AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 
Dismember the world and then dance in the wreckage || Jolynn



Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant



Messages : 1264
Origine du personnage : berserker
Alignement : chaotique mauvais
Emploi : chef de la sécurité à l'Underground



Your Soul
♠ Pouvoirs: Cryokinésie - Ubiquité - Langage démoniaque - Hache de force - Ténèbres des Damnés - Ancre Dimensionnelle
♠ Forces & Faiblesses: Fort en tout, zéro faiblesse (problème ?)
avatar


The demoniac soul

Message08.10.15 23:34


Jolynn & Faust



Faust n’avait pas prévu que les choses tourneraient aussi mal. Ce n’était largement pas la première fois qu’une bande de décérébrés s’en prenaient à lui pour diverses raisons, et même, c’était plus souvent lui que l’inverse qui s’en était pris à d’autres par le passé. De sorte que quand tout avait commencé, il ne s’était pas inquiété outre mesure. Il était même de plutôt bonne humeur, ce qui n’était pas rien, ce qui agaçait monumentalement Abaddon également, un détail qui allait avoir son importance pour la suite. Ce soir-là, il avait retrouvé Jolynn histoire de faire la tournée des bars du centre-ville. Difficile pour lui de s’avouer l’horrible vérité : elle était, en quelques sortes, une amie, enfin c’était ce qu’il se disait parfois dans ses pires cauchemars. Même s’il ne savait pas trop ce qu’était un ami, ou du moins ce qui différenciait un ami d’une personne avec qui vous traîniez régulièrement pour un peu d’amusement. Bref, il avait décidé de ne pas se prendre la tête en ce qui la concernait, ce qui était d’autant plus facile que la Damnée n’était pas prise de tête du tout. En fait, depuis leur rencontre plutôt rock and roll, ils ne s’étaient jamais hurlé dessus, malgré leurs tempéraments pourtant bouillonnants. Peut-être parce qu’ils passaient déjà beaucoup de temps à s’envoyer des vannes et qu’ils se trouvaient bien assez drôles l’un l’autre pour en rire. Cela suffisait à évacuer l’agressivité, et ne restait alors que le bon temps. Et puis ils ne s’étaient quasiment rien dit l’un sur l’autre. Pas de longues confessions les yeux dans les yeux, de passé douloureusement distillé petit à petit autour d’un verre, d’épanchements inutiles et de regards nostalgiques dans le vague. Faust ne savait pas vraiment qui était cette fille, en vérité, mais il s’en foutait, et c’était ça qui était pratique, et peut-être pour ça aussi qu’il la trouvait facile à vivre, et donc fréquentable. Elle ne lui avait d’ailleurs jamais posé de questions, ce qui l’arrangeait bien. C’était reposant pour une fois de n’être que la personne que l’autre croyait qu’on était, sans prendre en compte tous les squelettes qu’on cachait dans son placard.

Et donc, ils se voyaient pour s’amuser. Elle n’était jamais à court d’idées pour occuper leur temps, des idées qu’il trouvait débile la plupart du temps, ce qui ne l’empêchait pas de la suivre dans ses délires. Ce soir-là, ils avaient opté pour quelque chose de plus conventionnel : un barathon dans le quartier chicos de Toronto. Et avant l’incident, ils s’éclataient plutôt bien, au milieu de tous les bourgeois et des chefs d’entreprise en costumes qui s’étaient agglutinés dans les clubs lounges ultra-modernes de downtown. Autant dire qu’ils s’étaient virés de tous les endroits où ils étaient allés, mais ça en valait totalement la peine. Jusqu’à ce moment où ils avaient coupé par une rue plus sombre que les autres, plus éloignées des grandes artères longeant les buildings en verre pour s’enfoncer dans un passage plus ancien, et où une bande de crétins s’était portée à leur rencontre.

Ils voulaient leurs portables. Leur argent. Leurs bijoux, comme si Faust était du genre à en porter. Rien que ça, ça l’avait énervé. Il avait ri, d’abord, mais d’un rire déjà agacé. Il était de bonne humeur, et soudain ces idiots s’étaient pointés, et c’était comme se prendre un coup dans la gueule, un véritable ascenseur émotionnel. Content, pas content. Et les émotions n’étant pas vraiment le truc de Faust, encore moins la patience, il changea d’humeur en deux secondes et quand l’un des types sortit un flingue, il grogna carrément comme une bête. Et c’était suffisant pour réveiller le démon en lui. En fait, Abaddon se mit à s’agiter et à hurler tellement fort que Faust n’entendit plus rien du monde extérieur pendant quelques secondes. C’était ça, son problème. Il avait de sérieux soucis de colère, qui avaient empiré quand Abaddon s’était installé dans les locaux. En face, les types commençaient à les encercler, à se montrer menaçant, et tout ce à quoi pouvait penser le Berserker, c’était leurs têtes qui explosaient contre des murs, préférablement grâce à lui. Il en avait presque oublié la présence de Jolynn à côté de lui et n’avait absolument pas conscience de ce qu’elle faisait ou disait si seulement elle faisait ou disait quelque chose.

Il arrive parfois que le démon prenne le contrôle. C’était arrivé plus d’une fois quand Faust s’était fait posséder – en fait, à cette époque, il était pratiquement sûr que c’était Abaddon qui était au commandes, et ce pendant plusieurs mois. Il n’avait jamais réussi à faire la part des choses entre lui et le démon à cette période de sa vie. Mais depuis, les fois où c’était arrivé se comptaient sur les doigts d’une main.

C’est là que celui qui avait un flingue leur tira dessus. Probablement qu’il se croyait dans Batman. Faust compta quatre coups. Il sentit un choc au niveau du ventre, un seul. Aucune idée d’où étaient allées se planter les autres balles. Mais au-delà de la douleur, ce fut la rage absolue d’Abaddon, combinée à la sienne, qui acheva de lui faire perdre les pédales. Pour le coup, il devait s’avouer plus tard qu’il ne s’était pas du tout laissé faire. Non, il voulait vraiment passer ses nerfs sur ces débiles, et c’est en toute connaissance de cause – et parce qu’il avait totalement oublié que Jolynn était là – qu’il passa en mode Berserker.

La totale. Son champ de  vision se réduisit alors qu’un masque de ténèbres recouvrait son visage. Il n’était plus Faust Seldzar, pas plus qu’il n’était Abaddon. Il n’était qu’une créature sans nom et sans visage faite uniquement de violence, bâtie sur des ruines et du sang et créée par une nature déviante et assoiffée qui lui avait donné pour seul rôle : la destruction. Alors c’est ce qu’il fit. Il détruisit. Et c’était probablement moche à regarder, mais lui n’en avait même pas conscience. En revanche, il eut soudain conscience de la présence qui se tenait un peu en retrait. Une silhouette éthérée dans les ténèbres du monde tel qu’il le voyait désormais. Une femme. Qu’il connaissait. Ce qui ne l’empêcha pas de faire un pas faire elle. Puis deux. La violence était comme le feu, qui ne s’arrêtait qu’une fois qu’il n’y avait plus d’oxygène.


the pretender.

In time or so I'm told I'm just another soul for sale... oh, well, the page is out of print. We are not permanent, we're temporary, temporary. Same old story. I'm the voice inside your head you refuse to hear, I'm the face that you have to face, mirrored in your stare. I'm what's left, I'm what's right, I'm the enemy. I'm the hand that will take you down, bring you to your knees. foofighters
(code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t171-faust-all-right-then-i-ll-



Messages : 462
Origine du personnage : Damnée Tempestaire
Alignement : Loyal Mauvais
Emploi : Monitrice en parachutisme



Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Absorption d'oxygène ; retire l'oxygène mètre cube par mètre cube, mais étant le point de départ, elle s'inclue dans la partie non oxygénée. ϟ Lumière Obscure ; ça va être tout noir, mais pas pour elle.
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The unfaithful

Message12.10.15 23:25



dismember the world and then
dance in the wreckage

Tu aurais préféré que cette soirée, qui se déroulait très bien jusqu'ici, ne déconne pas. Tu aurais préféré éviter cette bande de con, cette balle qui vient se loger dans ton bras, qui t'oblige à poser les genoux au sol. Contrainte par la douleur à te tordre comme une faible, la paume recouvrant vainement la blessure. Et bien que tes prunelles évitent soigneusement le massacre qui se joue non loin de toi, tu aurais voulu l'éviter aussi. Tu en as rien à foutre de ses vies humaines écrasées si facilement, clairement. Ça te fait ni chaud ni froid, tu n'es pas une alliée de ces créatures sans intérêt. Même si ce sont des potentiels esclaves de moins. Mais c'est surtout à cause de ce que tu viens de découvrir sur Faust que tu aurais préféré une autre fin de soirée. Tu ne t'es jamais posée la question sur la nature de votre relation. Peut-être était-ce de l'amitié, vu le sentiment de déception et de trahison qui traverse ton corps. Avec presque autant d'ampleur que la souffrance infligée par cette foutue balle. Ça t'apprendra à ne pas te renseigner, à prendre les gens comme ils sont sans vouloir en apprendre d'avantage. Tu n'as même pas pris la même de vérifier son alignement, que ce soit à votre rencontre ou après. Ça t'apprendra à te foutre de tout. Tu en es arrivée à apprécier un berserker. Et cette réalité t'offre un goût acide dans la bouche. Ouais, tu l'appréciais. Parce qu'avec lui tout était simple, limpide. Il n'y avait rien de superficiel. Tu ne te prenais pas la tête, lui non plus. Tu avais enfin rencontrer quelqu'un sur la même longueur d'onde que toi.Et tout allait mieux dans le meilleur du monde. Tu aurais même préféré continuer comme ça pour toujours. Ne jamais savoir ce qu'il était vraiment. Son appartenance à une race que tu détestes par nature. Parce que c'est ce qu'on t'a appris, ce que tu as trouvé légitime, ce que tes gênes de damnée sont obligés de haïr. Il y a quelque chose qui se brise au fond de toi, alors que tu contemples de loin son masque, son apparence. Un étranger, un ennemi, un fou, un esclave d'un foutu démon. Mais certainement plus l'ami que tu pensais. « Espèce de traître. » Tu souffles, tu pestes tout bas. Mais il n'y a pas que la colère qui rythme les battements de ton cœur. Non, il y a aussi cette angoisse, celle d'être blessée, de mourir. Ce sentiment que tu ne connais pas tellement à cause de ton inconscience. Il t'a toujours protégé de cette émotion, et il suffit d'un berserker qui t'observe à travers son masque pour tout changer. Ouais, clairement t'as peur. Tu sens tes pouvoirs s'affoler. L'oxygène qui se retire de tes poumons, et l'obscurité qui doit déconner aux alentours. Bien que les ténèbres ne t'affectent pas, tu peux très bien imaginer la lumière aller et revenir avec insistance. Bien qu'il n'y est plus grand monde pour y assister. Ça aurait été différent, si tu n'avais pas ce sang qui coule le long de ton bas, les genoux à terre. Et si ce n'était pas Faust, encore frénétique de son massacre récent. Tu trouves néanmoins la force de te relever, toujours en train d'étouffer avec ton pouvoir par intermittence. Toujours en train de faire clignoter la nuit autour de toi. Mais tu n'as aucunement l'intention de fuir, ce n'est pas ta façon d'être.  Même avec la perte de sang qui commence à te faire tourner la tête. Le décor devient plus vague, mais pas assez pour effacer cette erreur de la nature de ta vue. Tu sais que ce n'est pas la peine de parlementer avec ce genre de truc. De toute façon, tu n'es pas non plus du genre à supplier. Tu n'as juste qu'à attendre qu'il reprenne visage humain. Ou patienter jusqu'à ce qu'il écrase ta tête contre le mur comme les autres. C'est la deuxième option qui va certainement se produire, ou quelque chose dans ce registre en tout cas. Puisque ses doigts finissent par t'attraper par la gorge pour te soulever du sol. Tu ne sens pas tout de suite l'étranglement, tes poumons et ta trachée sont déjà vides d'oxygène. Mais ton autre pouvoir s’affole un peu plus, ça doit être un véritable feu d'artifice. Tu essayes de donner des coups de pieds, cherchant n'importe quelle partie de son corps pour lui faire relâcher la pression. Si tes pieds heurtent parfois ses jambes ou son ventre, ça ne produit pas l'effet escompté. Tu retires l'oxygène aussi jusqu'à lui, seulement tu n'es pas certaine que sous cette forme, ces machins là respirent de base. De toute façon tu ne contrôles plus vraiment ta capacité, tu ne sais même pas très bien quel mètre cube est compris dans ta bulle. Ce que tu sais, c'est que tu ne vas pas tarder à y passer s'il ne desserre pas son emprise. Tu es pourtant presque aussi impuissante que la bande de débiles de toute à l'heure.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t165-je-my-blood-is-a-flood-of-



Messages : 1264
Origine du personnage : berserker
Alignement : chaotique mauvais
Emploi : chef de la sécurité à l'Underground



Your Soul
♠ Pouvoirs: Cryokinésie - Ubiquité - Langage démoniaque - Hache de force - Ténèbres des Damnés - Ancre Dimensionnelle
♠ Forces & Faiblesses: Fort en tout, zéro faiblesse (problème ?)
avatar


The demoniac soul

Message13.10.15 21:13


Jolynn & Faust



Cette gorge fine et fragile entre ses doigts lui rappelait quelque chose. Non pas la personne qu’il avait en face de lui. Tout en lui, ce qui restait de Faust, ce qui restait d’Abaddon et la créature, issue de leurs deux êtres, qui avait pris le contrôle, savait qui était cette femme. Le problème n’était pas là, car tout sentiment était éteint en lui. Plus d’hésitations, de remords, d’inhibitions ; le lien entre ses actes et leur impact psychologique était coupé. Non, ce n’était pas elle qui lui était familière, mais le fait de la tuer. Fut un temps, il y avait très longtemps de cela, où il s’adonnait à cette activité avec d’autant plus de plaisir que c’était son rôle, sa place dans ce monde. Qu’on lui en donnait la permission, qu’on l’encourageait à le faire, même. Chasser et débusquer des démons, et ensuite, les tuer. Lui y prenait un plaisir infini et il n’était pas vraiment étonnant qu’il ait fini par être dévoré par la chose même qu’il appréciait le plus. Il en avait brisé, des nuques. Il en avait tuées, des femmes comme elle. Le Berserker ne faisait là que ce pour quoi il avait vu le jour, fruit contre-nature d’un Nocturne au bord de la folie et d’un démon destructeur opportuniste. Il était plus puissant et plus efficace que la somme de ses parties. Il ne faisait même pas la différence entre les humains et elle, qui n’en était pas une. Ne prenait même pas vraiment de plaisir à la priver d’oxygène et à la regarder droit dans les yeux alors que la vie s’écoulait d’elle lentement. C’était sa nature, ce qu’il était, ce pour quoi il existait. Une créature extérieure à ce monde qui n’y trouvait un sens que lorsqu’il détruisait et massacrait.

Il ne remarqua qu’assez tard le petit jeu de la Damnée. Elle faisait quelque chose. Il prit le temps d’identifier le phénomène, sans relâcher la pression sur la nuque frêle. L’air, lentement, se raréfiait, comme si à mesure qu’il étouffait la femme, lui aussi étouffait, en un étrange mimétisme. Un don, probablement. Elle ne comptait pas se laisser mourir sans se battre. Tout au fond du Berserker, quelque chose tressauta. Peut-être que ce serait amusant. Peut-être qu’elle allait l’amuser. Qui d’eux deux serait à court d’air le premier ? Dans l’absolu, le Berserker se fichait bien de respirer, mais il ne pouvait nier le fait qu’il utiliser un vaisseau fait de chair et de sang qui avait besoin d’oxygène. Autour d’eux, les lumières clignotaient, les réverbères semblaient être devenus fous et les murs étaient teintés du sang des humains assassinés. Et l’air, doucement, manquait. Soudain, le Berserker leva le bras et balança la Damnée contre le mur derrière elle. Il la vit rebondir dessus et tomber à terre, regarda son martyre, parfaitement sensible à sa douleur : une balle dans le bras, sa gorge écrasée, ses poumons en feu et chacun de ses membres à présent malmenés par le mur de brique. Il s’avança vers elle lentement. Nul besoin de se presser. Ses gestes étaient comparables à ceux d’une machine. Il s’arrêta devant elle, baissant les yeux sur elle derrière son masque d’os, ses orbites vides comme deux trous noirs où luirait une lueur profondément maléfique. Elle avait probablement besoin de le toucher pour utiliser son pouvoir. Mais en était-elle seulement encore capable ?

Il la saisit par le col pour la soulever et la cogna de nouveau contre le mur. Il pouvait presque sentir le choc se répandre dans tout le corps somme toute fragile de la Damnée. Il resserra sa prise sur son col et son regard tomba sur le sang qui maculait son bras. Il baissa les yeux sur son propre abdomen, désormais recouvert de son exosquelette. N’y avait-il pas une blessure similaire là-dessous ? Était-ce important ?

C’était important.

Non, ça ne l’était pas. Ou bien l’était-ce ? Il reconnut les signes. Soudain, sa perception du monde qui l’entourait était beaucoup plus précise. La lumière des lampadaires. Le visage abîmé de la fille – Jolynn. L’odeur du sang partout dans la ruelle. Le bruit d’une moto au loin. Ce bruit-là était particulièrement important.

C’était difficile de vivre à trois dans le même corps, en quelques sortes. Ou bien ne s’agissait-il en fait que trois facettes différentes de ce qu’il était vraiment. Si seulement il savait ce qu’il était. Plus vraiment le Berserker, en cette seconde. Faust reprit conscience de son propre corps sans heurts, sans à-coups, et en vérité, il avait été là tout du long, d’une certaine façon. Ce n’était pas comme s’il laissait la place, comme s’il était effacé par le Berserker, c’était bien plus complexe, bien plus pénible que ça. C’était lui sans être lui, et il était là quand son armure d’os apparaissait, et le Berserker était là quand Faust se baladait tranquillement dans une rue. Sans parler d’Abaddon. Et soudain, tout se réagença. La ruelle, Abaddon surexcité et fier de lui, et Jolynn qu’il tenait toujours par le col… Il relâcha sa prise doucement et la regarda glisser lentement contre le mur jusqu’au sol.

Ils étaient rares, les moments où Faust sentait poindre le regret. Encore plus rares ceux où il admettait sa faute. Et quasi inexistants, les moments où il était désolé. Mais en cette seconde, en voyant Jolynn à ses pieds et en sachant parfaitement ce qui était arrivé, il ressentit tout cela. Il se sentait encore crépiter de l’énergie du Berserker mais déjà, une douleur sourde envahissait son ventre. Mais son attention était portée sur Jolynn alors qu’il attendait. Il attendait qu’elle le regarde, parle, lui donne un signe de vie. Une seconde suspendue, un moment interminable, et pourtant, Faust ne voyait pas comment tout ça pouvait bien se terminer. Et il était prêt à accepter n’importe quoi de la part de la jeune femme – difficile de ne pas assumer ses actes, là. Il posa une main sur son ventre et se servit de sa colère, naissante et familière, pour tenir de bout. Il s’en voulait, mais plus encore, il en voulait à Abaddon et à ce qu’il avait fait d’eux deux, le Nocturne et le Démon. Hors de lui d’avoir perdu le contrôle, la chose la plus importante pour lui. Finalement, il recula d’un pas. Il avait l’impression que ses tatouages nocturnes rampaient sur sa peau comme des serpents. Ne les avait-elle jamais vus ? Pourquoi pensait-il à cela maintenant ?

« Jolynn… C’est moi. »

Oui, c’était lui. Faust. Rien que lui.


the pretender.

In time or so I'm told I'm just another soul for sale... oh, well, the page is out of print. We are not permanent, we're temporary, temporary. Same old story. I'm the voice inside your head you refuse to hear, I'm the face that you have to face, mirrored in your stare. I'm what's left, I'm what's right, I'm the enemy. I'm the hand that will take you down, bring you to your knees. foofighters
(code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t171-faust-all-right-then-i-ll-



Messages : 462
Origine du personnage : Damnée Tempestaire
Alignement : Loyal Mauvais
Emploi : Monitrice en parachutisme



Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Absorption d'oxygène ; retire l'oxygène mètre cube par mètre cube, mais étant le point de départ, elle s'inclue dans la partie non oxygénée. ϟ Lumière Obscure ; ça va être tout noir, mais pas pour elle.
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The unfaithful

Message18.10.15 18:12



dismember the world and then
dance in the wreckage

Tu es projetée en arrière. Mais tu n'as pas le temps d'apprécier le vol et l'oxygène qui pénètre avec peine dans ta trachée. Non, ton dos s'écrase violemment contre le mur de briques avant de te retrouver le ventre contre le sol. Tu peux presque sentir des os se briser. Sûrement une côte ou deux. Mais tu ne peux pas bien localiser la douleur. Ton bras, tes poumons, ta gorge, ton dos, ton ventre, ici et là. Tout se déchire. Tout se lacère. Et c'est pire lorsqu'il te relève, lorsqu'il donne un dernier coup à ton dos meurtri. Les briques font vibrer ton corps à l'aide du douleur vive, traversant tes muscles, tes entrailles, chaque parcelle encore vivante de ta silhouette. Encore un. Encore un seul coup. Un dernier. Et tu claqueras dans ses mains. S'il te restait assez d'énergie, tu  pourrais même supplier pour que ça ne tarde pas. Pour qu'il te libère de tout ce mal qui s'enfonce dans ta chair, dans tes veines, dans tes organes. Mais au lieu de ça, tu restes muette alors que tu patientes. Pendant que tu espères. Mais rien ne vient. Et tu sens ton corps glisser le long du mur. Mais tu n'as plus vraiment l'impression d'être consciente. Tu n'es plus vraiment là. Tu assistes à ta chute sans vraiment la subir. Tu es à deux doigts de t'évanouir. Ou de vomir tes tripes. C'est au choix. Mais maintenant qu'on te laisse tranquille, quelque chose en toi s'accroche. Te maintient dans ton corps pour éviter de t'envoler dans l'ailleurs. Même si ça ne se voit pas au premier coup d’œil. De l'extérieur tu ressembles déjà à un cadavre, à moitié assise, à moitié affalée sur le béton. La bouche entrouverte, les rétines fixes, tu réapprends difficilement à respirer.  Mais juste ce petit effort te consume. Irradiant ce corps frêle qui ne te sert plus à rien d'autre qu'à souffrir. « Jolynn … » Entendre ton nom te ramène un peu sur terre. Sa voix émerge des ténèbres, et tu te sers de ça pour revenir doucement parmi les mortels. La rancœur et la déception ont disparu. Il n'y a plus de place pour ça lorsque tu es si proche de la mort. Alors tu t'accroches à cette voix, que tu haïras plus tard s'il te tue pas avant.

« C’est moi. » Tu continues de t'y cramponner. Tu analyses, tu essayes de réfléchir. N'importe quoi pour oublier cette foutue douleur. C'est lui ? Faust. Un étranger oui. Un inconnu auquel tu as cru tenir. Un putain de traître. Mais peux-tu vraiment le blâmer entièrement pour avoir cacher sa véritable nature ? Non, tu as fais de même et ne t'es jamais intéressé à ce qu'il était. Dommage. Te renseigner un peu aurait pu t'éviter de traîner avec un berserker. Et de te retrouver là, à agoniser lentement. Tu regrettes presque cette régénération moins rapide que celles des autres créatures surnaturelles. Oui mais tu regrettes surtout qu'elle existe. Parce qu'elle te maintient en vie, te maintient en souffrance. Et tu veux juste que tout ça stoppe. Il n'y a que ça qui compte. Sa trahison te passe presque au dessus. Tu bouges enfin tes prunelles et elles viennent s'arrêter un peu plus loin derrière lui. Là bas, abandonnée sur le sol, l'arme qui a été la première des deux à te blesser. Oh tu penses une fraction de seconde à te jeter dessus pour ensuite loger quelques balles dans le crâne du berserker. Mais c'est plus pour viser ta cervelle à toi que tu aimerais l'attraper. Parce que pour une fois tu n'as plus de courage. Tu veux juste être lâche et fuir cette guérison qui durera une éternité. Alors tu ne quittes pas cet objet au goût libérateur des yeux. Et tu parles enfin, même si ça ressemble plus à un souffle inaudible. « C'est censé me rassurer ? » Mais tu ne fais plus vraiment attention à Faust. Non, tu rassembles les dernières forces qu'il te reste pour te rapprocher de l'arme à feu. Tu rampes, le ventre sur le sol ou à quatre pattes, tu en n'as aucune foutue idée. Tu as putain de mal mais la vision du pistolet imprimée dans tes rétines te permet d'avancer quand même. Et après ce qu'il t'a semblé des milliers de kilomètres, ta main noue enfin un contact avec l'arme froide. Mais tout ça t'a vidé, tu pourrais t'endormir là, avec ça entre les doigts, la joue contre le béton. Mais la douleur t'en empêche. Elle te maintient éveillée avec bien trop d'insistance. Alors tu restes un instant immobile, allongée comme une merde, le bras tendu tenant ce qui pourrait mettre fin ta souffrance. Tu n'as plus la notion du temps, tu ne sais pas combien de temps tu restes bloquée dans ta léthargie avant de tourner l'arme vers toi. Tu n'as plus conscience de ce qui t'entoure, tout est silencieux. Et seul l'odeur de ton sang mêlé à celui des autres réussi à t'atteindre. Assez pour te donner la nausée. Pour te donner un goût acide et amère à la fois dans la bouche. Et c'est trop. Tes phalanges appuient enfin sur la gâchette. Mais rien. Pas un bruit. Pas une balle. Et surtout pas de libération. Alors quoi ? Que reste-t-il pour que cette souffrance s'arrête ? Et pourquoi pas celui qui t'a mis dans cet état ? Pourquoi il ne finirait pas son travail ?



Dernière édition par Jolynn Edwards le 22.10.15 0:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t165-je-my-blood-is-a-flood-of-



Messages : 1264
Origine du personnage : berserker
Alignement : chaotique mauvais
Emploi : chef de la sécurité à l'Underground



Your Soul
♠ Pouvoirs: Cryokinésie - Ubiquité - Langage démoniaque - Hache de force - Ténèbres des Damnés - Ancre Dimensionnelle
♠ Forces & Faiblesses: Fort en tout, zéro faiblesse (problème ?)
avatar


The demoniac soul

Message21.10.15 20:24


Jolynn & Faust



Sa voix, presque un râle d’agonie, ne suffit pas à lui faire relever les yeux sur elle. En cette seconde, Faust songeait sérieusement à s’en aller. De son état de violence absolue, jusqu’à sa colère, en passant par quelques secondes d’apathie totale, il était passé par tous les états, et à présent il se disait simplement que Jolynn et lui allaient en rester là, si seulement elle avait le temps de se remettre de ses blessures, évidemment. Il avait du mal à imaginer qu’elle pouvait mourir, là, sous ses yeux, sur le trottoir, mais après tout elle ne serait pas la première Damnée qu’il tuerait de ses mains. Cela faisait longtemps, en revanche. Longtemps qu’il n’avait pas succombé à cette folie qui dormait en lui, longtemps qu’il n’avait pas ôté la vie de quelqu’un, homme ou femme. Qu’il s’agisse d’une connaissance, presque d’une amie, en revanche, c’était une première pour lui, et c’était pour cela qu’il ne savait pas quoi faire ou quoi dire, à présent. Mais déjà, il s’était rendu à l’évidence. Déjà, il avait accepté l’inéluctable, la fin de l’histoire. Maintenant que celle-ci lui avait échappée, maintenant que seule Jolynn avait le droit de décider de leur destin à tous les deux, il savait que c’était probablement la dernière fois qu’il la voyait. De sortes qu’il était résigné. Autant tourner les talons et partir. Autant l’oublier. C’était comme ça, la vie, les gens, on ne les gardait pas toujours avec soi et il avait été seul la plupart du temps, il avait eu le temps, d’en voir, des amis et des ennemis entrer et sortir de sa vie tout aussi rapidement. Il s’était déjà fait une raison, ainsi se terminer ce petit chapitre de sa vie. Il sentit le calme et la froideur l’envahir alors qu’il regardait la scène avec un œil beaucoup plus objectif, presque en spectateur, en type pas concerné. Il la vit ramper au sol mais resta planté là sans réagir. La seule chose qu’il pouvait faire pour elle, à présent, c’était appeler les secours ou quelque chose d’équivalent.

Il la regarda se déplacer sans faire le moindre geste, suivant chaque centimètre de sa passion sans savoir ce qu’elle cherchait à faire. Pourtant, quand elle se saisit de l’arme qui traînait par terre, Faust ne put s’empêcher d’esquisser un sourire. Il crut d’abord que c’était pour lui qu’elle faisait ça, qu’elle voulait encore se défendre, qu’elle voulait lui tirer dessus. Et si cette perspective fit s’agiter de nouveau Abaddon et remuer, à la limite de son esprit, la créature même qui venait de se calmer, il sut se contenir cette fois parce qu’il savait qu’il ne craignait rien. Non pas qu’elle n’aurait pas pu le tuer, seulement, il était redevenu, en une seconde, face à cette scène, le Faust qui ne s’inquiétait de rien et se foutait de tout. Celui à qui il paraissait inconcevable d’être un jour trucidé, quand bien même le filet de sang qui continuait de couler de sa blessure démentait cette vision kamikaze qu’il avait de sa propre vie. Et dans un sens, elle lui avait rendu un service. Il venait de reprendre conscience de ce qu’il était, de qui il était. Il n’était pas le type qui se faisait des copines et sortait boire des mojitos avec elle. Il était celui qui vivait dans les ruines, de tout et de tout le monde. Voilà, tout venait de reprendre sa place dans son existence, et les choses étaient bien mieux ainsi.

Il patienta donc, tout prêt à se laisser coller une balle dans la tête, pour ce que ça lui faisait, comme si ça pouvait lui faire quoi que ce soit, peu importait. Cependant, son sourire disparut quand il la vit retourner l’arme contre elle-même. C’était presque une déception. Voilà un aspect de sa personnalité qu’il aurait souhaité ne jamais connaître, une vision qu’il aurait souhaité ne jamais voir. Il soupira doucement. À quoi est-ce qu’elle jouait, exactement ? Il finit par se secouer et s’avança vers elle. Il se baissa avec un grognement et lui arracha l’arme de la main, l’envoyant valdinguer au loin.

« À quoi tu joues, putain… »

Son ton était bas, calme. Il s’accroupit face à elle, et tant pis si elle pensait qu’il allait l’achever, tant pis s’il lui faisait peur. Il savait, lui, qu’il n’allait pas la tuer, et c’était tout ce qui comptait pour lui. Il n’avait aucun pouvoir à sa disposition qui aurait pu l’aider. Aurait-ce été le cas qu’elle aurait probablement refusé qu’il fasse quoi que ce soit pour elle. Il avança la main – qu’est-ce qu’elle pouvait faire de toute façon, pour l’en empêcher ? – et fouilla ses poches jusqu’à trouver son téléphone portable. Il regarda le journal d’appel, s’appliquant à ne pas la regarder, et vit que le numéro qu’elle appelait le plus souvent et qui l’appelait le plus souvent était le même, un ou une Kat. Il hésita une seconde puis décida de l’appeler, ce serait plus efficace qu’envoyer un simple SMS. Il composa le numéro et attendit que ça décroche à l’autre bout de la ligne, gardant un œil sur Jolynn. Une voix féminine répondit, et il ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit.

« Jolynn a des ennuis. Vous devriez venir, et vite. »

Il donna l’adresse et raccrocha, avant d’ôter la batterie du téléphone pour éviter que cette Kat rappelle aussitôt, il n’était pas d’humeur à supporter la sonnerie du portable en boucle. Il posa le téléphone sur le trottoir et s’assit à côté de Jolynn en soupirant.

« Je te dois des excuses. Mais je ne peux pas défaire ce que j’ai fait. »

Dans combien de temps la copine allait-elle se pointer ? Il s’en fichait presque – presque. Il ne voulait pas être dans le coin quand elle arriverait, il avait vécu assez de drame pour ce soir. Il leva de nouveau la main, la posa sur la blessure au bras de Jolynn, sans lui demander son avis. De toute façon, il lui avait déjà fait, en quelque sorte, subir tous les outrages, alors qu’est-ce qu’elle risquait de pire ? Il rassembla doucement son pouvoir de cryokinésie, couvrant la blessure d’une légère couche de glace. Ça ne servirait à rien pour contenir le sang, mais ça anesthésierait quelque peu la douleur. Puis il resta là, pensif.


the pretender.

In time or so I'm told I'm just another soul for sale... oh, well, the page is out of print. We are not permanent, we're temporary, temporary. Same old story. I'm the voice inside your head you refuse to hear, I'm the face that you have to face, mirrored in your stare. I'm what's left, I'm what's right, I'm the enemy. I'm the hand that will take you down, bring you to your knees. foofighters
(code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t171-faust-all-right-then-i-ll-



Messages : 462
Origine du personnage : Damnée Tempestaire
Alignement : Loyal Mauvais
Emploi : Monitrice en parachutisme



Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Absorption d'oxygène ; retire l'oxygène mètre cube par mètre cube, mais étant le point de départ, elle s'inclue dans la partie non oxygénée. ϟ Lumière Obscure ; ça va être tout noir, mais pas pour elle.
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The unfaithful

Message21.10.15 22:22



dismember the world and then
dance in the wreckage

L'arme t'échappe. Tant pis. T'es trop lasse pour t'énerver. Même si au milieu de tes membres qui te font souffrir, tu sens une pointe de frustration. C'est pas encore fini. Non, ton calvaire est loin d'être terminé. Deux jours encore, si ce n'est plus. Vu l'état dans lequel tu es. Quarante-huit heures à agoniser, ça sonne presque comme une éternité.

« À quoi tu joues, putain … » Sa voix sort une nouvelle fois de nul part. Tu continues à t'y accrocher pour rester sur terre. Mais quand le berserker se penche près de toi, tu espères presque qu'il est venu achever son travail. Et tu attends. Tu patientes encore et encore. Tu ne sens même pas sa main qui vient prendre ton portable dans ta poche. C'est bien trop tard que tu réalises ce qu'il est en train de faire. Et c'est impuissante, les yeux ronds que tu le vois téléphoner. Putain il appelle qui ? Sûrement Katniss, c'est elle qui revient toujours. Que ce soit sur ton portable, ou dans ta vie en générale. Ou à moins que ce soit ta mère. Ou un collègue. Des amis, tu n'en n'as pas des tonnes. Loin de là. « Jolynn a des ennuis. Vous devriez venir, et vite. » Quoi ? Non, non, non. Personne doit te voir comme ça, et surtout pas Kat ou ta mère. Non, c'est hors de question. Tu ne montreras pas à quel point tu peux être fragile, ou à quel point tu peux être conne d'accorder ton amitié à n'importe qui. « Non, Faust. » Mais trop tard. Il a déjà raccroché. Putain quel con. Mais au moins il a eu le mérite de te réveiller. Tu te mets déjà assise pour déguerpir loin d'ici. En espérant que la chimère prenne le temps de se demande s'il s'agit d'une blague ou non. Et surtout qu'elle ne se téléporte pas ici dans quelques secondes. Ou alors il vient de prévenir ta mère, et c'est presque aussi pire. Maintenant que ton père est mort, il ne s'agirait pas de lui montrer que la seule famille qui lui reste peut claquer en deux coups de brique. Mais non, c'est forcément Kat. Malheureusement ?

« Je te dois des excuses. Mais je ne peux pas défaire ce que j’ai fait. » « Oui, oui … » Tu verras pour le pardon plus tard. Tu le haïras plus tard. Tu te vengeras un autre jour. Mais pas maintenant. Ta priorité n'est pas là. Non, tu n'as plus qu'une seule chose en tête, aller guérir tranquillement loin d'ici. Sous les yeux de personne. Tu ne fais même pas attention à ce qu'il fait à ton bras. De toute façon, il ne peut rien faire pour tes côtes, ton dos ou ton corps entier qui continue de te faire mal. Au moins, tu as récupéré ta lucidité, un peu. Tu poses une main sur son épaule pour t'aider à te lever. Mais dès que tu essayes de te mettre sur pieds, ta paume quitte Faust pour se plaquer automatiquement sur tes côtes. Tes os cassés te ramènent à terre, les fesses les premières. Putain, tu vas devoir ramper ? Tu n'as qu'à être plus rapide que Kat. Et passer inaperçue dans les rues plus bondées ? Il ne doit pas y avoir grand monde dehors à cette heure-ci. Mais tu n'es pas à l'abri de tomber sur un clampin ou deux. « Emmène moi ailleurs. » Tu n'as pas vraiment réfléchi à cette solution. Encore une fois, tu parles ou agis avant d'avant mijoté un peu le truc dans ta cervelle. Mais tant pis, maintenant que c'est lancé, autant aller jusqu'au bout. Puis c'est ça, ou ramper comme une idiote en essayant de fuir Kat. « Je t'en prie dépose moi sous un pont, dans une autre ruelle, n'importe où qu'on puisse pas me voir comme ça. » Ton ego et ta fierté sont plus important que de ''tout partager'' avec la personne avec qui tu es en couple. Évidemment, ça toujours été toi d'abord. Et sous ton meilleur jour. Jamais tu ne t'es montrée faible devant qui que soit. Hormis Faust ce soir. Et tu compte bien qu'il soit le seul à découvrir cette facette de toi. Que même toi tu ne connaissais pas. Tu te fous tellement de tout, tu veux jouer à la plus forte. Mais au fond t'es qu'une gosse sans expérience qui n'a jamais frôlé la mort d'aussi près. « Je veux pas qu'elle me voit comme ça. Emmène moi guérir ailleurs. Tu me dois bien ça. » Tu ne lui demandes pas la lune. Et tu n'attends pas vraiment qu'il puisse refuser, tu poses à nouveau ta main sur son épaule. Presque paniquée à l'idée qu'il soit déjà trop tard. « Dépêche toi avant qu'elle ne se pointe ici. » Un pont, une forêt, n'importe où ça te va très bien. Dommage, si ça t'était arrivé sans lui, c'est sûrement chez Faust que tu aurais atterri. Puisqu'il a cette qualité formidable de ne poser aucune question. Seulement c'est lui qui vient de te mettre dans cet état, ça change tout. Néanmoins, il peut toujours servir de soutien pour t'éloigner d'ici. C'est déjà ça. Évidemment que ça ne rattrape rien. Tu n'es même pas certaine que ce soit rattrapable, tu es trop rancunière pour ça. Tu t'es faite avoir comme une conne, tu mettras un moment à le digérer. Mais pour l'instant, il y a plus urgent.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t165-je-my-blood-is-a-flood-of-



Messages : 1264
Origine du personnage : berserker
Alignement : chaotique mauvais
Emploi : chef de la sécurité à l'Underground



Your Soul
♠ Pouvoirs: Cryokinésie - Ubiquité - Langage démoniaque - Hache de force - Ténèbres des Damnés - Ancre Dimensionnelle
♠ Forces & Faiblesses: Fort en tout, zéro faiblesse (problème ?)
avatar


The demoniac soul

Message24.10.15 22:00


Jolynn & Faust



C’était une guérison miraculeuse, ou quelque chose dans le genre. Si Faust avait su plus tôt qu’il suffisait d’appeler cette nana pour faire revenir Jolynn d’entre les morts, il l’aurait fait plus tôt. Et visiblement, elle n’en avait plus rien à foutre de ce qu’il lui racontait, de ses excuses, du fait qu’il l’avait tabassée, même, tout ça, c’était déjà oublié. Comme un shoot de normalité injecté directement dans la jugulaire, tout d’un coup, elle ne pensait qu’à un truc, ne pas être trouvée là, dans cet état, par cette fille que le Berserker venait d’appeler. Apparemment, il avait touché le jackpot, avec ce coup de fil. Il se passa la main dans les cheveux avant de soupirer, laissant tomber sa tête en avant. Son regard tomba sur sa blessure, qui se rappelait à lui dès qu’il s’en souvenait. La douleur, sourde, le fit grimacer, et il sentit une brève poussée de colère à l’encontre du sale petit con qui lui avait tiré dessus. Il releva le visage, se souvenant alors seulement du sale petit con et de ses potes. Qui étaient présentement en morceaux un peu partout dans la ruelle. Bordel. Bordel de merde ! Abaddon jubilait littéralement devant ce spectacle, repu de violence et de sang. Faust lui-même se foutait pas mal de ces idiots, mais reconnaissait que ça faisait désordre. Il n’avait pas des masses envie que les flics, quand ils trouveraient ça, remontent jusqu’à lui. Il travaillait pour un business qui ne verrait pas d’un bon œil la venue des policiers entre ses murs. Mais même pas en rêve il faisait le ménage.

Il sursauta en sentant une main se poser sur son épaule, puis une pression plus forte. Jolynn tentait de se relever, pressée de se barrer, visiblement. Et là, il se passa un truc gênant : incapable de se tirer toute seule, Jolynn se mit à quasiment le supplier de l’embarquer. L’idée révolta Abaddon et Faust serra les dents. C’était comme se prendre des coups de poing de l’intérieur. Tout ça commençait à sérieusement l’énerver.

« Que je t’emmène ? Moi ? Si tu savais ce qui se passe dans ma tête, là tout de suite, tu préfèrerais encore rester là à crever la bouche ouverte. »

C’était bien mignon, tout ça, il était tout prêt à assumer ses torts, et il avait l’impression d’avoir fait tout ce qu’il pouvait pour elle, mais maintenant elle commençait à abuser de sa patience avec ses changements d’humeur à la con. Il se releva d’un bond et plaqua une main sur sa blessure. Il voulait rentrer chez lui, prendre une douche et se foutre au pieu pour dormir douze heures d’affilée et oublier cette soirée, oublier aussi l’existence de Jolynn puisqu’il avait si bien fait en sorte de la dégager de sa vie, qu’il le veuille ou pas. Sous un pont ? Dans une poubelle ? Ben voyons, elle le prenait pour qui, exactement ? Il en avait sa claque, et il tourna les talons pour s’en aller. Il avait prévenu quelqu’un pour elle, ce n’était plus ses affaires, à présent. Il fit trois pas avant qu’elle ne lui lance qu’il lui devait bien ça. Voilà pourquoi il détestait être redevable, ça n’était qu’une source de complications. Et il pouvait très bien choisir de n’en avoir rien à foutre. Mais d’un autre côté, il pouvait la comprendre, douloureusement la comprendre. Cette fille était une folle, mais une folle comme lui. Il se reconnaissait dans ses mots et dans la façade qu’elle s’efforçait de maintenir. Les apparences, plus importantes que sa propre vie, ouais, il comprenait ce point de vue.

« Putain, tu m’emmerdes… »

Il retourna jusqu’à elle, se baissa avec un grognement de souffrance et la ramassa par terre. Il avait l’air d’un con avec cette meuf dans les bras, tellement mince qu’elle ne pesait quasiment rien, ce qui tombait bien, vu les conséquences. Au bout de la rue, il entendit des bruits de pas. Des passants, la nana qu’il avait appelée tout à l’heure, des flics… Il s’en fichait, il n’allait pas rester là pour le savoir. Il s’enfonça dans une ruelle perpendiculaire, encore plus sombre que la précédente, et marcha au hasard. Il ne savait pas où aller, ils n’étaient pas proches de l’Underground, pas proches de chez lui non plus.

« T’habites où ? »

Ras le bol de ces histories. Si elle ne voulait pas le lui dire, soit, mais alors il la laisserait là et tant pis pour elle si sa copine la retrouvait là. Ou alors, tu pourrais finir ce que tu as commencé. Il serra les mâchoires et regarda droit devant lui. Comme les répliques après un séisme, il sentait le Démon forcer son chemin dans son esprit, comme si ses pensées se mêlaient aux siennes sans qu'il puisse faire la différence entre eux. Ce n'était pas lui qui avait envie de la tuer, et pourtant, il avait l'impression qu'il en avait envie. Il jura de nouveau et accéléra le pas.


the pretender.

In time or so I'm told I'm just another soul for sale... oh, well, the page is out of print. We are not permanent, we're temporary, temporary. Same old story. I'm the voice inside your head you refuse to hear, I'm the face that you have to face, mirrored in your stare. I'm what's left, I'm what's right, I'm the enemy. I'm the hand that will take you down, bring you to your knees. foofighters
(code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t171-faust-all-right-then-i-ll-



Messages : 462
Origine du personnage : Damnée Tempestaire
Alignement : Loyal Mauvais
Emploi : Monitrice en parachutisme



Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Absorption d'oxygène ; retire l'oxygène mètre cube par mètre cube, mais étant le point de départ, elle s'inclue dans la partie non oxygénée. ϟ Lumière Obscure ; ça va être tout noir, mais pas pour elle.
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The unfaithful

Message28.10.15 1:58



dismember the world and then
dance in the wreckage

Il se lève et pendant une fraction de seconde, tu es certaine qu'il va te laisser là comme une conne. T'es prête à l'insulter mais il se retourne avant que tu en ais la chance. « Putain, tu m’emmerdes … » S'il ne t'avait pas presque tué, tu sourirais sûrement. De bon cœur en plus. Parce que son côté un peu grognon t'amuse. Mais là, non. Il ne peut plus rien avoir d'amical entre vous après ce soir, n'est-ce pas ? Néanmoins, tu ouvres grand les bras. Telle une gamine quémandant un câlin. Tu te mords l'intérieur de la bouche pour retenir un sourire qui cherche à s'imposer malgré tout Saleté d'habitude. Ça viendra sûrement avec le temps. Quand tu auras les idées claires, toute ton énergie pour le détester et planifier n'importe quelle vengeance. Ça viendra. Tu n'as pas le choix. Quel genre de damnée ferais-tu si tu oubliais cette histoire ? Sa tentative de meurtre et sa nature de berserker. Il t'a trahi, tu vas le haïr pour ça. Et c'est tout. C'est inutile de t’accrocher aux bons moments que vous avez eu tous les deux. C'est futile et ridicule, n'est-ce pas ?

Tu te laisses soulever du sol et retiens un commentaire sur son grognement. Non, tu ne pèses pas une tonne. Il a pas à s'en plaindre, non mais. Et non, tu n'as toujours pas remarqué sa blessure. Trop occupée avec les tiennes pour voir quoi que ce soit d'autre. Tu poses ta tête contre sa clavicule, prête à t'endormir. Persuadée que tu te réveilleras dans quelques heures sur un bout de carton. Comme promis. A l'abri des yeux de ce que tu connais, en pleine guérison, la douleur un peu atténuée. Oui, tu fermes les yeux, presque sereine, tout va bien se passer. Seulement tu n'as pas vraiment le temps de somnoler. Deux minutes plus tard, il te sort déjà de ton début de demi-sommeil. « T’habites où ? » Quoi ? Mais non ! Pas chez toi. Il ne peut pas t'emmener là. Vraiment, tu t'en fous d'avoir un lit, un canapé ou quelque chose d'autre de confortable. Tu veux seulement un endroit isolé où tu peux te faire toute petite. Qu'il est con, ce n'est pas dur à comprendre pourtant. Même un berserker peut y arriver. Il balance une injure, c'est ton silence qui l'agace ? Si tu n'étais pas si inquiète qu'on découvre ton état, tu le prolongerai sûrement. Juste pour le faire chier. Mais visiblement, tu ne peux pas te permettre de l'énerver un peu plus. Il risquerait de se débrouiller pour te laisser chez toi quand même. Ou pire, chez Katniss, ta mère, aux urgences ou à ton boulot. « Non mais t'as rien compris ! J'veux pas qu'on me trouve. » Donc toutes les adresses que tu as en tête, c'est mort. Voilà pourquoi tu peux très bien t’accommoder d'un pont ou d'un bout de ruelle sombre. Sinon, t'es pas maso. Évidemment que si tu t'en foutais qu'on te voit comme ça, tu voudrais qu'il t'emmène chez toi. Ou tu n'aurais pas protesté après son appel. Tu aurais laissé Katniss te récupérer. Mais tu ne peux pas te le permettre. Ton ego ne le supporterait pas. Fin de l'histoire.

« T'es chiant, je te rappelle que c'est de ta faute tout ça. C'est toi qui a perdu le contrôle. » Ta voix est étrangement calme et basse. Tu n'as pas la force de t'énerver. Pourtant ce n'est pas l'envie qui te manque de lui gueuler dessus. Tu décolles ta tête pour observer les alentours. Et tes prunelles tombent sur un sdf endormi, emmitouflé dans une couverture à quelques mètres. « Là, regarde. Pose moi à côté du clochard, il sera certainement plus sympa que toi. » Ouais, ou il pourrait te violer, te tuer, te bouffer aussi pour ce que tu en sais. Et il est trop proche de l'adresse que Faust a donné à la chimère. Mais vous vous avancez vers lui quand même. Putain, c'est pas pratique de ne pas pouvoir bouger comme tu veux. Tu aimerais bien que la régénération fonctionne plus vite, histoire de récupérer l'usage de tes jambes. « Non, Faust. Je plaisantais. Me laisse pas avec ça. Je préfère encore que ce soit toi qui … » Ta gueule. Ne donne pas des mauvaises idées au foutu démon qui se planque à l'intérieur. Parce que oui, vous n'êtes pas tout seul. Vous ne l'avez jamais été. Il va falloir t'y habituer. Enfin, juste te faire à l'idée hein. Commence pas à imaginer n'importe quoi. Comme si vous pouviez mettre ce qui vient de se passer derrière vous. Bientôt tu ne verras plus que de la rancune, n'est-ce pas ? « Tu fais chier. » D'avoir perdu le contrôle, d'être un berserker, de n'avoir rien dit, d'avoir fait en sorte que tu finisses par l'apprécier, de te donner l'air si naïve et fragile. Tout ça et plus encore. « Tu n'as qu'à me laisser deux ruelles plus loin si vraiment tu es pressé de te débarrasser de moi. T'as qu'à rentrer chez toi comme si de rien. » Et voilà donc comment se termine cette nuit de merde ? Sérieux, y'a des jours où tu ferais mieux de ne pas te lever.





Hysteria

It's bugging me, grating me. And twisting me around. Yeah I'm endlessly caving in. And turning inside out 'cause I want it now. And I'm breaking out. I'm breaking out. Last chance to lose control . It's holding me, morphing me. And forcing me to strive. To be endlessly cold within. And dreaming I'm alive.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t165-je-my-blood-is-a-flood-of-



Messages : 1264
Origine du personnage : berserker
Alignement : chaotique mauvais
Emploi : chef de la sécurité à l'Underground



Your Soul
♠ Pouvoirs: Cryokinésie - Ubiquité - Langage démoniaque - Hache de force - Ténèbres des Damnés - Ancre Dimensionnelle
♠ Forces & Faiblesses: Fort en tout, zéro faiblesse (problème ?)
avatar


The demoniac soul

Message03.11.15 22:44


Jolynn & Faust



Pendant quelques minutes, c’est comme si rien ne s’était passé. Jo s’était tue et lui marchait en silence dans la rue en faisant abstraction de tout, de l’endroit, des circonstances, des blessures, même du Berserker qui remuait en lui en tentant de se libérer de nouveau de sa prison de chair. Oui, en faisant un gros effort, il aurait pu croire que rien de tout cela n’était arrivé et qu’il se baladait avec sa copine dans les bras pour une obscure raison, une raison débile, comme toutes les raisons qui avaient motivé chacune de leurs décisions jusque-là, parce qu’ils avaient pris le partie de s’éclater ensemble sans trop réfléchir. Alors, quoi de plus normal que ce moment-là ? Mais le charme fut rompu, par Jolynn elle-même qui recommença à brailler. Plus rien n’allait, quelle que soit l’initiative que Faust prenait, elle avait des doléances, sauf que lui était au bout du bout de sa patience, à l’extrême limite, qu’il venait en fait à peine de refranchir dans l’autre sens. Elle ne lui laissait pas le temps de se calmer, de puis tout à l’heure, et visiblement, elle se croyait à l’hôtel, aussi, avec ses désirs complètement débiles.

« Ferme-la, tu ne sais pas de quoi tu parles. »

Il avait réussi à conserver un ton relativement calme, mais ça avait été plus un grognement qu’autre chose, un grognement au fond duquel le Berserker s’était exprimé avec lui, à l’affût, comme un signe qu’il fallait effectivement qu’elle la ferme. Et comme elle ne la ferma pas, oui, pendant dix secondes, Faust envisagea sérieusement de la larguer sur les genoux du clodo, et tant pis s’il allait se la faire pour son quatre-heures, au moins lui ne la tuerait pas sur place, et le clodo prendrait du bon temps, et Jo vivrait, tout le monde serait content, non ? Mais à l’approche dudit clodo, évidemment, ça n’allait plus, elle avait changé d’avis et s’était remise à l’accuser de tous les maux. Certes, il était coupable. Mais pas coupable de tout. C’était trop fatiguant, trop compliqué à expliquer et il n’aimait pas ça, s’expliquer. Il était du genre à laisser les gens le détester plutôt que de tenter de se défendre, c’était plus facile, et d’ordinaire il s’en foutait. Dans le cas de Jolynn, évidemment, ça lui était moins égal, mais au final, ça revenait au même. Même s’il avait essayé de lui expliquer les choses, elle n’aurait pas compris, ou même pas voulu entendre. Oui, elle ne voulait pas entendre, ils n’en étaient plus là, tous les deux, alors il ne disait rien, et jouait son rôle à la perfection. Il faisait chier, ah ouais, eh ben on le saura. Marrant comme jusqu’à aujourd’hui ce sale caractère de chat sauvage le faisait rire, alors qu’à présent, il voulait juste qu’elle la ferme, mais il faut dire qu’il n’était plus le seul à en faire les frais : Abaddon donnait des coups de marteau dans son crâne à chaque mot qu’elle prononçait.

Il aurait dû la larguer là, oui. Il aurait dû l’écouter et la balancer dans une poubelle, c’était bien plus prudent pour elle, quoi qu’elle en dise. Mais elle l’avait dit aussi, et répété : c’était sa faute. Il aurait du mal à la laisser vautrer sur le trottoir à se geler les fesses et à saigner comme un goret. Le Berserker l’aurait fait, et lui-même l’aurait fait pour quasiment n’importe qui, mais elle n’était pas n’importe qui, et il détestait l’idée de devoir vivre avec du remords – eurk !

« Arrête de bouger et tais-toi. Je t’emmène chez moi. Et t’en fais pas, je resterai pas. Dès que tu te sentiras mieux, tu t’en iras, et on n’aura plus jamais à se revoir. »

Et en disant ça, il se rendit compte à quel point il était con de faire ça. Il la connaissait un peu. Il doutait de retrouver son appartement dans l’état où il le laisserait, avec elle dedans dans cet état de colère avancé. Mais il n’avait rien de précieux chez lui. Rien de personnel, quelques meubles à peine, même pas de télé, pas de déco… Et puis à quoi bon, de toute façon ? Comme elle ne refusa pas, il se remit en route. Et il marcha longtemps avant de retrouver son quartier, ni riche, ni pauvre, en bordure de la ville, fait d’immeubles mornes, anonymes et abritant beaucoup de gens cherchant à ne pas attirer l’attention, évidemment. Dans ses bras, Jolynn avait cessé de parler et de s’agiter. Mais elle n’était pas morte, il était bien placé pour le savoir, vu la chaleur qu’elle dégageait. C’était déjà ça de gagner.

Pas de gardien dans l’immeuble, évidemment, il grimpa les trois étages menant à chez lui, ouvrit la porte d’un coup de pied, cassant le verrou. Il voulait bien que Jolynn se venge sur ses murs, mais pas qu’elle s’enferme chez lui et change les serrures pour s’installer ad vitam eternam, non plus. Son appartement était un grand loft d’une seule pièce, avec des baies vitrées en arches, une cuisine ouverte sur le côté avec un frigo vide, un canapé et une table basse au milieu, un lit à l’autre bout, quelques placards, une salle de bains. C’était propre, mais poussiéreux parce qu’il n’y venait pas souvent, toujours à courir les rues la nuit, et surtout, totalement glacial. Il alla jusqu’au lit et déposa Jolynn dessus avant de se redresser en grognant. Est-ce qu’il devait lui faire faire le tour du proprio, ou est-ce qu’elle dormait déjà ? Il avait peut-être des pansements Hello Kitty dans sa salle de bains…

« Laisse-moi le temps de me changer et de nettoyer ça. »

Oui, il avait promis de partir et de la laisser seule. Mais il ne repartirait pas comme ça non plus. Il alla jusqu’à la salle de bains, ôtant son tee-shirt déchiré et sanglant, et avisa son visage dans le miroir, toujours sexy après un passage en mode berserker : yeux cernés, teint pâle, iris noirs et hantés. Il s’empara d’une serviette-éponge qu’il passa sous l’eau avant de la plaquer sur son ventre, puis en sortit une autre, qu’il humidifia avant de revenir vers Jolynn. Il la laissa tomber sur elle. Voilà, un vrai hôte de luxe.


the pretender.

In time or so I'm told I'm just another soul for sale... oh, well, the page is out of print. We are not permanent, we're temporary, temporary. Same old story. I'm the voice inside your head you refuse to hear, I'm the face that you have to face, mirrored in your stare. I'm what's left, I'm what's right, I'm the enemy. I'm the hand that will take you down, bring you to your knees. foofighters
(code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t171-faust-all-right-then-i-ll-



Messages : 462
Origine du personnage : Damnée Tempestaire
Alignement : Loyal Mauvais
Emploi : Monitrice en parachutisme



Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Absorption d'oxygène ; retire l'oxygène mètre cube par mètre cube, mais étant le point de départ, elle s'inclue dans la partie non oxygénée. ϟ Lumière Obscure ; ça va être tout noir, mais pas pour elle.
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The unfaithful

Message07.12.15 1:09



dismember the world and then
dance in the wreckage

« Arrête de bouger et tais-toi. Je t’emmène chez moi. » C'est immédiat. Tu arrêtes de t'agiter de suite. Mieux encore, tu ne fais aucun commentaire. Pas une plainte. Pas un grognement. Rien. Juste le silence. Quel progrès. « Et t’en fais pas, je resterai pas. » Ça tu t'en fous pas mal. Du moment que personne d'autre ne te voit comme ça. Il peut bien faire ce qu'il veut. A la limite, c'est même mieux qu'il reste. Qu'il soit présent quand tu auras la force de lui rendre les coups. Tu préfères l'avoir sous la main plutôt que de devoir lui courir après. « Dès que tu te sentiras mieux, tu t’en iras, et on n’aura plus jamais à se revoir. » Il ne faut pas qu'il compte trop là dessus. Évidemment que tu veux le revoir plus tard. Il te reste encore à déterminer pour quelles raisons exactement. Pour pardonner, c'est peu probable, mais rien est impossible. Pour te venger, c'est plus probable, mais pas encore certain. Tu débarqueras à nouveau dans sa vie brusquement, à l'improviste. Sans aucun plan dans ta tête blonde, parce que promettre maintenant d'élaborer un plan c'est juste grotesque. T'es pas capable de faire ça, réfléchir. Mais oui, tu ne lâcheras pas l'affaire. Au moins, ça, tu en es sûre à 100%. Tu ne peux pas juste oublier sa trahison et sa nature.

Tu t'es tellement calmée, que tu somnoles presque. La douleur te maintient tout juste éveillée, mais tu n'es qu'une larve molle dans ses bras. Et tu passes le chemin à rêvasser paresseusement de Katniss, de Faust, de tes côtes cassées, de cette foutue guerre de sang. Tout ça se mélange, de vagues visions, des scènes improbables. Dignes de celles que font les humains lorsqu'ils ont trop de fièvre. Tu vois le berserker danser avec la chimère dans l'Underground. Tu imagines l'Ombre des Damnés te casser les côtes aux urgences. Ta mère qui se glisse dans les égouts pour récupérer ton portable. Encore Katniss et Faust, en parachute cette fois, flottant dans l'espace. C'est un beau bordel dans ta tête. Et ce désordre vient s'éclater en même temps que ton dos contre le matelas. Tu laisses échapper un juron sur le coup. Ça lui coûterait quoi d'être un peu plus délicat hein ? Pourtant tu t'abstiens de lui faire le moindre reproche. Ce serait con qu'il te ramène chez ta mère ou chez Katniss maintenant que tu es arrivée là. Tu as eu ce que tu voulais. T'es pas encore assez conne pour tout gâcher, si ?

« Laisse-moi le temps de me changer et de nettoyer ça. » « Ouais ouais. » Tu t'en fous. Tu essayes de te faire rouler pour te coucher sur le ventre alors que tu l'entends s'éloigner. Mais mauvaise idée, tu grimaces alors que tes muscles se raidissent douloureusement. Tu te remets sur le dos, tu fermes les yeux. Et tu t'apprêtes enfin à guérir tranquillement pendant des heures. Persuadée, qu'il va s'en aller dans les secondes qui suivent. Ah non, apparemment c'est pas pour tout de suite. Tu reçois un truc dans la face. Tu sursautes, tires sur tes os brisés, craches des insultes. Et enfin, tu enlèves la serviette que tu as sur le visage. « Merci. » Tu grognes plus qu'autre chose, mais tant pis. Même s'il t'a emmené presque généreusement chez lui, tu n'as pas à te montrer courtoise envers lui. Surtout après ce qu'il t'a fait. Tu te mets sur tes coudes, souffles un peu avant de t'asseoir. Tu enlèves ton T-shirt -ah tiens, heureusement aujourd'hui tu as eu la bonne idée de mettre un soutif – et nettoies négligemment le sang sur ton bras. Et tu finis par poser la fraîcheur de la serviette sur tes côtes, juste pour un soulagement psychologique. « Si j'avais su, j'aurai bu un peu plus pour m'anesthésier. » Et ton système aurait été encore moins en état de guérir et tu serais morte. Mais maintenant ? C'est différent maintenant. Même si tu ne le sens pas, tu vas déjà un peu mieux. Oui c'est très léger, mais tu restes une créature surnaturelle. Même si tu fais parti de ceux qui se soignent trop lentement. Bref, tu pourrais te permettre de boire un peu, non ?

Tu regardes à droite à gauche les alentours. C'est presque aussi vide que chez toi ici. C'est presque triste de constater que vous vous ressemblez un minimum. « T'as pas une bouteille qui traîne sous la poussière ? » Tu fouilleras bien un peu quand il sera parti et que tu seras capable de marcher à nouveau. Mais c'est maintenant que tu veux boire. Petite ado capricieuse que tu es. « De toute façon, s'il y a des trucs à prendre, tu t'imagines bien que je vais partir avec. Surtout s'il s'agit d'alcool. Tu sais, en guise de dédommagement. » Quitte à embarquer le frigo vide, tu peux le faire ça. Il ne doit pas en avoir l'utilité de toute façon, vue la couche de poussière partout. Tu lui rendrais même service en lui libérant de l'espace et en lui économisant l'électricité. « Tu dois bien avoir un petit quelque chose ? »





Hysteria

It's bugging me, grating me. And twisting me around. Yeah I'm endlessly caving in. And turning inside out 'cause I want it now. And I'm breaking out. I'm breaking out. Last chance to lose control . It's holding me, morphing me. And forcing me to strive. To be endlessly cold within. And dreaming I'm alive.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t165-je-my-blood-is-a-flood-of-



Messages : 1264
Origine du personnage : berserker
Alignement : chaotique mauvais
Emploi : chef de la sécurité à l'Underground



Your Soul
♠ Pouvoirs: Cryokinésie - Ubiquité - Langage démoniaque - Hache de force - Ténèbres des Damnés - Ancre Dimensionnelle
♠ Forces & Faiblesses: Fort en tout, zéro faiblesse (problème ?)
avatar


The demoniac soul

Message13.12.15 21:42


Jolynn & Faust



Elle était tellement pénible que Faust hésitait soudain à la foutre dehors pour de bon, finalement. Il s’estimait certes redevable de Jolynn pour lui avoir fracassé la gueule, mais à un moment donné, sa légendaire patience – mythique pour n’être que minimale – était à bout, et le peu de pitié qu’il avait pour elle et le peu de culpabilité qu’il ressentait étaient en train de se dissoudre à vitesse grand V à chaque regard furieux qu’elle lui renvoyait et à chaque réponse lapidaire et fouteuse de gueule qu’elle lui sortait. Il n’aimait pas faire des efforts pour rien, et pratiquait le respect que si en face, on le respectait aussi. Okay, il y avait toujours ce fichu problème, à savoir qu’il lui avait tapé dessus, et pas l’inverse, de sorte qu’elle avait le droit de lui grogner dessus. Déjà que d’ordinaire elle n’était pas la reine de la politesse, il ne fallait pas qu’il s’attende à autre chose. C’était bien pour cette seule raison qu’il avait fini par l’emmener chez lui au lieu de la jeter sur les cuisses velues d’un sans domicile fixe. Mais, encore une fois, tout le monde avait ses limites, et les siennes étaient vite atteintes. Et surtout, plus elle le faisait chier et plus Abaddon s’énervait, et Jolynn et lui savaient très bien où est-ce que ça pouvait les mener – une seconde fois. Mais ça, il doutait qu’elle puisse le comprendre, et surtout, il se voyait mal lui dire de se calmer sous peine de se refaire massacrer, ce serait trop cruel, même venant de lui, et pourtant la cruauté, il connaissait.

Au lieu de quoi, il s’assit sur sa table basse. C’était forcément pour ça qu’elle montrait les dents, mais il se sentait soudain bien trop épuisé pour ressortir, et puis pour aller où ? Il ne pouvait pas se pointer au boulot avec cette gueule, encore moins y dormir comme un gros clodo. Il pourrait aller taper chez Adrian, sauf que son Démon et Abaddon se détestait tellement que Faust ne se sentait pas assez fort pour résister aux assauts du second, qui voudrait, comme d’habitude, tuer Adrian sur place. Il décolla la serviette-éponge de son ventre et se redressa pour tenter d’apercevoir la blessure. Même si la balle était restée dans sa chair, son corps avait dû l’expulser, à l’heure qu’il était. Il n’y avait qu’à attendre, ça irait mieux dans quelques heures. Il vit Jolynn se dépoiler du coin de l’œil et en profita pour mater un peu, parce qu’après tout, il ne fallait pas manquer de si belles occasions, puis se releva en grognant et alla jusqu’à son minibar. Il en sortit une bouteille de whisky, une seule. Il avait dans l’idée que s’il lui présentait l’intégralité de son bar, elle lui finirait toutes ses bouteilles. Il posa la bouteille sur la table basse.

« Je te sors pas de verre, t’as rien d’une princesse. Et je te laisserai pas te barrer avec mes affaires. »

Il alla jusqu’à la porte d’entrée et s’assit par terre dos au battant, se laissant glisser au sol en grognant. Voilà où il allait passer la nuit, tiens.

« Maintenant que t’as été claire sur tes intentions, je vais rester là. Si tu veux t’en aller cette nuit, t’as qu’à partir par la fenêtre. »

Elle pouvait toujours faire ça, oui, lui s’en foutait, et en partant par la fenêtre, elle ne pourrait pas s’offrir le luxe de se tirer avec sa télé ou ses bouteilles d’alcool. Il attendit qu’elle ait bu un peu et espéra qu’avec son état physique, elle soit déjà un peu éméchée, pour ce qui allait suivre.

« Écoute, je le dirai qu’une seule fois : je suis désolé. Crois-le ou pas, je m’en fous, mais ce n’était pas moi tout à l’heure. Et si je pouvais effacer ce qui s’est passé, je le ferai. Mais c’est comme ça. »

Et puis voilà. Que dire d’autre ? Il n’y avait rien à ajouter, rien à expliquer dont elle ne se doutait pas déjà – oui, il était un Berserker, et alors, elle était quoi, elle, d’ailleurs ? Rien aussi qu’il aurait pu démontrer et qu’elle aurait pu comprendre. Le plus écœurant dans tout ça étant la façon dont Abaddon ricanait comme un dingue dans son esprit, trop content qu’il était de voir dégager de sa vie une énième personne, comme toutes les personnes que Faust avait croisées avaient fini par s’en aller, sur leurs deux jambes ou les pieds devant. Cela étant dit, il ferma les yeux et chercha le sommeil. Demain serait un autre jour, comme on dit, pour Jolynn comme pour lui, le premier jour du reste de leur vie sans l’autre.


the pretender.

In time or so I'm told I'm just another soul for sale... oh, well, the page is out of print. We are not permanent, we're temporary, temporary. Same old story. I'm the voice inside your head you refuse to hear, I'm the face that you have to face, mirrored in your stare. I'm what's left, I'm what's right, I'm the enemy. I'm the hand that will take you down, bring you to your knees. foofighters
(code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t171-faust-all-right-then-i-ll-



Messages : 462
Origine du personnage : Damnée Tempestaire
Alignement : Loyal Mauvais
Emploi : Monitrice en parachutisme



Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Absorption d'oxygène ; retire l'oxygène mètre cube par mètre cube, mais étant le point de départ, elle s'inclue dans la partie non oxygénée. ϟ Lumière Obscure ; ça va être tout noir, mais pas pour elle.
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The unfaithful

Message17.12.15 1:46



dismember the world and then
dance in the wreckage

Il se lève. Et il grogne. Évidemment qu'il grogne. Il sait très bien le faire, ça. Ce soir plus que les autres jours. Tu repères l'endroit où il cache certainement d'autres alcool. Et tu fronces les sourcils lorsqu'il pose la bouteille sur la table base. Oui, celle là même à des années lumières de toi. Il se fout de ta gueule, il n'est même pas capable de te la foutre dans les mains. Comment tu es censée la récupérer hein ? C'est quoi ce plaisir malsain qu'il a de te voir ramper ? « Je te sors pas de verre, t’as rien d’une princesse. » Pourtant il ne te manque que la couronne. Et le gentil servant qui t'apporte ce que tu veux correctement. « Et je te laisserai pas te barrer avec mes affaires. » Quelles affaires ? C'est vide ici, plus que chez toi. Il ne va quand même pas râler pour quelques gouttes d'alcool après ce qu'il t'a fait. Quoi que, tu peux te débrouiller pour prendre ses meubles et les donner à des sans abris. C'est vrai qu'ils en auront plus l'utilité que lui.

Tu profites qu'il te tourne le dos pour te pencher hors du lit, la grimace aux lèvres, pour récupérer la bouteille tant désirée et méritée. L'effort te déchire un peu plus les muscles, mais tant pis, c'est pour la bonne cause cette fois. Quand tu te remets entièrement sur le lit, tu ne l'attends pas pour trinquer et tournes déjà le bouchon du whisky. « Maintenant que t’as été claire sur tes intentions, je vais rester là. Si tu veux t’en aller cette nuit, t’as qu’à partir par la fenêtre. » Où il est ? Tu le cherches dans la pièce, pour le trouver assis par terre devant la porte d'entrée. Ridicule.  « Je t'en prie, fait comme chez toi. » Tu comptes bien crécher ici quelques temps de toute façon. Deux jours, peut-être trois. Suivant à quelle vitesse tu te rétablies. Avec tout ce qu'il y a réparer chez toi, tu vas sûrement prolonger ton séjour chez lui. Sa faute. Celle de ta race aussi. Pourquoi a-t-il fallut que les damnés récupèrent moins rapidement que les autres ? S'il veut s'amuser à te surveiller pendant au moins 48h, qu'il le fasse, ça te fera de la compagnie. Même si c'est un berserker. Tu pourras peut-être en profiter pour lui planter un couteau dans le cœur pendant qu'il ronfle.

Tu dois bien boire le quart de la bouteille cul sec avant qu'il ne l'ouvre à nouveau. « Écoute, je le dirai qu’une seule fois : je suis désolé. » Connerie. Il n'a pas l'air désolé du tout. Agacé, grognon, mais certainement pas repentant. Si t'es là chez lui, c'est juste parce qu'il se sent un peu redevable, rien de plus. «  Crois-le ou pas, je m’en fous, mais ce n’était pas moi tout à l’heure. » Il te fait sérieusement le coup du ''c'est pas moi, c'est pas ma faute'' ? Non, c'est trop facile de se cacher derrière une voix dans sa tête, d'un démon à la con. D'un trop plein de tu-ne-sais-quoi qui fait perdre le contrôle. Les berserkers sont des nazes, pantins d'un machin parti se réfugier dans un corps qui n'est pas le sien. Faust ne vaut pas mieux qu'Adrian. Et pourtant lui, il a tué ton père. Ah mais non apparemment c'est aussi pas lui. Ils ont tous la même phrase dans la bouche ces cons là. « Et si je pouvais effacer ce qui s’est passé, je le ferai. Mais c’est comme ça. » Ça, tu veux bien le croire ça. C'est la seule chose que tu veux bien entendre. Mais non, il ne peut pas l'effacer. Toi non plus. Et c'est bien dommage. Tu vivais mieux en ignorant sa nature et sans toutes ces blessures.

Tu ne réponds pas, c'est pas la peine. Il n'y a rien à ajouter, tu préfères boire une autre gorgée à la place. Et quand tu jettes un nouveau coup d’œil à ton presque assassin, il a déjà les paupières closes, peut-être même entrain de pioncer. Tant mieux. Tu finis ta bouteille tranquillement dans ton coin durant la demie-heure qui suit. Et te couches enfin, pour enfin profiter du sommeil réparateur. Après quelques minutes à chercher la position la moins douloureuse, tu t'endors presque aussitôt.

Tu te réveilles plusieurs fois dans la nuit. Tu te redresses en panique, ne reconnaissant pas tout de suite l'endroit. Puis tes vertèbres mal menés par tes sursauts te rappellent immédiatement le contexte. Tu vérifies la présence de Faust. Il est toujours là, à chaque fois. La bouche ouverte, tordu contre sa porte. Et tu te rendors. Tu dois faire ton rituel presque une dizaine de fois. Tu parles d'un sommeil réparateur. Il fait déjà jour dehors lorsque tu décides que ça suffit. Tu veux prendre une douche. Tes caprices ne prennent pas en compte ton état. Tu arrives à te remettre debout malgré la douleur. Mais mettre un pied devant l'autre n'est pas encore possible. Tu te rassois, frustrée. Il n'y a qu'une seule solution. Tu enlèves une de tes chaussures, avant de la balancer droit sur Faust. Raté. Trop à droite. Tu enlèves l'autre et la balance à nouveau sur le berserker. Trop haut. Mais elle retombe sur son crâne. Ah ! Ça y est, il se réveille. Pas trop tôt. « Eh la marmotte ! Emmène moi à la douche. » Pas de politesse, c'est pour les princesses. Et il a décrété que tu en étais pas une non ?






Hysteria

It's bugging me, grating me. And twisting me around. Yeah I'm endlessly caving in. And turning inside out 'cause I want it now. And I'm breaking out. I'm breaking out. Last chance to lose control . It's holding me, morphing me. And forcing me to strive. To be endlessly cold within. And dreaming I'm alive.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t165-je-my-blood-is-a-flood-of-



Messages : 1264
Origine du personnage : berserker
Alignement : chaotique mauvais
Emploi : chef de la sécurité à l'Underground



Your Soul
♠ Pouvoirs: Cryokinésie - Ubiquité - Langage démoniaque - Hache de force - Ténèbres des Damnés - Ancre Dimensionnelle
♠ Forces & Faiblesses: Fort en tout, zéro faiblesse (problème ?)
avatar


The demoniac soul

Message18.12.15 22:59


Jolynn & Faust



Il dormit, ce qui prouvait bien qu’il avait lui-même besoin de récupérer. Une heure, peut-être deux, et puis à un moment, il rouvrit les yeux et ne les ferma plus. Au lieu de quoi, il resta là, la respiration inaudible, dans le noir et la nuit, à attendre que le temps passe. Sa blessure au ventre avait cessé de saigner et avait entamé le processus de guérison, ce soir ou demain, ce ne serait plus qu’un mauvais souvenir un peu douloureux, et une cicatrice à peine visible. Il en avait d’autres, sans parler des tatouages qui couraient sur ses épaules, ses bras, ses côtes et son dos. Souvenir d’une vie d’avant, qui avait été aussi brève qu’intense, sa vie de Nocturne, avant que ses tueries à répétition n’attirent l’attention d’Abaddon et ne le poussent à le posséder. Cela avait tout changé à l’époque et pour commencer, il avait définitivement tiré un trait sur sa famille. Tiré un trait sur les pseudos obligations qu’il avait endossées en devenant Nocturne, aussi. Il avait pris la route, dans la douleur, laissant une traînée de sang et de violence derrière lui jusqu’à ce qu’il parvienne à prendre le dessus sur Abaddon. Mais les siècles n’avaient pas suffit à ce qu’il soit totalement à l’abri, et le Démon l’avait prouvé une fois encore. Et encore en cette seconde, malgré la douce obscurité, malgré le silence, la respiration régulière de Jolynn et le calme de la nuit, Abaddon était toujours là, à éructer, à se débattre, en permanence, il ne dormait pas jamais, et toujours l’appelait à la violence et au meurtre. Une femme blessée, là, sur son canapé, c’était de la faiblesse pure que de ne pas l’achever, et il voulait que Faust le fasse, ne comprenait pas qu’il ne le fasse pas. Il râlait, se moquait, ordonnait, se mettait en colère, puis se faisait suppliant, et ça ne s’arrêtait jamais, jamais.

Plusieurs fois au cours de la nuit, il vit Jolynn s’éveiller en sursaut. Il ne bougea jamais, ses iris sombres s’accordant parfaitement avec la nuit. Il eut presque envie de rire, à la voir faire, parce que mieux valait en rire qu’en pleurer. C’était pitoyable, pathétique. Elle était complètement traumatisée. Elle avait toujours sa grande gueule, ça, pas de souci, mais à présent, Faust ne pouvait faire autrement que de la voir comme une façade, comme une bravade, qui dissimulait les morceaux de ce qui restait d’elle. C’était un spectacle que personne n’aurait eu envie de voir. À mesure que la lumière du jour se levait, il fermait les yeux, toujours éveillé, mais plongé dans ses pensées. Il entendit Jolynn s’agiter une ultime fois, sentit un choc sur sa gauche, puis un sur le crâne, et il rouvrit lentement les yeux. Il écouta sa doléance, la regarda fixement sans un mot. C’était comme si elle faisait tout pour que le minuscule incident de la veille recommence. Ou alors elle ne comprenait vraiment rien à rien, mais c’était probable, après tout, comment aurait-elle pu ? Il regrettait de l’avoir emmenée chez lui, à présent. S’il y avait bien un truc qu’il détestait, c’était être responsable de quelqu’un, c’était trop oppressant, comme sensation.

Il se leva, marcha jusqu’au canapé, puis la saisit par le bras et la mit debout. Il était plus fort que la normale, après tout, et elle était un poids plume, dans son genre, petite blonde ébouriffée aux griffes acérées. Il la soutint jusqu’à la salle de bains, la traîna plus ou moins, et la colla sous la douche à moitié habillée avant d’allumer l’eau chaude, qui, comme toujours, coula froid comme de la glace pour commencer. Peu lui importait qu’elle ne trouve pas le service à son goût, elle pouvait toujours changer d’hôtel. Il retourna dans le salon pour ramasser le cadavre de la bouteille qu’elle avait bue la veille – et même pas elle avait la gueule de bois ! Elle en cachait, des ressources, dans ce petit corps. Il jeta la bouteille et alla jusqu’à l’évier de la cuisine pour se passer le visage sous l’eau, avant d’en boire quelques gorgées. Est-ce qu’il devait lui filer des fringues ? D’ordinaire, il l’aurait fait, mais vu l’instabilité totale de la Damnée, il n’avait aucune idée de comment elle réagirait, aussi préféra-t-il s’abstenir.

« T’as qu’à te servir dans ma chambre si tu veux des habits ! » cria-t-il depuis le salon pour couvrir le bruit de la douche.

Après tout, dans sa « chambre », il n’y avait qu’un lit et une armoire abritant divers habits. Elle trouverait bien son bonheur si c’était ce qu’elle cherchait. Bon, et maintenant quoi, il commandait des pizzas ? Tant qu’elle était là, il était un peu coincé. Il devait aller travailler, mais pas avant plusieurs heures, heureusement, le club n’ouvrait pas avant le soir. Il sortit de ses rêveries comme Jolynn était toujours sous la douche, et alla jusqu’à la porte pour y filer quelques coups.

« T’es toujours en vie, là-dedans ? »

Ça serait con qu’elle ait survécu à un Berserker pour se tuer en glissant sur une bulle de savon et se fracasser le crâne, tout de même.


the pretender.

In time or so I'm told I'm just another soul for sale... oh, well, the page is out of print. We are not permanent, we're temporary, temporary. Same old story. I'm the voice inside your head you refuse to hear, I'm the face that you have to face, mirrored in your stare. I'm what's left, I'm what's right, I'm the enemy. I'm the hand that will take you down, bring you to your knees. foofighters
(code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t171-faust-all-right-then-i-ll-



Messages : 462
Origine du personnage : Damnée Tempestaire
Alignement : Loyal Mauvais
Emploi : Monitrice en parachutisme



Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Absorption d'oxygène ; retire l'oxygène mètre cube par mètre cube, mais étant le point de départ, elle s'inclue dans la partie non oxygénée. ϟ Lumière Obscure ; ça va être tout noir, mais pas pour elle.
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The unfaithful

Message19.12.15 1:12



dismember the world and then
dance in the wreckage

Ah il se lève ! Bien. Ah non pas bien, il vient pour te traîner comme un sac de patates. Tu aurais préféré qu'il te porte comme hier soir. Mais apparemment c'est trop demander. Il te traite comme une gosse dont il serait obligé de s'occuper. Mais comment tu en es arrivée là ? Hier matin tout allait très bien entre vous. Et te voilà maintenant cassée de partout à le maudire d'être ce qu'il est. Et lui ne doit pas supporter ton comportement. Certes agaçant, mais tout à fait légitime. Son démon doit avoir envie de finir le travail à tous les coups, en plus de ça, à chaque mots qui sort de ta bouche, ou à chacune de tes respirations. Est-ce qu'ils ont devinés ta nature ? Est-ce qu'ils savent que vous êtes déjà ennemis par défaut ? Ils finiront bien par le découvrir en constatant la lenteur de ta régénération. Tu n'as qu'à espérer que Faust veuille bien contrôler son marionnettiste cette fois. Ou qu'il n'ait pas envie de finir ce qu'il a commencé la nuit dernière juste par principe. Et que tu sois assez réparée pour te barrer de là. A moins que Katniss ait réussi à retrouver ta trace pour te sauver extrémiste. Comme dans les films. Ouais, nan, tu ne supporterais pas ça. D'être la pauvre victime à qui on sauve la vie parce que pas foutu de se débrouiller soi même. T'as trop de fierté pour ça.


Il te large dans la douche et lorsque le jet d'eau glacé t'arrive dans la face, il manque une claque de peu. Tu l'insultes par réflexe. Même si c'est plus ton incapacité à répliquer physiquement qui t'énerve sur le coup. Tu ne peux même plus faire ce que tu veux. Une putain d'infirme inutile. Et bim ton caractère de tempestaire te retourne la tête en une seconde. Voilà, t'es plus en colère, t'es triste pour toi. Et tu restes là, plantée comme un piquet, alors qu'il sort de la pièce. Tu as perdue l'envie de te décrasser. Alors tu ne bouges pas, les mains collées à la paroi de la douche en guise de soutien, la tête basse, les mèches de cheveux trempées plaquées contre tes tempes. Et tu attends. Tu patientes jusqu'à l'arrivé d'un miracle qui ne vient pas. Non, tu ne guéries pas en une seconde. Non, tu n'es pas aussi surpuissante que tu le pensais. Oui, rien que de te tenir debout te fait un mal de chien. Ta blessure au bras s'est à peine soignée et tes côtes sont toujours fracturées. Si tu en étais capable, tu pleurerais certainement. Mais tu sais pas le faire ça. Que ce soit de rage, d'énervement ou juste de désillusion. Tu te fais presque pitié comme ça, sous le jet d'eau brûlante, à moitié habillée, les yeux complètement vides. Tu sers à rien Jo. Mais heureusement personne n'est là pour assister à ça. C'est sans doute ta seule consolation. Tu entends la voix de Faust au loin, mais tu n'es pas assez sur terre pour comprendre le sens de ses mots. Putain, Faust. Qu'est ce que tu vas faire avec lui maintenant ? Le tuer ? L'exorciser ? Ou juste le rayer de ta vie ? Tu en as aucune foutue idée. Pourquoi il a-t-il fallut que la situation devienne à ce point compliquée ? T'aimes pas ça, te prendre la tête. C'est bien pour ça que tu aimais traîner avec lui à la base. Tout était simple. C'était bien pour faire un break entre deux engueulades avec Katniss ou après des reproches de ta mère, ou après un client trop con au boulot. Putain le boulot ! T'es censée y être là. Et tu n'as pas prévenu que tu ne viendrais ni aujourd'hui, ni demain. Tu pourrais t'en foutre, c'est qu'un travail. Mais c'est ce truc qui te permet de mettre des raviolis dans ton assiettes. En parfaite girouette, tu sors de ta torpeur et commence à t'agiter dans tous les sens sous la douche. Tu fermes l'eau et sors de là rapidement. Tu fais de grands pas pour t'éviter de fléchir les genoux de trop nombreuses fois et ta main attrape la clenche de la porte dans la seconde. Non attends. Ton jean. Il est trempé et ça te démange, occupe toi d'abord de ça. Ça pourrait être l'épreuve la plus douloureuse de ta vie après hier soir. Tu te contorsionnes dans tous les sens, te tords les muscles, te détruits des nerfs tout ça dans une danse ridicule et tristement longue. Tu réussis à le glisser jusqu'à tes chevilles lorsque Faust se manifeste à nouveau. « T’es toujours en vie, là-dedans ? » Qu'est ce que ça peut bien lui foutre sérieusement ? Il a pas été une seule fois agréable ce matin, à croire que c'est toi qui lui a tapé dessus.


Dans un dernier effort, tu te courbes une dernière fois et te débarrasses enfin de ton jean. Tu te redresses, la grimace aux lèvres, remet tes cheveux trempés en arrière avant de reprendre ton attitude de chat sauvage et d'ouvrir la porte. Heureusement que tu n'es pas pudique, tu t'en fous tellement que tu as presque des manières d'exhibitionniste. Alors tu ne te formalises pas quand tu le vois, là, à t'attendre. Il est sûrement là pour vérifier que tu ne te barres pas avec son stock de serviettes ou le pommeau de douche. Tes prunelles s'attardent sur ses tatouages un instant. Tu sais très bien ce qu'ils veulent dire, tu sais comment on devient berserker. Et tu ne peux pas t'empêcher de regretter de ne pas l'avoir connu lorsqu'il était encore nocturne. Tout aurait été différent. Il aurait pas essayé de te tuer déjà et vous auriez été dans le même camps. Et tu ne te sentirais pas obligée de le tuer en retour. T'es pas née à la bonne époque. Et lui non plus. Tu restes bien deux minutes plantée devant lui en sous vêtements en silence, imaginant ce que vous auriez pu devenir ensemble s'il était resté nocturne. Ouais tu regrettes. Putain qu'est ce que tu regrettes. Il a fallut qu'on t'arrache la seule personne avec qui tu ne te prenais jamais la tête. Foutue vie.


C'est la douleur dans ton dos à force de rester debout qui te réveille. Tu évites de grimacer, il a trop vu ta faiblesse, ça suffit. Tu décales enfin ton regard presque indécent de son corps pour retrouver ses prunelles froides. « Tu devrais te mettre quelque chose sur le dos, tu vas attraper froid. A moins que ce soit le démon du chauffage à l'intérieur ? » Oh de l'humour, c'est bien tenté. Tu te rapproches, comme si tu pouvais apercevoir la réponse imprimée dans ses rétines. Un nom, un visage, quelque chose. Mais t'as juste l'air d'une grosse débile à le fixer comme ça. Stop. Tu as une question qui te brûle les lèvres maintenant. « Bon alors, qu'est ce qu'on fait ? Tu me tues, je t'exorcise, on s'oublie ? Qu'est ce que tu veux ? Toi, pas le machin dedans. »






Hysteria

It's bugging me, grating me. And twisting me around. Yeah I'm endlessly caving in. And turning inside out 'cause I want it now. And I'm breaking out. I'm breaking out. Last chance to lose control . It's holding me, morphing me. And forcing me to strive. To be endlessly cold within. And dreaming I'm alive.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t165-je-my-blood-is-a-flood-of-



Messages : 1264
Origine du personnage : berserker
Alignement : chaotique mauvais
Emploi : chef de la sécurité à l'Underground



Your Soul
♠ Pouvoirs: Cryokinésie - Ubiquité - Langage démoniaque - Hache de force - Ténèbres des Damnés - Ancre Dimensionnelle
♠ Forces & Faiblesses: Fort en tout, zéro faiblesse (problème ?)
avatar


The demoniac soul

Message20.12.15 17:11


Jolynn & Faust



Qu’est-ce qu’elle fout, mais qu’est-ce qu’elle fout, sérieusement ? Quand elle ouvrit la porte, loin de la trouver à poil enroulée dans une serviette comme toutes les bonnes femmes qu’il a déjà laissée se trémousser dans sa salle de bains, elle est encore à moitié habillée, trempée, et elle le fixe d’un œil noir comme s’il était une peinture contemporaine trop chère pour ce que c’était. Il resta silencieux en attendant qu’elle dise un truc, n’importe quoi, parce qu’au point où il en était, il n’allait plus faire ou dire un truc qui déclencherait encore une tempête d’insultes, il ne fallait pas déconner non plus. Il se foutait de son regard et du message qu’il colportait, il se foutait bien de tout, il en avait déjà marre d’essayer. Une soirée de merde, voilà tout ce que leur relation valait, apparemment, et il était tout prêt à jouer le jeu comme elle, maintenant. Il baissa les yeux sur son bras. Toujours pas guéri, alors que lui se sentait déjà mieux. Il haussa un sourcil, puis esquissa une moue blasée, et Abaddon se chargea d’exprimer « tout haut » ce à quoi il pensait tout bas : « Une salope damnée ! » Faust secoua la tête et répondit tout haut, en langage démonique : « Reste poli. » tout simplement, en adressant un sourire tordu à Jolynn. Elle avait l’air à deux doigts de tomber dans les vapes. Il faillit lui proposer de l’emmener à l’hôpital, pour rire, évidemment, vu que jamais il n’irait larguer à l’hosto une meuf qu’il venait de blesser, il avait déjà assez de soucis comme ça sans rajouter les flics à la liste, mais il se retint. Non, nope, rien, pas un mot de plus. Finalement, ce fut elle qui brisa le silence, avec ses conneries habituelles, les conneries qui l’avaient toujours fait rire. Et il ne put empêcher un rictus amusé de fleurir sur ses lèvres.

« Je sais pas, grande gueule, à toi de me le dire, tu t’es sentie chaude comme la braise, hier ? »

Il la laissa se rapprocher, puis, ayant la désagréable impression qu’elle essayait littéralement de voir Abaddon à travers ses yeux à lui, il lui tourna le dos et alla chercher des fringues dans sa chambre. En revenant, il lui jeta un tee-shirt et un pantalon de jogging dessus. Qu’elle s’habille, ou qu’elle reste à poil, si c’était son petit kiff perso, il s’en foutait, il n'avait pas vraiment la tête à s'amuser. Il retourna dans la cuisine, agacé par ses paroles, et se mit en devoir de lancer sa cafetière, un des rares objets « de luxe » qu’il possédait, avec sa télé. Puis il se tourna vers elle et secoua doucement la tête.

« Tu sais déjà ce que j’en pense. À toi de me dire si tu te sens un jour de traîner à nouveau avec moi. Mais laisse tomber l’exorcisme, parce que si tu veux qu’on parle de ça, je dirais que t’as toi-même des trucs à cacher, niveau pureté de l’âme. »

Il avait dit ça d’un ton moqueur, parce qu’en vérité, il n’en avait rien à battre, pas comme Abaddon qui était comme un chien de chasse qui venait de voir passer une troupe de lapins sous sa truffe. Mais pas de bol pour lui, il n’était pas aux commandes, et Faust ferait en sorte qu’il ne le soit plus avant un moment. Si Jolynn avait entendu le Démon dire tout ce qu’il était en train de dire, en cette seconde, elle serait probablement partie en courant, mais Faust la fixait avec un regard calme et un visage lisse. Et alors qu’il pensait à ça, il songea soudain à quel point ça devait être horrifiant, pour quelqu’un comme Jolynn, soudain, de lui parler, de le regarder. Lui qui s’en foutait, qui vivait comme ça depuis des siècles, ne s’était pas une seconde posée la question du reflet qu’il renvoyait, cette apparence qui était la sienne, mais qui abritait l’horreur absolue du point de vue des Damnée. Et lui qui avait vécu toute sa vie en mode survie, pouvait comprendre sa parano. Quant au reste, sa langue de pute et son mauvais caractère, il n’y avait rien de nouveau sous le soleil, pour lui.

Il remplit deux mugs de café et alla en poser un sur la table basse pour elle, gardant l’autre dans sa main, avant de croiser les bras et de hausser les épaules en guise de conversation. Non, vraiment, il ne voulait rien, à présent. Il lui avait déjà dit tout ce qu’il avait à dire et la balle était dans son camp. Et si elle évitait de lui dire qu’elle allait l’exorciser, il ne voyait pas comment la situation pouvait empirer, à présent. La tempête Jolynn s’était abattue, et les laissait à présent épuisés et sans but précis.


the pretender.

In time or so I'm told I'm just another soul for sale... oh, well, the page is out of print. We are not permanent, we're temporary, temporary. Same old story. I'm the voice inside your head you refuse to hear, I'm the face that you have to face, mirrored in your stare. I'm what's left, I'm what's right, I'm the enemy. I'm the hand that will take you down, bring you to your knees. foofighters
(code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t171-faust-all-right-then-i-ll-






Contenu sponsorisé

Message

Revenir en haut Aller en bas
 

Dismember the world and then dance in the wreckage || Jolynn

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» CNN: Food prices rising across the world
» Vente Elysien Forge World (GI)
» Rock My World
» Forge World
» Nouveauté Forge World
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MORS ULTIMA :: 
City of Toronto
 :: 
Downtown Toronto
 :: 
Autres
-