentiment de supériorité n'étais pas aussi intense. Jaime appartient à un passé rustre, non civilisé, la partie de ce monde la plus archaïque et barbare. Et c'est tellement malheureux pour lui de ne pas être plus ouvert d'esprit. Mais tu n'es pas venue lui vanter les mérites de ton espèce, ni en tant que Conseillère, s'il y tient, tu n'as qu'à rentrer chez toi. « Dommage que tu n'ais jamais compris ce que tu perdais en me tournant le dos... » Oui, oui, c'est toi l'idiote. La naïve et la pas assez ambitieuse. Pourtant c'est toi qui a obtenu ce que tu désirais. Et pas l'inverse. Mais il semble trop coincé dans son arrogance pour l'admettre. « Damnés et Selenims ... Nous aurions pu éliminer les démons. Et dompter les autres. Toi qui veux un plus grand siège, tu aurais pu jouir de plus de pouvoirs qu'aucun de tes prédécesseurs ... » Peut-être. Mais la Guerre de Sang n'a aucun intérêt à tes yeux. Les démons, les diables, tout ça, tu t'en fiches. Tant qu'ils restent dans leur coin, tu ne vois pas pourquoi tu voudrais t'en mêler. Ce conflit n'est ni le tien, ni celui de ton peuple. Pourquoi tu prendrais le risque de perdre les tiens pour quelque chose qui ne vous concerne pas ? Et pourquoi ne veut-il pas le comprendre ? Que votre neutralité, en plus de vous protéger, est légitime et tout simplement la preuve de votre volonté de rester en paix. Et de votre respect aussi. Chacun ses affaires. Vous ne mettez pas votre nez dans les affaires d'autrui, c'est appréciable. Si tu veux plus de pouvoirs, tu conserves tes valeurs. Être la seule à régner sur les selenims, par diriger d'autres races. Pour l'instant, en tout cas, ce n'est pas ce que tu souhaites.

Il te rapproche à nouveau, son souffle se glissant au creux de ton oreille. Tu te laisses manipuler comme une poupée, persuadée que ce sentiment de supériorité le flatte un minimum. Tu pourrais facilement te dégager pourtant. Un coup d'éclat, de la lumière venant brûler ses rétines. Ou simplement un coup de genou bien placé. Mais aucune de ses solutions n'est digne de ta prestance, même si tu y penses. Le jour où tu n'es plus dans le contrôle n'est pas encore arrivé. Et puis, au fond, cette proximité te plaît. Bien sûr, elle a une saveur du passé, le goût d'une ancienne victoire.  « N'espères pas que vous resterez éternellement neutres. Tôt ou tard, vous aussi serez touché par cette guerre. Et tôt ou tard, vous devrez choisir de quel côté vous vous trouvez. Avec nous, ou contre nous. » Tôt ou tard ? Cette guerre a commencé il y a tellement longtemps, et pourtant votre alignement demeure inchangé. Que le plan matériel devient instable est une chose, se mêler à ce conflit sans fin en est une autre.

Il te redonne enfin ta liberté. Bien, tu vas pouvoir y aller. Puisqu'il a gâché vos retrouvailles. C'est une déception, mais à quoi t'attendais-tu ? A ce qu'il s'emporte, à ce qu'il t'attaque, à ce qu'il te prenne à la sauvage dans les allées du zoo ?    « Pour Seth, tu n'as qu'à aller lui transmettre le message toi-même. N'oublie pas que tu m'as permis d'accéder à un poste plus important qu'un vulgaire pigeon messager, que tu le comprennes ou non. » Tu récupères ton cadeau, toujours hurlant à tes pieds. Il se calmera dans quelques instants. Pourvu simplement que le charme qui l'anime soit éphémère. Tu  « Mais ne te fais pas trop d'illusions, Jaime. » Seth est le moins conciliant des trois à vouloir s'allier avec d'autre races, encore plus si c'est pour aligner des selenims dans une armée. Mais puisque tout le monde ne jure que par lui, ils verront bien.

Tu déplies tes ailes, les plumes noires passant par les déchirures de ta veste. Non, tu n'as pas peur d'exposer tes précieuses ailes devant Jaime. Pourquoi devrais-tu ? « Je te laisse le champagne en cadeau, profites-en bien en repensant à ma tête ornant un pique. » Et tu t'envoles, le laissant avec son poupon dont les sanglots te parviennent même à plusieurs mètres du sol. Ce fut bref. Et presque inutile. Mais au moins, vous pouvez arrêter d'ignorer la présence de l'autre. Tu as néanmoins perdu ta soirée. Comme quoi, ce n'est pas intéressant de sortir de tes habitudes.

terminé


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