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Let the bodies hit the floor || Adrian



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Origine du personnage : berserker
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The demoniac soul

Message06.10.15 21:08

let the bodies hit the floor
ft. Adrian & Faust.

   
Appuyé dos au mur d'un vieux bâtiment, face à l'entrée d'une boîte de nuit, Faust attendait. Les mains dans les poches, il étudiait les gens qui entraient dans le club à l'issue d'une queue qui tournait au coin de la rue. Qu'est-ce qu'elle avait de spécial, cette boîte ? Aucune idée. Il n'avait pas pour habitude de traîner dans ce quartier branchouille investi par la jeunesse de Toronto, riche de préférence. Ils étaient tous beaux et propres sur eux, le nez encore un peu enfariné, les filles déjà un peu bourrée. La fête serait folle. Déformation professionnelle, Faust jaugeait du regard les gens que les videurs laissaient entrer, ricanait parfois. Mais il n'était pas là pour s'en mêler, il attendait Adrian. Ici ou ailleurs, ça revenait au même, après tout, et ici au moins, il y avait du mouvement. La nuit était déjà bien avancée les restaurants et les bars de vieux avaient tiré le rideau. Les rues appartenaient désormais aux paumés de tout ordre, des petits bourgeois comme ces gamins aux sans-abris et autres faune un peu plus glauque dissimulées dans les ruelles avoisinantes, dans les ombres, invisibles aux yeux des gosses de riches.  Cette pensée amenait toujours un sourire sur les lèvres du Berserker. Heureux les simples d’esprit, comme le disait l’adage. Malheureusement pour eux, ce qu’ils ignoraient pouvait bel et bien leur faire du mal. Ils parlaient fort, s’agitaient, faisaient tout pour s’impressionner les uns les autres du haut de leur immense expérience de la vie – vingt longues années ! Ils n’avaient aucune idée de ce que cachait ce monde dans tous ses recoins, aucune idée de ce qui dormait sous la terre qu’ils foulaient du pied ni les ténèbres qui s’agitaient si près d’eux comme de longs tentacules effleurant leurs âmes au passage.

Faust changea d’appui sur sa jambe en levant les yeux vers le ciel. Les lumières des néons et des enseignes effaçaient totalement les étoiles du ciel, mais la lune était bien là, ronde, énorme, orangée. Une couleur inquiétante, dans le temps. Des temps un peu plus sauvages, un peu moins civilisés, mais pas si lointains. Des temps qui dormaient encore sous la cendre de la modernité. Autant dire qu’il était de bonne humeur, ce soir, et Abaddon l’était aussi. Il faut dire que le Démon était tellement égocentrique qu’il n’était pas capable de se concentrer sur autre chose que lui et le présent. Il n’avait pas encore percuté que Faust attendait Adrian – et avec lui, Adonis. Tu parles d’un fléau, que le seul ami qu’il s’était fait en plusieurs siècles porte en lui l’un des ennemis mortels d’Abaddon. Encore que connaissant son Démon, Faust était sûr que ça n’aurait fait aucune différence qu’Adrian ait été possédé par un autre qu’Adonis. Pour Abaddon, tout être qui n’était pas lui-même était un ennemi. Nous pourrions tous les tuer et ils n’en ont même pas conscience ! gloussa le Démon, extatique. Il avait raison, alors Faust ne dit rien en guise d’approbation. Et il ne voulait pas trop l’encourager non plus. Sinon, dans cinq minutes, Abaddon passerait à la vitesse supérieure et exigerait qu’ils mettent en pratique cette simple affirmation. Fut un temps ou simplement savoir ne lui aurait pas suffi non plus, le monde avait changé et il avait fallu s’adapter.

Il sortit son téléphone de sa poche et se mit à le faire sauter dans sa main. Qu’est-ce qu’il fabriquait, l’autre ? Faust espérait bien qu’il n’allait pas lui mettre un lapin. Dans le pire des cas, le Berserker irait se réfugier dans son bar préféré de Yorkville histoire de sauver sa nuit déjà bien entamée. Il n’avait rien prévu de spécial avec Adrian, à moins que ce dernier ne se pointe avec une grande idée. De toute façon, quand ils étaient ensemble, ils trouvaient toujours un truc à faire ; Un truc qui finissait mal, en général, mais pas forcément pour eux. C’était la beauté du truc, évidemment, et l’une des raisons pour lesquelles Faust traînait avec lui. Ca, et le fait qu’il était un Berserker. Au cours de sa vie, Faust n’en avait pas croisés tant que ça, et la plupart d’entre eux étaient foncièrement solitaires. Qui sait d’ailleurs combien de temps cette amitié durerait ? Il semblait à Faust que les gens comme eux étaient condamnés à errer sur cette terre.

Il est là ! Faust se décolla de son mur sous le coup de la décharge électrique qui venait de le traverser, et laissa échapper un grognement agacé. Inutile de préciser qu’Abaddon ne parlait pas d’Adrian, dont il se foutait complètement. Non, il était complètement obsédé par Adonis. En fait, c’était comme promener son doberman et croiser un ami qui lui aussi avait un doberman, et passer toute la conversation à retenir chacun son doberman. Faust aurait voulu se taper la tête contre un mur pour faire taire le locataire indésirable, mais ça n’aurait servi à rien, évidemment. On a beau vivre avec cette plaie pendant quatre siècles, finalement, on ne trouve jamais la parade. « Ferme un peu ta gueule, bordel. » Mais c’était prêcher dans le désert que rabrouer le Démon, qui s’agitait et se lamentait d’être prisonnier parce que sinon, blablabla. Faust vit Adrian arriver et agita la main à son intention.

« Content de te voir ! »

Et ça, c’était plus pour Abaddon que pour Adrian, évidemment.

   


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Message12.10.15 3:57




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Let the bodies hit the floor


La page blanche, fléau des artistes. Nombre d'écrivains se sont cassés les dents sur cette page qui refuse obstinément de se remplir, si ce n'est de saletés ne signifiant absolument rien, marquées par le désespoir et la rage. Certains en sont plus souvent victimes que d'autres et, malheureusement pour toi, tu fais partie de cette tranche d'auteurs incapables de développer leurs idées à l'écrit. Pourtant, tout est en place dans ta tête. Mais tu es tellement désordonné et instable que chaque idée est rapidement jetée aux ordures, remplacée dans la minute par une autre que tu crois meilleure et géniale. Mais rien n'y fait, tu n'écris toujours rien sur cette foutue page, et tu te contentes de fumer cigarette sur cigarette devant ton pire ennemi, te préparant déjà à abandonner un combat que tu sais évidemment perdu d'avance. Un combat que tu aurais du abandonner il y a longtemps, et que tu devrais encore abandonner aujourd'hui. Pourtant, ton premier -et unique- roman fut terminé dans les dates, publié et a rencontré un certain succès. L'histoire d'un enfant durant la seconde guerre mondiale. Ton histoire, même si personne ne le sait. Écris sur nous, on deviendra riches et célèbres. Ces cons aiment les histoires de démons. Oui il les aiment. Oui ils ne chercheraient même pas à savoir si cette histoire, ton histoire, est vraie ou est purement inventée. La seconde option paraîtrait tellement plus plausible que la première aux yeux de ces ignorants. « Non. » Souvent, il te propose cette idée qui semble lui tenir à cœur. Évidemment. Rien ne lui ferait plus plaisir qu'une certaine célébrité dans le monde des mortels, lui qui fut toujours habitué à être l'oublié de l'histoire. Mais tu ne peux te permettre de laisser les humains découvrir les secrets d'un monde qu'ils connaissent à peine. Quand bien même ils seraient vus comme des illuminés aux yeux de la population, tu n'es pas assez con pour prendre le risque. N'est-ce-pas ? Quoique... Rapidement l'inspiration te vient, et tu commences à raconter l'histoire de ta propre vie. De cet enfant subissant la guerre au berserker que tu es devenu aujourd'hui. Tout ce que tu veux, c'est arrêter de vivre dans cette misère. Que ce serait beau de vivre dans une villa richement décorée, entouré de domestiques en pagaille. La vie telle que te la racontait ton père, et que tu enviais au plus profond de ton être. Malheureusement, rien de tout ça n'est plus possible, et tu as depuis longtemps perdu l'espoir de devenir un écrivain à succès. Tu es condamné à errer dans une vie misérable, entouré de bestioles en tout genre au sein d'un appartement bien trop pollué pour être récupérable.

Mais qui sait ? Peut-être parviendras-tu à améliorer ne serait-ce qu'un peu cette vie. Publier ne devrait pas être difficile, tant cette histoire paraître crédible et réaliste. Puisqu'elle est réelle. Un sourire se dessine alors sur tes lèvres, tandis que tu laisses échapper la cigarette dans le cendrier, prêt à écrire la moindre parcelle de ton existence -du moins celles dont tu te souviens nettement. Mais tu es stoppé dans ton élan par la sonnerie de ton téléphone. Un message. Envoyé par Faust. L'un des rares que tu considères réellement comme un ami. Peut-être même le seul. Identiques sur de nombreux points, vous vous êtes rapidement rapprochés alors que tu ne maîtrisais pas encore totalement ta cohabitation involontaire avec Adonis. Il t'a aidé, et a ainsi permit à votre amitié de naître. Malgré le désaccord largement partagé de vos démons. Tu ne connais rien de leur histoire, Adonis refuse d'en parler. Mais tu imagines pourtant quelque chose de bien violent pour qu'il en arrive à de telles extrémités. Lui qui est pourtant si calme se transforme en véritable tempête dès qu'il ressent la présence du démon de Faust. Ce qu'il ne fait avec aucun autre berserker que tu ais pu croiser. Qu'il nous foute la paix. Qu'il crève, cet enfoiré. Il ne veut pas blesser Faust. Ton appréciation pour l'homme l'a contaminé. Mais tu sais qu'il n'hésiterait pas à sacrifier l'hôte si cela lui permettait d'éliminer définitivement Abaddon. Les démons sont décidément pire que des gamins.

Pressé par le temps, tu ne prends pas la peine de te recoiffer ou même de te préparer. Quelques vêtements pas trop sales, trouvés en boule au coin du lit, et te voilà prêt à y aller. Tu te sais en retard, et pourtant tu te sens incapable d'aller plus vite. Freiné dans ton élan par un Adonis récalcitrant, devenu boulet, tu n'as pourtant aucune intention de changer d'avis. Sortir te fera du bien, te fera oublier cette foutue page blanche et toute l'histoire qui en suit. Peut-être même Adonis oubliera-t-il cette idée à la con, et cessera de te contaminer avec ça. Peut-être même te trouveras-tu une meilleure occupation que les tentatives d'écriture de romans ratés.
« Content de te voir ! » Tu parviens finalement au point de rendez-vous, à quelques pas de l'entrée d'une discothèque. Tu n'es vraiment pas fan de ce genre d'endroit. Trop de bruit, trop de lumière, trop de gens. Si Adonis se régale de voir autant de mouvement et de scènes de foire, tu es pour ta part rapidement lassé de tout ça, de toute cette exposition. Une bande de gamins se prenant pour des adultes, se servant plus que de raison de l'alcool qu'ils ne devraient pas pouvoir prendre. « Moi aussi. » Si tu es capable de devenir extrême dans tes sentiments, tu n'en restes pas moins une personne qui se refuse à dévoiler le fond de ses pensées. Si tu es content de le voir, et de pouvoir passer du temps avec un congénère, tu n'en restes pas moins incapable de l’extérioriser. Sans doute une des conséquences d'une enfance ratée, éloignée de tous les standards que les humains s'imposent dans l'éducation de leurs enfants.

« Tu veux danser ? », dis-tu dans un sourire à peine caché. Tu ne le savais pas adepte de ce genre de musique, et ça t'étonne même de le voir traîner dans un tel quartier. Un quartier de snobs, de cons en tout genre. Non, ce n'est vraiment pas son style d'endroit, ni le tien. Quitte à boire, tu préfère encore la chaleur et la convivialité d'un bar à cet endroit infâme, sorte d'entrée cachée pour les enfers. Danser, danser... Tuer, tuer. Et ses mots sont accompagnés de flashs. Dont beaucoup dévoilent Faust en sang, assassiné par tes flammes. Abaddon gisant à moitié hors de son corps, la tête éloignée du reste du corps. Adonis sait être précis dans ses illustrations...




Dernière édition par Adrian DeWitt le 04.01.16 21:34, édité 4 fois
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The demoniac soul

Message13.10.15 7:19

let the bodies hit the floor
ft. Adrian & Faust.

   
Personne ici ne se doutait du cataclysme que pourrait représenter cette rencontre entre Adrian et lui. Faust en goûtait l’ironie, la savourait littéralement. Ils étaient, à parts égales, la personnification du danger, et à eux deux, eh bien, une véritable prémisse d’apocalypse. Potentiellement.  Tous ces gens qui allaient et venaient en criant et sautillant, heureux de vivre, heureux de leur petite vie étriquée, ignorant de ce qui se jouait à cinquante mètres d’eux : la collision de deux être hors du commun qui n’avait aucune conséquence par la seule force de leur volonté. Le drame à quelques mètres du fleuve tranquille de l’existence, et cette idée que le chaos était à portée de main, si facile à déclencher, comme donner un coup de pied dans une fourmilière, plaisait à Faust et encore plus à Abaddon. La différence entre eux était que le Berserker se satisfaisait comme un chat se lèche les babines de cette potentialité, de cette hypothèse qu’il déclinait en imagination encore et encore en des tas de scénarios différents, alors qu’Abaddon voulait toujours concrétiser ces pensées et se retrouvait, par la force des choses, éternellement insatisfait. Pas étonnant qu’il soit aussi dingue et aussi excité.

Adrian était donc là, fidèle à lui-même, l’air de débarquer de sa petite planète personnelle, le visage indéchiffrable mais néanmoins ouvert. Content, donc, a priori. Faust était plutôt doué pour lire les émotions des gens et anticiper leurs réactions, rapport à son boulot dans la sécurité, mais il n’était pas au boulot, là, il était en présence d’un ami, et avec les amis, il ne faisait pas ce genre de lecture un peu trop intimiste à son goût. Pour lui, pour qu’une amitié marche, il ne fallait pas tout connaître de l’autre, c’était impératif. Ça évitait les prises de tête inutiles. Faust esquissa un sourire carnassier en réponse à la question d’Adrian, le visage tourné vers la file d’attente devant la boîte. Danser, oui. Tout dépendait d’avec qui, et de comment. La guerre était une danse, chaque coup porté était un mouvement. Parlant de ça, ils auraient pu faire danser chacun de ces petits êtres chétifs, les entraîner sur la dernière piste de danse et les noyer dans le sang. Mais bon. Ça ferait désordre, n’est-ce pas ? C’était quelque chose qu’avait remarqué Faust depuis qu’il traînait avec Adrian. Tout seul, il avait moins de mal à ne pas franchir certaines limites. À deux, c’était plus tentant. Ils s’encourageaient l’un l’autre, probablement, tacitement, silencieusement. Ce qui restait de l’ordre du doux rêve quand il était seul se transformait en possibilité quand il était avec Adrian, une possibilité qui n’aurait besoin que d’un petit coup de pouce pour se concrétiser. Un sourire entendu, un haussement de sourcil, un pas en avant. Même si ça ne voulait rien dire, Faust se serait fait un plaisir de l’interpréter comme un accord et un encouragement. Dans ses moments de lucidité, il devait admettre qu’une telle dynamique entre eux n’était pas bonne pour leur santé.

« Une prochaine fois, peut-être. »

Un crève-cœur. Un arrachement. Tourner le dos à la bande d’idiots, ils vivraient pour ce soir. Sans même savoir ce à quoi ils avaient échappé. Mais lui saurait. Il fit signe à Adrian de le suivre dans la rue adjacente où il s’était engagé. Un peu moins large, un peu moins droite, un peu moins lumineuse. Dans quelques minutes, ils s’engageraient dans une ruelle différente encore, un peu plus étroite, un peu plus tortueuse, un peu plus sombre. Et ainsi, ils s’enfonceraient dans les entrailles de la ville. C’était, aux yeux de Faust, le bon côté de ces cités tentaculaires que les humains bâtissaient frénétiquement. Ils créaient des prisons sans même s’en rendre compte, des monstres goulus où se terraient les pires horreurs, les horreurs comme Adrian et lui. Un vrai terrain de jeu.

« J’espère que tu n’étais pas occupé quand je t’ai contacté. J’ai entendu des rumeurs intéressantes sur ce quartier de petits bourgeois. Sous le vernis, il s’y passe des choses sympas. Et illégales, évidemment. »

Les riches, après tout, s’adonnaient aux mêmes passions destructrices que les pauvres, mais avaient dix fois plus de moyens pour s’y engluer. C’était la beauté et l’ironie de la chose. Drogue, alcool, prostitution, vol, violence, personne n’était épargné par ces choses sommes toutes « humaines ». En l’occurrence, Faust avait entendu parler d’un petit lieu sympathique dans les sous-sols d’un des magasins du coin. À base de paris clandestins et de combats de rue. Parier sur la misère et la violence, les riches adoraient ça. Faust ne savait pas encore ce dont il avait envie : regarder, parier, participer ou mettre le feu à tout l’édifice – sur ce dernier point, peut-être qu’il gagnerait des points dans l’estime d’Adonis. Abaddon, évidemment, était comme un chien de garde. Maintenant qu’il savait où ils allaient, il bavait littéralement d’anticipation. Faust ne doutait pas de ce qu’il avait envie de faire, lui. Il se voyait dans l’arène, il se voyait face à Adonis et il se voyait ensuite sur une montagne de cadavres, l’autre démon compris. C’était ça, son idée de la victoire.

Et Faust ne résista pas à l’idée d’exposer tout ça à Adrian. Quelque part, il s’amusait de cette situation, s’amusait à l’idée de mettre tout le monde mal à l’aise – les deux démons et son ami compris. Mais une autre partie de lui avait simplement besoin de savoir qu’il n’était pas tout seul dans sa détresse. C’était exactement pour cette raison qu’il avait adressé la parole à Adrian la toute première fois, après tout.

   


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Dernière édition par Faust A. Seldzar le 04.01.16 23:18, édité 3 fois
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Message21.10.15 4:18




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Let the bodies hit the floor


Tu aperçois ce sourire se dessiner sur les lèvres du berserker, avant de tourner le regard en direction de la file d'attente. Pauvres créatures si frêles, incapables de se défendre par elles-mêmes si un prédateur venait à les prendre pour proies. Incapables même de simplement voir l'ombre du danger qui plane sur elles. Il te serait tellement simple de les tuer, tous, sans craindre ne serait-ce que le début d'une blessure. Trop occupés à détruire leur âme, à ravager leur corps, les humains n'estiment pas utile de se préparer, de s'entraîner, de savoir se défendre. Même toi, pourtant habitué au laissé aller, ne comprends pas comment ils peuvent se comporter de la sorte, alors que l'oeil de diables et démons est braqué sur eux. Nul ne survivrait à une guerre, encore moins à celle qui voit s'affronter les damnations de ce monde. Tu aimerais, parfois, leur montrer le danger qui les guette. Mais tu n'as jamais franchi le pas. Pour ne pas exposer Adonis. Et pour ne pas l'égratigner. Pour une raison que tu ignores, ton démon apprécie les êtres humains, les prend même en pitié. Visiblement doté d'un troisième œil, il affirme voir et comprendre la douleur de leur âme. Et comprend pourquoi ils cherchent à se noyer dans la drogue et l'alcool. Conneries. Ils ne veulent rien de plus que se défoncer. Tu as toi aussi frôlé cette limite dans le passé, et tu en connais toutes les conséquences. Ils ne cherche pas à fuir. Ils cherchent seulement à se détruire. Eux et tous les autres.

Tu restes silencieux lorsque Faust refuse ta proposition. Tu ne t'attendais pas à autre chose, et tu te contentes de le regarder fixement alors qu'il se décolle enfin du mur qu'il ne semblait plus pouvoir quitter. Visiblement, Abaddon n'a pas trop insisté pour être de la fête. Ou, du moins, tu le penses. Loin de l'expérience du berserker, tu ne sais pas encore totalement reconnaître quand le démon fait pression sur son hôte. Tout juste le sais-tu quand Adonis te le dit. Mais lui aussi est capable d'entrer en grève lorsqu'il se vexe. Comme cette fois-ci, alors que tu suis Faust malgré le désaccord affiché du démon. Il cherche à nous tuer... Abaddon veut nous tuer, et tu le suis jusqu'à ta tombe ! Tu ignores royalement ses remarques. Car malgré tout, tu sais que le démon n'est pas le pilote actuel du vaisseau. Faust se contrôle, et tu espères bien que ça continuera comme ça. Cependant, tu commences à te questionner sur l'endroit où il souhaite se rendre, et t'emmener. Les rues deviennent de plus en plus étroites, et la lumière des rues principales commence déjà à diminuer, jusqu'à plus ne devenir qu'une faible lueur au loin. Dans ce labyrinthe, il n'y a plus de place pour le confort moderne. Plongées dans l'obscurité, ces ruelles ne sont plus depuis bien longtemps le domaine des hommes. Remplacés dans la hiérarchie par des créatures aux apparences si belles, et pourtant tellement dangereuses. Si seulement ils savaient à côté de quoi ils vivent, sans doute chercheraient-ils à fuir aussi loin que possible cet enfer invisible, et pourtant bien présent.

Votre chemin continue, quand la voix de Faust t'extirpe de tes pensées. Il espère ne pas t'avoir dérangé. Un instant, tu hésites à lui répondre que si, il t'a effectivement dérangé. Que malgré les apparences, tu as un boulot. Et que ce boulot n'est toujours pas terminé, malgré le temps qui s'écoule inexorablement. Tu aimerais lui dire qu'il t'emmerde, parfois, à t'appeler aux pires moments. Mais pour une raison que tu ignores, tu te contentes d'un grognement presque inaudible. Par flemme de parler distinctement, sans doute. Il se fait tard, et tu ne cherches même plus à faire les efforts nécessaires à une véritable conversation. Tout juste te contentes-tu de sortir une cigarette de ton paquet, avant de la porter à tes lèvres pour l'allumer. Sans briquet, évidemment. Les simples mortels ne peuvent te voir distinctement ici, et tu n'hésites pas à t'allumer un doigt plutôt que de chercher un briquet perdu dans tes poches. En as-tu au moins sur toi ?
Tu redresses immédiatement la tête lorsque Faust te parle de rumeurs intéressantes. Touché. Il sait exactement comment capter ton intérêt, et comment t'inciter à continuer de le suivre. S'est-il rendu compte que tu ralentissais le rythme, trop occupé à penser et t'allumer cette foutue clope ? Peut-être. En tout cas, tu reviens maintenant à sa hauteur, les oreilles grandes ouvertes. Mais évidemment, tu n'en saura pas plus. Pas immédiatement, du moins. Il se contente de te signaler que des choses sympas et illégales se passent dans ce genre d'endroits. Un soupire quitte ta bouche. Bien sûr, tu sais déjà ce genre de choses. Et c'est pareil dans quasiment toutes les villes du monde. Pourtant, s'il t'amène, c'est que quelque chose de plus intéressant encore que des passages de drogue ou des putes se passe. Et en un instant, ton imagination s'emballe. De nombreuses choses, légales ou non, sont susceptibles d'éveiller la plus grande des curiosités. Tu tentes de trier le tout -bien que l'aide d'Adonis ne soit pas tellement une bonne chose- pour trouver la surprise. Sans succès. Finalement, tu te contentes de suivre Faust, en espérant arriver le plus rapidement possible.

Un rire s'échappe de ta gorge, lorsque le berserker te fait part des visions envoyées par Abaddon. Pourquoi tu rigoles ? Il veut nous tuer ! Et visiblement, il veut créer une montagne de cadavres pour ça. La scène, bien que dangereuse pour toi, te donne malgré toi un fou rire incontrôlé. Bien évidemment, tu sais que tu rigolerais beaucoup moins si cela venait à se concrétiser. Mais tu fais confiance à Faust. Suffisamment pour ne pas craindre une possession involontaire et potentiellement dangereuse pour toi, et Adonis. « C'est de bonne guerre, j'imagine. Adonis veut le brûler vif. » Et tu l'entends de hurler dans les oreilles. Tu viens de dévoiler son plan ultime, l'ambition de toute une vie. Et le tout sans le moindre remord. Mais il ne fait toujours rien. Respectant ainsi sa part du contrat ; pas de possession indésirée et indésirable. Tu restes maître à bord. « J'imagine donc qu'un se bat, l'autre parie... Je suis le moins solide des deux, ma côte sera meilleure que la tienne... » Non pas que tu tiennes particulièrement à entrer dans une arène illégale, entourée de murs et de spectateurs crasseux, hurlant à s'en casser la voix. Mais tu es bien plus frêle que Faust -du moins en apparence- et tu sais plutôt bien encaisser les coups et gérer la douleur. Autant en profiter pour vous en mettre plein les poches. Car même si Faust peut ne pas en avoir réellement besoin, tu espères toujours tomber sur une recette miracle pour en finir avec tes difficultés financières. Et, qui sait, peut-être cela te donnera-t-il une nouvelle obsession. « Je ferai même en sorte que les autres parient sur l'autre con. » Et ça, tu sais particulièrement bien le faire.

Vous continuez de marcher pendant quelques minutes encore, jusqu'à arriver devant une porte close. Recouverte de publicités, tu vois à peine le judas qui se cache entre deux feuilles. Et tu sais que, de l'autre côté, se trouve un homme -monté comme une armoire, sans aucun doute- qui se contente de vous regarder, attendant un signe pour ouvrir ou vous remplir de plomb. « Bonsoir. Apparemment, c'est ici qu'on casse des gueules ? » Tu ne laisses pas le temps à Faust de parler. Et ce même si tu n'as aucune idée de comment agir ou de quoi dire dans des moments comme celui-là.




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Message23.10.15 21:19

let the bodies hit the floor
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L’idée qu’Abaddon voudrait les tuer, lui et son Démon, faisait rire Adrian, et c’était exactement pour ça que Faust avait partagé avec lui ce petit moment intime. Lui-même n’avait aucunement envie de s’en prendre à son ami. Parfois, il arriver qu’il ressente une pointe de pulsion étrangère, qu’il prononce des mots qui ne reflétaient pas tout à fait ce qu’il avait voulu dure ou que son regard se porte sur Adrian d’une façon qu’il aurait voulu moins obsessionnelle : dans tous ces moments là, c’était Abaddon qui tentait de s’imposer à lui. Mais c’était le jeu, ma bonne dame, c’était ainsi qu’ils vivaient, eux, les Berserker, toujours en équilibre sur un fil, sachant que tout pouvait basculer à tout moment, ou bien, comme Faust, étant totalement sûr de son contrôle. Toujours à la limite, mais toujours maître de lui, un état de tension permanent qu’il appréciait plutôt deux fois qu’une. Et en plus de ça s’ajoutait cette tension entre Adrian et lui, leur volonté d’être amis qui se fracassaient contre l’obsession de leurs Démons respectifs. Là était l’ironie, là était la raison des confidences de Faust à Abaddon. Quand il lui annonçait de but en blanc qu’Abaddon voulait le tuer, il ne plaisantait pas, et entre eux planait alors une possibilité, une potentialité qui donnait un sel supplémentaire à leur relation. Et en se moquant, Adrian acceptait le sérieux de la menace, ajoutant du suspense au suspense. C’était tout simplement parfait, et Abaddon ne pourrait probablement jamais comprendre ça, lui qui voyait tout en noir ou tout en… eh bien, noir, lui qui ne captait pas les nuances chez les êtres vivants, qui avait une vision du monde et de ses habitants en deux dimensions seulement. Et il était probable qu’Adonis ne comprenne pas non plus. Eh bien, ils étaient tous deux des Démons, alors qu’Adrian et Faust avaient été, en quelque sorte, des hommes, avant tout cela.

Brûler vif ? Qu’il ose ! Qu’il ose !! Faust chassa cette idée du plat de la main. Non, vraiment, ça leur ferait trop plaisir, à ces deux-là, de se sauter à la gorge l’un de l’autre. Heureusement que c’était Adrian et lui qui étaient aux commandes. Abaddon se marrait, non pas parce que l’idée l’amusait, simplement pour continuer son jeu d’acteur de Brodway du Démon qui ne craint rien, totalement auto-convaincu de sa toute puissance. Faust ne savait pas, lui, qui de ces deux Démon pouvait vaincre l’autre, et l entendait ne jamais le savoir. Mais il savait quelle rage Abaddon pouvait déclencher chez les autres quand il jouait au petit con comme maintenant, se gaussant des menaces, ne prenant pas son ennemi mortel au sérieux alors même qu’il adorait cela, avoir un ennemi mortel, parce que quel ennui, sinon ! Dieu, qu’il était idiot, des fois… Bref, back to business, et Adrian avait tout de suite compris de quoi Faust parlait. Lui voulait s’immerger dans un lieu de violence, distribuer quelques coups si possible et se faire un peu d’argent de poche. Son ami se proposa aussitôt pour descendre dans l’arène, et pourquoi pas après tout ? Son idée était bonne, quand on le voyait, là, comme ça, sa clope au bec, son air à côté de la plaque, ses cheveux en bataille, il n’avait pas l’air bien dangereux – si bien sûr on le regardait avec des yeux humains et pas des yeux de Berserker.

« Ça me va ! De toute façon, si j’y vais, je ne suis pas sûr de pouvoir empêcher l’autre de s’en mêler. Ça ira pour toi, avec Adonis ? »

C’est pas qu’il s’inquiétait, mais bon, il y avait des cataclysme qui, s’ils pouvaient être évités, méritaient qu’ils le soient, justement. Ils arrivèrent devant l’entrée du bâtiment, où Adrian prit les choses en main. Derrière le judas, le type poussa un grognement et annonça : « Deux cent cinquante l’entrée. Chacun. » Eh ben, les criminels ne connaissaient pas la crise, c’est bien. Faust se tourna vers son ami avant de hausser les épaules. Ils allaient largement rentrer dans leurs frais, non ? Ou alors ils pouvaient commencer dès maintenant à casser des gueules. Bon, c’était mal de s’en prendre au messager, à ce qu’on disait. Faust sortit son portefeuille, toujours plein à craquer de billets, parce que des tas de gens lui en glissaient dans la main au club quand ils voulaient rentrer dans faire la queue, essentiellement des VIP qui ne laissaient jamais moins que des coupures de cent dollars de pourboire. Il agita cinq cents dollars devant le judas et la porte s’ouvrit. Faust fit signe à son ami de passer devant.

« Je compte sur toi pour le retour sur investissement. »

Ils débouchèrent sur un couloir sombre et moisi aux murs recouverts de tags et de morceaux d’affiches. On aurait dit un squat pour camés. Une porte au bout du couloir donnait sur un escalier en fer et à mesure qu’ils descendaient dans les sous-sols, la clameur reconnaissable de la violence montait des profondeurs vers eux. Cris, grognements, bruits mats de coups, la chair contre la chair, les encouragements hystériques et, sur sa langue, Faust pouvait déjà sentir le goût métallique du sang. Et enfin, ils y étaient. Dans une cage, comme lors de ces compétitions de freefight, deux types, deux humains, se cognaient dessus, sous les hurlements du public, quasiment que des hommes, tous les genres d’hommes, du PDG en costume qui devait faire croire à sa femme qu’il était en réunion au petit caïd de quartier. Faust adressa un regard entendu à Adrian.

« T’es prêt à te porter volontaire ? » Il haussa les sourcils et plongea de nouveau son regard dans la foule déchaînée. « Il n’y a pas que des humains ici. T’es toujours motivé ? »

Après tout, les autres créatures surnaturelles présentes pouvaient très bien ne faire que partie du public. Dans un coin bien repérable, le bookmaker de la soirée tenait ses comptes, entouré de deux nanas qui récupéraient les billets des paris que leur tendaient des gens du public. L’organisateur de tout ce bordel n’était probablement pas loin non plus. Si les flics avaient débarqué à ce moment, ils se seraient faits plaisir. Mais la soirée commençait à peine, après tout.

   


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Message31.10.15 23:36




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Tu esquisses un sourire entendu en direction du berserker. Malgré les années, il reste sous une pression constante et, même s'il montre une maîtrise incroyable de sa cohabitation, tu sais qu'il suffit d'une étincelle pour exploser la bête. Hôte du démon de la destruction, il marche constamment sur un fil à peine plus épais qu'un cheveu, et le genre de situation que vous allez vivre dans quelques minutes seulement fait partie de ces fameuses situations. Non, vraiment, il vaut mieux que ce soit toi qui soit jeté dans l'arène. Car même si Adonis possède lui aussi un potentiel de destruction relativement élevé, lui sait au moins se tenir en public et te laisser les commandes du vaisseau tant que la situation ne devient pas critique. Et tu ne penses vraiment pas en arriver là en tapant sur des humains. Il faudrait un concours de circonstances vraiment exceptionnel pour arriver à un tel désastre. Et tant qu'on peut l'éviter... Curiosité venant d'Adonis, ce dernier ne semble pas vraiment partager la même haine que les autres êtres infernaux envers l'Humanité. Tu en ignores les raisons, et il ne semble pas vouloir t'en parler. Tant pis, ta curiosité ne sera jamais satisfaite, et tu as finis par tirer un trait sur ces réponses.

« Oui, il sait rester à sa place. Abaddon devrait s'en inspirer. »

Une petite pique lancée en direction du démon colérique, comme tu as l'habitude de le faire. Tu le sais fou, capable des pires atrocités. Et tout ça uniquement pour son bon plaisir. Même si tu te doutes que le risque que tout ça soit déformé -puisque tu tiens tout ça d'Adonis, tu fais tout de même confiance à ton colocataire pour ça. Après tout, il est celui qui rêve de te voir mort avec Adonis. Ca en dit long sur les considérations du démon, qui ne semble pas perturbé par l'idée de tuer l'ami de son hôte. Quant à savoir pourquoi Adonis le déteste autant …
Cela dit, tu n'y réfléchis pas plus lorsque vous arrivez devant la porte où ont lieu les combats illégaux. Tu vois le judas s'ouvrir, tandis que la voix du videur s'élève dans le silence de la nuit. Deux cent cinquante dollars pour entrer. Un sourire apparaît sur ton visage, alors que tu fais mine de fouiller dans tes poches. Sans rien trouver, évidemment. Comment aurais-tu pu prévoir que tu finirais ta soirée dans une cave, en train de te battre à mort avec des inconnus pour tenter de récupérer les mises posées sur ta gueule. Et puis quand même bien tu serais assez tordu pour y penser -comme Faust- comme ça, tu ne peux pas te permettre de sortir plus de deux cents dollars aussi facilement. Tout simplement parce que tu ne les as pas. Et tu sembles être le seul dans cette situation. Du coin de l'oeil, tu aperçois Faust sortir le porte-feuille, puis plusieurs billets. A vue d'oeil, la somme est plus élevée que ce que demandait le vigile. Et tu comprends finalement qu'il avance également ta part lorsqu'il commence à te parler de retour sur investissement. Mouais. Il pourrait devenir encore plus riche grâce à toi. Et tu pourrais enfin connaître les petits plaisirs de la vie, comme une voiture de luxe ou un manteau de fourrure.

« Parce que t'es dans le besoin ? Je te ramènerai de quoi devenir aussi riche que Trump. »

De bien belles promesses qui sortent de ta bouche. Mais alors que tu passes devant ton ami pour déboucher sur un couloir crade, tu commences à te demander s'il n'y a vraiment que des humains dans cet endroit. Sans savoir pourquoi, tu as cette impression bizarre de ne finalement pas être totalement au dessus de tous. Et tu commences à te demander s'il n'y a pas d'autres berserkers dans le lot. Tu sais que ce sont les pires : les plus dangereux, les plus imprévisibles. Et, surtout, les seuls à pouvoir remarquer immédiatement ton apparence, et à pouvoir connaître l'identité de ton démon. Du moins si les deux se sont déjà rencontrés. Mais ce qui est sûr, c'est que ton impression se confirme alors que vous arrivez à la fin du couloir et découvrez la pièce. Grande, avec une cage en son centre, elle pourrait presque faire penser à un décor de film d'horreur. Et les deux humains se cognant dessus à l'intérieur de leur prison de fer n'est pas pour apaiser cette vision.

Tu jettes un regard à Faust lorsqu'il te demande si tu es toujours volontaire. Un léger levé de sourcil et un grognement sont tes seules réponses à cette question qui te paraît tellement idiote. Maintenant que tu lui dois plus de deux cents dollars, tu n'as plus vraiment le choix. Malgré la présence d'être surnaturels -tu peux les sentir- et les dangers que cela occasionne, tu te dois de gagner le maximum de fric pour le rembourser dans un premier temps, puis vous rendre riche. Tes livres ne te permettent pas de vivre, et cet argent représente pour toi une véritable bouffée d'air.

« Du moment que ça saigne... », dis-tu dans un souffle avant de rejoindre tant bien que mal le bookmaker, accompagné de Faust. « Je participe. Adr... Un surnom ? Pourquoi faire ? » Tu ne peux t'empêcher de rire face à une telle stupidité. Les mecs organisent des combats illégaux, se mettent en danger dans une cage verrouillée et risquent tous la prison, et tout ce qu'ils trouvent pour assurer un minimum d'anonymat sont de banals surnoms à la con. Mais tu dois te plier à cette règle, tant pis pour ta dignité. « Bon bah va pour la Torche. »

Plus que quelques minutes avant ton premier combat. Tu espères réellement tomber contre un humain, de préférence au physique avantageux. Il n'y a rien de meilleur pour gagner le maximum sur un seul match. « Au fait... C'est à mort ? » Installé non loin de Faust, tu lui souffles discrètement la question. Inutile d'éveiller le moindre soupçon en demandant ouvertement si tu as le droit de tuer tes opposants, n'est-ce-pas ?




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Message03.11.15 21:30

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Faust esquissa un sourire en réponse à la petite pique balancée par Adrian, parce que lui, ça le fit rire. Évidemment, on ne pouvait pas en dire autant d’Abaddon, qui grinça vaguement, mais sans non plus exploser de colère comme on aurait pu s’y attendre, et Faust savait exactement pourquoi : le Démon n’avait probablement pas compris la formulation. Non pas qu’il était stupide, loin de là, ni sourd, alors qu’Adrian avait clairement prononcé son nom : il ne pouvait tout simplement pas imaginer une seule seconde que quiconque puisse se moquer de lui, et encore moins ouvertement. Faust se garda bien de lui fourrer le nez dedans et balança un regard entendu à son ami. S’il voulait que la soirée se finisse plus ou moins tranquillement – selon l’échelle de valeurs des Berserkers, du moins – mieux valait qu’il ne s’amuse pas trop à prononcer ce genre de petite vanne, aussi marrantes soient-elles. Ah, malédiction que cette possession où tous deux n’étaient plus jamais tout à fait seul ni libre de se foutre de la gueule de qui que ce soit sans que les concernés les entendent… Finalement, Abaddon finit par ricaner doucement. Il considérait tout simplement ce jugement comme un compliment et accusa Adonis de mollasson incapable de se rebeller et de se battre pour lui-même. Bref, rien de neuf sous le soleil, et si Adrian et lui avaient dû se répéter l’un à l’autre tout ce que les Démons pensaient l’un de l’autre, ils n’auraient plus fait que ça de leurs journées.

Alors qu’ils venaient d’entrer au paradis ! Et qu’il était temps qu’Adrian descende dans l’arène et gagne de quoi lui rembourser l’entrée de l’Éden, et si possible lui rapporte des intérêts avec. C’était trop demander ? Peut-être que c’était moche de sa part de laisser son pote faire ça tout seul pendant que lui resterait tranquillement là, les mains dans les poches, à faire le tour des bookmakers pour récupérer ses gains… Adrian n’avait l’air ni content ni pas content, mais le calcul était vite fait, même pour lui, et Faust ne doutait pas qu’il jouerait son rôle dans l’histoire. Histoire qui avançait plus vite que la musique : en proposant à son ami de sortir, Faust ne savait pas encore ce qu’ils allaient faire, et en allant dans cette salle de combat clandestin, il ne savait pas encore qu’ils allaient participer, et quand l’envie lui était venue, il n’avait pas prévu qu’Adrian se porte volontaire, mais tout ça s’était fait, et s’était fait rapidement, et c’était pas plus mal. Pas de prises de tête, pas de ronds de jambes, profiter de l’instant présent, tout ça ! Et puis finalement, le verdict tombe : du moment que ça saigne, qu’il dit. Faust approuve d’un sourire, et une fois n’est pas coutume, Abaddon aussi, recommençant au passage à regretter d’avoir choisi Faust à posséder et pas Adrian. Le petit démon infidèle… Ils allèrent donc pour inscrire le bonhomme, à qui il fut demandé de choisir un surnom, et là, Faust se marra à gorge déployée. La Torche, rien que ça !

« Et moi c’est Susan, vous pouvez mettre les paris à mon nom, tout sur la Torche ! »

Le bookmaker ne cilla pas, probablement habitué à pire. Bon eh bien voilà, ils y étaient. Faust accompagna son ami jusqu’à l’entrée des artistes, où de gros messieurs costauds empêchaient le public d’aller plus loin. C’est là que la question à mille dollars se posa : combat à mort ou pas ? Faust fit la moue, son regard perdu vers la cage à combat.

« Je pense pas, ça reste un truc organisé par des humains. Faut assommer ton adversaire ou lui faire crier grâce. Mais ça va aller, ça ne rend le truc que plus fun, hein ? »

Et il gratifia son ami d’une claque dans le dos. Parce que oui, s’il s’était agi de tuer, tout simplement, ça aurait été trop facile. Non, il allait devoir, en plus de se battre, faire attention à ne pas tuer son adversaire, ce qui était en fait une difficulté supplémentaire. Il avisa alors un homme de l’autre côté de la cage, en train de se préparer à entrer.

« Tiens, regarde, c’est lui ton adversaire. »

Un type de taille moyenne et pas si costaud que ça. Mais sans un gramme de gras, aux muscles secs et durs comme de la pierre, ça se voyait d’ici. Un type habitué à se battre, mais un humain quand même. Ça pouvait le faire. Adrian ne payait pas de mine, il ne fallait pas se leurrer, du moins dans ce milieu-là, et l’autre était déjà acclamé alors qu’il entrait à peine dans l’arène, ce qui voulait dire qu’il était connu ici, peut-être un habitué. Adrian était un anonyme. Tous les paris se reporteraient sur l’autre. Parfait !

« Allez, je vais sortir mes pompons et t’encourager, et puis garder le bookie à l’œil, aussi, parce que je sens qu’il ne va pas être content dans moins de dix minutes. »

Oui, dix minutes, c’était tout ce qu’il donnait à l’adversaire d’Adrian, et encore, parce que ce dernier allait devoir retenir ses coups. Après sa victoire, il allait falloir qu’ils s’en aillent fissa, cela dit, parce que gagner de grosses sommes dans ce genre de rendez-vous voulait dire s’attirer l’attention du type qui organisait le tournoi et qui généralement n’avait rien d’un enfant de chœur.

   


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Message09.12.15 2:37




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Lui faire crier grâce... Tu ris intérieurement, imaginant la scène tout sauf sérieusement. Même si tu sais pertinemment que, même en retenant tes coups, tu ne donnera sans doute pas le temps à ton adversaire de crier quoi que ce soit. Tu tentera bien de faire durer le combat un maximum, en encaissant tous les coups possibles. Histoire de faire monter les enchères et gagner encore plus. L'appât du gain. L'un des péchés originels. De toute façon, tu n'es plus à un péché près, tu t'es beaucoup trop enfoncé là-dedans pour reculer devant une nouvelle tentation. Tu as les moyens de rembourser l'entrée et gratter quelques intérêts à côté.

« Mouais... », commences-tu avant d'être coupé par Faust. Il te montre un homme de l'autre côté de la cage d'un signe de tête. Ton adversaire. Taille moyenne, mais taillé comme un roc. Il est fin, mais tu imagines sans difficulté la force qu'il est capable de dégager. Mais il reste humain... et contre un berserker, tous les muscles du monde ne servent à rien. Peut-être arrivera-t-il, dans le meilleur des cas, à te casser un truc. Mais tu doutes sincèrement qu'il y parvienne. Pas si tu venais à te battre sérieusement. Mais ça, tu ne le peux pas. Pas si tu veux sortir victorieux du combat en le laissant en vie.

« Ouais, surveille le. S'il bouge, on flambe tout. C'est pas comme si les flics allaient s'intéresser à une histoire de combats clandestins qui tourne mal... »

Cette fois, c'est l'heure. Sous les applaudissements de toute un foule, ton adversaire foule le terrain de jeu, alors que tu entres dans l'indifférence la plus totale. Dans un silence de mort. Tant mieux, ils sauront comment réagir lorsque leur champion sera écrasé tel un insecte inintéressant. Je pense qu'il souffre... Il faudrait être idiot pour se jeter là-dedans. En tout cas pour un humain. Car un surnaturel ne serait absolument pas idiot en ayant cette idée. Tu n'es pas aussi idiot. Après tout, que risques-tu, toi ? Rien de ce que lui risque en se frottant à toi. Le seul risque serait de voir un autre surnaturel se pointer devant toi. Tu aimerais bien, finalement. Recroiser cette salope de damnée. La cogner si fort que son propre squelette se recroquevillerait dans une souffrance muette. Un sourire s'esquisse sur tes lèvres à cette simple idée. Cette conne qui a manqué de t'étouffer, qui t'a privé de la vue, et qui en plus s'est permise le luxe de t'empaler comme un vulgaire animal. On la tuera. Oui. Car voilà le remerciement que tu as eu en empêchant Adonis de la tuer. Voilà où mène la miséricorde.

« A droite, favori des bookers, Rainbow ! » Une pluie d'applaudissements suit l'annonce du speaker. Il est évidemment le favori. Qui es-tu, toi nouvel arrivant, pour espérer autre chose ? Dommage qu'ils ne te connaissent pas. Tu sais que tu aurais été le favori, et que personne n'aurait osé parier contre toi. « A gauche, un bizut qui tentera de briller pour sa première, la Torche ! » Aucun applaudissement. Un grand silence, simple, direct, seulement perturbé par quelques rires masqués lorsque le speaker dévoile ton surnom. Tu es le bizut, ils rigoleront à chacun de tes mouvements. Sans savoir que tout est calculé. Que tout est faux. Et qu'à tout instant, tu peux briser la nuque du pauvre humain. Comme ça, comme si tu étais en train de craquer une baguette. Sans aucune difficulté.

Tu tentes de faire le show. Évitant quelques coups faciles pour faire chauffer le public. Mais il semble totalement imperméable à tes futiles tentatives. Non, ils veulent du combat. Du sang. De la violence. Qu'ils soient servis. Encaissant sans aucune difficulté les premiers coups de ton adversaire, tu finis par décocher un coup de poing qui atterrit directement dans son estomac. Avant de reculer d'un pas lorsque Rainbow se plie en deux sous l'effet de la douleur. On ne devait pas se retenir? Merde, si. Ne pas le tuer. Ne pas le briser en quelques secondes. Tu as tout le temps de l'achever. Enfin, de le mettre KO. Inutile de te précipiter. Autant laisser les paris grimper encore un peu. Pour gagner plus, encore et toujours. Mais il t'es difficile de te retenir réellement, au point de ne pas le blesser à chaque coup. Tu tentes, encore et encore. Mais la fatigue arrive chez ton adversaire, qui met de plus en plus de temps à se relever. Le silence qui accompagne chacun de tes coups devrait être un bon indicateur de la tension qui règne au sein du public. Leur favori se fait démonter. Littéralement. Et ils commencent  à comprendre qu'un nouveau vainqueur se tient devant eux, son adversaire à ses pieds. Un petit regard dans la direction de Faust suffit à te faire comprendre qu'il est temps d'en finir, avant que ta côte ne baisse drastiquement.

« Désolé. » Pas vraiment, non. Mais soit. Tu lui laisses tout de même le temps de se relever. Pour assommer un premier coup au niveau de son estomac, avant d'enchaîner un second coup contre sa gorge. Tu le sens s'étouffer lentement, inévitablement, alors qu'il chute lourdement au sol. Le décompte commence. Continue. Puis se termine enfin. Victoire par KO. Une victoire magnifique. Qui rapportera, tu le sais, beaucoup d'argent. Mais il est temps de fuir, alors que le public commence à te siffler.

« Fau... Susan ? » Tu viens de quitter l'arène par l'endroit où tu es entré un peu plus tôt. Les gros bras sont toujours là, et ne semblent pas particulièrement heureux de l'issue du combat. Sans doute avaient-ils eux aussi parié contre toi. Tant pis pour eux, ils n'avaient qu'à utiliser cet argent plus intelligemment. « On devrait récupérer le fric et partir, non ? » Tu viens d'arriver à sa hauteur, après d'interminables secondes de recherche. Tu sens que la tension continue de monter, alors que ton adversaire, encore assommé, se fait traîner jusqu'à la sortie de l'arène. « Il respire encore... normalement. » Normalement...




Dernière édition par Adrian DeWitt le 04.01.16 21:38, édité 1 fois
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Message13.12.15 22:10

let the bodies hit the floor
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S’il bouge, on flambe tout, disait Adrian, et c’était tellement drôle d’entendre ces mots dans sa bouche, surtout en sachant quel être de cauchemar l’habitait… En tout cas, c’était un scénario lu et approuvé par Abaddon, qui pour une fois se permit d’être d’accord avec Adrian, chose qui arrivait rarement tant il resté bloqué sur le registre « tuons Adrian et comme ça on tuera Adonis ». Mais non, cette fois, la côte de popularité du Berserker venait de gagner quelques points, rapidement remisés évidemment, la mémoire immédiate d’Abaddon souffrant de sévères carences – il avait de graves troubles de l’attention, pour le dire gentiment, et on ne pouvait pas attendre mieux d’un Démon complètement obsédé par la destruction. Quoiqu’il en soit, tout le monde –A Adrian, Adonis et même Abaddon – pouvait compter sur lui, Faust ne comptait pas quitter le bookie du regard. En fait, il laissa son ami s’occuper de sa partie et alla directement se planter à côté du bonhomme, pour parier, avant de se poster à un endroit d’où il pouvait le surveiller, cas de problème. De toute façon, Adrian n’avait pas du tout besoin que Faust reste au premier rang à l’encourager comme une groupie de boysband, il se débrouillerait très bien tout seul. Le bookie lui balança un regard perplexe quand Faust paria tout son argent sur Adrian, mais ne dit rien, et Faust ne prit même pas la peine de faire du bluff, de prendre l’air du type qui ne sait pas ce qu’il fait pour ne pas attirer l’attention.

Il croisa les bras et reporta son attention sur l’arène. Effectivement, pourquoi les flics s’intéresseraient à ce genre de spectacle ? Peut-être parce que de grosses sommes transitaient de la main à la main ici. Mais il imaginait que les organisateurs avaient pris leurs précautions. L’Underground, le club où il travaillait comme chef de la sécurité, menait un business en sous-marin, totalement illégal, mais les flics du coin étaient bien traités, leurs pattes bien graissées, et tout allait comme sur des roulettes. Et puis même s’il y avait une descente de flics ici ce soir, Faust se faisait totalement confiance pour se tirer tranquillement sans s’attirer d’ennuis. Il ricana encore quand le pseudo d’Adrian résonna dans la salle et plus encore en entendant le silence de mort qui suivit l’annonce de son nom. Mais ce qui le faisait rire, surtout, c’était l’anticipation : dans quelques minutes, tous ces gens allaient perdre une grosse somme de fric – et lui et Adrian pourraient s’offrir de nouveaux écrans plats.

Le combat commença, et Faust pouvait exactement voir les moments où Adrian se restreignait, les coups qu’il prenait exprès, alors qu’il aurait pu les éviter, et ceux qu’il retenait. C’était une drôle de danse, assez fascinante, finalement. Il galérait un peu, c’était clair, et les premiers coups entamèrent sérieusement Rainbow – tu parles d’un pseudo. Et petit à petit, ça y était, l’humain s’épuisait et titubait sérieusement, et Adrian pouvait désormais porter ses coups sans plus trop faire semblant, puisque c’était dans l’ordre des choses : un combattant reculait, l’autre avançait. Il croisa le regard de son ami et ils eurent un échange silencieux. Et alors vint le bouquet final, un enchaînement simple mais de toute beauté compte tenu du fait que l’adversaire ne pouvait plus se défendre. La foule était bouche bée et déjà, certains regards se portaient nerveusement sur le bookmaker, parce qu’ils étaient en train de comprendre qu’ils allaient perdre leur argent.

Il accueillit Adrian avec une grande claque dans le dos et l’attira vers le bookie, qui les regardait approcher avec nervosité.

« C’était parfait, parfait, un vrai show son et lumière ! Et je me fiche bien de savoir s’il va s’en remettre ou pas, mais au cas où il crève, on ferait mieux de se barrer vite fait, oui. »

Parce que la foule grondait, et que dans le carré VIP, ça s’agitait. Comme à chaque gain important allant en dépit des statistiques, on devait s’imaginer, là-bas, qu’il y avait eu triche, et comment les blâmer ? Techniquement, ils avaient bel et bien triché. Faust se planta devant le bookmaker et tendit la main. Le type ne se fit pas prier pour lui donner une grosse liasse de billets de cinquante, l’équivalent de plusieurs milliers de dollars. La présence d’Adrian devait y être pour beaucoup. Mais les gros bras, eux, étaient moins impressionnés, et ils venaient d’avoir leurs ordres du carré VIP.

« Et voilà, ça commence. Quelle bande de mauvais perdants… »

Il se mit en devoir de fendre la foule vers la sortie, foule de plus en plus en colère, pas tant contre lui que contre Adrian, évidement. Les gros bras se mirent à leur courir après et Abaddon en frétilla de joie, anticipant déjà le massacre à venir. Ils étaient à quelques dizaines de mètres de la porte quand la foule se fit si dense que les gros bras réussirent à les rattraper. Bon eh bien, s’il fallait en arriver là… Faust se retourna brutalement et assena son poing dans la figure d’un des videurs. Il eut littéralement l’impression de lui traverser le visage et songea qu’il y était allé un peu fort, peut-être. Le pauvre gars ne faisait que son travail, le même que Faust à l’Underground, accessoirement. Le type fit deux tours sur lui-même et s’effondra en grognant. Ah ! Toujours vivant… Il sentit les mains l’agripper alors que le public s’y mettait aussi, et songea que la solution pour s’en aller allait bel et bien être de faire un massacre… jusqu’à ce que les portes là-haut s’ouvrent avec fracas et que des flics en armure fassent intrusion dans la salle, armes aux poings, en hurlant sur tout ce qui bougeait. Aussitôt, le chaos fut indescriptible dans la salle.

   


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Dernière édition par Faust A. Seldzar le 04.01.16 23:19, édité 1 fois
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Message29.12.15 0:23




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Let the bodies hit the floor


Tu ne peux t'empêcher de sourire en entendant les remarques de ton ami. Un véritable show, qu'il dit. Tu dois admettre que tu as effectivement fais le spectacle, jouant avec cet humain comme un chat jouerait avec une souris attrapée. A moitié morte, indigne de tout intérêt, mais avec laquelle tu n'as de cesse de jouer, encore et encore. Jusqu'à t'en lasser et passer à autre chose. Mais si ton adversaire du soir est bien à moitié mort, tu ne veux pas prendre le temps de jouer avec. Non pas que tu craignes de le tuer ou le rendre paralysé à vie. A vrai dire, cela ne t'empêcherait pas de dormir. Non, tu n'as juste pas envie d'avoir à te frayer un chemin à coup de poings dans le tas. Tu sais que, si jamais tu venais à craquer, le carnage serait immense. Et il ne serait rien si c'était Adonis qui venait à péter un câble...

« Ouais, ce serait con de devoir tous les tuer. » dis-tu en rigolant, sans même te soucier des personnes pouvant potentiellement entendre ce que tu racontes. « Surtout que ça commence sérieusement à bouger là-haut, il discutent avec des gorilles sans poils... C'est vraiment cliché comme scène. »

Cliché, et pourtant tellement vrai. A peine Faust a-t-il eu le fric dans les mains qu'il entreprend de se fondre dans la foule de plus en plus compacte. Pourtant, alors qu'elle ne semble pas tellement gêner Faust, tu t'aperçois bien vite qu'elle se focalise sur toi, te ralentissant plus que de raison. Mais tu le comprends parfaitement. Ils ont sûrement perdu des centaines de dollars à cause de toi. Et ça, ça te fait sourire à en avoir mal à la mâchoire. S'ils ont été assez cons pour parier sur un nom plutôt qu'un combattant, tant pis pour eux. Toi, tu dormira assez bien avec tout ce pognon. Cependant, pour ça, tu vas devoir sortir de cet endroit qui ne veut qu'une chose : revoir son fric. Et te tuer, accessoirement. Tu continues d'avancer en séparant la foule de tes bras, alors que les gorilles de service rattrapent leur retard sur toi. Un dernier regard en arrière, et tu vois un poing s'écraser contre ton arcade. Tu titubes légèrement sous l'effet de la surprise. Mais aucune douleur en vue. Ce n'est pas un humain qui te fera mal à toi, le nocturne possédé. Quel idiot... S'il te frappe encore... Mais Adonis n'a pas le temps de terminer qu'un nouveau coup s'écrase contre ton nez. Et tu sens la colère monter. Cette haine que tu redoutes. Celle qui pourrait souffler l'humanité tel un banal château de cartes. Et tu sais que tu n'es pas totalement apte à le maintenir quand il s'enfonce dans la haine. Tu n'es pas encore suffisamment entraîné pour ça. Et tu as encore besoin de Faust pour te calmer dans les situations comme ça.

« Faust, tu peux... »

Mais il est occupé à cogner sur un autre type. Tant pis, tu vas devoir te débrouiller toi-même. Sans les tuer, de préférence. Mais le troisième coup reçu expulse toute idée de précaution. Ils veulent se battre ? Ils vont le regretter ! Et cette fois, tu es totalement d'accord avec Adonis. Tu ne tiens pas particulièrement à te battre avec des gars qui font probablement ce boulot par nécessité. Peut-être ont-ils une famille, des enfants. De futurs orphelins, qui attendront leur père pour le reste de leur vie. Tout simplement parce qu'ils se sont trouvés au mauvais endroit, au mauvais moment. Et parce qu'ils ont eu le malheur de faire un choix, un seul choix, qui condamne inexorablement leur existence.

Ton poing s'écrase contre la tempe du vigile, qui s'écroule sur le coup. Aïe. Tu as entendu le craquement de ses os. Le visage à moitié écrasé. Tu n'as même pas cherché à contrôler ta force. Tu y es allé de toutes tes forces, sans savoir si tu allais l'envoyer dans le coma ou tout simplement le tuer.

« T'en veux, toi aussi ? »

Mais tu n'attends pas de réponse. Ils ont un boulot à faire. Autant les laisser tenter. Autant les tuer maintenant, plutôt que de laisser leur patron le faire pour eux. Et puis... tu prends du plaisir. Beaucoup de plaisir, même. Tes poings s'écrasent sur des crânes, et tu ne cherches même plus à viser ceux qui t'agressent. Tu frappes le premier qui passe sous ta main. Le sang recouvre tes mains, et ce n'est pas le tien. Les corps s'entassent sur le sol. Tu pètes les plombs. Morts ! Morts ! Qu'ils meurent tous, ces créatures minables ! Qu'ils tombent à genoux devant notre toute-puissance ! Adonis est fou. Vraiment. Et il te contamine. Jusqu'à ce que tu entende un bruit à l'étage. Une porte défoncée. Et des ordres. Les flics. Gardiens de la paix... Qu'ils s'étouffent avec leur paix à la con, on va les saigner comme les porcs qu'ils sont, ces bouffeurs de donuts.


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Message04.01.16 23:17

let the bodies hit the floor
ft. Adrian & Faust.

   
Ce serait con de devoir tous les tuer, avait dit Adrian. Con, ouais, mais pas forcément désagréable. La violence était magique, en ce sens que chez les êtres comme eux deux, elle appelait la violence. D’avoir vu son ami se battre, de sentir la foule enragée, la salle toute entière en ébullition, Faust commençait lui-même à avoir envie de massacrer quelqu’un ou quelque chose, sans parler d’Abaddon. Le démon, d’ailleurs, s’était calmé. Fidèle à lui-même, sournois comme un serpent, il ne disait plus rien, préférait ne pas pousser Faust à bout et le braquer contre toute idée de violence. Il savait que son hôte était à point, qu’il n’avait plus besoin que d’une petite poussée en avant pour sombrer dans la destruction, alors il attendait son œuvre, patiemment, en embuscade. Il le connaissait par cœur, tout comme Faust le connaissait par cœur lui aussi. Presque quatre cents ans qu’ils vivaient en colocation… Alors oui, ce public en colère, ces mains qui se tendent vers eux, doigts recourbés, prêts à griffer sans se douter du cataclysme que cela déclencherait, ces yeux emplis de jalousie et de colère, tout cela agissait littéralement comme une drogue, sur lui. Sans parler du combat d’Adrian, qu’il avait regardé en connaisseur, et avec une pointe d’envie également. Lui avait pu se faire plaisir, il avait pu se défouler un peu. Mais Faust savait aussi que ça ne suffisait largement pas à contenter la bête qui se cachait en lui, parce qu’il portait la même en son sein. Ils étaient pareils, sur ce plan-là. Et ce petit combat de rien du tout avait surtout dû déclencher la faim de violence d’Adrian. Et voilà qu’ils étaient là, tous les deux, au bord de la rupture, dangereux, mortels, même… et entourés de ces fragiles humains si faciles à briser et qui en plus leur tendaient les bâtons pour se faire battre.

Alors, Faust en battit un, pour commencer. Plaisir d’offrir, joie de recevoir, et voilà son poing dans la gueule d’un videur. Désolé, mon pote. Il entendit Adrian dans son dos l’appeler, puis entendit des bruits de lutte bien reconnaissables. Inutile de se retourner pour voir qui menait la danse. Inutile de se retourner pour savoir aussi qu’il allait y avoir du dégât, dans le genre impossible à réparer. Adrian n’aimerait probablement pas ça, après coup. Ce qu’il avait fait. Peut-être les conséquences, mais surtout ce que ça impliquait : la perte du contrôle de soi, le fait de ne plus avoir été aux commandes. C’était excitant sur le moment, mais ensuite, on se rendait compte de ce que ça impliquait – une faiblesse, impossible à combler, et l’humiliation… C’était bien parce qu’il haïssait perdre le contrôle que Faust ne se bourrait jamais la gueule, ni ne se droguer. Son addiction à la violence, en revanche, eh bien… Lui, il pouvait vivre avec sans trop de mal, il fallait juste s’y immerger complètement. Et ne pas laisser le démon prendre les commandes, évidemment. C’était un équilibre précaire et difficile à trouver.

Et dans tout ça, les flics avaient débarqué. Du coup, tout le monde s’éparpilla, enfin, ceux qui le pouvaient encore. Faust chopa tous ceux qui passaient à sa portée, écrasait des têtes, cassait des bras, encouragé par Abaddon, en totale osmose avec lui, comme souvent dans ces moments-là. C’était d’ailleurs bien pour ça que le démon ne cherchait pas à le contrôler. C’était en se laissant aller à leur soif de violence commune, donnant sa dose au démon, que Faust convainquait ce dernier de rester en retrait, c’était le prix à payer, mais un prix qu’il payait sans difficulté. Les cris des flics se firent plus forts. Pas assez nombreux pour arrêter tout le monde, certains se débattaient, d’autres s’étaient enfuis. Et puis, des claquements de flingue. Des balles sifflèrent à ses oreilles et il rentra la tête dans les épaules avant de soulever un type qu’il venait d’assommer pour le placer devant lui. Il sentit le choc des balles et le dernier souffle de vie s’échapper du mec, qu’il lâcha avec dégoût. Les armes à feu, ça gâchait tout. Comme tous les Berserkers, il détestait ça. Il se retourna vers Adrian pour voir où il en était. Entouré de corps, morts ou vivants, allez savoir, il avait réussi à mettre la main sur un flic qui avait fait la connerie de passer à sa portée.

« Allez grouille-toi, s’ils s’approchent assez pour voir ta gueule, t’auras plus qu’à déménager ! »

Sous-entendu, tue-le ou pas mais fais le vite. La salle s’était quelque peu vidée, les flics étaient en train de s’organiser, bientôt ils encercleraient ceux qui restaient. Déjà que les issues devaient être surveillées et qu’il allait falloir marcher sur un ou deux mômes en uniforme pour passer… Tous deux offraient un spectacle formidable, malgré tout. Et encore, Faust avait l’esprit très clair, il avait fait du dégât méthodiquement, en se retenant un peu. Adrian, lui… Faust lui posa une main sur l’épaule, puis se saisit carrément de son col et le tira à sa suite.

« M’en veux pas, copain, mais faut qu’on se tire ! »

Pas très prudent de faire chier un Berserker en plein trip de violence. Mais Faust se faisait confiance, et après tout, il avait connu Adrian à un moment de sa vie où il n’avait aucun contrôle, alors il savait à quoi s’attendre.

   


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Message05.01.16 0:44




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Certains –la majorité, en fait– respirent encore en heurtant, chanceux d'avoir seulement quelques os brisés. Tandis que d'autres, s'ils se relèvent un jour, n'auront peut-être pas la chance de pouvoir profiter de leur vie suite aux coups que tu leur inflige. Et dans le lot, quelques morts. Tu ne tentes pas de retenir tes coups, ce petit jeu a assez duré. Tu voulais simplement te battre un peu, te dégourdir les jambes, et ramasser de la thune pour payer ton loyer et la bouffe. Mais les choses se sont envenimées. Et malgré ça, tu ne voulais toujours pas tuer, ni même blesser gravement. Tu espérais que voir leurs amis tomber suffirait à effrayer les autres. Mais rien de tout ce que tu as espéré n'est arrivé. Ils continuent d'en vouloir, et tu continues à donner les pains gratuitement. C'est open bar ici. Au point où tu en es arrivé à ce point de non-retour, celui que tu ne connais trop bien pour y avoir vécu durant des mois. Cet état lamentable, humiliant, dans lequel tu n'es même plus maître de ton propre corps. Cet état dans lequel un rien est capable d'allumer l'étincelle de folie en toi. Ou bien est-ce en Adonis qu'elle prend naissance ? Quelques années de vie commune ne suffisent pas à le connaître, quoi que tu en dises. Et il suffit pour te le prouver de voir l'état dans lequel tu te trouves maintenant. A éclater les crânes sans chercher à te poser de questions. Tu n'es plus qu'une machine à tuer, incapable de distinguer tes agresseurs de ceux qui tentent simplement de fuir cette scène irréaliste. Oh évidemment, tu t'en prends toi aussi, des coups. Mais ils ne sont que de simples caresses pour toi. Tu sens à peine la douleur lancinante qui te traverse la mâchoire lorsque l'un des vigiles parvient à y écraser son poing. Tu sens, en revanche, parfaitement bien ses abdominaux se tordre sous l'impact de ton poing. Donné avec une telle force que tu aperçois son déjeuner remonter jusqu'à sa bouche, prêt à sortir dans un torrent. Tu prends du plaisir. Ou bien est-ce Adonis ?

Un bruit de porte, des hurlements. Les flics sont là, arme au poing, prêts à tirer dans la foule. Tendus comme des strings, ils n'attendent que la première occasion pour fusiller tout le monde. Comme au bon vieux temps, dirais-tu si tu n'étais pas occupé à casser des crânes. Malgré leurs ordres, tu continues de choper le premier qui passe pour le frapper là où tu peux. Mâchoires, nez, estomacs, même une épaule a du subir ta force surhumaine. Tu entends les os se briser, les râles d'agonie t'offrent une mélodie des plus gracieuses. C'est officiel, tu n'es plus maître de toi. Tu t'es laissé aller à une symphonie macabre, où les instruments ne sont rien d'autre que les corps de tes pauvres victimes. Tu ne cherches même plus le soutien de Faust. Tu n'as pas besoin de lui, de toute façon. Après tout, il est celui qui t'a enfermé dans une cage bien trop étroite. Il est celui qui t'a empêché de faire ce que tu veux. De tuer, n'importe quand, n'importe où, dès que l'envie t'en prend. Il est celui qui te freine dans tes ardeurs. Qui te prend pour son toutou de compagnie, tout juste bon à être promené de temps en temps. Mais le penses-tu réellement ? Il n'y a pas si longtemps, quelques minutes à peine, tu le considérais comme un ami. Alors qu'est-ce qui a changé ? Adonis. Il remonte à la surface. Prêt à exploser. Prêt à t'imposer sa vision des choses. Il s'infiltre dans ton esprit, te brouille les idées. Sans forcer, tout doucement, il te remplace.

Et vient enfin la goutte d'eau. Celle qui fait déborder le vase. Une balle te frôle le visage, passe à quelques centimètres seulement de ton œil. Tu poses une main sur la marque sanglante laissée par la trajectoire du projectile, avant de regarder l'hémoglobine sur tes doigts tremblants. Avant de tomber dans un trou noir.

Tu n'es plus rien. Pantin désarticulé, abandonné par son maître marionnettiste. Lassé par l'idée de rester en second plan, terrorisé par une balle qui aurait pu tout arrêter, il a décidé de gérer lui-même les choses. De devenir toi, l'espace d'un instant. Mais pas le véritable toi. Celui-là n'est que colère, violence, haine. Il ne rêve que de tuer, encore et encore. Jusqu'à ne plus laisser que des cadavres par dizaines. Autant de combustible pour son feu de joie, à l'issue duquel, et seulement à l'issue, tu aura droit à ta place légitime. Mais pour le moment, tu te contentes d'assister au massacre. Rendu impuissant par la force des choses, tu n'as plus d'autre choix que d'espérer que les choses redescendent. Que Faust sera capable de te ramener sur Terre. Avant que tu ne tues trop de monde.

Il reste immobile, oubliant tous ceux qui passent autour de lui. A tel point que tu te demandes pourquoi il a prit ta place. Pour t'éviter de les tuer, encore et encore ? Non, impossible. Si tu étais sur la ligne jaune, alors lui l'avait déjà dépassée depuis un moment. Tu sais être capable d'exploser, de te laisser aller à une colère inexplicable. Mais tu connais ce démon empli de souffrance. Tu ressens toute sa peine, toute sa haine. Chassé par les Hommes, rejeté par les Démons, il ne connaît rien d'autre que la contre-attaque. Proie devenue chasseur, pestiféré devenu ennemi de tous. Il se fout des guerres, des communautés. Il ne vit que par et pour la violence. Alors pourquoi n'agit-il pas ? Pourquoi reste-t-il...

D'un geste vif, qui te coupe dans tes réflexions, il attrape la gorge d'un homme, avant de lentement tourner la tête vers lui. Avant que tu ne t'aperçoive qu'il s'agit d'un flic. Descendu peu après les coups de feu, il s'est occupé de faire le ménage dans les rangs pour faciliter l'intervention de ses collègues. Et voilà qu'il a eu le malheur de tomber sur Adonis. Un Démon. Fléau des Hommes. Un sourire sadique apparaît sur ses –tes– lèvres. Mais il n'agit pas. Il se contente de fixer ce morceau de viande sur pattes pendant que ce dernier se débat, tente d'échapper à son emprise. Mais tel un nœud coulant, la poigne se renforce à mesure qu'il gesticule. Mais il ne le tue toujours pas. Comme un chat jouant avec la souris avant d'achever ses souffrances, il se contente de lui afficher le pire sourire en l'étouffant. Jusqu'à ce que Faust ne vienne le réveiller. Et de suite, une immense colère vous immerge. Tu ressens toute la haine qu'il éprouve pour Faust. Non, pour Abaddon. Tu ne connais rien à leur histoire, à leur passé commun. Et à ce qui a pu se passer pour qu'il en vienne à le haïr à ce point. Tu sais simplement qu'elle est immense, et que la vague meurtrière ne fait que se transformer en véritable tsunami lorsqu'Abaddon apparaît dans son esprit. Une colère immense, plus chaude que le plus grand des incendies. Tu tentes de le calmer, en vain. Jusqu'à ce que tu entendes un ''clac'' non loin de toi. La nuque du flic. Éclatée, il semble décapité de l'intérieur, seuls ses muscles et ses tendons maintenant la liaison entre la tête et le tronc. Mais il est toujours en vie, et respire avec difficulté. Une proie tellement facile, il serait tellement simple de l'achever immédiatement...

Un hurlement s'échappe de ta bouche lorsque tu te sens partir en arrière. Tu as à peine eu le temps de sentir une main sur ton épaule qu'elle te tire déjà en arrière, te forçant à lâcher le corps du flic encore vivant. Et lorsque Adonis tourne la tête, tu aperçois Faust. Il essaie de te dégager de là, de t'évacuer de la zone avant que les flics n'aient le temps de t'identifier. Mais il est déjà trop tard. Celui qui a eu tout le loisir de voir ton visage est toujours vivant, et s'il le reste, il ne gardera pas ces informations pour lui. Non, malgré tout le dégoût que cela t'inspire, Faust doit laisser Adonis terminer le travail avant de vous amener loin d'ici. Et il semblerait que Adonis soit d'accord avec toi. Mais pas pour les mêmes raisons, hélas. Sans un mot, il se retourne et parvient à se libérer de la poigne de Faust. Et il franchit toutes les limites possibles, en s'attaquant ouvertement au seul ami capable de t'aider. Tu sens ton propre poing, commandé par une entité incontrôlable, s'écraser contre la mâchoire du Berserker. Un autre coup, puis un autre. Jusqu'à ce que Faust puisse le repousser. Tu espères simplement qu'il soit capable de comprendre que ce n'est pas toi. Mais il t'a connu lorsque cela arrivait souvent, et durablement. Et il est toujours parvenu à te tirer de là. Cette fois ne doit pas être différente des autres...

« Ne me touche PLUS jamais, Abaddon. Ne crois pas que ton hôte m'empêchera de te tuer si tu oses à nouveau poser tes mains sur moi. Touche moi, et tu finira ta misérable vie dans les flammes. »

La langue abyssale, rien que ça. Tu ne sais pas si Faust est capable de la comprendre. Mais tu espères bien que non, tant tu sais que les menaces de Adonis peuvent rapidement être mises à exécution. Toutefois, se pose toujours le problème des flics. Ils ont du finir de quadriller le secteur, ou n'en sont pas loin. Il ne vous reste en tout cas plus beaucoup de temps avant qu'ils n'aient fini de sécuriser la pièce et n'arrivent jusqu'à vous. Tu espères qu'Adonis sera capable de comprendre ce que tu risques. Mais il n'en semble pas capable. Ou en tout cas, il ne le veut pas. Il te force à assister à la scène. Il ne veut pas fuir. Il ne veut pas se laisser arrêter. Il veut les tuer, tous.


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Message07.01.16 20:00

let the bodies hit the floor
ft. Adrian & Faust.

   
C’était bien, de s’amuser, mais point trop n’en faut, comme on dit. Tout occupé qu’il était à casser des os et apprécier à sa juste valeur ce rush d’adrénaline mêlée de jouissance qui parcourait son corps alors qu’il se laissait enfin aller à sa petite passion, Faust n’avait pas remarqué qu’Adonis avait pris les commandes du vaisseau. Il faut dire que malgré ce qu’en pensait le reste du monde, malgré la réputation de brutalité des Berserkers, il est des choses en eux qui étaient très subtiles, et ce basculement de l’hôte au Démon pouvait se faire dans un silence et dans une continuité absolues, de sorte qu’il était parfois difficile de s’en rendre compte. Impossible, même, pour qui ne savait pas ce que c’était, que d’être possédé. L’histoire des Berserkers était remplie jusqu’à en vomir de regards incompréhensibles, d’expressions horrifiées, d’’expressions du genre « comment oses-tu ? », et Faust ne connaissait pas un seul de ses confrères qui aient jamais perdu son temps à expliquer. Leur seule défense, « c’est pas moi », n’a pas de valeur aux yeux des blessés, des opprimés, des assassinés. Et aujourd’hui, lui-même n’a pas vu Adrian se faire bousculer au point de laisser une brèche dans laquelle Adonis s’était engouffré. Il devait bien reconnaître qu’il avait momentanément oublié son ami, et peut-être aussi qu’il avait perdu l’habitude de ce genre de configuration. Oui, il avait connu Adrian en des temps où il était dans cet état de rage et de violence démente constant, mais cela faisait longtemps que ça n’était plus arrivé. Cela étant, il s’agissait d’une excellente piqûre de rappel. Même le plus âgé et le plus expérimentés des Berserkers ne sera jamais à l’abri de ce genre de sale plan, parce que c’était dans leur nature, la nature que leur avaient imposée les Démons en choisissant de les posséder.

Et soudain, le combat changeait de forme et surtout, d’enjeu. Le massacre était si incongru, si difficile à regarder en face, que les flics eux-mêmes avaient battu en retraite. Peut-être avaient-ils senti qu’il s’agissait là de quelque chose de plus que deux simples petites frappes. Les Humains, dans leur immense naïveté, étaient capables d’un instinct bien supérieur à n’importe quelle créature surnaturelle se reposant trop facilement sur ses pouvoirs, son immortalité et son orgueil. Alors, ils s’étaient mis à couvert, tentaient peut-être de trouver un plan. Faust avait réussi à tirer Adrian vers des horizons un peu moins bouchés, mais à présent, il le savait, il fallait qu’Adrian revienne à lui s’ils voulaient se tirer de là tous les deux. Oh, soyons honnête : Faust pouvait tout aussi bien se barrer et laisser Adrian se démerder, mais il n’en était pas encore là, non. La situation n’était pas si désespérée qu’elle le force à devenir un infâme salaud. De toute façon, il avait plus urgent à penser, là, tout de suite, que la fuite, vu qu’Adonis lui avait sauté à la gorge. Il encaissa les premiers coups, contra les suivants. Surexcité, dédaignant avec superbe le piège dans lequel ils se trouvaient tous, Abaddon sifflait, crachait, hurlait, suppliait Faust de lui laisser la place, de le laisser en finir une bonne fois pour toute. Moi, moi, moi, comme une litanie qui s’étirerait à l’infini alors que quelques secondes seulement s’étaient écoulées. Mais Faust avait conscience, plus que jamais en cet instant suspendu, de l’importance qu’il y avait à rester maître de lui.

Cela avait d’ailleurs toujours été le cas entre eux, Adrian et Abaddon, Faust et Adonis, ou bien l’inverse, ou bien l’opposé, ils formaient un quatuor mortel dont la survivance dépendait de cet équilibre précaire et en vérité, probablement utopique, voire suicidaire. Jamais en tout cas ils ne s’étaient permis, du moins Adrian et Faust, de laisser les deux Démons face à face. Inutile de revenir sur les conséquences qu’aurait une configuration. Pour le meilleur ou pour le pire, Faust était plus vieux, plus expérimenté et maintenait Abaddon dans une prison aux murs d’acier en cette seule seconde. Et puis bien sûr, Faust et Abaddon partageaient un amour pour la violence et la destruction qui rendait leur coopération plus facile, non sans rendre les pertes de contrôle plus extrêmes. Faust n’avait gardé comme souvenirs des premières années ayant suivi sa possession que des images de sang, de massacre, de violence à l’état pur, au point qu’il était pratiquement entré dans le folklore local de tous les endroits où Abaddon était allé répandre la mort.

Il soutint le regard brûlant d’Adonis – comment donc les gens, les autres, pouvaient-ils se laisser tromper, confondre l’homme et le démon ? – et esquissa un sourire en coin en réponse aux paroles de la créature. Non, pas de ça. Pas de ça ici, pas de ça maintenant.

« Tu t’adresses pas à la bonne personne, mon pote. Tu peux laisser tomber les griffes, Abaddon ne sortira pas ce soir. »

Non pas qu’il en avait envie, le petit salopard. Il parlait le langage démoniaque, mais avait répondu volontairement en anglais courant, laissant traîner les syllabes, comme un demeuré, comme un homme, en résumé. Il ne voulait pas alimenter le feu, encore moins jeter de l’huile dessus. Oh, l’ironie d’être un Démon... Une vie somme toute misérable, coincés qu’ils étaient dans des sacs de chair dont ils n’avaient la plupart du temps pas le contrôle. Pour de petits plaisirs comme celui-ci, de petits massacres ponctuels, combien d’heures, de jours, de mois à rester spectateurs d’une existence dont ils se foutaient et qui ne faisait que les rendre plus fous encore... Quand bien même Adonis tuait Faust ici et maintenant, il ne ferait que tuer l’homme et non pas la bête, qui repartirait directement dans les limbes de son monde natal. Pour accomplir son fantasme assassin, Adonis devant se trouver face à Abaddon, et l’inverse était tout aussi vrai. Faust se sentait comme une feuille de papier à cigarette qui se tiendrait entre deux flammes dévorantes, et pourtant, c’était à cela que tout se jouait.

Un peu plus loin, les flics criaient, se parlaient, allaient partir à l’assaut à nouveau, plus organisés cette fois. Tous les tuer ? Pourquoi pas, mais cette ville avait un réservoir d’humains prêts à faire leur devoir quasi illimité. Et puis Faust n’était pas certain que c’était là quelque chose qu’Adrian désirait. Et s’il n’avait que faire des petites frustrations de leurs Démons respectifs, il n’en allait pas de même pour son ami. Faust laissa passer une seconde encore, pendant laquelle Adonis resta solidement planté là, déterminé à tout faire sauf s’en aller. Puis il le saisit de nouveau par le col, de face, cette fois, et l’écrasa contre un mur derrière lui, lui cognant la tête au passage. Il y en avait un qui aurait un peu mal au crâne, plus tard, mais ça serait probablement le moindre de ses soucis. Il approcha son visage de celui d’Adonis, plantant son regard sombre dans le sien, sans ciller, sans laisser sa voix flancher ne serait-ce qu’une fraction de seconde. On ne dupe pas un démon, jamais. Avec eux, mieux valait la jouer direct, frontal, et ça tombait bien, c’était un truc que pratiquait Faust aussi bien que respirer.

« Tu auras ta chance un jour, si tu te montres malin. Tu pourras vaporiser ce corps avec Abaddon aux commandes, tu auras la satisfaction de le reconnaître, lui et personne d’autre, à travers mes yeux. Mais pas ici, et pas maintenant. Si on ne s’en va pas tout de suite, tu vas gâcher ta seule opportunité, à tout jamais. »

Objectivement, Adonis devait bien le savoir : les chances qu’Abaddon et lui soient en même temps, dans le même monde, dans la même ville, et possédant deux hôtes qui se fréquentaient, étaient infinitésimales et pourtant, c’était arrivé. Et ça n’arriverait plus. Le seul moyen pour lui de croiser un jour Abaddon était d’attendre son heure, en embuscade, d’attendre le jour où Faust ferait une erreur et laisserait jaillir le Démon. Et s’il était malin, il attendrait encore, cent ans, mille ans s’il le fallait. Mais pas sûr qu’en cette seconde, Adonis soit en état de réfléchir. Pourtant, il était un peu moins fanatique qu’Abaddon, qui lui cognait tellement fort sur les murs de sa prison que Faust commençait à avoir mal au crâne. De la glace couvrit lentement ses mains, se répandant en fumant légèrement dans le cou d’Adrian/Adonis, partant à l’assaut de son menton, de ses joues. Une couche de gel si fine qu’elle en était presque invisible, mais si froide qu’elle en était brûlante. Le feu contre la glace, un combat vieux comme le monde. Par le passé, Faust avait déjà quelque peu violenté son ami, du temps où ce dernier perdait souvent le contrôle. Il n’y avait pas de bonnes façons de faire. Il n’y en avait jamais, pour les types comme eux. Il décolla Adonis du mur et le cogna de nouveau, au point que la paroi de briques vieilles et sèches tomba en morceaux et que le Démon passa à travers.

Faust le lâcha, le regarda tomber puis enjamba les restes du mur et se pencha sur lui.

« Regarde-moi me tirer, Adonis. Dis adieu à ton vieux copain. Vous êtes bien les mêmes, tous les deux. »

Si le résultat de ces provocations, c’était qu’Adonis veuille sa peau, eh bien soit. Au moins, ils se battraient dehors, loin des flics et du massacre.

   


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Message11.01.16 15:31




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Let the bodies hit the floor


Oh si, il sortira. Tu peux sentir la détermination d'Adonis, à tel point que tu as l'impression que rien ne peut l'arrêter dans sa folle entreprise. Voilà bien longtemps que tu n'as plus autant perdu le contrôle sur le démon, pas même face à Jolynn. Mais il n'a rien envers elle, si ce n'est une banale envie de destruction. Non pas qu'il ne veuille pas la voir morte, mais sa haine envers la damnée n'est rien en comparaison de ce qu'il peut ressentir pour Abaddon. Une telle haine, aussi forte, tu n'en n'as jamais connu durant ton presque siècle de vie. Tu n'éprouvais à l'époque rien pour les démons que tu chassais. Et tu n'as jamais rien ressenti pour les victimes laissées pour mortes par les premières heures de votre cohabitation. Sentimentalement, tu es une épave, une loque incapable d'absorber quoi que ce soit. Alors que lui est une véritable éponge, incapable de se couper de sa rancune. Quand bien même celle-ci a plusieurs millénaires d'existence, elle reste toujours aussi vive. Comme un feu qui refuse de s'éteindre malgré toutes les tentatives du monde. Se souvient-il au moins d'où lui vient cette haine pour le démon de la destruction ? Tu en doutes sincèrement, tant cela semble remonter à loin. Et le voir se brusquer, se murer dans le silence, à chaque fois que tu tentes d'en parler avec lui, confirme cette impression qu'il ne hait plus que pour haïr désormais, et que toute raison logique derrière ces sentiments est vouée à mourir dans l'oubli.

Tout devient plus sombre encore, alors que les tentacules démoniaques prennent de plus en plus possession de ce corps qui fut le tien. Tu ne ressens même pas la douleur lorsque Faust plaque ton corps contre le mur. La seule chose qui t'atteint est la frustration d'Adonis, qui voit bien que le berserker ne laissera pas Abaddon sortir. Pour éviter un bain de sang bien plus grand, et duquel personne n'en ressortira indemne. Si tu es toi-même incapable de gérer correctement – et ce malgré toutes tes croyances – Adonis, Faust semble toujours maître de lui-même, et refuse de laisser sortir son démon. Telle est la différence entre vous : malgré tout ce que tu peux dire, tout ce que tu peux penser, tu ne vis en totale symbiose avec ton démon. Si la plupart du temps, vous vous accordez sur le fait que toute cette merde autour de vous ne mérite pas votre attention, il y a toujours ces moments où sa folie déborde un peu trop. Ces moments où ton détachement s'oppose violemment à ses sentiments. Là où tu sais rester calme et nonchalant, lui se veut explosif. Et c'est lors des rares moments où la soif du combat t'envahit qu'il devient le plus dangereux pour toi. Car capable de prendre la première place sans rien afficher aux autres personnes présentes.

« Sais-tu combien de temps j'ai attendu, humain ? Combien de carcasses j'ai du supporter pour le trouver ? Je ne te laisserai pas ... »

Et puis une brûlure, immense, douloureuse. La panique guette, prédatrice mortelle. Habitué aux flammes, Adonis n'a jamais supporté la glace de Faust. Et le pouvoir du berserker a toujours servi à calmer le démon, à te libérer de sa poigne. Une douleur salvatrice, en somme. Mais cette fois, Adonis ne semble pas vouloir rentrer dans sa cage, malgré le gel qui s'étale sur ton cou, jusqu'à tes joues. Malgré la douleur, il veut toujours le contrôle. Il veut toujours voir Abaddon sortir lui aussi. Et il veut toujours mettre un terme à son existence. Malgré toute la logique du monde, il veut se frotter au démon de Faust. Alors que tout le monde sait, lui et toi compris, qu'il n'a presque aucune chance face au démon de la destruction. Lui, démon moyen ayant passé sa vie dans les flammes, serait-il capable de lutter ? Assurément, non. Tout juste peut-il se vanter d'être supérieur à toi dans le contrôle du feu – puisque se lui peut au moins se targuer de ne pas se brûler vif lorsqu'il est sous sa forme démoniaque – et dans la capacité de destruction. Mais c'est bien tout.

Tu te réveilles enfin. Prêt à te battre pour récupérer une place qu'il n'aurait pas du usurper. Prêt à récupérer le contrôle de ton corps. Tu le sens lutter, s'affaiblir alors que les effets de la glace se font toujours sentir. Le feu et la glace... Dire que vous vous êtes bien trouvés avec Faust relève de l'euphémisme. Tout vous oppose, jusqu'à vos démons, et vous parvenez pourtant à exister dans cet équilibre précaire, balançant tantôt vers une pacification, tantôt vers l'apocalypse. Car c'est ce qu'apporterait au monde un combat à mort entre les deux démons. La destruction, la mort. Des incendies qui ravageraient la moitié de la ville, l'autre sombrant dans la destruction d'Abaddon. Il n'y aurait personne pour témoigner de cette joute aux allures de fin du monde.

Et finalement, le miracle a lieu. Alors que ton corps traverse le mur de briques, tu ressens de plein fouet toute la douleur infligée par Faust. Les brûlures sur ton coup, la tête ouverte par le choc contre le mur. Et la chute, au milieu des briques éclatées. Tu as mal, oui. Et pour une raison que tu ignores, un rire s'échappe de ta gorge.  Tu gardes les yeux, en entendant des pas se rapprocher de toi. Tu entends distinctement quelques morceaux de briques se briser sous les pas du berserker.

« Je lui passerai le message... »

Et tu rigoles, encore. Sachant que tu viens sans doute d'échapper au plus grand coup de folie du démon depuis qu'il s'est infiltré en toi. Depuis que tu as traversé la vague de violence qui accompagne traditionnellement la découverte de cette toute nouvelle cohabitation. Heureux de réaliser qu'Adonis a enfin comprit et, surtout, a enfin réfléchit, tu te redresses difficilement pour t'asseoir. Les bras ballants, ton cou supportant difficilement le poids de ta tête. Tu poses d'ailleurs une main sur la zone brûlée, pour sentir la fine pellicule de gel restée autour de ta peau. Elle fait mal, mais, étonnamment, tu ne réagis pas. Cette douleur semble te passer totalement au dessus.

« Je suppose que je suis dans la merde... Le flic, il est mort ? Il m'a clairement vu, et je ne pense pas qu'ils iraient croire à l'excuse du démon... »

Tu te relèves tant bien que mal, t'appuyant sur Faust sans même lui demander son avis. Après tout, c'est lui qui t'a mit dans cet état. Et un ami n'irait pas refuser de t'aider. Quand bien même cet ami vient de te brûler et te frapper à plusieurs reprises contre un mur de briques aussi solide qu'une feuille de papier. Au loin, tu entends l'avancée des flics. Vous avez encore quelques minutes pour vous échapper, le temps qu'ils attachent les survivants et vérifient que les corps au sol soient bien morts. Mais tu as cette impression que tu devra attendre quelques minutes avant de pouvoir courir ou, au moins, marcher à une allure normale tant la douleur au dos est grande. Il t'a sûrement déplacé quelque chose, le con. Ou, pire, il a cassé quelque chose. Et ta régénération ne te permet pas se soigner quelque comme ça aussi rapidement que tu le voudrais.

« On fait quoi ? On va l'achever, ou on espère qu'il soit mort quand ils arriveront à lui ? »

Parce que tu ne veux vraiment pas passer le reste de ta vie derrière des barreaux... Ou, plutôt, tu ne tiens pas à ce qu'Adonis pète de nouveau un câble derrière les barreaux et se mette à tout faire flamber dans le centre pénitentiaire Avant, bien évidemment, de s'assurer un contrôle total de ton corps pour aller chasser Abaddon.


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Message12.01.16 22:05

let the bodies hit the floor
ft. Adrian & Faust.

   
Coincé dans cette seconde interminable, alors qu’il fixait Adonis par les yeux de son ami, Faust pouvait ressentir plus que jamais la nature abyssale et terrifiante de l’être qui tenait devant lui. Il y avait le corps, l’enveloppe, le sac à viande comme on aimait à les décrire, eux, tous ceux qui n’étaient pas Berserker. Les traits d’un type dont il avait fini par s’enticher, un ami acquis au bout de siècles d’errance en duo avec Abbadon, ce qui, soyons honnête, était malsain au possible. S’il devait mettre quatre siècles à se faire un pote, alors autant en prendre soin, sinon il allait en passer, du temps, avant qu’il s’en fasse un autre. Mais en cet instant où tout pouvait basculer dans un sens ou un autre, cet interlude minuscule où plus personne ne semblait respirer, ou l’air était devenu aussi lourd que du plomb, où le temps semblait ralentir autour d’eux comme si lui-même attendait le verdict, Faust se retrouvait face à la nature même du Démon. Ils avaient beau être des créatures surnaturelles à la base, il en avait conscience : ils n’étaient rien comparés aux Démons. Et ce qui les sauvait, en quelques sortes, c’était que pour agir sur les plans matériels, ils devaient s’incarner physiquement, posséder un hôte et ainsi se priver de la majorité de leur liberté. Le jour où ils trouveraient le moyen de se balader sur Terre sans enveloppe de chair, ce jour là, ils seraient tous baisés, tous, humains, immortels. En cette seconde insupportable, le monde pouvait basculer. Le chaos ou la fuite, et il n’y avait pas d’autre alternative. Et dans les yeux d’Adrian, dans les yeux d’Adonis, deux puits sans fond, sans vie, à la mesure de la créature qui lui faisait présentement face, Faust ne trouvait pas la réponse. Il ne savait pas, et ne pouvait pas deviner, ce qu’allait faire Adonis. Il s’agissait là d’une créature qui dépassait l’entendement, en vérité, on avait trop tendance à l’oublier. Des êtres sans contours, sans limites, sans définition propre. Et tout en faisant face à ce gouffre, Faust n’en avait que plus conscience d’une chose : il y avait le même abîme en lui, le même monstrueux trou noir qui avalait toute lumière et toute vie, et qui pour l’heure, se tenait horriblement calme, presque mort, comme si Abaddon retenait son souffle. Bien évidemment, lui désirait plus que tout qu’Adonis persiste dans sa folie.

Et puis, enfin, la seconde prit fin, le monde recommença à tourner sur son axe, le temps repartit et l’air entra de nouveau dans ses poumons. Sous ses yeux, Adrian éclata d’un rire sombre, mais qu’il savait appartenir à son ami et non pas à son Démon. Et ses propos lui confirmèrent cet état de fait. Dire que cela mit Abaddon en rage n’aurait pas suffit à décrire l’explosion de haine, de griffes et de fureur qui envahit sa tête au point de l’aveugler pendant quelques secondes et de lui couper brièvement le souffle. C’était terrible, Faust voulait bien le croire : les deux Démons avaient été si proches, si proches de leur but commun ; une occasion qui peut-être ne se représenterait pas avant des siècles… Lui aussi en aurait crevé de colère sur place, comme Abaddon en ce moment même. Puis il esquissa un sourire pour accompagner Adrian dans son rire venu de nulle part mais tellement plus agréable à l’oreille que les conneries crypto-meurtrières d’Adonis. Faust ne put s’empêcher de songer qu’Adonis était beaucoup moins idiot qu’Abaddon. Il laissait rarement le Démon prendre le contrôle, en revanche une fois aux commandes, ce dernier rendait moins facilement les armes. À situation inversée, nul doute qu’Abaddon aurait rasé cet entrepôt, tué tout le monde et rien à foutre des conséquences et des ouat mille Nocturnes qu’il aurait eu ensuite au cul. Faust laissa Adrian s’appuyer sur lui, l’aida même à se relever.

« Ouais, un peu, mais t’as connu pire, ou tu connaîtras pire ! »

Y avait pas à dire, l’ambiance était bien meilleure avec lui qu’avec Adonis. Faust réfléchit deux secondes à la proposition de son ami, aller achever le flic, et jeta un coup d’œil à la scène qu’ils venaient de quitter. Les policiers investissaient peu à peu la salle, maintenant que le danger – eux deux – s’était éloigné.

« Si tu veux le tuer lui, va falloir les tuer tous. Tu devrais plutôt te trouver un bon avocat, et avant ça, on devrait se tirer. Mais si tu veux finir le massacre, je suis avec toi. »

Il lui colla une bourrade dans le dos, sans considération pour son état – ou plutôt, l’ayant déjà oublié. Bon, certes, Adrian était dans la merde. Il avait tué pas mal de monde mais l’un d’eux avait vu son visage, ce qui voulait dire que son ami allait devoir sérieusement penser à changer de pays. C’était pas comme s’il avait braqué une épicerie, les flics ne s’arrêteraient jamais de le traquer. Faust n’était pas sûr qu’il soit raisonnable d’y retourner pour massacrer toute la police du quartier, mais il n’abandonnerait pas Adrian, surtout pas dans cet état et après avoir surmonté la petite crise de tout à l’heure.

   


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