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Bend and break {Ricaa}



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Message07.10.15 1:51


Never knew loving could hurt this good
'Cause when you look like that, I've never ever wanted to be so bad, it drives me wild. That soft animal of my body, wants to swallow you whole. Because you’re safe there, because she can see the entire sky in you. She wants to show you that starless night, at the bottom of her stomach. She wants to eat you alive because with you, inside of her, it’s sunrise. With you, inside of her, it’s alive.
Le jour c’est levé. Quelque part dans ton esprit, une voix t’en avise. Le matin vous a trouvez et tu fronces les sourcils pour rouler sur toi-même, nichant ton visage dans le cou chaud de Rigel. Tu n’es pas prête à faire face à la journée. Pas tout de suite. Pas maintenant. En plein déni, c’est dans le cou du métamorphe que tu fais disparaitre le rayon de lumière, mince filet que les rideaux, pas assez larges en réalité, laissent se faufiler dans la chambre. Oui voilà, de cette manière, il vous reste encore du temps. Beaucoup. Toute la nuit, pour dormir ensemble, un peu trop innocemment à ton avis d’hier, mais tout de même ensemble. Réunis. Non pas que quoi que ce soit vous empêche de répéter la chose demain ou le jour suivant, sinon ton entêtement, sinon le sien. Son odeur te tapisse le nez, s’engouffre dans tes poumons et bien que tu t’entêtes à chercher le sommeil, qui te file encore et encore entre les doigts, tu deviens de plus en plus consciente de sa présence. Son corps est plus large que le tien, plus robuste, tellement plus fort. Tes mains se retournent doucement, caressant la surface chaude et douce de sa peau, alors que tu entrouvres paresseusement les yeux, nichée contre lui, petite chose presque fragile. Tes doigts suivent les courbes subtiles des muscles, qui roulent sous la peau, qui s’exposent dans une respiration plus profonde de sa part. Rigel est, à tes yeux du moins, la représentation ultime de ce qu’un mâle devrait être : bien bâtit, barbu, un corps fait pour encaisser, mais un sourire aussi doux que l’éclat bleu de ses yeux. Il est magnifique et quand il dort, il est même touchant dans son innocence. Le bout des doigts contre le haut de son estomac, tu le sens émerger doucement. Dans ton esprit s’imprime aussitôt l’image d’un chien qui se réveille, d’un loup qui se secoue le poil en se redressant. Et un petit sourire étire paresseusement tes lèvres alors que tu creuses doucement sa chaire, suivant les sillons laissés par ses muscles, par la délicieuse tablette de chocolat qui ne demande qu’à devenir ta friandise favorite. Tu soupires d’aise, tout bas, frottant ton visage dans son cou. Et si son odeur t’arrache un frisson de plaisir, si sa chaleur te pousse à glisser une jambe entre les siennes, Rigel ne te rejetant jamais quand il sommeille encore, tu ne peux pas nier que dorénavant son odeur est presque la tienne. Le citron et la menthe dont tu as toujours été une grande amatrice, a dorénavant une petite odeur de boisé, comme si tu avais passé plusieurs nuit à la belle étoile. L’odeur de la bête, de la tienne, encore endormie. Mais plus pour très longtemps. Alors tu le respires encore un peu plus, une main remontant contre son cou, pour crocheter sa nuque, l’autre plus bas. Comme s’il allait laisser passer. Comme s’il ne se réveillerait pas.

Ta main n’a pas même le temps de s’enfoncer dans son pantalon de nuit, une véritable torture niveau vestimentaire oui, que sa main attrape ton poignet. Tu souris aussitôt contre son cou, que tu embrasses avec envie. Un désir dont il est l’unique cible depuis déjà bien trop longtemps, humainement parlant, le temps d’un battement de cils pour vous. Pour toi. « Mmmn, bonjour Psihi… » Le surnom roule doucement sur ta langue, pour disparaitre contre sa peau, que tu lape dans un baiser plus sonore. Plus aguicheur, tout comme ta cuisse qui remonte, se pressant tendrement contre sa virilité. Il retient peut-être ta main, mais tu connais d’autres moyens pour l’aguicher. Ton autre main glisse dans ses cheveux, si doux, si soyeux, pour attirer son visage en direction du tien, qui déjà se déloge du creux de son cou. Parce que tu veux ses lèvres, parce que tu veux le saluer comme il se doit. Il revient à la vie, là contre toi, contre ta cuisse, sous tes lèvres, qui se moulent aux siennes avec besoin, dans un baiser qui s’éternise, un bout de langue effleurant celle de l’autre. Et tu chuchotes tout bas, joueuse : « je finirais par t’avoir… à l’usure, peut-être, mais je réussirais. » Oh ça oui et tu croises son regard, aussi farouche que le tien, fauve aux yeux plus doux que toi pourtant. Si joli. Si séduisant. Assez pour t’arracher un soupire, ta main glissant contre sa joue, l’autre remontant sagement contre son torse. Tu écartes les mèches de ses yeux, le bout de ton nez contre le sien alors que tu enfonces la tête sur l’oreiller près du sien, vos visages l’un contre l’autre, tout comme vos corps, encore emmêlés ensemble. Tes doigts sont délicats contre sa peau, tendre même. Presque comme s’il s’agissait de Zeus, presque. Il n’est pas ton fils, il est pourtant plus jeune que ce dernier. Non, tu ne materne pas Rigel, tu l’aimes et ton petit sourire en est la preuve vivante. « Tu es si joli… surtout quand tu dors. » Oh tellement, oui. Mais il y a de la malice sous tes cils et ton sourire tremble doucement. « Tu devrais recommencer… Tu sais, encore un petit dix minutes seulement. » Oh oui, de quoi te laisser le temps de le caresser, voilà ce que ton mordillement de lèvre vient appuyer.

Seulement tu es mariée et il le sait beaucoup trop. C’est une information qu’il chéri presque, comme si ça le rassurait. Il te tient à distance avec cet état de fait : il ne touche pas les femmes mariées. Il ne te touche donc pas toi, pas que de raison du moins. Alors tu t’étires doucement, ta poitrine vaguement dissimulée par un peu de dentelle, un short trop court sur les hanches, tout pour que vos corps se rencontre dans les limites qu’il te permet. Ton ventre contre le sien, vos chaleurs se mêlant alors que tu insistes, tes dents lui grignotant un bout de menton. « Ce sera bientôt régler… tu devrais être plus permissif avec moi. » Tu parles tout bas, presque suppliante, faussement innocente. Dans les faits, vous savez très bien tous les deux que si tu ne forces pas davantage les choses, si tu ne te glisses pas encore entièrement nue contre lui, si tu ne cherches pas à faire perdre la tête à Rigel, c’est parce que tu tiens justement à lui. Tu veux bien faire les choses, tout comme lui. Or, mariée à un autre, tu ne seras jamais totalement sienne. Et tu veux l’être, au moins autant que lui, te veux. Tu en es persuadée. En réalité, tu es terriblement sage avec lui, plus docile qu’avec un autre homme, ce qui n’est pas rien. Peut-être parce que le loup ne cherche pas à te dominer plus que de raison, peut-être parce que Rigel n’a pas peur de toi ou de ce que tu représentes à ses yeux. Et c’est là d’autres raisons supplémentaires de l’aimer. De le désirer, là avec ta main qui lui racle doucement la peau, tes lèvres baisant encore et encore les siennes, petite nymphe exigeante. « C’est promis… je lui pourris la vie… » chaque bout de phrase est ponctué d’un autre baiser, alors que ta cuisses se frotte lentement à lui. « Mmmn, quelques… semaines… puis ce sera… terminé… » Il connait le plan de match, il ne l’aime pas, mais il le connait. Tu n’es pas revenu ici, tu ne lui as pas forcé la main pour t’accompagner à Toronto pour que tu te remettes avec Elyos. Par Artémis non ! Plutôt mourir que de t’incliner devant un lâche pareil. Tu n’es jamais venu que lui pourrir la vie. Lui faire payer ses crimes. Lui bousillé son avenir.
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Message12.10.15 16:18


  ASWIUM
(n.) a mingling of unsatisfaction, wistfulness, disappointment, regret, higher hopes, frustration and sadness that something has to or did not happen
Tu pourrais te noyer dans sa chaleur, dans ses courbes. Dans ses doigts, paresseuses petites choses qui traînent longuement contre ta peau, t'incitant à quitter les bras de Morphé pour rejoindre les siens. Nausicaa est, comme toujours et tu l'avais bien appris, une vile et douce tentatrice en ta présence. Et pourtant, tu te refuses à elle, même dans cette simple requête comme l'éternel entêté que tu es. Peut-être parce qu'au fond, et malgré tout, tu sais très bien ce qui t'attends lorsque tu ouvriras les yeux. Son visage, sa douceur et ce, peut-être pour la dernière fois. Un départ, en quelque sorte, parce que tu ne faisais seulement que la retourner où elle avait toujours demeuré : loin de ta portée. Inatteignable. Alors tu t'accordes ce petit moment, tu t'accroches à ces quelques méandres d'un doux rêve. De son souffle contre ta chaire, cette odeur qui t'enivre, de sa cuisse entre les tiennes, pressant juste assez pour qu'à ton tour, ta main sur sa hanche fasse écho du plaisir. C'est seulement lorsque sa main ose s'aventurer un peu trop bas, un peu trop près d'où tu la désires réellement que tu te vois obliger de revenir à la réalité. Parce qu'elle n'a jamais été vraiment tienne à prendre. Depuis toujours. Tu empoignes son poignet, arrêtant sa course dangereuse, alors que ses lèvres pleines s'étirent contre ta nuque, avant de se presser contre celle-ci. Tu ne réprimes pas un grognement. De sommeil ou d'un désir mal chassé, tu ne peux pas dire. Sans doute teinté des deux, après tout, ce n'est pas comme si c'était la première fois que ça se produisait.  « Mmmn, bonjour Psihi… » Tu prends un grand respire, le revers de ta main la libérant pour plutôt venir frotter maladroitement tes paupières alors que tu grimaces légèrement. Tu n'arrives qu'à lui répondre un simple « Hmm » en guise de bonjour, alors que tu tentes de secouer l'engourdissement qui t'enserre encore.

Tu en sifflerais presque, alors que tu sens sa cuisse se presser doucement, là et que tes muscles se contractent, imperceptibles à un plaisir que tu n'as pas goûté depuis longtemps. Trop longtemps. Sauf que tu préfères te la jouer tout en finesse. Beaucoup plus réveillé, ton regard coule sur elle, pas aussi narquois que tu l'aimerais, alors que tu ses doigts se faufilent dans ta crinière, glissant tendresse dans tes prunelles. Tu n'as pas besoin d'être convaincu alors que ton visage se tourne vers le sien, la rencontrant à mi-chemin. Tes lèvres trouvent les siennes et l'instinct prend le dessus. Le loup s'éveille alors que ta main, retombée contre ton estomac, se glisse sous l'édredon pour empoigner le dessous de sa cuisse, tes doigts jouant avec un bout de l'interdit. Pour la caler un peu plus près ou la tenir en échec, tu ne sais pas trop. Tu as toujours été un peu maso, après tout. « je finirais par t'avoir… à l'usure, peut-être, mais je réussirais. » Si tu l'observes en silence quelques instants, tu ne peux retenir un sourire, quelques éclats de rire soufflés contre sa joue devant sa détermination. Tu la penses plus jeune qu'elle ne l'est réellement en ces moments-là. Plus jeune que toi, même, alors qu'elle joue avec tes mèches et que tu peux sentir la moue plus que tu ne la vois. Tu ne vois pas la femme chasseresse, la guerrière en ce moment, non. Juste une femme excédée devant un fruit qui lui est défendu. Ta faute, tu le sais très bien et tu en souffres autant qu'elle. Seulement tu ne peux pas vous l'autorisez, surtout pas maintenant, pas aujourd'hui. Peut-être avant, si tu n'avais pas été aussi con, aussi fuyard avec tes convictions. Tu soupires, ta main jouant avec un bout de peau à découvert sur sa hanche, prêt à te morfondre, à peine la journée débutée. Parce que tu sais ce qui doit être fait, mais tu ne veux pas y penser, pas encore. « Tu es si joli… surtout quand tu dors. »  « Joli ? » que tu rétorques amusé, la voix rauque. Tu hausses un sourcil, l'observant se jouer de toi. « Tu devrais recommencer… Tu sais, encore un petit dix minutes seulement. » Coquine jusqu'aux bouts des ongles et tu ne demandes qu'à jouer, toi aussi. « Seulement dix minutes ? Moi qui croyais que tu aimerais prendre ton temps. Il doit bien y avoir une poêle dans tes affreux cartons... Un coup sec et... » Tu fais un mouvement sec avec ta main libre, imitant le son percutant ta tempe. Peut-être la seule façon pour toi d'avoir ce que tu veux sans te sentir coupable à quelque part, lâche comme tu es. « Et puis.. » que tu ajoutes, te tournant un peu plus vers elle, attrapant quelques mèches pour les placer derrière son oreille. « ça nous forcerait à en refaire quelques-uns et comme ça... tu pourrais rester plus longtemps...»

Tu es cruel et égoïste avec elle. De demander sa présence alors que tu n'arrives pas à la prendre, à l'accepter complètement. Toujours à la tenir à une certaine distance, parce que tu ne vois que ce lien invisible, qui la relie à un autre. « Ce sera bientôt régler… tu devrais être plus permissif avec moi. » Tu souris légèrement, les yeux tournés au plafond alors que ses dents éraflent ta peau. La regarder serait risquer de céder, de prendre un petit bout avec toi, comme un précieux souvenir. Quelque chose que personne ne pourrait lui enlever, pas même son mari, mais tu préfères répondre légèrement alors que ton regard peint des motifs abstraits au plafond. « Tu n'as jamais eu besoin de ma permission pour faire quoique ce soit, Sica. » Non, jamais et c'est peut-être ce qui te fait l'aimer autant, au fond. Aphrodite incarnée, prête à prendre tout ce qu'elle veut si seulement elle le désire et toi, qu'elle ne touche pas. Par respect,  par affection, par amour ? Elle t'attend, patiente, offerte à la première bouchée, histoire d'être dévorée. Seulement tu ne fais pas confiance à le loup. La vérité c'est que tu pourrais l'engloutir. Elle finirait petit chaperon rouge, coincé entre les entrailles de la bête, petit oiseau en cage de chaire. Sauf qu'elle t'entraîne à ta perte, là, avec sa bouche de nouveau contre la tienne, douce comme du miel alors que tu te perds dans son odeur.  « C'est promis… je lui pourris la vie… » Tu fronces déjà les sourcils, toi qui croyait échapper au destin, même pour quelques minutes, la voilà qui le met sur la table. « Mmmn, quelques… semaines… puis ce sera… terminé… » Tu as l'impression qu'un petit morceau se brise, alors qu'elle se recule finalement. Ta main vient se poser sur sa joue, traîne contre sa pommette et tu hésiterais presque à la supplier. Parce que tu ne veux pas qu'elle quitte tes bras pour ceux de quelqu'un d'autre, n'empêches qu'ils appartiennent à celui de droit. Quel homme accepterait telle situation, mis à part toi ? C'est de ta faute, après tout, à vous faire languir, à ne pas saisir ta chance, tu en paies les frais. C'est ta faute, d'écouter cette voix qui te susurre, qui te questionne : et si tu l'aurais saisit, qui te dit que les choses seraient différentes ?

Tu préfères te dérober sous un masque de nonchalance, apportant un argument déjà trop utilisé. « Ou alors.. » Ta main attrape la siennes et tu y déposes tes lèvres sur ses jointures. « Les plages de Santorin seraient un bon contre-partie. La Red Beach, avec son sable volcanique. On pourrait aller voir le volcan... » Tu t'arrêtes, tu sais que tu t'emportes et c'est pourquoi tu souris, un peu naïf, détournant le regard. Tu sais pourquoi elle est ici, même si tu ne peux pas comprendre ses raisons. Après tout, tu es loin d'être objectif sur la chose. Et quand bien même Toronto est loin d'être synonyme de bons souvenirs, c'est seulement pour elle que tu as accepté de ramener ta carcasse dans les parages. Tu te racles donc la gorge, te sachant ridicule et tu balais le tout de la main avec un simple. « Je plaisante. » Tu attrapes sa nuque, déposant un baiser sur son front, plus long que ce qui est normalement respectable ou confortable, à défaut d'avoir le courage de trouver ses lèvres après ce genre de tentatives pathétiques. Tu te redresses, te détournant d'elle alors que tes pieds rencontrent le parquet froid. Assis, dos à elle, ta main vient ébouriffer tes cheveux alors que tu soupires à nouveau. Ridicule, voilà ce que tu es, mais tu ne sais pas vraiment comment gérer ce genre de situation. « Comment tu comptes lui pourrir la vie, déjà ? » Parce que tu n'as jamais vraiment eu le courage de lui demander comment elle allait s'y prendre, ni les circonstances présentes. Des images voilées, que tu chassais de ton esprit autant que possible, quand bien même tu n'avais pas ton mot à dire, en vérité. Tu te retournes légèrement, la regardant par-dessus ton épaule. La question que n'oses pas poser, c'est si tu peux te permettre de l'attendre. Tu as le temps, ce n'est pas ça qui manque, seulement, l'incertitude trouve son chemin. Celle qui chuchote, qui conspire. Tu seras toujours là pour elle, reste à savoir si elle trouvera encore une utilité à ta présence si sa vengeance s'achève.
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Message13.10.15 1:56


Never knew loving could hurt this good
'Cause when you look like that, I've never ever wanted to be so bad, it drives me wild. That soft animal of my body, wants to swallow you whole. Because you’re safe there, because she can see the entire sky in you. She wants to show you that starless night, at the bottom of her stomach. She wants to eat you alive because with you, inside of her, it’s sunrise. With you, inside of her, it’s alive.
Tu es vieille, très vieille même et si parfois tu en es consciente, si certains jours tu sens le poids des années, ce n’est jamais le cas avec lui. Pas avec Rigel, pas quand il s’exprime de sa voix rauque, pas quand il sourit. Non, tu t’enfonces un peu plus contre lui, ta main replongeant dans les mèches chocolatées. Il sent si bon, il est si chaud, il est si appétissant. Il ne comprend pas l’effet qu’il te fait, l’émoi qu’il créé, alors que tu frottes le bout de ton nez contre son cou. « Seulement dix minutes ? Moi qui croyais que tu aimerais prendre ton temps. Il doit bien y avoir une poêle dans tes affreux cartons... Un coup sec et... » Tu ris tout bas, contre son cou, sous le charme, à défaut d’être sous son corps. Si seulement, oui. Aller, tu ramènes le visage sur l’oreiller et l’observe dans un mélange de tendresse et d’amusement, de l’amour à l’état pur. Ce que tu n’as jamais pu offrir à Elyos, faute de le percevoir comme apte à le mériter. Mais Rigel, oh tu soupires alors que tu souris, tes doigts glissant contre la tempe qu’il fait mine de blesser, Rigel n’est pas comme les autres. On ne fait pas d’homme tel que lui, à la fois doux et dur, ferme et tendre, le meilleur des deux mondes. Qu’importe qu’il soit en train de compliquer votre histoire, tu l’aimes. Plus que Despoina, avec plus de pureté, avec quelque chose que tu ne croyais jamais vivre, quelque chose qui s’approche de la sensation de bien-être ressentie jadis, avec tes cœurs, quand la vie était simple. Or, rien n’est simple avec le brun, absolument rien, sauf peut-être l’aimer. « Et puis.. » Il s’approche encore de toi, remet une mèche derrière ton oreille et tes yeux brillent de mille feux, voilà l’effet que Rigel a sur toi. « Mmn ? » Tu attends la suite avec intérêt, bel et bien prête à te faire coquine pour lui. Contre lui. Sur lui, même. « Ça nous forcerait à en refaire quelques-uns et comme ça... tu pourrais rester plus longtemps.. » Rester, voilà un verbe qui a une connotation bien triste dans sa bouche. Tu sens aussitôt la culpabilité remuer en toi, des regrets sur le bout des lèvres, des hésitations dans les doigts. Est-ce que tu as tort ? Il se détourne subtilement de toi, parce que Rigel n’est pas de ses hommes aimant accuser les femmes. Et dieu que tu l’aimes alors qu’il roule sur le dos, qu’il observe le plafond. Bien trop beau, bien trop gentil. Trop merveilleux.

« Tu n'as jamais eu besoin de ma permission pour faire quoique ce soit, Sica. » Même ça, ce n’est pas une accusation, pas avec lui. Pas dans sa bouche, dont tu embrasses le coin tendrement. Rigel est trop bon, trop con que dirait probablement d’autres, mais pas toi. Le monde a besoin de plus d’homme tel que lui, des hommes bons, qui cherchent la paix plutôt que la guerre. On sous-estime bien trop la douceur en ce monde, la gentillesse, mais pas toi. Non, toi tu la vénères presque, comme tu comptes bientôt te dévouer entièrement à lui. Et comme un aimant, tu retrouves sa bouche, parce qu’il n’en existe pas de plus douce ou de plus sucrée. Tu le dévores tendrement de baiser, tu cherches à rester sage, à ne pas dépasser les limites. Si seulement il n’en avait pas autant tracé autour de vous, de lui, de toi, ce serait bien plus facile. Bien meilleur aussi. Il ne sait pas de quoi il vous prive, il ne comprend pas ce qu’il t’inflige, tout ce que tu as boudé des siècles durant et que tu es prêtes à lui céder. À lui et personne d’autre. De ton amour brulant, de ce volcan que tu as rebaptisé en son nom. Non, il ne comprend pas, mais il te cajole comme une enfant et tu soupires, lui coulant un regard où la faim se dispute la place avec l’amour. Le grand, celui qui n’arrive qu’une fois dans la vie. Le tien porte le nom d’une étoile, le tien est plus brillant que le soleil lui-même, de quoi rendre Hélios jaloux. « Ou alors.. » ton attention se porte aussitôt sur les lèvres qui glissent contre tes phalanges, sur les mots qui tardent à venir. « Les plages de Santorin seraient une bonne contre-partie. La Red Beach, avec son sable volcanique. On pourrait aller voir le volcan... » Tu souris doucement, attendris et à la fois terriblement coupable, de lui infliger pareille situation, de ne pas pouvoir ignorer plus longtemps l’existence d’Elyos. Qu’est-ce que tu lui fais, hein Nausicaa ? Rigel ne mérite pas tout ça, pas même une partie. Alors ta main tire doucement sur ses cheveux et tu viens presser ton corps contre le sien, dans un presque câlin, dans une étreinte plus personnelle encore. Plus intime. Un contact amoureux, plus tendre qu’un bras enlaçant l’autre, beaucoup plus. « Psihi… » Mais déjà il se dérobe, il connait le refrain, il te connait toi : bien trop têtue, bien trop obstinée. « Je plaisante. »

Il ment, évidemment. Tu sais très bien que tous les endroits du monde valent mieux que Toronto pour lui. Tu comprends, du moins le tentes-tu, alors qu’il attrape délicatement ta nuque. Tu es déjà prête à lui offrir tes lèvres, mais il se contente de ton front et une moue trouve le chemin de ta propre bouche. Est-ce que tu vas le perdre ? À cause d’Elyos ? Parce que tu veux ta vengeance ? Il ne faut pas ! Tu t’arrêteras avant, il le faut ! Tu ne t’acharneras pas, il ne faut pas. Et voilà, il t’abandonne pour se redresser, t’offrant son dos. Déjà, tu soupires doucement, tendant une main pour effleurer son dos du bout des doigts, tendre. Que dois-tu faire pour le détendre ? Que peux-tu faire pour le convaincre que tu ne veux pas le quitter, que tu ne comptes pas le perdre, que tu dois seulement régler une vieille histoire ? Tu ne sais pas. Lui non plus. Mais tes doigts parcours lentement son dos, remontant le long de la peau brulante. Celle-là même qui devrait plutôt se presser contre la tienne. Quel gâchis. « Comment tu comptes lui pourrir la vie, déjà ? » Tu fixes son dos, un autre soupire sur les lèvres, quand enfin tu croises son regard. Il est tellement beau. Tu te redresses lentement sur un bras, pour t’étirer jusqu’à le toucher, lui. En fait, ton visage disparais contre sa nuque, alors que tu te déplaces, que tu te hisses sur les genoux pour venir écraser ton corps à son dos, tes bras passant de chaque côté de son corps. « Je vais foutre le bordel dans sa vie intime, mais aussi dans sa tête. » Tu te presses plus fort à lui, à t’en couper légèrement le souffle, un petit ronron dans la gorge, puis tes lèvres remontent le long de son cou, jusqu’à son oreille. « Je vais lui faire regretter d’avoir osé s’enfuir comme un lâche, je vais lui rappeler ce qu’il possédait, mais je ne lui donnerais rien. » L’une de tes mains glisse doucement le long de son estomac et tu inspires plus fort, en même temps que lui, en parfaite symbiose. Dieu que tu le veux et le bout de tes dents qui tirent sur le lobe de son oreille, n’en sont qu’une preuve supplémentaire. « Je veux qu’il me supplie à genou… » cette fois ta voix traine lentement dans son oreille, mais tu le relâche pour plutôt te faufiler sous son bras.

Tant pis pour ses limites, tu trouves le chemin jusque sur ses genoux, où tu te hisses sans grand mal. « Je réclame vengeance… » Assise à califourchon sur le métamorphe, tes mains glissent dans ses cheveux, attirant son visage contre le tien alors que tu émets un autre petit ronronnement heureux. Sa bouche est tellement chaude contre la tienne, sa langue t’émerveille et tu te cambres tout naturellement, ta poitrine s’écrasant sensuellement à la sienne, alors que ton corps se frotte doucement au sien. Et dès qu’un baiser se termine, un second prend la relève, jusqu’à vous faire haleter tous les deux. Ce serait si facile de le prendre, ici, sur le lit de petit motel presque miteux. Ce serait tellement bon de l’enfoncer en toi, de ne plus former qu’une seule entité. Tu songes à effacer ses limites comme on le fait d’un traie de craie, mais tu ne peux pas. Tu ne peux jamais que l’embrasser, qu’abandonner son visage d’une main pour l’enfoncer là, entre vos corps, entre vos cuisses. Cette fois, tu ne lui permets pas de t’en empêcher, tu te fais plus agile, plus fourbe. Et il est immense sous tes doigts, chaud et palpitant au creux de ta paume, qui le caresse lentement, en rythme avec tes reins, qui ondule sur lui. Contre lui. De quoi lui arracher un grondement, de quoi te laisser le temps de bifurquer sans son cou, que tu mordilles avec un désir presque aussi animal que lui. Tu n’as jamais été bien agencé à Elyos, jamais. Mais avec Rigel, les choses sont différentes, il est en parfaite harmonie avec cette partie sauvage qui vie en toi, il n’est pas tout à fait un enfant sauvage. Pas lui. Non, mais il est les loups avec lesquels tu aurais pu être élevé. Il est ta meute. Il est tout ce que tu possèdes, avec Zeus. « Mais je te réclame toi aussi… si fort… » Tu gémis tout bas, là contre sa peau, ta main se refermant autour de lui. Mais tu sais déjà que bientôt il exigera que tu cesses tout. Les limites doivent être respectées et tu vas déjà trop loin. Tu empiètes sur son espace personnel, tu te fais trop tentante et lui permettre d’accéder à ses désir, celui-là même qui gronde contre ta main, qui menace de te broyer le poignet tant il est dur et bouillant, ce serait lui permettre de culpabiliser. Tu ne peux pas. Tu l’aimes trop et de ce fait, tu retires ta main, les pensées terriblement embrouillées et du désir liquide dans le creux du ventre, une envie qui s’imprime dans le tissu de ton short. « Mais ne doute pas de moi, je t’en supplie. » Ton regard rencontre le sien, aussi trouble, aussi fauve et tu lui embrasse le menton, vile tentatrice. « C’est toi que j’aime… nul autre… surtout pas lui. » Tu lui caresse le visage d’une main, l’autre retournant dans ses cheveux. Dieu que tu l’aimes, au point d’en ressentir les effets entêtant, au point d’en avoir mal au creux des reins. Un amour douloureux, oui. Terriblement frustrant. Entêtant.
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Message14.10.15 1:34


  ASWIUM
(n.) a mingling of unsatisfaction, wistfulness, disappointment, regret, higher hopes, frustration and sadness that something has to or did not happen
« Psihi… » Tu connais la chanson, le numéro. Après tout, vous avez eu l'occasion de répéter le tout quelques fois durant la route du retour. C'est bien les seuls moments où ce doux surnom qu'elle t'a attribué sonne si amer, presque agressant dans tes oreilles. Tu n'as pas besoin qu'elle te récite ses raisons. Tu les connais, presque sur le bout des doigts, alors tu coupes court à ton échec, ta petite humiliation. À force d'être rejeté, tu en deviendrais presque désespérant et loin ton envie d'en arriver là. Tu balayes tout de la main, l'esquisse d'un sourire faux à tes lèvres. Celui-là même qui te trahi, tout comme ton baiser, alors que tu te détournes d'elle, quittant sa chaleur pour ruminer près du lit. Aucune personne saine d'esprit n'avalerait ce genre de choses. Cette compassion, cette patience n'est certainement pas pour le commun des mortels. C'est peut-être ce qui te fais tenir le coup, savoir que tu es capable d'attendre, que tu as le temps. Ce n'est qu'un dur moment à passer, voilà ce que tu te répètes alors que tes mains se tordent entre elles et que tu les fixes, troublé. Ses caresses viennent tel un fantôme et tu fermes les yeux un instant. Est-ce le genre de sensation qui t'attend en son absence, alors qu'elle revêt l'habit de la petite femme parfaite ? Une bribe de souvenir prêt à te hanter, son odeur un peu partout, sa présence manquante. Tu n'as jamais été un homme à te consoler avec l'avenir, toujours synonyme de mauvaises nouvelles au fil du temps. Et tu ne vois pas comment tu peux te consoler, comment tu peux voir aussi loin avec son départ imminent. Rien que tu ne peux faire pour l'empêcher, sauf encaisser et endurer. Tu prends un respire et, pareille à un animal coincé par ses démons, tu te décides à confronter contre gré.

Ses bras te font l'effet d'un salut, aussi infime soit-il et rapidement tes mains, plus larges recouvrent les siennes et tu soupires.  « Je vais foutre le bordel dans sa vie intime, mais aussi dans sa tête. » Tu caresses lentement le dos d'une de ses mains, hochant la tête, accroché à ses mots. Tu te dis que si elle te raconte clairement sa haine, sa soif de vengeance, tu pourras oublier un temps les détails dérangeant. Comme ceux synonymes de sa poitrine contre ton dos, tentante. Ceux mirages de ses lèvres brûlantes contre ta chaire suppliante.  « Je vais lui faire regretter d'avoir osé s'enfuir comme un lâche, je vais lui rappeler ce qu'il possédait, mais je ne lui donnerais rien. » Tu fronces les sourcils, ta mâchoire se serrant légèrement. Tu trouves satisfaction dans ses paroles, mais tu n'en fais pas écho par crainte de sembler faible. Mais que peux-tu être d'autre devant cet oiseau du paradis, succube aux ailes fanées ? Rien de ce que tu peux dire ou faire ne changera sa nature et puis, c'est loin d'être ce que tu veux faire. Alors tu profites de son affection, les paupières un peu lourdes, ta prise sur sa main un peu plus ferme alors que son autre s'aventure. Tu respires, en même temps qu'elle, comme si tous les deux vous recherchiez toujours un peu plus de contact dans l'interdit que tu as bâtis. Par sécurité, par angoisse, par espoir de la retenir quelque part. Seulement ton amour n'est pas une menace, encore moins une promesse de chantage comme celui de Sica avec son promis.  « Je veux qu'il me supplie à genou… » L'esquisse d'un sourire carnassier apparaît malgré toi et tes insécurités. Vengeresse, véritable Némésis qui se moule à toi, alors que ton regard se dérobe afin du mur écaillé devant toi pour couler sur elle. « Ça c'est une chose qui devrait s'accomplir facilement. »

Coquette, séductrice, tu ne parviens qu'à déceler l'étincelle dans ses yeux trop tard. Elle se glisse, prend place sur tes genoux.  « Je réclame vengeance… » Tu relèves la tête, charmeur hypnotisé par son serpent et tu te perds contre elle. Tes lèvres dansant contre les siennes, ta langue cajolant la sienne, doux combat pour la dominance que tu lui laisses toujours gagner. Parce que tu n'as jamais été aussi bien que sous son joug, ses caprices, son amour. Tes mains se faufilent à leurs tours autour d'elle, l'une remontant jusqu'à la base de sa nuque, ton autre bras entourant ses hanches et tu la presses, juste un peu plus près, amateur de torture, du défendu. Tu ne sens que l'odeur de menthe et du citron, tu ne goûtes que le sucré de sa langue et tu te maudits silencieusement d'avoir graver l'interdit entre vous deux. Enfin, jusqu'à ce qu'elle faufile, prête à exaucer désir, franchissant la barrière pour te saisir, t'en couper le souffle. Tes muscles se crispent, mais elle ne te laisse pas le temps de te remettre. Sa main poursuit sa course, tout comme ses reins contre toi et tu te retrouves à pousser un son, lequel tu n'arrives même pas à identifier entre un grognement et un gémissement. Elle s'attaque alors à ton cou et ta main en profite pour empoigner quelques mèches ébène dans un poing. Ton autre quitte sa hanche, tes ongles rongés par faute de mauvaise manie éraflant sa peau le temps de descendre, lui attrapant une fesse. Ta main empoigne la chaire ferme, tes doigts s'enfoncent alors que tu la guides en quête d'un plaisir que tu ne t'autorises que trop peu, que tu devras renfermer dans sa cage.  « Mais je te réclame toi aussi… si fort… » Tu fermes les yeux, les sourcils froncés alors que tu pousses un autre gémissement tout bas, pour s'accorder au sien. Dieu que tu aimes ce son et comme pour l'encourager, tes reins bougent d'instinct recherchant sa friction, sa chaleur. Un bref instant, tu veux la retourner, l'enfoncer contre le matelas miteux, ta main jouant à l'intérieur de ses cuisses pour la découvrir prête, offerte. Y loger un doigt, ou deux pour mieux déguster son bourgeon et l'avoir à ta merci à son tour. Sauf qu'il y a cette petite voix, celle-là même qui te susurre tes ténèbres, que tu n'as aucun droit, qu'elle ne t'appartient pas. Pas totalement. Peut-être qu'elle l'entend elle aussi, alors qu'elle se retire, trop rapidement à ton goût. Ta conviction revêtit son armure, alors que tu halètes contre sa peau.  « Mais ne doute pas de moi, je t'en supplie. » Tu relèves la tête, la respiration encore rapide d'un désir que tu peines à remettre en laisse alors que tes mains se veulent plus tendres contre sa peau.  « C'est toi que j'aime… nul autre… surtout pas lui. »  Tu esquisses un sourire un peu naïf, un peu trop heureux malgré les circonstances, ton geste parfait miroir du sien, ton pouce caressant sa lèvre inférieure. « Je t'aime. » que tu réponds dans un souffle, souriant un peu plus, avant d'attirer son visage vers le tiens. Si ta bouche commence sa course avec ses lèvres, elle ne tarde pas à s'aventurer plus loin, baisant le coin de celles-ci avant de papilloter le long de sa nuque, puis ses clavicules. Tu termines ton périple au creux de sa poitrine, ta barbe chatouillant celle-ci alors que ta bouche se pose sur son cœur battant, geste solennel pour sceller tes paroles.

Quand tu te redresses, c'est avec le cœur un peu moins lourd, les épaules moins voûtées. Oui, tu te sens plus léger et tu te laisses tomber contre dos contre le matelas, appréciant la vision toujours assise sur tes hanches. Tu te veux joueur alors que tes doigts courent sur ses cuisses « Tant que tu me réserves ce genre de traitement de faveur, je dirais que ça peut aller. » Tu ris tout bas, taquin alors que tes doigts pianotent sa peau pour finalement la tapoter gentiment. « Maintenant qu'on a résolu ma petite crise de jalousie.. » Tu te redresses et l'attrape, vif et rapide, pour mieux vous retourner et l'écraser contre le lit, l'embrassant rapidement. « .. je dis qu'on devrait manger. J'ai une faim de loup... » Ton sourire est charmeur, fier de ton jeu de mot débile et de tout ce que ça implique. Oh, tu as faim plus que de nourriture, mais tu es bête de croire au bon moment, pas ceux teinté d'un besoin de réconfort à tes incertitudes, ni de la peur du rejet. Tout comme tu es peut-être bête d'être si facilement emporté par déclaration d'amour aux yeux des autres. Dans tous les cas, tu quittes sa chaleur, ainsi que le lit, les risques reliés à celui-ci beaucoup trop grand à tes yeux. Tu préfères t'étirer longuement près de la fenêtre, presque comme un chat, soupirant bruyamment une fois terminé. « Il me faut mon régime de bacon, jambon, bacon et pain grillé, tu connais un endroit ? » Si tu fais la conversation pour combler le silence et faire transition du moment, tes yeux ne manquent pas les cartons, toujours sagement ranger dans un coin alors que tu attrapes quelques vêtements dans un te tes sacs. Tu hésites un instant, mais te risques à lui demander tout de même « À moins que tu veux qu'on dépose tout ça tout de suite...? » Tu hausses les sourcils en sa direction, ta petite pile de vêtements fripées entre tes mains, faute de les avoir pliés correctement, sans parler de l'inconfort toujours présent et bouillant dans ton caleçon, mais ça tu devras gérer pour l'instant.  
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Message20.12.15 3:09


Never knew loving could hurt this good
'Cause when you look like that, I've never ever wanted to be so bad, it drives me wild. That soft animal of my body, wants to swallow you whole. Because you’re safe there, because she can see the entire sky in you. She wants to show you that starless night, at the bottom of her stomach. She wants to eat you alive because with you, inside of her, it’s sunrise. With you, inside of her, it’s alive.
Il t’arrive de regretter de le respecter autant, Rigel et ses règles de vie, Rigel et son entêtement à ne pas s’approprier ton essence et ton corps. Ne sait-il pas, ne voit-il donc pas, combien toute cette situation est frustrante pour vous deux ? Incroyable même ! Mais tu n’arrives pas à lui reprocher sa naïveté, ni sa vision de l’union entre deux êtres, et quelque part c’est probablement parce que tu aspires à cette même vision. Parce qu’une fois entièrement vengée d’Elyos et de son égo démesuré, tu aimerais partager cette promesse avec Rigel. Alors tu te fais sage, tu ranges ta main, alors qu’il pourrait probablement te céder, alors que son corps vibre contre le tien, rugit sous l’attente, mais il est de ces feux qui doivent encore couver. Attendre. Ça ne signifie pas que tu ne t’y brûles pas pour autant, encore moins que ce soudain retour au calme ne te coûte pas, ça non, mais tu t’efforces d’apaiser le feu qu’il sait injecter dans tes veines. Tu te contentes alors de ses baisers, de votre étreinte et tu souris, conquise, mais aussi au supplice, sous son aveu : « Je t'aime. » Il te couvre de son attention, mais aussi de ses lèvres, ton corps se voulant souple sur le sien. Tu acceptes tout ce qu’il veut bien t’offrir, ton bras enroulé autour de sa nuque, te gardant à une distance minimum de lui. Et quand il s’arrête, quand ses lèvres se retire de sur ton cœur, tu ravales un nouvel élan de désir, celui que tes hanches à subtilement laissé filtré, dans un dernier mouvement de balancier. Assez, il suffit et tu connais les règles, aussi tu ne te vexes pas quand il retombe sur le lit. Au contraire, tu ris sous son regard appréciateur. « Tant que tu me réserves ce genre de traitement de faveur, je dirais que ça peut aller. » « Oh, je te réserve bien plus, si tu savais… » S’il te laissait faire oui, mais en attendant, il se mérite un sourire gourmand de ta part. Tu ne demandes pas mieux que de lui montrer combien il est spécial à tes yeux, tu t’inclines même sur lui, creusant les reins, prête à te faire chatte pour lui, seulement Rigel est bien formé, lui aussi. Il sait comment esquiver les attaques.

Tu termines donc sur le lit, mais pas dans l’état que tu espérais tant. Non, il ne cherche pas à te dévorer toi, oh il dit bien avoir une faim de loup, mais il ne te croquera pas. Toi tu ne mérites qu’un rapide baisé, avant qu’il t’échappe, fuyant sur ses pieds. Tu l’observes donc un instant, allongé là, sur le lit, les cheveux en bataille et les paupières encore lourdes d’envie. Il s’étire là, sous tes yeux, délicieuse créature inconsciente de son charme, de ses atouts. Tsk. Tes yeux glissent le long de son dos, jusqu’à ses reins, où tu t’attardes, appréciant sa chute de rein, ses fesses. Tu te redresses alors lentement sur tes coudes, un bout de lèvre coincé entre tes dents, quand il reprend la parole. Quelque chose au sujet de son régime, mais tu n’écoutes pas vraiment, pas quand il te déconcentre de la sorte. Pas quand il se balade dans votre chambre, dans votre intimité sacro-sainte, où les règles et les limites s’entassent à t’en étouffer. Puis, tu réalises qu’il te questionne et tu bats des cils, retrouvant le sourire, presque innocente. Presque aussi angélique que ta race aime laisser croire. « Un endroit où manger ? » « À moins que tu veux qu'on dépose tout ça tout de suite...? » Déjà ton regard converge en direction de tes effets personnels et tu fronces doucement les sourcils. Es-tu si pressée que cela, d’aller t’installer chez Elyos ? Non. Pas aujourd’hui, pas en début de journée. Pas quand Rigel est encore à moitié nu, à quelques pas de toi. Alors tu te redresses à ton tour, te faisant funambule, délicate créature se déplaçant sans un bruit, pour venir enrouler, une fois de plus, tes bras autour de sa taille. Ton visage s’enfonce tendrement dans son dos et tu t’écrases plus fort à lui. « Non, allons manger. Profitons de la journée, il fera toujours temps d’aller démolir la vie de cet enfoiré. » Oui voilà une bien belle idée et tu te détaches aussitôt du métamorphe, à la fois par respect pour lui, mais aussi pour aller t’habiller à ton tour.

Tu redeviens la petite chose sage dont il a l’habitude, celle qui respecte ses règles, aussi stupide puisses-tu arriver à les trouver. Tu t’habille sans faire de chichi, sans chercher à l’aguicher, tu pousses même tes bonnes intentions jusque dans la salle de bain, où tu enfiles des vêtements acceptable. Un chemisier à fleur et un jean moulant, rien de trop affriolant. Rien pour l’inquiéter. Tout pour le rassurer, tout pour te permettre de jouer au petit couple tendre dans les rues de Toronto, dès que vous serez sorti de cette fameuse chambre. Or, aussi étrange que soit la situation, dès que vous abandonnez le motel, ta main dans celle de Rigel, tu regrettes le confort et l’ambiance tamisée de la chambre. Un regret qui ne persiste toutefois pas, pas quand il semble aussi détendu, les cheveux brillants sous l’éclat du soleil. C’est suffisant à te rendre le sourire et à faire passer son bras autour de tes épaules, alors que le tien s’enroule autour de sa taille, vous écrasant doucement ensemble alors que vous évoluez lentement à travers la ville, en direction du port. « Mmn, je connais ton amour du bacon, mais tu crois qu’un petit restaurant au bord de l’eau saurait te contenter ? » Tu te moques gentiment, le regard levé vers lui, alors que vous approchez lentement, mais surement, d’un petit restaurant offrant assurément des produits de la mer. « Enfin, avec de la chance, les habitants de Toronto sont aussi accro que toi, au porc, et ils en ont partout » cette fois, tu te permets même un petit éclat de rire et te hissant sur le bout des orteils, tu souffles un baiser sur ses lèvres, puis un autre, assez pour l’encourager à en exiger un autre, mais tu te décides plutôt à fuir, éternelle gamine. Enfant sauvage, tu t’écartes, puis t’enfuis en riant, les cheveux au vent, le corps agile entre les passants, alors que tu lances un jeu de poursuite entre vous. C’est dans le restaurant que tu trouves refuge, le cœur battant la chamade et les joues aussi roses que tes lèvres, quand son corps retrouve le tien. Tu pousses un petit son de surprise, un rire trainant dans la voix alors que tu te presses de rejoindre une banquette, près d’une fenêtre.

Évidemment, tu ne t’installes pas en face de Rigel, c’est bien trop loin. Non, c’est contre lui que tu t’assois, tes lèvres trainant tendrement contre sa jugulaire alors qu’il attrape le menu, cherchant son précieux bacon. Quelque part, tu te fais naïve à ton tour, comme lui, comme si ça pouvait compenser pour la question que tu vas poser : « Et alors, tu ne m’as pas dit si tu avais trouvé un appartement en ville. Tu sais, en attendant que j’en ai terminé avec ma ‘mission’… ? » Oui, il lui faudra bien un endroit à lui, où s’installer, où te recevoir. Parce que tu sais déjà qu’il n’a aucune chance qu’il remette un pied chez Elyos, pas après y avoir déposé tes cartons. A moins que ce soit pour les récupérer, bien entendu. Ta main erre doucement sur son bras, que tu drapes autour de toi, tout en observant d’un œil distrait le menu qu’il tient, sans grande conviction. « Je préférerais que tu t’installes, plutôt que de vivre dans une chambre de motel… c’est si peu chaleureux. Si peu… » ta main tire doucement sur le bras, l’écrasant contre toi, ton nez se longeant tendrement sous son oreille alors que tu chuchotes la suite : « toi. » Oui, Rigel est quelqu’un de chaleureux, de confortable, de rassurant. Or, une chambre de motel n’a absolument rien de tout cela, pas à long terme. Tu le veux un minimum confortable, en attendant que tu puisses égayer son quotidien de ta présence, tu aimerais qu’il trouve un petit coin charmant où s’installer, un endroit où tu pourrais ensuite le rejoindre. Peut-être même que vous pourriez vivre ici quelques temps ? Mais peut-être est-ce trop demandé. Peut-être es-tu trop gourmande.
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