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[hot] Just keep it up, you soldier {Elycaa}



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Message05.10.15 4:35


you gotta take it like a man
No I won't let you get away, not that easy anyway. Everything worth it hurts a little bit, so go on and call your mama if you need a band-aid. 'Cause we're doing it for the cause. How do you suppose I get anything done? You're making it so hard.
Installée confortablement dans le lit moelleux d’Elyos Seldzar, ton époux depuis fort fort longtemps, tu t’appliques à peinturer tes ongles d’orteils. Tu n’es pas une grande fan du genre, mais puisque la semaine tire à sa fin, tu considères la chose comme une nécessité : Elyos sera bientôt de retour. Or, une véritable épouse prend ce genre de chose en considération, n’est-ce pas ? Tu pourrais presque rire, là, toute seule dans l’immense lit. Heureusement pour le propriétaire des lieux, tu es adroite, minutieuse même et tu n’as encore laissé aucune trace de ton occupation sur les draps, pourtant ce n’est pas l’envie qui manque. Comment Elyos réagirait-il, s’il découvrait son joli édredon maculé de rose pastelle ? Encore une fois, tu souris et t’accordes un bout de fraise, que tu suce avec délice. Seule dans la grande demeure depuis bientôt une semaine entière, tu ne peux plus t’empêcher de te sentir à l’aise ici, dans ce lit, dans cette chambre, dans cette ville même. Évidemment, ce serait encore mieux si Rigel était là, lui et son froncement de sourcil, lui et le son rauque de sa voix quand il te repousse courageusement de contre son corps. Tu soupires bien malgré toi et te mordille les lèvres, parce qu’une fois que tu songes au métamorphe, tu as toujours beaucoup de mal à t’arrêter. Tes ongles t’occupent vaguement l’esprit, mais Rigel t’appelle à lui, bien malgré lui, bien malgré toi. Tu regrettes presque que la lune ne soit pas pleine, parce qu’il serait alors plus câlin, parce que tu pourrais vérifier l’effet que tes orteils peinturés ont, sur la gente masculine. Sur lui surtout. Or, tu aimerais que ce soit toi, qui sois sur lui. Voilà, tu t’égares une fois de plus. Un peu de tenue, Nausicaa, tu te rappelles à l’ordre et souffles dès lors doucement sur tes ongles, la poitrine écrasée contre tes cuisses. Puis, alors que tu refermes le tube de vernis, tu prends conscience qu’on grimpe les escaliers. Oh, tu aimerais dire que tu reconnais les pas qui te rejoignent, mais ce serait mentir. En réalité, tu sais qu’il s’agit d’Elyos pour la simple bonne raison que Rigel refuse de venir ici, que le propriétaire des lieux soient en vacance dieu sait où, ou pas. Parfois, ton métamorphe adoré est encore plus têtu que toi. Quel dommage, tu aurais tant aimé l’attirer sur les canapés douillets d’Elyos, peut-être même jusque sur ce lit où tu gigotes doucement le bout des orteils.

Les pas viennent à toi et bientôt, une silhouette s’arrête devant la porte, ouverte évidemment. Tu souris avec quelque chose de candide et d’à la fois terriblement provoquant, sans même daigner lever les ténèbres de ton regard sur lui. Non, tu fixes tes orteils, qui sèchent lentement, aidé par tes lèvres en cœur, qui souffle, encore et encore. Or, sans même le regarder, tu sais qu’il s’énerve, qu’il n’aime pas te voir là. Est-ce la faute du vernis, de la jolie bouteille, ou plutôt de ta simple présence ? Qui aurait pu croire qu’une si petite, si délicate petite chose telle que toi, pourrait déranger autant un grand gaillard comme lui, hein ? Aller, tu te décides à redresser la tête et repoussant tes cheveux sur le côté gauche de ta tête, tu lui offres un sourire lumineux. « Bienvenue à la maison, Agapi. » Tu t’humectes les lèvres, ravalant l’amusement qui nait dans ton ventre alors qu’il te dévisage durement. Il ne veut pas de toi ici, tout son langage corporel le hurle, mais tu n’en fais pas de cas. Absolument pas. Au contraire, tu quittes le lit avec aisance, pour le rejoindre d’un pas presque joyeux. Tes mains agrippent les revers de sa veste, une fois de plus, comme une impression de déjà vu, sauf que tu as oublié la robe, les bas-collant et les jarretelles. Il ne reste qu’un kimono d’intérieur, qui dissimule avec peine ta poitrine, que tu écrases doucement à la sienne, le temps de poser un baiser au bout de sa mâchoire, puis sur sa joue. Le regard pétillant, un sourire de petite fille aux lèvres. « J’espère que tu as fait bon voyage » ta voix traine doucement dans l’air, tout comme tes doigts, contre le revers de sa veste, que tu relâches finalement, pour reculer de deux pas mesurés. Tu te fais sirène devant lui, bien plus charmante qu’autrefois, délicieuse enfant de la nature qu’il a fait l’erreur d’oublier en Grèce.

Tes doigts retrouvent tes cheveux, les repoussant une fois de plus, leur parfum citronné glissant jusqu’à lui. Un sourire joue sur tes lèvres, coquine, presque indécente alors que tu l’observes de la tête aux pieds. Il faut dire que debout devant lui, avec une culotte et un kimono bien mal noué pour seuls vêtement, tu fais ton petit effet. Fraichement lavée, la peau encore odorante de parfum délicat, la menthe et le citron, tes préférés, tu es peut-être plus accueillante encore que lors de son départ. Précipité, c’est le moins que l’on puisse dire. « Phoenix va bien ? » Cette fois, tu te moques gentiment, enfin pas tant que cela non plus, mais tu te soulèves sur la pointe des pieds alors que tu pivotes sur toi-même pour lui tourner le dos et retourner dans le lit. Là, tu retrouves ta position initiale, sauf que tu te laisses retomber doucement contre la montagne d’oreiller, pour guider une fraise à tes lèvres. Joueuse. Indécente, une fois de plus, alors que tu mordille le fruit, avant de le sucer avec patience, ton regard ne quittant pas le sien. Comme si tu le mettais au défi de te virer de là, comme si tu voulais tester son self control. Comment réagis cet Elyos actuel, face à une femme aussi peu vêtue ? Face à ta poitrine presque exposée, les courbes seyantes sous le tissus diaphane ? Tu glisses une jambe contre le lit, lentement, retrouvant le sourire alors que tu gigotes le bout des orteils. « Mmn, tu aimes toujours le rose pâle ? » Il a vu tes ongles ? Tu souris à nouveau, te léchant les lèvres pour y récupérer le goût de la fraise et là, tu te fais presque Lolita. Presque, parce que tu n’as plus rien de juvénile, sinon ton attitude, pour peu que tu le veuilles. « Je voulais te faire plaisir, tu vois ? Rose bonbon. » Tu te permets même un coup d’œil, appréciateur d’ailleurs, alors que tes orteils cessent de gigoter. Oui, ils sont réussis, pas nécessairement d’une couleur décente à tes yeux, mais tant pis. Ce n’est pas pour toi. Et tant pis si depuis qu’il est arrivé Elyos n’a jamais réellement cesser de faire la gueule, tu n’en tiens absolument pas compte. Non, tu as mieux à faire. Comme de manger des fraises tout en lui souriant. « Tu sais, avec ton air, Agapi, on pourrait presque croire que tu n’es pas heureux de retrouver ton épouse en rentrant d’un long voyage. » Tu oses même une petite moue, que ton sourire efface aussitôt. Joueuse, tellement joueuse.
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Dernière édition par Nausicaa Seldzar le 12.10.15 7:01, édité 1 fois
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Origine du personnage : selenim samaëlien
Alignement : neutre
Emploi : conseiller conjugal



Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Persuasion ; peut convaincre n'importe qui de faire n'importe quoi tant que c'est non mortel, qu'il est suffisamment concentré et que la victime est moralement affaiblie. ϟ Lumière ; aveugle qui le regarde. ϟ Poings de feu ; mains enflammées. ϟ Bouclier divin ; bloque toutes les attaques. ϟ Terre meuble ; provoque des sables mouvants sous les pieds de la victime.
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The offspring of angels

Message05.10.15 22:44



just keep it up, you soldier

Tu ne penses qu'à une chose, lorsque tu traverses l'allée qui mène chez toi. C'est à la présence de Nausicaa. Ou à son absence, c'est au choix. Tu la cherches dans la cuisine, dans le salon. Pour constater que ta maison n'est plus ce qu'elle était. Disparue la décoration standard et basique du mec qui en a rien à foutre. Non, on sent tout de suite la main d'une femme dans tout ça. Et quand tu montes les escaliers , tu sens cette odeur de menthe et de citron. Cette odeur entêtante qui te rentre dans le nez. Qui s'impose un peu plus à chacun de tes pas vers la chambre. Tu déposes ta valise à côté de toi, alors que tu te colles contre l'encadrement de la porte. Évidemment qu'elle est encore là. Tu pouvais espérer le contraire, risquant à coup sûr d'être déçu. Mais ça ne t'empêche pas d'être irrité de sa présence. Pire encore, t'es fou de rage au fond. Parce que t'es pris pour un con. Un putain de pigeon. Et que ton ancienne geôlière revient avec les clés d'une toute nouvelle cage. Oui, tu comptais la rejoindre un jour. A cause de cette foutue éducation de selenim. Mais c'était trop tôt. C'est encore trop tôt. Tu espérais plus de siècles de liberté. Plus de décennies loin d'elle. Et du piège qu'elle représente. Donc oui, tu serais revenu. Mais seulement une fois prêt. Et surtout de ton plein grès. T'es qu'un vieux gamin capricieux. Pas fan des surprises. Pas fan qu'on t'impose quoi que ce soit. Pourtant, elle se le permet. Elle s'octroie des droits qu'elle ne mérite pas. Suffit de la voir là, à fixer ses orteils. Un sourire ingénu sur les lèvres. Comme si cette scène était une scène banale et quotidienne. Comme si la voir contre tes draps n'avait rien de plus normal. « Bienvenue à la maison, Agapi. » Elle persiste dans son petit jeu. Ta semaine d'absence n'a rien changé à ses intentions. Dommage.

Tu ne réagis pas. Ni à ses paroles. Ni quand elle vient vers toi pour t'embrasser le visage. Tu préfères ruminer en silence. Si tu n'encourage pas ses gestes. Tu ne la repousses pas non plus. C'est bien Elyos, quel courage. Pourtant va bien falloir la déloger de chez toi à un moment donné. « J’espère que tu as fait bon voyage » Tu aimerais fermer les yeux. Ou qu'elle s'habille décemment. Qu'elle n'affiche pas ses courbes à tes prunelles d'homme, presque facile. Mais pourquoi t'interdire de reluquer ? Il s'agit quand même de ta femme. Tu es à jamais liée à elle. Qu'importe ton comportement ou le sien, vous vous appartenez. Même si tu as passé des décennies à oublier ce détail.  Tu peux te permettre de glisser ton regard sur le satin de sa peau. Sur ses parcelles de corps offerte à tes iris. « Phoenix va bien ? » Elle te ramène sur terre, brutalement. Bien que tu n'ais pas promis fidélité à la chimère, tu te sens presque coupable de lorgner sur une autre silhouette que la sienne. Tu ne sens pas cet autre piège qui se referme sur toi ? Tu joues le fier, l'homme vaniteux et indépendant. Mais ce statut ne tient plus qu'à un fil. Réveille toi. Profite de la présence de Nausicaa pour reprendre ta liberté. Ou alors est-ce une mauvaise idée ?

Tu persistes dans ton silence. Les bras croisés, à observer son manège. A presque envier cette fraise entre ses lèvres. Non Elyos, ne t'aventures pas là. Ouais, elle n'a plus rien à voir avec la femme au gros ventre que tu as connu. Mais aucun de vous ne compte reprendre la relation telle qu'elle était avant que tu te tires. Pourtant, tu continues de la fixer, essayant quand même de calmer quelques pensées déplacées. « Mmn, tu aimes toujours le rose pâle ? Je voulais te faire plaisir, tu vois ? Rose bonbon. »  Très bien, très bien. Tu baisses enfin les yeux. Éloignant ton regard de sa jambe dénudée qu'elle agite pour toi. Qu'est ce que tu fous là déjà ? Ah oui, c'est chez toi. « Tu sais, avec ton air, Agapi, on pourrait presque croire que tu n’es pas heureux de retrouver ton épouse en rentrant d’un long voyage. » Un souffle, un mélange d'amusement et d'exaspération. C'est tout ce qui arrive à sortir de tes lèvres. Si elle veut jouer, tu vas jouer aussi. Bien que tu notes toutes les phrases que tu aimerais lui crier dans l'oreille pour la faire dégager. Ce sera pour plus tard, tu le sais. Pour l'instant, tu te contentes de glisser une main plus bas pour attraper ta valise. « Je reviens. Ne bouges pas. » Oh ça, elle sait très bien le faire. Tu traverses la chambre pour te rendre dans la pièce mitoyenne. Ou les affaires de toilettes féminines ont pris place. Et ce détail futile te met sur pause. Parce que ce n'est pas simplement des affaires de toilettes. Non, c'est la mise en scène de son spectacle. Elle empiète avec perfection ton territoire. Aucun problème pour ça. Et ça te pose soucis. Combien de temps compte-elle passer chez toi ? Combien de jours, de mois, seras-tu obligé de te laisser envahir de la sorte ? Ses affaires de toilettes te font oublié pourquoi tu es venu dans la salle de bain. Et tu retournes dans la chambre, les mains vides, les traits détendus. Prêt à jouer. « Tu t'es bien installée, Stellaki ? » Une éternité que tu n'avais plus utilisé ce mot là hein ? Celui là-même donné pour la première fois par l'adolescent charmeur venu un soir à l'improviste. Pour faire chavirer un peu plus le cœur de la promise. Tu te vois encore avec tes belles paroles, tes belles promesses. Et tu revois surtout les étoiles à l'intérieur de ses opales. Ses grands yeux sombres où le ciel étoilé s'y reflétaient cette nuit là. C'est que tu savais être romantique à l'époque. Dommage que ce soit cette même ''Stellaki'' qui est venue tout gâcher.

Tu rejoins le lit, ton lit même, et t'installes juste au bord. Avant que tes doigts viennent s'aventurer sur ses chevilles délicates. Doucement, tu remontes tes phalanges jusqu'à ses cuisses avant de l'attirer à toi. Tu t'en fous si  son vêtement glissent pour dévoiler son ventre.Tu t'en fous si Phoenix n'apprécierait pas de te voir ainsi, à placer les jambes d'une autre autour de tes hanches. « Et alors, est-ce que la parfaite petite femme est contente de retrouver son mari perdu ? » Perdu, ouais, tu l'es presque là. Avec cette épouse joueuse au corps bien trop fait. Trop tentateur. Pourtant, lorsque tes doigts tirent sur le nœud du kimono, tu es parfaitement lucide. Tu sais ce que tu fais. Où tu vas. Déterminé à ne pas te laisser totalement avoir. « Qu'est ce que tu veux, Stellaki ? » Tu ne parles pas de sexe, non. Tu veux réellement savoir ce qu'elle fout ici chez toi. Quel est le but réel de ce retour.  Le nœud maintenant défait, tes mains repoussent doucement l'étoffe qui masque encore son corps. Tu t'offres une vue que tu devrais pourtant ignorer. Mais peu importe n'est ce pas ? Tu es encore complètement conscient, maître de tes propres envies. « Qu'est ce que tu veux Nausi ? » Cette fois ta voix se veut plus autoritaire, plus ferme. Tu sens le désir de rentrer dans son jeu t'échapper. A cause de ses foutues affaires de toilettes qui traînent dans ta salle de bain. Oui, tu ne les as  pas oublié. Ça et tout le reste. Venu te narguer, te rappeler ton mariage. Celui là même que tu as fuis. Pour te rappeler que l'abandon engendre des conséquences.

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Message06.10.15 6:23


you gotta take it like a man
No I won't let you get away, not that easy anyway. Everything worth it hurts a little bit, so go on and call your mama if you need a band-aid. 'Cause we're doing it for the cause. How do you suppose I get anything done? You're making it so hard.
Debout devant toi, le colosse qu’est Elyos, jadis fait Triton et dorénavant simple têtard d’eau douce, te tient tête. Les bras croisés et le regard sombre, il te rappelle toutes ses disputes qui ont, autrefois, rythmées votre courte cohabitation. Des disputes qui n’ont plus de prise sur vous, pas plus que ses reproches ne savent t’atteindre, là depuis le centre de son immense lit. Meilleure chance la prochaine fois, chéri. Et voilà qu’il cède enfin, le premier en plus, pour attraper sa valise et s’éclipser, ne recevant qu’un sourire amusé de ta part. « Je reviens. Ne bouges pas. » Qu’il fasse donc. « Aucun risque, va, va. » En attendant, tu continues de déguster tes fraises. Tu as toujours adoré les fruits, surtout les plus juteux, les fraises, les melons, les pêches et les oranges. Est-ce qu’il s’en rappelle ? De vos petits déjeuners rythmés par l’amour, parce que tu suçais trop fort les chaires tendres, parce qu’il se mourrait de goûter la pulpe des fruits entres vos langues ? Tu souris, allongée dans son lit, amusée. Oh oui, toi tu t’en souviens, des matins sucrés, des coulisses à peine coloré, coulant sur vos corps. De vos bouches. Sur son ventre. Sur tes cuisses. Il t’a appris à jouer et c’est précisément ce qu’il va bientôt regretter. D’ailleurs, il ne s’éclipse pas aussi longtemps que tu le croyais, car il revient déjà vers toi, l’air pourtant détendu, signe que quelque chose cloche. Il ne peut assurément pas passer de grincheux à zen, d’une simple visite dans la salle d’eau. « Tu t'es bien installée, Stellaki ? » Le surnom t’arrache presque un soubresaut, une délicate chaleur se déployant dans ton ventre au son de votre langue natale, de cet accent si chantant. Stellaki. Étoile. Le surnom d’une autre, d’une toi d’une ancienne vie. Méfiante, sans toutefois perdre le sourire qui joue sur le coin de tes lèvres, tu allonges lentement les jambes sur la couette, tout en inclinant la tête sur le côté. Quel piège est-il donc en train d’étendre devant toi hein ? A-t-il oublié qui était son épouse, avant d’être sienne, avant de devenir grosse sous ses attentions ? Est-il seulement conscient que de vous deux, c’est toi la chasseuse ? Peut-être pas. Après tout, le blond puise pratiquement tout son talent dans la séduction et la cadence de ses reins. Or, il manie assurément très bien ses deux talents, mais tu ne comptes pas y plonger. Trop fière. Trop orgueilleuse.

Tu avales ton bout de fraise et te lèche les lèvres, avant de lui répondre, tout en l’étudiant des yeux. Sauvage, méfiante, tu es Mowgli devant Sher Khan, bien trop consciente de ses dents et des rayures dissimulées. « Je ne sais pas si « bien » est le mot approprié mais… » tes pieds frottent doucement contre le lit et les genoux fléchis, tu pointes doucement tes orteils peinturés sur l’édredon, alors que tu redresses le menton, te moquant légèrement. « Mais oui, je me suis bel et bien installée ici, Elyos. » La nuance est là, tu t’es imposée et tu le sais, mieux, tu l’assumes. Le ton est léger, le regard est joueur et tu fais doucement osciller tes jambes, tes cuisses se pressant ensemble de temps à autre, pour dissimuler la dentelle au regard d’Elyos, pour qu’il n’ait qu’un aperçu du paradis, à peine voilé par un bout de tissu. C’est trop de bonté. On pourrait presque te croire innocente, inconscient même, de ce que tu lui fais subir, de l’épreuve qu’il traverse par ta simple présence. Ici, chez lui. Dans son antre, un paradis que tu comptes transformer en enfer. Il se pose alors au bout du lit, aussi beau que dans tes souvenirs, mieux habillé aussi, quoi que dans les faits tu l’as toujours préféré nu. Plus que son torse sculpté, ce sont ses fesses qui te faisaient rêver jadis. Ça et son sourire, celui qu’il n’a plus aujourd’hui, pas avec toi du moins. Peut-être avec elle, mais tu le soupçonnes de lui offrir mieux encore, de lui avoir légué celui que tu as si peu vu, celui de votre adolescence. Bien avant que les jeux charnels ne viennent tout gâcher, bien avant que ton fiancé ne réalise tout son potentiel et tout ce que le monde avait à lui offrir. Avant qu’il ne réalise que plus que toi, il voulait avoir tout le reste. Phoenix est peut-être devenu ce fameux « tout le reste », c’est du moins ce que tes petites incursions dans son monde t’ont suggéré. Mais tu connais trop bien Elyos, enfin tu veux le croire, toi qui n’a pas eu d’autre choix que de la haïr pour tolérer son départ, pour gérer la suite en élevant ton fils, dans une famille n’ayant rien de la tienne. Tu entaches son nom depuis si longtemps, que tu ne peux rien lui concéder, de peur de te tourmenter. Plus jamais. Pas par sa faute. Pas par sa main ou son nom.

Et alors que tu te perds dans le bleu de ses yeux, que la mer menace de t’engloutir, petite fille osant émerger des flots et en admirer à nouveau la beauté, ses doigts glissent sur toi. Tu reconnais, l’espace d’un instant, leur chaleur, leur forme. Un presque sourire remue tes lèvres et tu baisses les yeux sur les mains qui t’attrapent doucement mais surement. C’est là un nouveau jeu et tu le laisses faire, oh oui, il ne sait pas encore à quel point la douce Nausicaa, la chasseuse de biche à ses yeux assurément, est devenue femme. Avisée. Méfiante. Acérée même. Tu enfonces doucement tes pieds dans le matelas et le laisse prendre plus de terrain sur ton corps, tu le fais avec une innocence qui n’a d’écho que dans ta confiance. Tu ne le crains pas, tu ne le crains plus. Tu n’es plus soumise à ses appétits, à ses caprices ou à son affection. Vous n’êtes plus rien, sinon deux êtres que l’on a jadis mariés. Vous n’étiez toutefois pas mal assortis, non, même que le teint clair de sa peau rend toujours aussi bien contre la chaire halé de tes cuisses, que déjà tu écartes doucement. Épouse docile, mais assurément pas facile. Et il tire, encore et encore, jusqu’à crucifier tes jambes sur ses hanches, des jambes que tu replis autour de lui, tes pieds se croisant pour bien refermer l’étau autour de lui. « Et alors, est-ce que la parfaite petite femme est contente de retrouver son mari perdu ? » Là, d’un mouvement de rein, tu te cambres, tu te fais femme animale, tes reins rencontrant les siens. Si chaud. Si étroit. Comme autrefois. Alors que toi, tu te fais plus douce, depuis tes hanches plus large, faite pour l’amour qu’il disait même. Les bras sur le lit, de chaque côté de ta tête, tu entortilles une mèche sombre autour de l’un de tes doigts, tout en le détaillant lentement du regard. L’air frais te caresse le ventre, à moitié exposé, mais tu ne t’inquiète plus de rien, parce que là, contre ce mari fait ennemi, tu brûles déjà. L’un des talents du fameux Samaëlien. « Perdu ? Oh, Agapi… tu n’as jamais « vraiment » été perdu, ne nous voilons pas la face. » Pas après toutes ses années, n’est-ce pas ? Mais il tire sur le nœud de ton kimono et tu baisses avec grâce le regard, une technique apprise en France, deux siècles plus tôt, le temps de contrôler ta respiration. De quoi t’assurer que le mouvement de ta poitrine ait de quoi l’émoustiller, à l’amour comme à la guerre, tout est permis n’est-ce pas ? Or, tu es passé maître dans le domaine de la guerre, il ne te restait donc qu’à t’améliorer dans la première catégorie. Et là, les lèvres entrouvertes, le corps en émoi, ta poitrine se creusant pour se gonfler à chaque inspiration, que tu fais plus rapide, tu démontres tes talents. Chacun son tour, n’est-ce pas ? « Qu'est-ce que tu veux, Stellaki ? »

Il n’est plus aussi fourbe qu’autrefois, n’est-ce pas ? Peut-être qu’il fait partit de ses hommes qui se bonifient avec le temps, mais franchement tu n’oses pas l’envisager. Pas Elyos et son immaturité, Elyos et sa peur chronique des responsabilités, Elyos et sa lâcheté légendaire. Incapable d’élever un enfant, incapable de revenir à la maison après plus de trois siècles à la dérive, incapable d’avoir une vie de couple un tant soit peu « normale », mais surtout, incapable de se sortir les doigts du cul à ton avis. Alors tu souris, amusée et à la fois intriguée, alors que ses doigts effleurent tes côtes, alors que les pans de ton kimono sont écartés. Tu deviens alors son sacrifice, la vierge offerte à la bête, sauf que tu n’es plus pure et qu’il n’a rien d’un roi des enfers, pas assez terrible, sauf peut-être pour retrouver son chemin. Cette fois, tu sens bel et bien l’air frais de la chambre sur ton corps exposé, tu sens ta poitrine se tendre, une réaction qu’il t’arrache à force de regard brulant, bien plus que grâce à l’air ambiant. Tes pieds glissent sous ses fesses et tu bouges lentement les hanches, une seule ondulation pour l’appeler à toi, pour qu’il te découvre sirène. Tu abandonnes alors la mèche et c’est tes lèvres qui attrapent délicatement ton doigt, le mordillant alors que tu le laisses s’abreuver de toi, de ton portrait. Qu’il voit donc ce qu’il a abandonné, ce qu’il a rejeté, ce dont il s’est privé des années, des siècles oui, durant. « Qu'est-ce que tu veux Nausi ? » Autrefois, il n’aurait pas su résister, autrefois il aurait goûté ta peau, le visage enfoncé contre ta poitrine, ses dents, sa langue et ses lèvres te cherchant. Mais vous n’êtes plus intimes, plus depuis longtemps, et étrangement il semblerait que la chimère ait sut lui apprendre à se tenir. Évidemment, tu es surprise, tu t’attendais à ce qu’il te touche davantage, à ce qu’il ne soit pas en mesure de véritablement contrôler sa faim. Mais peut-être t’es-tu fourvoyé, peut-être que tu n’es plus en état de l’attirer, peut-être qu’il ne te trouve pas même désirable ou belle. Alors tu fronces délicatement les sourcils, non pas inquiète par la possibilité de ne plus être assez attirante, non, mais parce qu’il agit différemment de ce à quoi tu t’attendais. « Tu as changé, Agapi… autrefois, tu agissais avant de réfléchir. »

Tu t’humectes les lèvres, puis te soulève sur un coude, ton autre main écartant, une fois de plus, tes cheveux sur le côté. Il y a presque de l’appréciation dans le regard que tu poses sur lui, il y a même une parcelle de tendresse dans ta main, qui passe de tes cheveux à son torse, tirant doucement la chemise hors de son pantalon. Ton regard ne quitte pas le sien, la nuit face à l’océan, et tu souris lentement. Fini les faux semblants, tu peux jouer franc-jeu aussi. « Puisque tu te comportes comme un bon toutou… je serais honnête. Je te veux toi, Elyos. » Tu laisses ton annonce trainer dans la chambre, se faufiler en lui et réveiller le doute, les angoisses peut-être même. Mais il ne te croit pas. Il sait qu’il ne faut pas et tu te mords faiblement la lèvre du bas, le regard fauve, les ténèbres grouillant de monstre qui rêvent de le dévorer. « Je te veux… » ta voix se fait caressante, aguichante même alors que ta main glisse sous sa chemise, goûtant la chaleur de sa peau, la fermeté des muscles qui se contractent sous son passage. « À genoux devant moi. Suppliant. Repentant. Dégoûté par tout ce que tu as abandonné, tout ce que tu as perdu. Je te veux coupable et puis… peut-être aussi là… entre mes cuisses. » Tu passes un bout de langue sur tes lèvres, alors que tes jambes t’écrases doucement à lui et que tu redresses légèrement le menton, indécente comme il t’aimait tant autrefois. « Ton joli visage d’enfoiré, trop occupé à me dévorer, pour permettre à ta cervelle de réaliser que je suis venu faire de ta vie un enfer. » Ton sourire est adorable maintenant, presque innocent, une pointe d’excitation y brillant, tes reins se frottant légèrement aux siens. Oui, il y a quelque chose de malsain en toi, une étoile qu’il a enfouie en toi et qui a mal tourné. Dorénavant, elle rayonne sur toi, et sur lui évidemment, forçant ton corps à appeler le sien. Tu tentes de le soumettre d’une certaine façon, tes ongles raclant sa peau, bien trop douce, bien trop chaude, jusqu’à l’érafler. Sans aucun remord. Ton ventre se réchauffe doucement et l’espace d’un instant, tu pourrais presque oublier que tu le hais. Tu pourrais presque avoir sincèrement envie de lui, le dernier homme ayant eu le droit de s’enfoncer en toi, de disparaitre jusqu’à t’en faire perdre la tête. Presque.
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Message10.10.15 20:30



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Tu souris face au froncement de ses sourcils. Tu souris à sa réaction, un goût sucré sur la langue. Parce que tu es fier de toi. De ne pas être celui qu'elle attendait. Juste pour le plaisir de ne pas lui donner raison. « Tu as changé, Agapi… autrefois, tu agissais avant de réfléchir. » Tu le fais encore. Même maintenant. Face à cette épouse dangereusement tentante. Tu restes impulsif. Mais c'est peut-être de la méfiance qui vient se mêler à tout ça. Ou c'est simplement un jeu que tu te plais presque à jouer. Tu ne mets pas vraiment de plan en place pour contrecarrer le sien. Tu ne t’efforces pas à tout prix de ne pas lui offrir ce qu'elle souhaite. Tu seras peut-être même ravi de lui fournir ce qu'elle désir, suivant sa nature. Tu ne t'interdis rien. N'est-ce pas ce principe de liberté que tu es venu chercher en t'éloignant d'elle à la base ?

Tu réponds à son corps quand il se redresse, rapprochant les oreilles de sa bouche, ton buste de sa poitrine, le mari de l'épouse. Curieux et intrigué d'entendre la suite. Tu laisses ses doigts s'emparer de ta chemise. Tu la laisses avoir un autre semblant d'emprise. Si ça lui chante, si ça lui fait plaisir. Qu'est-ce que tu ne ferais pas pour ta petite femme ? « Puisque tu te comportes comme un bon toutou… » Mais tout ça n'a rien à voir avec Phoenix. De la relation que tu entretiens avec la chimère, de sa nature, de son sérieux ou non. Des sentiments, si tu en as pour la blonde. Des limites que tu es prêt ou non à assumer et à t'imposer pour ses beaux yeux. Non, il ne s'agit que de vous deux. De ces deux anciens amants, de ces époux éloignés. De ce que tu lui as fais subir. De ce qu'elle t'a fait vivre. Et de cette absence qui aurait pu encore s'éterniser. De ce corps contre le tien qui se veut tentateur, qui peut crier à  la vengeance. A l'envie de faire payer le connard que tu as été et est toujours. Oui, il ne s'agit que de vous deux. De rien d'autre. Et surtout pas de Phoenix. «  Je serais honnête. Je te veux toi, Elyos. » Mais bien sûr. Et elle ne te jamais attendu aussi peut-être ? Et elle ne t'en as pas voulu à un seul instant de n'être jamais revenu ? Connerie. Évidemment que tu ne connais plus celle avec qui on t'a lié quand tu étais gosse. Évidemment que tu ne peux pas prédire parfaitement son comportement ou ses pensées. Mais tu connaissais presque par cœur ce petit bout de femme, cet être sauvage qui a même su te charmer. Et tu n'as pas pu altérer complètement sa façon d'être. Non, tu ne l'as pas assez abîmé pour qu'elle change radicalement. Fière et orgueilleuse.  Geôlière têtue, cruelle à sa manière . « Je te veux… » Elle lie les gestes à la parole. Ses doigts glissant contre la peau nue de ton torse.  Mais tu n'y crois toujours pas. Non, elle ne s'est pas réveillée un jour, son corps réclamant le tien. Pas après tout ce temps. Pas après cette absence qui ne pouvait qu'empoisonner un peu plus ses pensées pour toi. Si elle en avait encore. Oh mais si, tu étais encore présent dans sa tête. De même, qu'elle voguait encore de temps à autre dans ton esprit. Parce que c'est comme ça, et pas autrement. Il vous reste encore ça, de votre mariage. Cette appartenance mutuelle à laquelle vous ne pouvez rien. Vous serez à jamais reliés. Une paire. Même si elle ne s'ajuste pas à l'autre, même si elle ne comprend pas l'autre. Deux êtres presque indissociable. Parce que tu restes encore aujourd'hui ce selenim marié et père. Même si tu n'en joues plus le rôle depuis longtemps. Nausicaa a toujours fait partie de ton décor. Même avant son retour inattendu. « À genoux devant moi. Suppliant. Repentant. Dégoûté par tout ce que tu as abandonné, tout ce que tu as perdu. Je te veux coupable et puis … » Pourtant s'il existe une chose dont tu n'es pas pas capable, c'est bien de te sentir coupable. Tu ne regrettes jamais réellement. Tu es trop prétentieux pour te remettre en question, et t'écrouler sous les remords. Même si parfois il t'arrive de douter, vieille sale habitude que t'as offert Faust lorsque vous étiez gosse, tu finis toujours par assumer. A te dire que tu fais les bon choix. Toujours. De plus, abandonner ta famille a été la meilleure décision de toute ton existence. Tu ne peux pas regretter ces quelques siècles de liberté. A voguer de pays en pays, sans contrainte, sans obligation. Juste toi et tes envies. Tu ne peux tout simplement pas. Peu importe la nature et l'ampleur de sa vengeance. Tu assumes pleinement ce comportement lâche. Parce qu'il t'a apporté des années au goût salvateur. Ce que tu cherchais en laissant ton passé derrière toi, tu l'as trouvé. Et elle ne changera jamais ça. Elle ne peut pas te voler ces décennies loin d'elle à refaire ta vie. Elle peut toujours essayer de gâcher ton quotidien, foutre le bordel dans ton présent. Elle peut même y arriver, mais qu'est ce que ça change ? Tu es capable de recommencer tout à zéro de nouveau s'il le faut. Même si elle décide de te suivre encore. Si elle t'a appris une chose, que ce soit les années passées avec elle ou quand tu l'as quitté, c'est que tu peux faire ce que tu veux. Tu as bien passé plus de trois siècles à ne te soucier de rien d'autre que de ta petite personne. Ta vie pourra être un éternel recommencement que tu ne regretterai toujours pas. « Peut-être aussi là… entre mes cuisses. » Ton visage de vieil adolescent laisse apparaître un sourire, enfin une phrase qui t’intéresse vraiment. Tu peux même faire abstraction du reste et te concentrer uniquement sur ses dernières paroles. En parfait séducteur imbus de lui-même. « Ton joli visage d’enfoiré, trop occupé à me dévorer, pour permettre à ta cervelle de réaliser que je suis venu faire de ta vie un enfer. » Et pour toute réponse, tes phalanges viennent attraper ses poignets pour l'éloigner de ta peau. Mais tu ne la chasses pas. Évidemment que non. Tes doigts viennent faire glisser le kimono de ses épaules, achevant ton entreprise précédente, ne laissant qu'une dernière barrière de tissu  plus bas. Mais, tu remets ça à plus tard. Pour l'instant, tu récupères une de ses mains dans les tiennes, ton pouce caressant ses doigts, là où l'absence d'une alliance se fait sentir. Alors que la tienne dort certainement au fond d'un tiroir ou dans un carton au grenier. Perdue, mais pas loin. Preuve que tu n'as jamais réellement fait une croix sur ton passé, sur elle. « De ma vie un enfer ? Pourtant tes propositions ne correspondent pas du tout à l'enfer, Stellaki. » Tu paris que sa peau a encore la saveur d'un semblant de paradis. Celui là même qui a fait perdre la tête à ta version adolescente. Seulement oseras-tu y regoûter sans en perdre la tête à nouveau ? C'est une question que tu te poses sérieusement, alors que la paume de ta main remonte le long de son bras, l'autre main toujours tenant la sienne. « Si c'est par ce biais que tu souhaites accomplir une quelconque vengeance ... » Tes doigts arrivent sur son épaule, descendant doucement le long de son cou, recréent la courbe de sa clavicule. Tu peux presque apercevoir des frissons sur sa peau nacrée. Que ce soit grâce à toi ou l'air frais, tu t'en fous. Non, c'est plutôt de voir son corps toujours aussi réceptif autrefois qui t'amuse. « … tu aurais dû revenir plus tôt. »

Tes doigts glissent le long de son dos, jusqu'à ses reins, et finissent sous ses fesses. Que tu soulèves en même temps que son corps. Tu ne vas pas très loin, tu l'installes simplement au bord du lit,  alors que ta silhouette coule le long de la sienne, l'effleurant de ton souffle, te mettant à genoux face à elle. Tout près, toujours au plus près. Tu te frayes un passage, là entre ses cuisses, les doigts effleurant ses chevilles, ses mollets, les prunelles levées vers les siennes, ton souffle mourant encore de trop loin sur son ventre. « Je ne suis pas suppliant, ni repentant, mais c'est déjà un bon début, n'est-ce pas ? » Et tu te permets enfin de déposer tes lèvres sur elle. Là, à l'intérieur de ses cuisses. Une pression légère sur la soie de sa peau. « J'espère que tu n'es pas trop déçue Stellaki. » Ouais, ça tu t'en fous complètement. Tu te prends trop au jeu, c'est tout.

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Message12.10.15 7:30


you gotta take it like a man
No I won't let you get away, not that easy anyway. Everything worth it hurts a little bit, so go on and call your mama if you need a band-aid. 'Cause we're doing it for the cause. How do you suppose I get anything done? You're making it so hard.
Allongée là, devant lui, tu regrettes presque tes paroles. La provocation fait peut-être partie de tes jeux favoris, mais avec Elyos elle peut vite devenir explosive, tu le sais. Tu ne peux pas l’avoir oublié, surtout pas aujourd’hui. Pas maintenant, à moitié nue devant lui. Seulement, ta nudité n’est pas un souci en soi, tu as appris à accepter ton corps très jeune, tu aimais même courir nue, autrefois. Tu es une enfant de la nature, tu es peut-être jolie dans la dentelle et les vêtements de soie, tu n’en es pas moins glorieuse dépouillée de tous les artifices. Seulement, la nudité est une sorte de vulnérabilité, elle est synonyme de rapprochement, surtout avec Elyos, l’incarnation même de Bacchus. Tu ne devrais pas parlé de son visage entre tes cuisses, tu ne devrais pas lui rappeler que le paradis s’y trouvait jadis. Un fruit si succulent, qu’il lui aura suffi d’une seule bouchée, pour en devenir l’esclave. Junkie des corps, des cris, des mouvements de va et vient. Est-ce toi qui aies fait de lui un pervers ? Est-ce qu’une autre, moins appétissante, moins brulante, aurait fait mieux ? Aurais-tu sut le garder sur le droit chemin, si tu t’étais montrée moins réceptive, moins captivée par ses jeux charnels ? À une époque, tu t’es torturée à ce sujet, ne sachant pas si tu devais culpabiliser ou le blâmer entièrement. Maintenant, ça n’a plus d’importance, surtout pas quand il sourit ainsi, comme autrefois, grand gamin incapable de vieillir. Incapable de devenir un homme, éternellement adolescent. Pas comme Rigel. Or, si provoquer Elyos est une erreur en soi, songer au métamorphe, alors que ton époux t’attrape les poignets, pour te redresser et achever de te dénuder, n’est assurément pas une excellente idée non plus. Tu soupires tout bas, sous la douceur de ses gestes, sous cette presque tendresse qu’il t’offre, retirant pour de bon ton kimono. Le vêtement s’échoue au sol et tu frémis légèrement, ton autre main glissant contre sa hanche, comme pour t’assurer qu’il ne file pas. Comme s’il pouvait en avoir envie. Est-ce qu’il aime ce qu’il voit ? Est-ce qu’il profite bien de la vue ? De cette poitrine, jadis sienne, de ce ventre creux, en manque cruel d’amour et de chaleur ? Oui, est-ce qu’il aime ce qu’il a rejeté ? « De ma vie un enfer ? Pourtant tes propositions ne correspondent pas du tout à l'enfer, Stellaki. » Cette fois, c’est à ton tour de sourire, joueuse. Tu te cambres doucement, assise sur le lit et ta main remonte contre sa chemise, tirant dessus, pour que lui aussi, se déshabille. « C’est peut-être, parce que tu ne le connais pas encore, Agapi. » Ta voix se fait douce, chantante même alors que tu lui coules un regard derrière tes cils.

Ce n’est pourtant pas seulement lui qui devrait se méfier, au contraire. Toi aussi, tu devrais te montrer prudente. Toi qui n’as pas été touché par un homme depuis un moment, toi dont Rigel boude les envies. Pourtant, dieu sait combien tu as envie de lui, combien de fois tu t’es pressée à lui, frottée même. Or, ici, avec Elyos tout est à nouveau possible. Et ce que tu ne t’es pas offert depuis des siècles, ce que tu t’es contenté de caresser du bout des doigts, sous des bouches inconnues, parfois aimées, tu pourrais le retrouver. Tu n’as jamais cédé ton corps à un homme, pas depuis Elyos, jamais entièrement. Tu n’as jamais laissé aucun homme se perdre en toi, s’enfoncer jusqu’à te faire hoqueter sous le manque d’espace restant. Non, tu t’es refusée ce plaisir. Pour te punir de ta bêtise, pour suivre la voie Samaëlienne : fidèle jusqu’au bout. Un ramassis de connerie oui ! Tu n’es pas plus l’épouse d’Elyos aujourd’hui, que lui le père de Zeus. Ce ne sont jamais que des titres, ils ne signifient pas quelque chose pour autant. C’est le métamorphe qui devrait te cajoler en ce moment, t’arracher un frisson en caressant ton bras, te faire étirer le cou et entrouvrir les yeux, sous la chaleur de sa paume. Mais ce n’est pas lui, ce n’est jamais qu’Elyos : « Si c'est par ce biais que tu souhaites accomplir une quelconque vengeance ... » Tu l’observes presque avec paresse, le corps réceptif, toujours tellement réceptive oui. Parce que si tes parents t’on créée pour être une guerrière, Elyos c’est assurée de faire de toi une amante, il a achevé de te modeler, il a fait de toi une adepte de l’amour. Une enfant du plaisir. Et ses doigts t’arrachent de nouveau frémissement, ta poitrine se tend un peu plus alors que tu retiens un soupire. Cette fois, tu n’as pas à contrôler les mouvements de ton corps ou de ta poitrine, tu ressens l’envie bien trop clairement. Presque un effet de manque, accumulé au fil des années, au fil des refus. Non, jamais plus que la bouche, jamais plus que des doigts, certains jouets pour satisfaire Despoina, mais jamais plus. Pas d’homme. « … tu aurais dû revenir plus tôt. » Goujat. Tu souris aussitôt, à la fois amusée et légèrement nerveuse, joueuse aussi. Il y a quelque chose de grisant à côtoyer le danger d’aussi près, comme si tu marchais sur le bord d’une passerelle, prête à chuter au moindre faux pas, parce que c’est bien ce que Elyos représente : un faux pas.

Tu te fais pourtant obéissante alors qu’il s’approprie ton corps, qu’il t’attire plus loin, sur le lit. Au bout du précipice, tes jolies jambes pendant à son bout, alors qu’il t’écarte les cuisses. Son corps glisse lentement entre les pans du tien, ses mains sur tes cuisses, son regard rivé sur le tien. Tu le mets au défi à ton tour, tu t’amuses de le regarder faire, lui le bel ami. L’amant terrible des dames, l’époux incapable de fidélité, pas plus que de sincère sentiment pour qui que ce soit, sauf lui. Tu remets à nouveau de l’ordre dans tes cheveux, te mordillant les lèvres alors qu’il attrape tes chevilles, tes cuisses s’écartant un peu plus sous l’appel de son corps. « Tu ne sais pas ce que tu dis… tu ne sais pas ce que je veux te faire, mon bel amour… » ta voix est onctueuse, comme du miel. Ton regard est aussi sucré et là, tu retiens ton souffle alors qu’il fait remonter ses doigts. « Je ne suis pas suppliant, ni repentant, mais c'est déjà un bon début, n'est-ce pas ? » Tu ne peux pas t’empêcher de sourire sous ses paroles, tu ne peux pas même ravaler le petit éclat de rire qui bourgeonne dans ta gorge. Depuis ta poitrine, toujours tendue et presque douloureuse puisque délaissée, jusqu’à tes lèvres. Le bout de tes pieds pousse doucement contre le sol et tu te cambres légèrement, toujours assise sur le lit. « C’est vrai que tu es à genoux… c’est un début. Mais je n’irais pas… » tu retiens ton souffle alors qu’il vient t’embrasser, là. Déjà, ton corps se réchauffe, s’échauffe et tu glisses une main dans ses cheveux, empoignant la soie blonde de sa tête. Si joli. Si terrible. Quel enfoiré il fait, à déjà t’embrasser « là » alors qu’il vient tout juste de déposer sa petite amie, avec qui il était en voyage il y a encore quelques heures. « J'espère que tu n'es pas trop déçue Stellaki. » Le sourire revient et si tu fermes les yeux, attirant son visage contre toi à nouveau, pour l’encourager à recommencer, à t’embrasser comme il se doit, tu te mordilles aussi les lèvres. C’est si bon de le sentir là, avec les yeux clos, tu arrives presque à imaginer Rigel. Le loup et son regard perçant, le loup et sa nervosité typique, ses gestes ferment et à la fois hésitant. Voilà, tu glisses une main derrière toi, pour mieux t’offrir et dans un soupir, tu creuses le ventre. Offerte.

Sauf qu’il ne s’agit pas de Rigel, pas de ses mains calleuses, ni de sa barbe qui te chatouille l’intérieur des cuisses. Non, Elyos est plus doux, ses mains sont sans défauts et son menton ne vient pas faire rougir ta peau sous les mouvements de sa mâchoire ou au contact de ses joues. Ce n’est pas Rigel et tu ouvres lentement les yeux, une presque moue aux lèvres alors que tu l’observes, là, niché entre tes cuisses, aussi tentant qu’autrefois, délicieux salaud. « Un peu. » Ton pied droit le repousse doucement, lui et son joli visage, lui et sa bouche chaude, que pourtant ton corps ne demande qu’à sentir glisser sur lui. Tu le repousses un peu, pas très loin, mais assez pour qu’il t’observe comme un tout, toi et tes doutes. « Je dois bien l’avouer, tu es vraiment mignon à genou mais… je veux plus que ça. » Tellement plus. Alors tu laisses glisser ton pied contre son torse finement ciselé, jusqu’à presser doucement, presque délicatement oui, ton pied contre son entre-jambe. Tu inspires lentement, du désir dans le regard alors que tu frottes doucement ton pied à lui : « je suis bien plus exigeante qu’autrefois, Agapi… je ne suis plus une enfant. » Oh ça non et le sourire que tu lui accordes, en dit long sur ce que tu as du apprendre, sur ton appétit actuel oui. Ton pied le caresse encore un peu, puis se retire, alors que tu refermes les cuisses. Presque adorable, avec ton petit sourire en coin et tes cheveux te dissimulant la moitié du visage, tu te redresse lentement. Tes pouces glissent sous la dentelle et tout en t’éloignant de lui, et de sa merveilleuse bouche, tu abaisses ton dernier vêtement, de quoi lui offrir une vue imprenable sur tes fesses, à moitié dissimulée par le tissu. Mais tu ne l’enlève pas, tu n’oses pas. Ce serait dangereux. À la place, tu retournes contre le lit, y glissant un genou, y grimpant lentement, pour qu’il ne rate rien de ton escalade. Pour qu’il voie le vêtement bailler, qu’il aperçoive des bouts de paradis, du jardin autrefois fait sien. Tu te fais femme chatte, glissant le haut du corps lentement contre l’édredon, dissimulant ta poitrine contre le lit, tes fesses cherchant à le provoquer, offerte à sa vue, alors que tu attrapes une fraises. C’est qu’elles sont loin hein ! L’une d’entre elle, trouve le chemin jusqu’à tes lèvres et tu émets un petit ronron de satisfaction, avant de te redresser sur un bras, pour lui jeter un coup d’œil, par-dessus ton épaule. Légèrement vicieuse, peut-être bien davantage que ça ? Tu suces un bout de ta fraise et lui offre un regard brulant : « en fait, tu devrais peut-être tenter de supplier… » Un presque sourire étire tes lèvres et tu mord doucement la fraise, pour en avaler un bout. Parce que si Elyos te frustre le corps, les fraises sont les seules à trouver grâce ici même.
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Dernière édition par Nausicaa Seldzar le 20.12.15 4:14, édité 1 fois
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Alignement : neutre
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Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Persuasion ; peut convaincre n'importe qui de faire n'importe quoi tant que c'est non mortel, qu'il est suffisamment concentré et que la victime est moralement affaiblie. ϟ Lumière ; aveugle qui le regarde. ϟ Poings de feu ; mains enflammées. ϟ Bouclier divin ; bloque toutes les attaques. ϟ Terre meuble ; provoque des sables mouvants sous les pieds de la victime.
♠ Forces & Faiblesses:
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The offspring of angels

Message23.10.15 21:33



just keep it up, you soldier

Les doigts dans tes cheveux, elle attire ton visage vers elle. Et tu ne te prives pas pour glisser à nouveau tes lèvres et ton souffle sur sa peau satinée. Pourquoi tu t'en priverai ? Si ça vous amuse. Où est le mal ? Peut-être que ça ne plairait pas à Phoenix. Mais tu n'y penses pas, tu es trop loin de son regard de glace pour te soucier de ce qu'elle pense. Tu verras bien quand tu la retrouveras, si tu peux assumer avec autant d'insolence que maintenant. Mais tu n'y es pas encore.

« Un peu. » Elle te décolle de sa peau dénudée, et tu ne protestes pas. Au contraire, tu te laisses faire. Comme quoi, tu peux être docile finalement. Sûrement parce que tu penses qu'elle a fini de jouer. Que vous pouvez enfin passer à autre chose. Quelle belle erreur Elyos. « Je dois bien l’avouer, tu es vraiment mignon à genou mais … je veux plus que ça. »  « Plus ? » Mais elle ne te réponds pas avec des mots. Oh non, pire que ça. Elle te montre. Son pied file entre tes jambes, et encore une fois tu n'émets aucune objection. Tu laisses, profites presque, de ce jeu un peu plus entreprenant. Tu laisses gonfler un peu plus le désir, même si tu t'en passerais bien. Au moins pour garder la tête froide. Mais tu es curieux, oui. Des limites qu'elle s'est imposée, si elle s'en est imposée. Est-elle prête à tout ? Tu comptes bien vérifier, tester la résistance de ses barrières. « Je suis bien plus exigeante qu’autrefois, Agapi … je ne suis plus une enfant. » Et elle arrête. Est-ce qu'elle s'amuse à souffler le chaud et le froid ? Pour tenter de te rendre fou. Ou a-t-elle vraiment des frontières à ne pas franchir ? Il ne t'en faut pas plus pour être intrigué hein ? Tu veux voir, tu veux découvrir les pensées de cette nouvelle épouse. Tel un véritable gosse trop curieux. Alors qu'en rentrant chez toi aujourd'hui, tu étais prêt à gueuler, à la jeter. N'importe quoi pour faire sentir qu'elle n'est pas la bienvenue. Même si ton éducation t'interdit de la virer. Pour ce que ça vaut, vous êtes toujours mariés. Elle a toujours certains droits, que ça te plaise ou non. Elle finira bien par partir un jour ou l'autre. Quand elle verra que c'est une perte de temps que de s'acharner. Qu'est-ce qu'elle peut bien faire pour ruiner ta vie? Tu sais bien que Phoenix représente ton point faible, mais tu ne t'es pas suffisamment engagé avec elle pour que ça puisse t’anéantir si tu la perdais. Évidemment, tu n'es pas assez con pour penser que ça ne te ferait rien du tout. Mais tu t'en remettras, n'est ce pas ? Le seul moyen de te rendre complètement dingue c'est de te priver à nouveau de ta liberté. Mais est-ce que c'est possible ? Est-elle capable de te remettre tes chaînes ?

Tu l'observes grimper sur le lit. Tu la fixes avec indécence prendre place. Elle continue de t'allumer, s'affichant, sensuelle et tentatrice. Oh tu ne peux pas nier qu'elle ne sait pas y faire. Elle est parfaite dans ce petit rôle. Sûrement trop parfaite. Mais est-elle prête à en assumer les conséquences ? « En fait, tu devrais peut-être tenter de supplier … » Plutôt crever. « Tu sais très bien que ça n'arrivera pas. » Peu importe ce qu'elle s'imagine, ce qu'elle prévoit, ce qu'elle pense réussir. Elle se surestime. Beaucoup trop. Évidemment que quand tu as quelque chose en tête, il est difficile de le balayer. Tu es obstiné, mais pas à n'importe quel prix. Et surtout pas à celui là. Tu peux rentrer dans son jeu, mais tu as tes limites. Tu n'es pas un petit toutou obéissant, jamais. Pas aussi ouvertement en tout cas. Oui, depuis quelque temps tu t'es étrangement assagi grâce ou à cause de Phoenix. Mais voilà, elle n'est pas la chimère. Et ça change tout. Mais même la blonde n'aura jamais un contrôle total sur toi. Tu seras éternellement un gamin capricieux. Oh peut-être que ce gosse se taira pendant un temps, mais il finira toujours par revenir. N'est-ce pas ce qu'il s'est passé il y a quelques siècles avec Nausicaa ? Tu aimes croire que personne ne peut te changer.

Mais tu continues à sourire. Presque amusé par cette situation. Tu n'as pas fini de jouer. Si elle veut te faire perdre, tu en feras de même. Et si tu dois un jour fléchir, qu'elle le fasse avec toi. Tu ne tomberas pas seul, non, tu te l'interdis. Ensemble pour le meilleur et pour le pire n'est-ce pas ? Tu grimpes sur le lit pour la rejoindre, tes jambes encadrant ses mollets, ta main glissant entre le drap et son ventre. Tu la redresses avec une facilité presque déconcertante, collant son dos nu contre ton torse. Tes doigts effleurent sa nuque pour dégager sa peau de ses cheveux. Tu écartes quelques mèches pour que ton souffle est accès au creux de son cou. « Jusqu'où es-tu prête à aller pour obtenir ce que tu veux ? » Tes phalanges glissent sur le ventre de ton épouse, et descendent lentement. Alors que tu soupires quelques mots dans son oreille. « Qu'est ce que tu es prête à faire pour faire de ma vie un enfer, Stellaki ? » Tes doigts continuent leur chute, et finissent pas se frayer un chemin sous le dernier bout de tissu, cette étoffe de trop sur le corps de la selenim. Ils s'enfoncent un peu plus loin, plus près. Ils viennent caresser cette chair chaude et délicate. Avec douceur, lentement, alors que ton autre main applique une légère pression sur sa hanche. Pour mieux plaquer ses fesses contre toi. Là où bien malgré toi le désir grandit et se fait sentir. N'es-tu pas en train de te perdre à force de vouloir jouer ? Non, non, ce n'est rien. Tu peux encore te contrôler. Pour l'instant, tu sais encore ce que tu fais. Retiens bien cette pensée, reste sur terre.

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Message20.12.15 7:58


you gotta take it like a man
No I won't let you get away, not that easy anyway. Everything worth it hurts a little bit, so go on and call your mama if you need a band-aid. 'Cause we're doing it for the cause. How do you suppose I get anything done? You're making it so hard.
As-tu réellement cru qu’il serait si facile de punir Elyos ? Qu’il suffisait que tu t’installes à moitié nue sur son lit, pour le séduire et le conquérir ? Non. Tu ne surestime d’ailleurs pas tes atouts ou tes possibles charmes, ce qui plait à l’un, ne satisfait pas nécessaire l’autre. Ça, tu l’as compris avec les années, les siècles. Car là où certains ce sont pâmés, après Elyos, la vérité reste que tu n’as visiblement pas sut retenir l’attention, ni la chaleur de ton époux. Pourquoi devrait-il en être autrement aujourd’hui ? Il suffit de bien plus que des techniques de séduction, que des vêtements affriolants ou des bougies parfumées, pour gagner l’intérêt d’un homme. Même qu’en réalité, alors que tu avales un bout de fraise, tu réalises que tu serais profondément déçu si ton mari abandonnait aussi vite la partie. « Tu sais très bien que ça n'arrivera pas. » Et voilà, il suffit d’aussi peu que cela, une toute petite affirmation, une confirmation en fait, pour que ton sourire s’étire. C’est d’une ironie presque douloureuse, de celles qui te font te cambrer, une jambe se soulevant dans les airs, signe de ton allégresse, traitresse ultime, alors que tu termines ta fraise. Évidemment que ça n’arrivera pas, après tout il s’agit d’Elyos et s’il est un terrible époux, ne parlons pas même de ses talents paternels inexistants, il n’en est pas moins affreusement obstiné. Or, avec les années, il ne peut certainement pas s’être adoucit, s’être ramollit, sinon il ne mériterait pas mieux que la mort et ce serait nettement moins amusant que de le torturer. « Je sais… » que tu souffles, par-dessus ton épaule, le regard brillant d’intérêt. Parce que le jeu continue, parce que tu n’aurais eu rien à faire d’une victoire facile. Sans saveur. Peut-être que ton métamorphe n’est pas de cet avis, mais il n’a pas vécu autant que toi, il n’a pas subi ton humiliation, il n’a pas réellement conscience de tes sacrifices et des efforts que tu as dû déployer pour continuer malgré l’abandon du détestable personnage que tu es venue retrouver. Non, une victoire rapide ne te satisferait pas. Mais n’en est-il pas de même pour Elyos ? Oui, assurément. Si tu n’as pas l’audace de considérer votre échange actuel comme une activité excitante pour lui, pas alors qu’il possède le corps d’une autre, de la délicieuse blonde croisée il y a quelques temps déjà, tu n’as pas non plus la bêtise de croire que de regarder ton corps, ou même de le toucher, lui soit désagréable.

Il te donne évidemment raison, le grand gamin, le faux mari, époux déloyal et infidèle. Il grimpe sur le lit, derrière toi et si tu songes à le faire reculer, après tout tu sais faire de ton corps une arme, tu le laisses plutôt aller. Tu lui permets de te soumettre, de te redresser, là contre lui, ton corps écrasé au sien. Ne réalise-t-il pas combien il est facile de te manier ? Toi la guerrière à la forte tête ? Toi qui t’ai si fortement opposée à lui, suite à son rejet et à la naissance de Zeus ? Oui, il sait. Il réalise, tu en es certaine, parce qu’il ne peut certainement pas être aussi idiot. Tu te rappelles bel et bien d’un époux volage, d’un être impulsif et égocentrique, égoïste et narcissique, trop gourmand, trop déloyal, mais certainement pas d’un demeuré. Quoi que parfois, quand tu le regardais s’en aller avec d’autres femmes, dans la somptueuse demeure qu’était jadis la vôtre, tu questionnais fortement sa perception des choses. Peut-être étais-tu grosse comme une vache, mais tes traits n’ont jamais été désagréable, pas comme certaines de ses conquêtes, humiliants trophées que tu chassais sans délicatesse des appartements du fameux seigneur. Celui-là même qui dégage ta nuque d’une main, t’arrachant un frisson tout naturel, ton corps se voulant d’une honnêteté dont il peut, malheureusement, se vanter d’être le maître. C’est lui qui t’a fait ainsi, tel un forgeron créant une arme, il a fait de toi une créature chaude et souple sous les doigts, un frémissement te parcourant le ventre sous la course de ses phalange. « Jusqu'où es-tu prête à aller pour obtenir ce que tu veux ? » Ah la voilà, la fameuse question, celle digne d’un Seldzar tel que lui, beau parleur, roi des discours creux. Mais aussi maitre et artiste des questions. Alors tu souris, tournant légèrement le visage pour que ton nez effleure sa joue et que vos bouches soient près l’une de l’autre, ton regard croisant brièvement le sien. « Douterais-tu de ma combativité, agapi ? » le ton se veut presque tendre alors que sa main continue sa course, t’arrachant un petit feulement.

« Qu'est-ce que tu es prête à faire pour faire de ma vie un enfer, Stellaki ? » Tu te mordilles dorénavant les lèvres sous la douce torture, délicieux débat verbal tout autant que physique. Un sourire joue délicatement sur tes lèvres, alors que tu le sens se faufiler plus bas. Tellement bas. Tu n’as pas le temps de trouver la réponse, qui s’éparpille dans ton esprit, qui se perd dans les recoins de ton corps, que ses doigts s’enfoncent en toi. Tu tombes en apnée, plongeant dans un plaisir trop longtemps boudé. Oh, il existe bien une petite parcelle de culpabilité en toi, le visage tendrement torturé de Rigel se dessinant quelque part derrière tes paupières, qui battent gracieusement l’air. Mais le présent, le bien et le mal, perdent momentanément prise sur toi. Il ne reste que le plaisir, que le désir, que les doigts du maitre qui accorde son instrument. À quoi d’autre t’attendais-tu en venant à lui, hein petite selenim ? Lui qui a été ton maitre, ton guide, ton partenaire et mentor dans la découverte des sensations physiques, évidemment qu’il sait encore y faire. Mieux même. Ces gestes te semblent plus doux, plus langoureux et tu n’hésites pas un seul instant avant de presser tes fesses à ses reins. En fait, tout ton corps s’accorde à ses caresses, à sa quête du plaisir, celui dissimulé dans ton corps et tu pousses un soupire de félicité. Tu n’es pas encore libéré du poids des années, de toutes tes frustrations et peut-être ne veux-tu pas l’être, mais ça ne t’empêcher assurément pas de glisser une main exigeante, contre son bras. Celui rattaché à la main merveilleuse, enfoncé dans ton unique vêtement. Tu le presses à s’enfoncer plus loin, à jouer davantage avec toi, à te submergé de plaisir, avec son savoir-faire. Et alors que tu retournes à nouveau la tête dans sa direction, ton nez remontant le long de son cou, tu parles tout bas, la respiration saccadée : « Tout. Je suis prête à… tout. » Et pour confirmer tes dires, tu presses encore plus fort tes reins aux siens. Il est délicieusement tendu là, chaud et palpitant. Alors tu te frottes à lui, tu le laisses mener la danse, de par ses doigts, de par ses gestes, encourageant tout ton corps à l’appeler. Évidemment, tu ne retiens rien de ton plaisir, de l’ivresse des caresses, gémissant doucement, d’une voix qu’il a jadis cru timide, mais qui se veut simplement franche. Il n’y a que lors du moment de grâce que tu daignais autrefois crier ton plaisir, or, ce genre de son, ce chant de sirène, ce mérite et ce gagne.

Tu t’égares dans ton corps, dans le plaisir qu’il y glisse, qu’il lui impose. Mais tu n’en es pas plus malheureuse, ni déçu, peut-être en ressentiras-tu de la honte plus tard. Celle de ne pas avoir su retenir tes pulsions auprès d’un être tel qu’Elyos. Après tout, il ne mérite certainement que tu lui cèdes. Tu arrives même à te rappeler, vaguement cela dit, que des regrets t’habiteront lors de ta prochaine conversation avec Rigel. Mais rien de tout cela ne suffit, parce que bien malgré toi, malgré lui aussi, du moins l’espères-tu, le selenim contre lequel tu ondules, est encore tien. Même si les traces sont floues, même si le passé n’est plus qu’un vestige, il se trouve là dans ces doigts. Il gonfle dans ton ventre, il palpite contre tes fesses et il vit à travers vos halètements mutuels quand ta main se faufile derrière toi, tes doigts cherchant avec adresse le fameux bouton de son pantalon. Là, une fois le vêtement légèrement abaissé, tant bien que mal vu vos mouvements et positions, tu émets un petit gémissement. Il est encore plus chaud, encore plus près et tu n’hésites pas un seul instant avant de faufiler ta main plus loin, le torturant à ton tour. Le guidant à toi, non pas pour lui montrer le chemin, celui dont il a été le tout premier et le seul visiteur jusqu’ici, mais bien pour accentuer la friction. Pour reprendre un peu de contrôle sur lui. Sur toi, à moitié perdue dans le brouillard du plaisir. « Alors… dit moi Agapi… mmn, tu m’avais… oublié ? » Ton regard se veut fiévreux quand il se pose sur lui, un sourire y tremblant au coin. « Tu avais oublié… ça ? » Tes fesses décrivent un cercle dangereux, ton dernier vêtement s’écartant sous le mouvement, vous permettant presque de fusionner ensemble, dans un hoquet de surprise de ta part. Un élan d’envie, de regret même, dans le ventre et les yeux. Sauf que tu refuses de céder davantage de terrain, quitte à tout cesser, quitte à te battre contre lui.
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The offspring of angels

Message10.01.16 20:18



just keep it up, you soldier

« Alors… dit moi Agapi… mmn, tu m’avais… oublié ? » Tu aurais dû. Si elle n'occupait pas toutes tes pensées, tu ne l'as suffisamment pas assez effacé de ta mémoire. La faute à ton éducation, à votre passé, à ses chaînes. La tienne aussi. Parmi toutes tes conquêtes accumulés durant vos siècles de réparations, aucune n'a pu faire envoler l'image de Nausicaa. Même pas Phoenix. Ah foutue traditions selenims. Tu es trop bien formé pour laisser place à tous tes caprices.  « Tu avais oublié… ça ? » Ça par contre, ouais, t'avais zappé. Tu te souviens d'avoir façonné ton amante à tes désirs. Pensant naïvement que son appartenance  serait tienne pour l'éternité. Faite par toi et pour toi, et pourtant tout ça tu semblais l'avoir mis de côté. Quelle importance au fond ? Elle n'a pas su te garder fidèle, ce n'est pas son absence contre tes draps que tu allais pouvoir regretter. Tu as connus d'autres femmes, d'autres allumeuses, d'autres prudes, d'autres jeux, d'autres plaisirs. Assez pour oublier les talents de la première. Même si elle a été modelé par tes soins. Le contraire aurait étonné n'importe qui.

Mais là, présentement, tu fais n'importe quoi. Pourtant tu es persuadé d'agir justement. Rentrer dans son jeu est le meilleur moyen de la calmer. Oui, tout ça fait sens pour toi. Si seulement tu n'étais pas à deux doigts de t'égarer trop loin. De laisser ta nature d'homme volage prendre dessus sur tes bonnes résolutions. C'est Nausicaa, là contre toi, ta femme. Celle que tu as abandonné, et pour de bonnes raisons. Celle qui est venue pour accomplir une ridicule vengeance. Pour envahir ta vie d'homme libre. Et remettre une chaîne à ta cheville au passage. Tu étais prêt à la virer de chez toi en rentrant, foutre un coup de pied dans ses jolies fesses pour l'expulser dehors. Puis te voilà maintenant en train de t'amuser à ton tour. Avec au bout des lèvres un petit « juste encore un peu », éternisant ce moment inutilement, frôlant tes propres limites. Stop. Elyos, stop. Ne te laisse pas emmener trop loin dans ce jeu malsain. Ne te laisse pas berner par ses jolies phrases et ses gestes de plus en plus déplacées. Pourtant, le feu de la tentation te brûle les doigts, ceux derrière la barrière de tissu, ceux glissant sur le ventre satiné de la selenim. Tu ne peux pas le nier, t'es excité, comme un puceau découvrant la première fois les préliminaires. Le désir empiète sur ta raison un peu plus chaque seconde. Et pourquoi tu ne pourrais pas ? Et pourquoi tu t'interdirais un plaisir comme celui-ci ? C'est ta femme, quelle soit pleine de rancœur et toi vexé de son retour ne changent pas ça. C'est elle qui t'aguiche, tu n'oserais quand même pas la repousser. Tu n'es pas comme ça. Oh non, tu ne refuses jamais des avances aussi provocantes que celles-ci. C'est pas ainsi que tu te comportes. Le contexte rend néanmoins les choses un peu plus compliquées. Mais tu peux t'en accommoder, n'est-ce pas ? Sûrement. Il suffit de te voir t'enfoncer un peu plus dans son jeu, à la cambrer légèrement sur ton lit alors que la barrière de tissu s'efface. Sous vos mouvements, la dernière limite à franchir est beaucoup trop proche. Il ne reste qu'une infime et ridicule distance avant de vous unir comme les anciens amants que vous êtes. « Prête à tout, vraiment ? » Si ta main quitte l'étoffe de sa lingerie, tu ne t'éloignes pas pour autant. Au contraire, tout doucement tu te presses contre elle. L'inévitable n'est tellement pas loin. Tu seras satisfait qu'elle cède d'une façon ou d'une autre, de toute manière. Tu veux la voir craquer avant toi, la voir s'effondrer par la perte de son propre jeu. Ou l'entendre gémir plus fort contre toi, impuissante face à tes qualités de séducteur. Non, vraiment, l'un ou l'autre te ravira tout autant.

Mais tu as finis de la cambrer pour te faufiler auprès d'elle, tu es assez calé entre ses cuisses pour le moment. Un mouvement de plus vers l'avant et tu t'immisces trop loin. Tu la redresses correctement pour l'appuyer contre ton torse. Une poupée entre tes mains, une marionnette bien docile sur tes draps. Quelque chose cloche, non ? Bien sûr, toute cette scène est surréaliste. Elle et toi dociles après des siècles de séparations. Dans cette position alors que vous devriez plutôt vous battre et vous crier dessus. Mais n'est-ce pas ainsi que vous luttez l'un contre l'autre ? Tes lèvres se collent au creux de son oreille alors que tes bras emprisonnent son corps dénudé. « Tu ne serais pas en train de t'égarer Nausi ? » Et toi Elyos ? N'es-tu pas en train de trop apprécier la chaleur de ses cuisses et la soie de son dos ? Non, « juste encore un peu ».





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