AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 
Terracotta Army



Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 



Messages : 539
Origine du personnage : nocturne.
Alignement : loyal mauvais.
Emploi : chasseur de fantômes.



Your Soul
♠ Pouvoirs: Téléportation • lvl 1 → deux en un
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The nightwatcher

Message04.10.15 2:52

     

adrian dewitt ⌥ jolynn edwards

Terracotta Army

Le chaos, la désolation, la mort. Tu la sens au plus profond de ton être, cette odeur poisseuse. Tu n'es pas chez toi, c'est une évidence. Même si l'odeur s'en rapproche, elle n'est pas aussi développée qu'ici. Pourtant, tu te souviens parfaitement t'être endormi chez toi, sur ton canapé. Pas dans une salle miteuse, puante, recouverte de poussière et dans le noir total. Sors de là. Tu ne peux qu'être d'accord avec les mots d'Adonis. Quelque chose cloche dans cette histoire. Tu ne sais même pas où tu es. « Tu nous as amené où ? » Comme s'il allait te répondre. Tu sais pourtant que, parfois, il prend le contrôle alors que tu es dans les bras de Morphée. Et tu n'as aucun doute sur le fait qu'il se soit, une nouvelle fois, amusé pendant ton sommeil. Pourtant son ton semble craintif, presque trop pour quelqu'un qui aurait eu le contrôle de ton corps. J'ai rien fais. Tu le crois moyennement, mais tu n'as pas le choix. Qu'il t'ait amené ici ou non, tu dois sortir. Et vite. Toute cette obscurité t'oppresse, t'empêche de respirer convenablement. Tu n'aimes pas cette sensation, ce mauvais pressentiment. Tu parais faible, dans cet endroit inconnu. Sortir, vite. Tu tâtonnes dans le vide, avant de tomber sur un mur. Il n'est qu'à quelques centimètres de toi, et tu te rends rapidement compte que la taille de la pièce est ridiculement petite. Non, ce n'est définitivement pas chez toi. Et tu as beau faire le tour de la pièce, tu ne trouves aucun interrupteur. Rien pour allumer une quelconque lumière.

Brûle. Brûle. Brûle tout! Tu le sens perdre pied. Tu ressens chacune de ses émotions comme si elles étaient les tiennes. Tu le sens tenter de prendre le contrôle, pour échapper à un enfermement qui le traumatise autant que toi. Vous n'êtes pas loin de la claustrophobie, et encore moins de la crise de démence. Tu parviens finalement à quitter la petite pièce, pour te retrouver dans une nouvelle plongée dans le noir. Pourtant, tu finis par apercevoir des torches allumées au bout de la pièce. Le début de la libération. Il ne te reste plus qu'à suivre cette lumière, en espérant ne pas tomber sur quelque chose d'encore plus tordu. C'est vieux. Très vieux. En longeant ce qui semble être un couloir, tu ne peux t'empêcher de jeter des coups d'oeil autour de toi. Les pierres usées s'empilent pour former des murs peu fiables. Comme si un simple coup de vent pouvait les emporter avec lui, écroulant l'édifice sur tes épaules. Tu n'aimes pas être enfermé. Et lui non plus. C'est de la magie, je te le dis. De la magie diabolique. Ils paieront ! Je les tuerai! Comme tous ceux qui lui posent un quelconque problème. Tu ne lui réponds que par un soupire exaspéré. Tu es déjà assez mal comme ça, inutile qu'il en rajoute d'avantage. Lui qui est âgé de plusieurs centaines d'années, voire des milliers, réagit pourtant comme un enfant effrayé. « Tais-toi, bordel. » Il refuse pourtant de se taire, ne serait-ce que quelques minutes. Tu sens sa présence se faire de plus en plus pressante. Ne stoppant pas ce moulin à paroles qui t'agace de plus en plus, t'envoyant de plus en plus régulièrement des images de mort. Tu ne veux pas voir tout ça. Tu ne veux pas voir ces personnes enterrées vives dans des tombeaux trop grands pour eux. Tu ne veux pas voir ces corps pourrir, devenir squelette, puis poussière. Tu ne veux rien de tout ça. Tu veux seulement sortir. Vivant.

« Oh merde. » Les mots s'échappent de ta bouche sans même que tu ne t'en rendes compte. Enfin arrivé au niveau des premières torches, tu ne peux que rester bouche bée devant le spectacle qui se présente à toi. La pièce est énorme, à tel point que tu n'en vois pas le bout. Et dans cette pièce, des centaines -des milliers?- de personnes immobiles, droits comme des i. Quelque chose cloche vraiment dans ce monde. Tu es maintenant sûr de ne plus être à Toronto. Et tu te demandes si tu n'es pas tombé dans un plan parallèle au tien. « Ca te dit quelque chose ? » Tu espères une réponse convenable, à même de te rassurer sur la nature de ces statues. On est en Chine. Je crois. Et eux, ils vont brûler. Il n'en sait pas plus que toi, si ce n'est que tu es en Chine. Comment il le sait, tu l'ignores. Et tu ne veux pas tellement poser la question. Cohabiter avec un démon est suffisamment pénible, tu ne veux pas en plus avoir à écouter l'histoire de sa vie et son passé. Trop de sang, trop de douleur. Et trop de futilités et d'enrobage pour réellement croire un seul de ses mots. Pourtant, il continue de te marteler le crâne, tentant d'y faire rentrer quelques phrases t'intimant de fuir ou de les tuer. Au choix. Sachant que la seconde solution semble être la plus suicidaire, alors que la première n'a aucune chance de fonctionner. Pourtant, tu ne vois que des statues tout à fait normales, et le fait que tu sois toujours sur Terre te donne des ailes. S'ils vivent, que ces monstres viennent t'affronter. Ils ne regretteront sans doute pas le déplacement. « On s'en va... Tu ne connaîtrais pas un point de sortie ? » Tu l'entends rire à gorge déployée. Et tu es bien le seul. Oui, j'avais tout le temps pour me renseigner sur les temples asiatiques pendant que je brûlais. Il ramène tout à ça, tout le temps. Il ramène tout ce qu'il peut à sa propre vie, à ses propres malheurs. Sans même s'intéresser à ceux des autres. Pourtant, il pourrait faire comme toi, et simuler un certain intérêt pour la vie des autres.

Danger ! Danger ! Il va nous tuer ! Il ? Première nouvelle, il y a des gens ici. Mais tu n'as le temps d'esquisser aucun mouvement après t'être tourné. Devant toi se trouve une statue armée d'une épée. Épée qui tente de se fracasser contre ton crâne. Tu parviens inexplicablement à esquiver le coup, sans doute une bénédiction. Mais le combat s'annonce loin d'être terminé, alors que d'autres statues semblent s'éveiller petit à petit. Bientôt, tous seront réveillés. Et tu pourra faire tes prières pour ne serait-ce que survivre. Tu peux déjà oublier cette formation de nocturne et tout ce que tu as appris d'Adonis. Tu n'es plus sur le plan habituel, où tu es, j'aimerais le savoir... Toi aussi, tu aimerais le savoir. Car actuellement, tu ne saisis rien, si ce n'est que tu as du boulot  pour éradiquer une armée de soldats en terre cuite. Terre cuite... Je connais. Ils sont plutôt pas mal dans leurs domaines

GleekOut!


Dernière édition par Adrian DeWitt le 03.11.15 2:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t174-adw-keep-calm-and-storm-th



Messages : 462
Origine du personnage : Damnée Tempestaire
Alignement : Loyal Mauvais
Emploi : Monitrice en parachutisme



Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Absorption d'oxygène ; retire l'oxygène mètre cube par mètre cube, mais étant le point de départ, elle s'inclue dans la partie non oxygénée. ϟ Lumière Obscure ; ça va être tout noir, mais pas pour elle.
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The unfaithful

Message05.10.15 15:37



Terracotta Army

Tu émerges doucement. Mais quelque chose est différent. Ouais, ton matelas est plus dur par rapport à d'habitude. Tellement, que tu as cette impression de t'être endormie sur le sol. Qu'est-ce que tu as encore fait hier soir hein ? Tu sais même plus très bien où tu t'es installée pour dormir. Et quand tu ouvres tes prunelles pour constater, tu te dis que tu as un peu trop dû forcer sur la boisson, une nouvelle fois. T'es encore en jean, les cheveux réunis au sommet de ton crâne en un chignon désordonné. Et tu es effectivement allongée par terre. Dans une espèce de grotte ? A ta droite, le noir, le néant et rien de bien rassurant. A ta gauche de la lumière, l'extérieur et le chemin jusqu'à chez toi. Tu choisis évidemment la direction de ton vrai lit pour finir ta nuit. Mais lorsque tu t'apprêtes à franchir la sortie, un immense bloc en pierre surgit pour te barrer la route. Le souffle du choc t'apporte de la poussière dans les poumons, brûlant ta gorge au passage. Te voilà prisonnière des ténèbres. Seule dans un endroit que tu ne connais pas. Tu poses tes paumes sur la barrière de pierre, tentant naïvement d'actionner un bouton magique qui te libérerait. Mais évidemment, tu ne trouves rien. Tu es obligée de t'enfoncer là dedans. Dans l'espoir de trouver une sortie. Tu avances lentement dans la pénombre, les doigts glissant sur la paroi rocailleuse. Les yeux bien ouverts, au cas où tu développerai soudainement une vision nocturne. Après quelques minutes à t'aventurer dans le noir, à respirer de moins en moins bien, tu arrives enfin au bout du mur. Une intersection. T'es pas si conne que ça, tu décides de te servir de ta main droite comme point de repère, c'est elle qui te guidera, elle ne doit jamais quitté la pierre. Tu as l'impression de passer une éternité à tâtonner, tu commençais même à enfin paniquer, avant de tomber sur une lueur un peu plus loin. Parce que oui, tu ne t'angoisses pas facilement. Sûrement ton inconscience qui influe. Tu te précipites presque vers le point lumineux. Une torche. Très bien, c'est déjà ça. Tu te sers, c'est pas comme s'il y avait un écriteau « interdit de toucher » hein ? Et tu pars explorer les lieux. Tu découvres une immense salle. Sûrement plus grande qu'un terrain de foot. Oh oui Jo, ça c'est certain, t'es même très loin du compte. Il doit te rester encore 50km² à parcourir. Rien que ça. Heureusement que tu n'en as pas conscience, tu finirais par péter un plomb. Déjà que ta patience est mise à rude épreuve pendant que tu cherches une foutu moyen de sortir de là. Des statues. Par centaines ou milliers, tu ne sais pas, tu ne t'amuses pas à compter. Mais elles sont là, des visages figés dans la pierre, la posture bien droite.  Un peu glauque quand même, non ?

Tu as perdu la notion du temps, mais ça fait un trop long moment que t'es coincée là. Dans une espèce de grotte-placard à statues. Et ça te saoule. Bordel que ça te saoule. Tu donnes un coup de pied rageur à l'un des hommes en argile à côté de toi. Enfin, tu essayes. Mais tu ne réussis pas. Non, le soldat en terre cuite te stoppe la jambe avant. Ses doigts de pierre t'agrippent la cheville, pour la soulever, et tout ton corps avec. Il balance ta silhouette un peu plus loin. Tu t'écrases sur le sol bien trop dur à ton goût. Provoquant un souffle de poussière autour de toi. Tu as lâché la torche en vol, tu la vois brûler à quelques mètres de toi. Mais des bruits de pas lourds t'indiquent qu'il y a plus important à t'inquiéter. Tu fais donc une chose dont tu n'as pas l'habitude. Tu fuis. Parce que tes pouvoirs ne te sont d'aucune utilité contre des statues. Parce que pour une fois t'as conscience d'être inférieure. Alors tu cours. T'éloignant de ta source de lumière, navigant difficilement entre les soldats encore immobiles. Tu te prends plusieurs fois les bras dans la terre cuite, mais tu ne ralentis pas. Tu fonces. Tu émerges du flot des statues, trouvant un autre point de lumière, un homme d'argile éveillé et un autre homme. Bien en chair celui là. Mais si tu réussis à observer tout ça, tu n'as pas le temps d'analyser. Toujours en plein élan, tu atterris contre le torse de l'homme, l'être vivant, celui avec la peau et tout. Il est obligé de poser ses mains sur tes bras pour vous stabiliser. Et tu le repousses immédiatement, reculant toi aussi. Pas parce que les inconnus n'ont pas à poser leur pattes sur toi, mais par réflexe lorsque tu as cru entendre une épée fendre l'air. Tu as bien fait. L'arme du soldat se heurte sur le sol. Juste là où vous étiez. Mais pas de bol, une autre statue derrière toi vient de se réveiller. Tu as à peine le temps de t'accroupir pour esquiver le coup. Tu te sens tellement vulnérable à être obligée de te défendre plutôt que d'attaquer. Mais qu'est ce que tu peux bien faire contre eux ? Ils n'ont pas de poumons à alimenter, et tes poings viendraient se casser contre leur buste en pierre. Tu n'as plus qu'à te reposer sur l'inconnu. Bonne idée. Tu fais quelques pas pour venir te réfugier dans son dos. Tu t'écœures presque, pour oser te rabaisser à ça. « J'espère que tu as un plan pour éliminer ces choses. Ou une carte qui indique les sorties. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t165-je-my-blood-is-a-flood-of-



Messages : 539
Origine du personnage : nocturne.
Alignement : loyal mauvais.
Emploi : chasseur de fantômes.



Your Soul
♠ Pouvoirs: Téléportation • lvl 1 → deux en un
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The nightwatcher

Message05.10.15 18:11

     

adrian dewitt ⌥ jolynn edwards

Terracotta Army

L'épée s'écrase sur le sol, à quelques centimètres seulement de ce corps qui te paraît tellement frêle. Mais tu n'as pas le temps de réfléchir qu'un second coup manque de te couper en deux dans la longueur. Fais quelque chose. Tu aimerais bien faire quelque chose. Mais le frapper reviendrait à te briser les os. Et inutile d'espérer t'allumer pour le fondre, tu serais mort longtemps avant d'avoir égratigné la surface. Tu n'as plus qu'une seule option ; la fuite. Mais où ? Tu ne sais même pas où est la sortie, et il y a des centaines de statues identiques à celle qui essaie de te tuer à quelques mètres seulement de toi. Quel monde de merde. Ah... On est dans les abysses. Tu en avais besoin, d'autres mauvaises nouvelles. Être attaqué par une armée de ninjas -ou samouraïs, tu ne sais pas trop- ne te suffit pas, il faut en plus que ce soit dans le plan des démons. Tu aurais du le deviner, en voyant Adonis chercher désespérément un moyen de sortir d'ici. Lui connaît très bien cet endroit. Du moins, pas celui dans lequel tu es. Mais les abysses ne sont pas sa tasse de thé, clairement. « Et on en sort comment de cette merde? Pas de réponse. Tu le sens s'enfoncer petit à petit. Puis plus rien, le trou noir. Il te laisse seul dans les problèmes. Soit, la fuite sera alors la première solution. Tu esquives un nouveau coup d'épée, avant de contourner le soldat de terre cuite. Avant de prendre tes jambes à ton cou pour fuir le plus loin possible de cette chose. Un dernier regard vers la créature, puis un choc. Tu retournes instinctivement la tête, pour voir ce qui t'a frappé. Et, dans un réflexe stupide, tu agrippes les bras de la femme qui se tient devant toi. Son visage t'est familier... Mais elle te repousse avant que tu n'ai le temps de dire quoique ce soit, et tu sens le sabre fendre l'air à quelques millimètres de ton nez. C'était juste, heureusement qu'elle est là... Damnée ! Je t'avais dis de la tuer! Le réveil d'Adonis te cause un sursaut de surprise. Tu ne pensais pas l'entendre à nouveau. Mais il met au moins au clair ton sentiment de l'avoir déjà vue. Et l'épisode te revient en mémoire. Si elle ne te connaît, et ne t'a sans doute jamais vu, toi tu te souviens très bien l'avoir vu quitter le bâtiment avant de tuer le Damné qui y vivait... Son père, tu crois. Ne lui laisse pas le temps de parler. Saigne-la ! Oui... Non. Tu ne comptes pas la tuer, et encore moins maintenant. Tu ne sais pas comment sortir de ce trou perdu, et Adonis ne semble pas vouloir te partager cette information. Peut-être ne le sait-il lui même pas. Bordel, quel monde de merde, vraiment.

Tu ne réagis pas lorsque apparaît une seconde statue, tout aussi massive que la première. Et tu ne réagis pas plus quand elle tente de trancher la femme en deux. Oui, laisse-là se faire découper en rondelles ! On pourra ensuite la cuire et la manger ! Tu freines difficilement un ta gueule venu du cœur. Si elle ne te connaît pas, elle ne sait pas ce que tu es. Et tu ne tiens pas tellement à t'afficher ouvertement berserker devant une damnée. Question de guerre. Tu commences à reculer lorsqu'elle vient se réfugier dans ton dos, te laissant tout le loisir de faire face à deux molosses. « J'espère que tu as un plan pour éliminer ces choses. Ou une carte qui indique les sorties. » Tu laisses échapper un ricanement, l'oeil toujours pointé vers les statues qui semblent attendre quelque chose. Peut-être un mouvement de votre part ? Ou viennent-elles de comprendre que tu es toi aussi lié aux démons ? Non, ce serait trop beau... « Oui, j'ai les deux. Mais j'aime bien rester quelques heures dans le noir à tenter de survivre. » Quelle question stupide, franchement. Tu comprends mieux pourquoi tu n'as jamais été inquiété suite au meurtre de son père. Elle ne semble pas douée d'une grande intelligence, cette pauvre fille. Elle simule. Elle te laisse croire qu'elle est stupide, mais elle est fourbe. Elle te tuera si tu ne la tues pas. Et pour mieux illustrer la chose, le voilà qu'il s'amuse à t'inonder de flashs montrant ta propre mort, ou la sienne. Inutile, bien sûr, de préciser lesquels sont les plus violents et les plus gores. Adonis semble prendre un malin plaisir à te la montrer éventrée, brûlée, coupée en morceaux... Tu secoues la tête pour chasser ces images. Le plus important actuellement n'est pas de la tuer, mais de survivre. Toi et Adonis aurez tout le loisir de débattre sur son sort à elle plus tard. Du moins, si vous parvenez à vous échapper de là... On ne peut pas se transformer devant elle... Et pourquoi pas ? Il a capté les idées qui te trottent dans la tête, mais ne semble pas partager tes envies de transformation. Pourtant, il faudra bien le faire à un moment ou un autre. Tu ne peux pas les vaincre par la seule force de tes muscles. Tu as besoin d'un coup de main. Et puisqu'elle semble plus qu'inutile dans une telle situation, tu n'as d'autre choix que te replier vers Adonis. Qui ne veut toujours pas entendre parler de transformation. Utilise tes flammes, crétin. Tu passes outre l'insulte. Autant tenter de les brûler, puisque tu n'as pas tellement d'autre solution.

Tu daignes jeter un rapide regard vers la damnée. Non pas pour t'assurer qu'elle va bien, tu t'en fous un peu. Mais tu tiens à être vérifier qu'elle ne tentera rien de stupide contre toi, comme te planter un couteau dans le dos. Te redressant de tout ton long, tu tends les bras en croix avant que tes mains ne prennent littéralement feu. La chaleur te pique les nerfs, et cette sensation n'est pas l'une de tes préférées. Tu fais pourtant abstraction de ce détail, trop occupé à tenter de toucher la statue sans être décapité sur place. Tu y parviens finalement après plusieurs tentatives, et après avoir reçu de poing au niveau de l'épaule. Elle te fait souffrir, mais tu maintiens le contact avec le bras armé de la statue. Qui finit par lâcher l'arme, la terre touchée par les flammes. Éteignant alors tes flammes, tu te jettes sur l'arme. Le poids est grand, mais ce n'est presque rien pour toi. Tu parviens aisément à la soulever, et à la lancer de toutes tes forces contre le soldat inconnu. La lame se fige dans son crâne, puis en sort pour mieux y retourner. Et ce jusqu'à ce que la statue s'effondre, inerte. Une de tuée. Plus que quelques centaines.

« Tu comptes rester plantée là ? J'aimerais bien un coup de main... » Tu ne t'attends pas à recevoir une aide de sa part. Les damnés ne savent pas travailler en équipe, et restent d'insupportables égoïstes manipulateurs. Ils feront tout pour ne pas se salir eux-même les mains. Voilà ce que t'a apprit Adonis sur eux. Inutile de préciser qu'il ne les porte pas dans son cœur démoniaque. On devrait penser à nous transformer, t'es trop faible pour tous les tuer... Sans déconner ? Le voilà qui se met à te piquer tes idées, en glissant au passage quelques critiques bien senties. Si seulement tu avais tes armes... Mais non, il a fallu que le destin t'envoie ici sans rien. Avec seulement tes pouvoirs et une gourde à supporter. Tant pis, tu fera avec. « On verra. » Les mots t'échappent sans même que ne t'en rendes compte. Tu n'as pas su retenir ta parole. Oh la boulette. La boulette, oui. Tu espères juste qu'elle te prendra simplement pour un fou. Qu'elle ne devine pas ce que tu es réellement. Bwarf, si jamais elle le devine, tu n'aura qu'à te casser en la laissant là. Après avoir été charcutée par des centaines de statues, elle ne devrait plus trop être en mesure de dire quoique ce soit, à qui que ce soit.

Elle file vers toi à une vitesse surprenante. L'épée du second soldat tente d'épouser ton visage, et alors que tu te crois fini, ta main se lève inexplicablement pour opposer ta propre lame à celle de l'ennemi. Le brouillard te recouvre encore les yeux quand tu reprends tes moyens. Derien. Tu as horreur de ça. Quand Adonis prend possession de ton corps contre ta volonté. Tu as beau ne pas t'y être opposé, tu restes mécontent. Il a beau t'avoir sauvé la vie, tu restes en colère contre lui. Mais tu n'as pas le temps de pester contre ton démon. Un combat t'attend. Et tu dois te dérouiller. Fini le temps du berserker qui balaie tout sur son passage. Tu dois revenir aux bases. A ce qui t'a fait devenir un bon nocturne, avant qu'Adonis n'intervienne dans ta vie. « Bon bah restes là, tu finira bien par bouger un jour. » Tu n'as pas besoin d'elle après tout. Les démons n'ont pas besoin de l'aide des diables.

GleekOut!


Dernière édition par Adrian DeWitt le 03.11.15 2:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t174-adw-keep-calm-and-storm-th



Messages : 462
Origine du personnage : Damnée Tempestaire
Alignement : Loyal Mauvais
Emploi : Monitrice en parachutisme



Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Absorption d'oxygène ; retire l'oxygène mètre cube par mètre cube, mais étant le point de départ, elle s'inclue dans la partie non oxygénée. ϟ Lumière Obscure ; ça va être tout noir, mais pas pour elle.
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The unfaithful

Message06.10.15 18:32



Terracotta Army

Tu l'entends ricaner. Tant mieux si ça l'amuse. Tant mieux s'il préfère en rire plutôt que d'agir véritablement. Il n'a qu'à se faire tuer. Juste pour avoir osé se moquer de toi. Une sentence définitive. Pas du tout exagérée. « Oui, j'ai les deux. Mais j'aime bien rester quelques heures dans le noir à tenter de survivre. » Très bien, il t'agace déjà celui-là. Il pouvait très bien être en train de rejoindre la sortie, ou avoir l'idée du siècle pour se débarrasser de ces choses. Juste au moment où tu arrives. Ce n'est pas impossible. Donc il n'a pas à se foutre de toi. Sérieusement. Tu fronces les sourcils, terriblement irritée. Et c'est à ton regard glacé qu'il a le droit lorsqu'il se retourne. Qu'est-ce qu'il te veut ? S'assurer que tu prends mal son sarcasme ? Bah voilà, cadeau. « Les statues sont de l'autre côté. » Crétin. Ouais mais cet abruti a quand même du feu dans ses mains. Et silencieusement, tu trouves ça particulièrement badass. C'est quelque chose dans ce genre que tu aurais aimé si tu avais été de l'élément du feu. Mais non, on t'a foutu l'air. Et même pas des tempêtes, non. Ton pouvoir personnel est plus discret. Longtemps considéré comme inutile par ta version adolescente.

Tu recules instinctivement de deux pas. Juste au cas où. Et tu l'observes de loin détruire un premier soldat. A ce rythme là, il en a pour des heures. « Tu comptes rester plantée là ? J'aimerais bien un coup de main ... » Ouais c'est ça. Pour te faire tuer ? Non merci. Tu es très bien là. Même si un peu plus de distance avec ces trucs ne te ferait pas de mal.  « On verra. » Oui voilà, tu verras pour un peu d'aide. Attends, de quoi ? A  qui il parle là ? Super, t'es tombée sur un fou qui parle tout seul. Tu devrais peut-être te tirer. Avant qu'il ne devienne complètement cinglé et ne te confonde avec un des hommes en terre cuite. Tu recules un peu plus loin lorsqu'il se fait attaquer. Joli le réflexe. Il va continuer en falloir avec le reste de l'armée. « Bon bah restes là, tu finira bien par bouger un jour. » « Bon ça suffit. A part traîner dans tes pattes et te gêner, je ne peux pas faire grand chose. » Sauf qu'il a réveillé la véritable Jolynn. Celle qui ne se laisse pas faire. Qui vrille au quart de tour pour un rien. « Tu veux que je te montre comment je combats moi ? » Et la lumière s'éteint. Au moins pour lui et les quelques statues aux alentours. Oh avec ta colère, il y en a au moins pour quelques mètres. Sauf que toi, tu vois parfaitement grâce à la torche. Tu peux le voir. Cet inconnu prétentieux et râleur, maintenant aveugle. Tu t'approches de lui, un sourire aux lèvres qu'il ne peut que deviner. Tu te mets sur la pointe des pieds pour que ta bouche atteigne son oreille. Que tu puisses lui murmurer quelques mots doux. « Tu veux que je te montre ? » Et sans attendre de réponse, tu déclenches ta capacité. Tu commences à la maîtriser. A garder ton souffle plus longtemps. Même si ce n'est définitivement pas suffisant. Tu sens l'oxygène se retirer autour de toi. Englobant l'inconnu, ses poumons, sa trachée, et bientôt chaque parcelle du haut de son corps. Malheureusement tu n'as pas appris à parler en même temps que tu t'étouffes aussi. Tu fais ça en silence, tu apprécies le voir s'étrangler sous tes yeux. Un rictus malsain sur ton visage d'adolescente. Ton minois toujours près du sien. Pour entendre le moindre son d'étouffement. Douce berceuse. La plus belle des mélodies. Et trente-huit secondes plus tard, tu stoppes. Ton instinct de survie qui frappe. Peut-être devrais-tu t'entraîner à nouveau à l'apnée. Pour dépasser enfin ta limite. Et prolonger la souffrance des autres. Oui, t'y réfléchiras une fois sortie d'ici.

Tu t'éloignes alors. Et derrière lui, tu observes les statues avancer sans savoir où elles mettent les pieds. Deux d'entre elles se rentrent même dedans. Pendant que la dernière agite sa lance devant elle. Mais si tu as rendu l'air aux poumons de l'étranger. Tu ne souhaites aucunement rendre la vue à ces créatures. Seulement tu ne peux pas viser une personne en particulier. Alors pour l'instant, tu condamnes aussi les rétines du fou. Tant pis. Tu prends d'une main la torche sur le sol et de l'autre la torche humaine, prête à enfin l'aider. Oh pas du tout pour faire une bonne action, mais qu'un peu de feu dans ce monde n'est pas de refus. Même plutôt utile pour te protéger. « Je vais te guider pour quitter cet endroit. Tant que tu restes avec moi, ces machins seront dans le noir. » Et tu commences à le tirer, les paumes autour de son bras. Emmenant les ténèbres autour de vous. Tu jettes de temps en temps un coup d’œil en arrière. Vous êtes suivis. Par de plus en plus de statues. Mais ça tu te gardes bien de le dire. Tant que vous êtes protégés par ton pouvoir, elles ne semblent rien vouloir tenter. « J'espère que mon petit tour t'a plu. » Tu le décales un peu pour tourner. Mais cette situation ne va pas pouvoir durer une éternité. Et c'est à cette pensée que tout déconne. Tu trébuches sur une satané pierre. Et tu perds ta concentration. En tout cas tu présumes que la lumière est revenue. Suffit d'entendre les hommes par dizaine se ruer sur vous d'un seul mouvement. Et quand tu réagis enfin pour tout rétablir, un des samouraïs se prenant pour un kangourou se met à sauter. Mais genre haut, très haut, la lance devant lui. En place pour embrocher un peu de chaire. Il te manque de peu. Vraiment de très peu. Te recouvrant de poussière et te faisant presque décoller du sol à son atterrissage. Il est juste à côté. Se demandant certainement où tu es passée. Tu n'oses faire aucun mouvement, n'oses prononcer aucun mot pour décrire la situation à ton compagnon d'aventures. Et finalement, contre toute attente, le soldat d'argile et ses camarades juste derrière s'en vont. Qu'est ce que c'est que ça ? Ouais, ça sent pas bon. Comme s'ils répondaient à un appel, ou quelque chose du genre. Tu attends quelques instants, histoire de t'assurer qu'il n'y a plus personne autour de vous et tu rends enfin la vue à l'homme de chair. « De rien. » Tu ne veux pas t'attribuer le mérite de leur désertion non plus avec ça ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t165-je-my-blood-is-a-flood-of-



Messages : 539
Origine du personnage : nocturne.
Alignement : loyal mauvais.
Emploi : chasseur de fantômes.



Your Soul
♠ Pouvoirs: Téléportation • lvl 1 → deux en un
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The nightwatcher

Message07.10.15 2:12

     

adrian dewitt ⌥ jolynn edwards

Terracotta Army

« Tu veux que je te montre comment je combats moi ? » Non, pas vraiment. Mais as-tu réellement le choix ? Les tuer un par un pourrait te prendre des siècles. Et tu n'as rien capable de tous les vaincre en peu de temps. Ton feu ne dure pas assez longtemps pour tous les éradiquer, et tu ne veux pas te sacrifier pour venir à bout des statues et sauver une parfaite inconnue. Sers-toi d'elle pour les appâter, puis disparais. Tu aura le temps de... La suite, tu ne la connaîtra sans doute jamais. Un hurlement te parvient aux oreilles. Ou, du moins, à l'esprit. Car il vient d'Adonis. Tu n'as réellement le temps de réagir, ni d'esquisser le moindre geste. Si la luminosité était déjà basse, elle est devenue inexistante. Tout simplement inexistante. Il n'y a plus rien, si ce n'est les ténèbres infinies. Et tu comprends aussitôt qu'il s'agit de son pouvoir. Un pouvoir fourbe, digne d'une damnée. Je te l'avais dis ! On doit la tuer ! Petite s... Tu parviens à le mettre en veilleuse, au moins pour quelques minutes. Tu tentes de te repérer malgré le noir total. Et tu tentes, surtout, de repérer l'ennemi. Que ce soit les statues ou elle. Car oui, elle fait maintenant partie de tes ennemis, pour t'avoir attaqué par derrière.Alors que tu œuvrais à sa défense. Tu fulmines, alors que ton corps refuse d'opérer le moindre mouvement. Par peur de te planter tout seul sur l'arme de l'un des soldats ! Sans doute. Mais c'est principalement parce que, sans repère, tu n'as aucune idée de l'endroit où tu peux atterrir, ni du chemin que tu aurais parcouru. Alors tu te contentes de rester là, priant intérieurement que les statues elles aussi soient devenues aveugles. Et que cette petite sotte, comme l'aurais si bien dit Adonis, ne se soit pas volatilisée en te laissant là comme un con.

« Tu veux que je te montre ? » Ses mots, glissés au creux de ton oreille, te provoquent un sursaut que tu n'as su contrôler. Devenu aveugle, tu tentes désespérément de te servir de tes autres sens, et notamment l'audition, pour tenter de localiser les diverses personnes présentes. Sans succès, bien entendu. Concentré sur tes oreilles, les paroles de la jeune femme t'ont alors paru extrêmement forts, presque comme un hurlement. Te faisant bondir sur place. Parvenant presque à stopper le cœur du démon que tu héberges. Oui, tu as eu une belle frayeur. Mais tu es beaucoup trop fier et imbu de ta personne pour l'accepter et l'assumer. Non, pour toi, il n'y a eu aucune peur dans ce sursaut. Seulement un brin de surprise. « Me mon... » Tu n'as pas le temps de terminer ta phrase, et tu ne sais même pas si celle-ci est réellement sortie de ta bouche. Ton esprit s'embrume, divague. Et surtout, il panique. Tu ne sens plus d'air pénétrer tes narines. Pas plus qu'il ne passe dans ta trachée jusqu'à tes poumons. Plus rien. Plus d'air. Et la vie qui semble inexorablement s'envoler de ton corps. Je vais la... Tu n'as pas besoin qu'il termine sa phrase pour savoir où il veut en venir. Et, en cet instant précis, tu rêves de la même chose que lui. Éventrer cette garce. La vider de chacun de ses organes. L'idée te semble tellement réelle. En quelque sorte, elle l'est. Les flashs envoyés par Adonis semblent presque trop vrais. Même les plus infimes détails y sont.
Le pouvoir ne dure que quelques secondes, peut-être une minute tout au plus. Et pourtant, tu as l'impression d'avoir traversé cette phase durant des heures. Tu t'es senti partir à plusieurs reprises, alors que tu continuais de t'étouffer sans aucune raison apparente. Tu sais qu'Adonis a tenté de prendre possession de ton corps. Mais tu ne l'as jamais laissé faire. Pour sauver la demoiselle ? Non. Ta propre peur t'empêchait de te laisser aller au jeu de la possession. Non, tu ne veux pas mourir. Et oui, tu es prêt à assumer ce défaut qui te paraît unique. Tu ne veux pas mourir, pas maintenant. Pas dans les Abysses. Dès qu'on peut respirer et voir, je me charge d'elle. Elle va souffrir, mourir, souffrir! Les mots d'Adonis t'effleurent à peine. Qu'il fasse ce qu'il veut, tant que tu survis à cette torture. Les genoux à terre, une main enroulant ta gorge, l'autre posée sur le sol, tu tentes vainement d'inspirer. Peine perdue. Il n'y a plus un centimètre carré d'oxygène ici. Et tu ne te sens pas la force de t'éloigner d'elle. De toute façon, tu ne saurais même pas si tu te rapproches ou t'éloignes de la damnée. Privé de lumière, privé d'oxygène, tu ne sais plus quoi faire. Et tu te détestes de ne pas avoir su écouter Adonis plus tôt, lorsque tu as eu la possibilité d'éliminer également la blondasse. Rien de tout cela ne serait arrivé sans elle. Stupide damnée. Perfide damnée.

Tu parviens finalement à respirer de nouveau, après une attente qui t'a paru interminable. Tu sens tes poumons se gonfler à nouveau. Tu sens tes idées redevenir claires. Tu sens tes muscles se raffermir. Et tu sens toute la colère qu'Adonis véhicule en toi. Oh il n'y a pas que la sienne là-dedans. La tienne est tout aussi grande, si ce n'est plus. Adonis n'aurait pas été tué par ce pouvoir. Il aurait pu fuir, trouver un autre hôte. Mais toi... Tu as beau vivre plus longtemps que les mortels, être plus fort et plus résistant qu'eux, tu n'es toujours pas capable de vivre sans oxygène. Tu en as autant besoin que les gens normaux. Et ce manque a failli te tuer. Tout ce qu'il aura réussi à faire est de provoquer la colère d'Adonis. Et déclencher le mécanisme de sa folie latente. Il cogne contre sa cage, tente d'en sortir par la force. Pour la première fois depuis de nombreuses années, il tente de te surpasser, de te noyer dans un océan de haine et de meurtre. Il veut la tuer. Mais pas comme toi tu le veux. Lui veut réellement la tuer, la faire souffrir. Il te montre suffisamment les mises à mort qu'il s'imagine pour que tu comprennes qu'il serait mauvais de rester auprès d'elle. Pas uniquement parce qu'elle agit comme une lâche et une traîtresse. Mais également parce que tu crains de ne pouvoir bloquer encore une fois Adonis si elle venait à recommencer avec ça. Mais plutôt que de t'attaquer une nouvelle fois, elle t'attrape la main. Que tu tentes de virer de ton bras, en vain. Le manque d'air t'a fragilisé, et tu ne vois toujours rien. Dire que tu es dans la merde serait un doux euphémisme. Tu es bien plus profondément accroché à l'échelle de la poisse pour être simplement dans la merde. Et tu restes persuadé que ça ne pourra qu'aller de mal en pis. Sans vision, sans idée de l'endroit où tu te trouves ou où tu vas, tu ne peux que te contenter de la suivre, sans un mot. Profitant simplement de l'air qui s'engouffre à nouveau dans tes poumons touchés par le pouvoir de la damnée. « J'espère que mon petit tour t'a plu. » Tu ris une nouvelle fois, t'arrachant cette fois une douleur au niveau de la gorge. Elle reste irritée, et le simple fait de respirer te cause des douleurs. Pourtant, tu tentes encore de rester droit face à la douleur. De l'oublier. Sans succès, malheureusement. Tu restes alors silencieux, attendant avec une impatience non-dissimulée le retour de ta vue. « T'as fini de jouer ? Tu peux me rendre mes yeux ? Et mourir! » Tu ne répètes pas les mots du démon. Parce que tu ne veux tout simplement vivre une nouvelle fois cette expérience dérangeante qu'est le manque d'oxygène. Et, surtout, tu ne veux pas mourir des mains d'une damnée. Tu ignores de quoi sont réellement capables ces créatures impies, maléfiques. Mais rien de bon ne sort d'eux.

Un bruit te sort de tes pensées. Tu entends le contact entre le pied de la demoiselle et un objet que tu reconnais comme étant une pierre. Ou autre chose. Tu t'en fous. Tout ce que tu peux faire est de mettre sur le côté, contre un mur. En attente d'un mot ou quelque chose d'autre de la part de la blondasse, tu ne peux qu'attendre que je finisse. Puis des bruits. Des cris ? Tu ne le sais pas trop. Mais tu comprends vite que des dizaines, si ce n'est plus, de soldats s'approchent de toi à grandes enjambées. Tu n'as pas le temps de réfléchir, et tu te dois déjà laisser ta place à Adonis. Pour qu'il puisse exercer sa vengeance et dispenser la mort partout sur son passage. Quitte à sacrifier Jolynn au passage. Il se fout d'elle de toute façon. On voit ! Ou pas. L'éclaircie a duré une ou deux secondes, pas plus. Et voilà Adonis qui redevient fou. Fou de terreur. Fou de colère. Il oublie totalement les statues, pour ne se concentrer que sur la damnée. Elle est devenue sa cible prioritaire. Sa seule cible, même. Finalement, la lumière revient. Enfin. Et elle ne repart pas.

« Derien. » Derien ? Elle se fout de ta gueule ? Les statues semblent être parties. Mais tu ne t'intéresses plus à elles. Tu sens venir le pire. Tu le sens tambouriner contre ton esprit. Tu sens le mur qui vous sépare se désagréger, centimètre par centimètre. Il ne veut plus être spectateur. Il veut agir, maintenant. Il veut lui faire mal. Il veut la voir souffrir. Il ne veut plus de cette limite que vous vous êtes fixés. « Tu ne sais pas  dans quelle merde tu t'es mise... » Tu n'en peux plus. De ce combat perdu d'avance. Celui que tu as déjà perdu par le passé. Et que tu perds une nouvelle fois aujourd'hui. Tu ne peux qu'assister au baisser de rideau. Tu ne peux que lever la tête, pour voir le démon fièrement installer à la place qui est tienne. Il prend le contrôle, pour le pire.

Sa main agrippe rapidement la gorge de la jeune femme. Avant de la soulever de plusieurs centimètres au dessus du sol. Tu sens la force de ta propre poigne, sans pouvoir changer quoi que ce soit. Devenu spectateur d'un démon devenu fou, tu ne peux que hurler inutilement lorsque tu sens le feu embraser ta main. Il veut la tuer. Il va la tuer. Elle tente de se libérer, sans succès. Elle n'a pas la force suffisante pour résister à la pression du démon. « Damnée... L'exemple de ton paternel ne t'a pas suffit ? Tant pis, rejoins le. » Même toi, tu perçois la différence dans l'intonation de la voix. Et tu sais qu'elle l'entendra aussi. Le voilà qui vient de dévoiler votre nature, votre cohabitation. Elle sait que tu es un berserker. Et grâce à lui, elle sait que tu es l'assassin de son père. Tu tentes de lutter, inutilement. Tu tentes de reprendre ta place, vainement. Le seul espoir de la voir survivre reste son pouvoir, qui coupe tout l'oxygène autour d'elle. Éteignant le feu, et forçant Adonis à lâcher prise. Tu sens la pression se relâcher, et tu la vois tomber au sol, assise contre le mur. « Petite... » Il n'a pas le temps de terminer sa phrase. Vous sentez la présence de quelque chose, non loin de vous. Un homme. L'un des samurais. Qui pourtant semble différent. Il n'est pas en argile. Mais en chair putréfiée. « On n'en a pas fini, gamine. » Tu sens ton propre poing s'écraser contre la joue de la damnée. Adonis... Démon millénaire, il n'en reste pas moins un enfant dont les priorités sont toujours la vengeance et le combat. Si elle n'est plus qu'un jouet entre ses mains, le mort pas-si-mort semble être un challenge plus intéressant. Très intéressant, même. Puisqu'un masque apparaît sur ton visage -ou celui du démon?- tandis que ton corps semble se dissoudre, ne laissant plus qu'apparaître une épaisse armure aussi noire que les ténèbres. Devenant la plus pure définition du Berserker.

GleekOut!


Dernière édition par Adrian DeWitt le 03.11.15 2:50, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t174-adw-keep-calm-and-storm-th



Messages : 462
Origine du personnage : Damnée Tempestaire
Alignement : Loyal Mauvais
Emploi : Monitrice en parachutisme



Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Absorption d'oxygène ; retire l'oxygène mètre cube par mètre cube, mais étant le point de départ, elle s'inclue dans la partie non oxygénée. ϟ Lumière Obscure ; ça va être tout noir, mais pas pour elle.
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The unfaithful

Message12.10.15 2:38



Terracotta Army

« Tu ne sais pas  dans quelle merde tu t'es mise... » Quoi ? Il n'a quand même pas mal pris ton petit tour ? Il n'en n'est pas mort, et tu as réussi à l'emmener loin des statues. Voilà ce qu'il se passe quand tu essayes d'aider les gens. Il ne faut pas s'étonner si les damnés ont une logique inversée avec ça. Quelle ingratitude. « Ça t'écorche la bouche de dire merci ? Je nous ai quand même débarrasser de ces trucs. » Indirectement, ou pas vraiment. Mais le résultat est là, ces soldats d'argile ne sont plus avec vous.
Tu n'aimes pas étouffer. Pas quand tu sais que ton pouvoir n'y est pour rien. Parce qu'avec ça, tu sais qu'il y a une fin. Ton instinct de survie le contrôle. Mais là, lorsque ses doigts se referment autour de ta gorge, l'étranglement pourrait se terminer avec ta mort. Et pas avant. C'est cette habitude, de cette sensation de poumons vides, qui ne te fait pas paniquer de suite. Ton inconscience aussi peut-être. Ce sentiment d'être invincible, malgré ton âge, malgré tes nombreuses faiblesses. « Damnée... L'exemple de ton paternel ne t'a pas suffit ? Tant pis, rejoins le. »  La colère vient se mêler à la peur, parce que tu comprends très vite à qui tu as à faire, déclenchant ton pouvoir involontairement au passage. Il ne manquait plus que ça, un étouffement plus que totale. Mais ça au moins le mérite d'éteindre les flammes de ses mains. Et de ta peau. Tu retombes sur le sol, la peau du coup cramé. Mais au moins tu es en vie, n'est ce pas. Tu rampes jusqu'à pouvoir t'aider du mur pour t'asseoir. Tu récupères et ensuite tu files. C'est le plan, non ? Non, pas vraiment. Tu as  enfin le meurtrier de ton père sous les yeux. Hors de question de le laisser s'échapper. Un berserker en plus, un foutu hôte à démon. Tu t'en doutais, ta mère aussi. « Même pas capable de faire ça soit même hein ? Obligé de se servir du corps d'un autre, tu parles d'un courage. » Provoquer n'est pas la chose à faire. Mais tu t'en fous. Parce que même là, vulnérable, la main sur ta gorge calcinée, obligée de se servir d'un mur pour te tenir droite, tu ne peux pas laisser de côté ta vengeance. Parce que là, dans un autre monde que le tien, il n'y a qu'une tempête qui éclos dans ton ventre, dans ton cœur. Elle n'est pas prête à s’essouffler, juste à prendre un peu plus d'ampleur. Un peu plus de force. Et tant pis si elle t'emporte aussi à son passage. « Petite... » Tu ne remarques même pas la présence d'un nouvel arrivant. Non, tes prunelles n'en n'ont que pour cette cage à démon, cet assassin, ou ces assassins plutôt. « On n'en a pas fini, gamine. »  Et alors que essayes de te remettre sur pieds, son poing qui s'écrase contre ta joue te fait regagner le sol presque instantanément, le ventre contre le béton. Tes mains t'aident à te redresser légèrement, et quand tu relèves tes prunelles vers l'inconnu, tu assistes à sa transformation. « Évidemment. » Sauf que quand son petit spectacle est terminé, il s'envole. Tu ne comprends pas tout de suite. Tu réalises enfin que vous n'êtes plus seul. Un nouvel ennemi, en décomposition celui là, se joint à votre petite fête. Tu ne fais pas attention où le berserker a atterri. Non, tes opales sont occupées à observer celui qui vient de prendre sa place face à toi. La paume sur l'épée rangée à sa taille, l'autre main ouverte en l'air. Super, il a des pouvoirs lui aussi. La tête tournée vers toi, vous vous lancez presque dans une bataille de regards. Mais il doit sentir ton affaiblissement, il doit sentir que tu n'es pas sa menace principale. Pas encore, pas tout de suite. C'est ce que tu en conclus. Puisqu'il ne t'attaque pas, malgré sa posture offensive. Il finit par s'éloigner de toi, sûrement pour s'occuper de l'inconnu en premier. Tu voudrais en profiter pour t'enfuir, pour laisser entre de bonnes mains le meurtrier de ton père. Mais une force inexplicable te retient contre le sol, tes muscles refusent de t'obéir. Ce foutu samouraï zombi t'a immobilisé. Tu sais alors que tu vas y passer bientôt. A moins d'un miracle, ce machin aura ta peau. Et facilement en plus.  Il ne te reste que les ténèbres pour gagner du temps, ou au mieux te libérer de l'emprise du ninja. Mais à cause des coups que tu as reçu, la douleur t'empêche de te concentrer suffisamment. Tu refuses d'être condamnée là, à attendre patiemment l'heure de ta mort. Alors tu t’efforces de te calmer, de faire abstraction de ta peau qui semble brûler encore. Et tant pis si l'obscurité peut avantager l'autre taré aussi, c'est toi que tu essayes d'aider. Et tu crois y parvenir, à répandre la nuit autour de toi. Tu sens tes membres t'obéir à nouveau. Tu ignores si c'est toi ou le berserker qui a réussit à déconcentrer le zombi, mais tu ne veux pas t'attarder pour le découvrir. Tu laisses les ténèbres en place, pour te protéger, histoire d'aveugler de potentiels ennemis. Tes paumes viennent s'appuyer contre le mur, le sol, n'importe quoi pour te remettre debout. Tu y parviens avec peine, ça s'annonce bien pour la suite de ta fuite. Tu es déjà contrainte à faire une pause, le dos contre le mur comme soutien. Ce n'est que maintenant que tu te permets un coup d’œil à ce qui t'entoure. Tu aperçois le samouraï agiter ses mains. Et pour la première fois de ta vie, tu sens qu'on lutte contre ton pouvoir. Tu le sens s'affaiblir, alors que tu résistes pour le maintenir. Oh le con, il peut se rendre la vue tout seul ? Il écrase ton seul moyen de défense. Il souffle si facilement l'obscurité que ça te déconcerte. Mais bien, maintenant c'est après toi qu'il en a. Tu vois son visage à moitié décomposer se tourner dans ta direction. Bravo, Jolynn. Tu te jettes presque avec désespoir sur la torche que tu as laissé tomber juste avant, que tu utilises comme barrière entre lui et ce monstre. Voilà à quoi tu en es réduite, à t'accrocher presque naïvement à un pauvre bâton enflammé.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t165-je-my-blood-is-a-flood-of-



Messages : 539
Origine du personnage : nocturne.
Alignement : loyal mauvais.
Emploi : chasseur de fantômes.



Your Soul
♠ Pouvoirs: Téléportation • lvl 1 → deux en un
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The nightwatcher

Message27.10.15 3:07

     

adrian dewitt ⌥ jolynn edwards

Terracotta Army

L'obscurité envahit une nouvelle fois les lieux. Saloperie de Damnée. Immobilisé par la surprise, tu n'oses faire le moindre geste. Tu n'oses feinter le moindre mouvement. Incapable de connaître l'étendue des pouvoirs de ton ennemi, tu attends que quelque chose arrive. N'importe quoi, tant qu'il ne s'agit pas de ta propre mort. Tu ne sais même si tu es le seul handicapé par cette obscurité nouvelle, totale, ou si le zombie est lui aussi touché par le pouvoir de la Damnée. Tu tentes de te fier à ton ouïe, mais rien de spécial ne se fait entendre. A cet instant précis, un frisson te parcoure l'échine. Si tu n'es même pas capable de voir, comment peux-tu seulement combattre ? Ou simplement survivre ? Peut-être que cet endroit sera le dernier que tu verra. Peut-être deviendra-t-il ton tombeau. Non. Ce n'est pas possible. Les Abysses ne tuent pas réellement... N'est-ce-pas ? Tu ne veux pas t'imaginer mourir dans cet endroit poisseux, rempli de statues vivantes, tué par une saloperie de zombie à moitié décomposé. Et pourtant... ses pouvoirs ne semblent pas connaître de limite. Il a immobilisé la damnée si facilement, sans même sourciller. Et pourrait très bien te faire subir la même chose s'il le pouvait. Paralysé, tu deviendrais une cible tellement facile à abattre. Peut-être même trop. Et cette simple idée te déplaît grandement. Tu dois trouver un moyen de réallumer la lumière, même s'il faut pour cela cogner la damnée à mort. La tuer ne serait pas problématique, hein ? Un simple coup derrière la nuque, et elle ne sentira rien. Elle ne se verra même pas mourir. Et tu retrouverais ta vision et ta capacité à te battre. Jusqu'à la mort de ton ennemi... ou la tienne.

Et finalement, elle revient. Mais le soulagement s'efface vite au profit d'une profonde inquiétude. Tu as déjà subi ce pouvoir il y a quelques minutes à peine, et le changement ne se fait pas aussi lentement. Pas quand c'est elle qui y met un terme. Alors... cela veut-il dire qu'elle n'est pas la source de réapparition de la lumière ? Manquait plus que ça, que cette chose soit capable d’annihiler vos pouvoirs. Tu ignores s'il peut également te redonner forme humaine, te faisant alors perdre ta force surhumaine et tes capacités de berserker. Peut-il même éteindre le feu ? Tu ne tiens pas vraiment à le savoir. Sans pouvoirs, tu n'as aucune chance face ce monstre de foire. Et si tu ne peux pas le vaincre... alors tu devra mourir, comme tous ceux qui ont du tomber sur lui avant toi. Les abysses peuvent vraiment être traîtres.
Quand la lumière revient totalement, tu es surpris de voir la créature dos à toi, prête à s'avancer en direction de la damnée. T'oubliant totalement, il ne s'intéresse plus qu'à celle qui est parvenue à le rendre momentanément aveugle. Sans pour autant parvenir à maintenir son pouvoir plus de quelques minutes. Tu pourrais rester là, à regarder tranquillement la pauvre fille se faire tailler en charpie par le grand méchant. Tu pourrais assister à sa mort, sans doute sanglante, en te délectant de chaque minute de cette scène. Elle est bien ton ennemie, elle aussi, toute damnée qu'elle est. Pourtant, tu interviens. Sans même savoir pourquoi, sans même savoir ce qu'Adonis a derrière la tête, tu interviens pour éviter à la fillette une mort douloureuse, très douloureuse. Sans même réfléchir une seule seconde à la question, tu t'approches du zombie. Sans qu'il te remarque, tu te places à portée de lui. Et tu utilises tes tentacules pour l'immobiliser. « Buvons son sang ! » L'idée de répugne. Adonis te répugne. Pourtant, il est actuellement seul maître à bord, et rien de ce que tu pourrais dire ne changerait cet état des faits. Il a réussi à prendre le contrôle, et ne compte pas le lâcher aussi facilement. Tu ne peux plus qu'assister à la chose, installé dans une chaise vraiment inconfortable.

Quel dommage que ton corps soit aussi vaporeux. Personne ne peut témoigner du sourire sadique qui se dessine sur tes lèvres. Pas plus qu'ils ne peuvent voir le pétillement dans tes yeux, signe d'une folie se réveillant d'un long, très long sommeil. Tu en as des années de cruauté à rattraper,. Et tu en as aujourd'hui la possibilité. Tu ne souhaites pas la gâcher inutilement sur du menu fretin. Mais cette bestiole-là semble bien loin de l'idée que tu te fais du sbire de base. Beaucoup plus évolué, beaucoup plus puissant, il semble lui aussi posséder de nombreuses capacités. Dont celles de briser l'obscurité et d'immobiliser. Un r aire s'extirpe de ta bouche démoniaque, sans même que ta partie humaine ne comprenne pourquoi. Une créature pouvant immobiliser se retrouve coincée entre tes mains. Quelle ironie du sort. Il est désormais prêt à être cueilli. Et tu ne veux laisser cet honneur a personne d'autre. Et spciécialement à d'autres démons. Non,  cette saloperie doit mourir de tes mains, et uniquement de tes mains.  Pas celles de la damnée, pas celle des soldats d'argile -même s'ils semble travailler pour le zombie- ni personne d'autre. Le seul capable de réellement venir à bout de cette situation, c'est bien toi. Même si tu ne sais pas encore comment t'y prendre. Tant pis, tout ça se fera à l'improviste. D'un pas lent mais assuré, tu continues de te rapprocher du zombie, et surtout pas de face. Du moins c'est ce que racontent les livres. Quant à savoir si toute cela est vrai... Tu le découvrira sans doute bien assez tôt.
Sans un geste brusque, tu parviens à limiter la distance te séparant du mort, le bras tendu dans sa diection. Non, tu ne souhaites pas le câliner, tu n'es pas fou à ce point. Mais l'épée encore présente dans le fourneau du monstres-zombie t'intéresse ?. Tu en as besoin. Et tu sais qu'avec ça, tu serais quasiment sûr de gagner contre la chose. Ce que tu parviens à faire, lorsque la lame traverse le corps moisi du zombie. L'odeur te paraît infecte, presque insoutenable. Tu tentes alors de déplacer la lame, pour toucher un organe vital.  Sans succès, cependant. Le voilà qui se retourne vers toi, le reste de l'épée encore enfoncé dans sa poitrine. Tu ne l'as pas loupé, et n'importe qui aurait été tué sur le coup . Mais les faits sont là ; il est bien vivant, et ne semble pas spécialement réagir alors qu'une épée est fichée en lui. En lui ! Et dès l'instant où il se retrouve presque face à toi, après avoir laissé la lame le transpercer de part en part, le voilà qui s'intéresse à présent à toi. Délaissant par la même la damnée qui n'a rien fait de plus que de brandir une torche face à un ennemi mortel. Tu es décidément bien seul dans ce combat inégal, dans lequel tu n'as aucune idée de la façon dont tu pourrais gagner. Si même le transpercer ne suffit pas à ne serait-ce que le faire broncher, comment peut-il être tué ? Tu n'as vraiment aucune chance...

« Étouf... » Tu n'as pas le temps de terminer ta phrase. La main puante du zombie vient de s'accrocher autour de ton cou, et même ta force surhumaine ne parvient pas à te dégager de là. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé, mais tu abandonnes après plusieurs coups de poing suffisamment forts pour tordre la nuque à n'importe qui. Lui n'a que peu réagi face à ça, et tu te rends compte après coup qu'une partie du peu de chair qui lui reste est restée collée contre ton poing. Dégueu... Même tes pensées se brisent face à l'assaut du samurai. Son poing vient d’atterrir contre le masque censé recouvrir ton visage. Qui se brise en des dizaines de fragments. Tu entends à peine le bruit des morceaux chutant contre le sol de pierre. Ton cerveau s'embrouille, la surprise est totale. Et ton amure disparaît. Tout comme Adonis, qui te laisse de nouveau le champ libre pour assister à ta propre mort. Non, décidément, rien ne peut vaincre cette chose immonde. La peur te prend aussitôt aux tripes. Si même un démon millénaire est incapable de lutter, que peux-tu faire de plus ? Rien. Tu te laisses aller. Inutile de lutter aussi vainement. Il ne te reste plus qu'à attendre ton heure. Elle est proche, de toute façon. Très proche. Plus qu'une dernière douleur à passer. Celle de la lame pénétrant au centre de ton torse, à quelques centimètres seulement de ton cœur. Tes yeux s'écarquillent sous l'effet de la surprise, et un râle quitte bien involontairement tes lèvres.

Et te voilà à terre, incapable de te maintenir debout. La douleur est atroce, et t'empêche littéralement de bouger. Tu baisses le regard sur le manche du sabre, figé en toi. Elle est rentrée si facilement, presque comme dans du beurre. Ou plus facilement encore ? Quelle idée de t'attaquer à une bestiole comme ça... Tu aurais du fuir, profiter qu'il soit concentré sur la gamine pour mettre le plus de distance possible entre toi et lui. Mais Adonis est là... Il avait faim de combat, faim de sang. Et maintenant ? Lui comme toi ne pouvez rien faire. Il a échoué. Et tu en subis maintenant les conséquences. Trop faible, encore une fois. Comme lors de ton affrontement face à Adonis. A la différence près que là, il n'est pas question d'être possédé. Il veut simplement te tuer. Et puis ? Sans doute finiras-tu comme ces statues. Forcé de vivre pour l'éternité sous les ordres d'un samurai zombie tout droit sorti d'une mauvaise série télé. Non. Impossible. Jadis Nocturne redouté, aujourd'hui Berserker aussi dangereux qu'imprévisible, tu ne peux pas te permettre de mourir aussi facilement. Tu ne peux pas mourir sans l'emporter avec toi. Tant pis pour le reste, tant pis pour tout. Tu ne veux pas mourir en lâche, en faible. Qu'importe si dans le lot tu dois emporter cet endroit dans les ténèbres. Qu'importe si la damnée doit aussi y passer. Sans elle, tu ne serais sans doute pas là où tu es actuellement.

Difficilement, tu retires la lame, laissant jaillir un jet de sang qui ne semble pas vouloir s'arrêter. Dommage, mais tu as déjà prévu de ne pas y survivre, de toute façon. Le zombie t'a laissé tomber, pour retourner vers la femelle. Et après quelques titubements, tu parviens à reprendre l'équilibre, et même à courir. Jusqu'à frapper la créature au niveau de la nuque avec le sabre. Le décapitant à moitié. Mais tu faiblis, et tu ne parviens pas à tailler plus dans la chair et les os. Au moins as-tu réussi à attirer une nouvelle fois son attention. Alors que tu ne sais pas quoi faire de la suite. Inconsciemment, et sans doute pour éviter de perdre une arme aussi précieuse, tu jettes le sabre en direction de la damnée. Dans l'espoir qu'elle sache s'en servir. Ou au moins qu'elle essaye. En attendant, tu ne peux plus faire grand chose, si ce n'est gagner du temps. En utilisant une nouvelle fois tes capacités de Berserker pour l'immobiliser. Ne serait-ce que quelques minutes, le temps qu'elle finisse de lui couper la tête...

GleekOut!


Dernière édition par Adrian DeWitt le 03.11.15 2:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t174-adw-keep-calm-and-storm-th



Messages : 462
Origine du personnage : Damnée Tempestaire
Alignement : Loyal Mauvais
Emploi : Monitrice en parachutisme



Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Absorption d'oxygène ; retire l'oxygène mètre cube par mètre cube, mais étant le point de départ, elle s'inclue dans la partie non oxygénée. ϟ Lumière Obscure ; ça va être tout noir, mais pas pour elle.
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The unfaithful

Message27.10.15 23:54



Terracotta Army

Tu agites le bâton de feu devant toi, seul moyen de défense qu'il te reste contre ce monstre trop puissant. Maigre consolation. Barrière inutile. Mais tu ne peux pas te résigner à prendre la fuite. Ou a baisser les bras. Tu ne peux pas faire ça. Il faut que tu luttes, jusqu'au bout. Peut-être n'es-tu pas assez abîmée pour voir la faucheuse planer au dessus de toi. Peut-être es-tu trop inconsciente pour réaliser que tu peux crever un jour. Ou trop têtue et fière pour te croire invincible. Quoi qu'il en soit, tu restes là, debout, encore prête à en découdre. Prête à vivre. Mais tu n'es pas la seule dans cet état d'esprit. L'inconnu ne semble pas vouloir abandonner lui aussi. Seulement, il est encore plus con que toi. Il fonce dans le tas. Tu as l'intelligence de ne pas montrer au soldat les intentions du berserker. De toute façon, c'est dans ton intérêt. Il n'a qu'à accaparer son attention, ça t'évitera de souffrir de suite. C'est déjà bien qu'il ne te laisse pas à ton sort. Bien que tu te doutes que sauver ta vie n'est certainement pas l'une de ses priorités. Alors tu attends l'impact, et il ne tarde pas. Tu vois la lame de l'épée traverser le corps pourri de votre adversaire. Tu retiens un hoquet de surprise lorsque tu constates que ça n'a aucun effet. Tu ne bouges pas d'un centimètre lorsque le zombi s'en prend à lui. Qu'est ce que tu peux bien faire de toute façon ? Courir vers lui pour s'accrocher à son dos afin de le distraire ? Non, tu sais bien que c'est une mauvaise idée. Alors tu restes plantée là, agrippée à la torche pendant qu'il s'amuse à étouffer l'étranger. Tu finis quand même par reculer lorsque son masque se brise. Ce n'est pas bon signe ça. L'épée qui s'enfonce dans son corps non plus. C'est le dernier moment pour t'enfuir. Pour t'éloigner de cette bestiole invincible, si tu ne veux pas y passer aussi. Mais non, tu n'arrives pas à changer ta nature en un claquement de doigt. Tu n'es pas assez désespérée pour ça. Tellement inconsciente oui. Il aurait dû te casser un peu plus, peut-être que tu aurais enfin réagis de façon humaine. Ton instinct de survie n'as pas été assez titillé. Il réagit à peine lorsque le soldat se retourne à nouveau vers toi. Juste assez pour te faire brandir ta seule arme à disposition. Et suffisamment pour ne pas le quitter des yeux, et faire abstraction du reste. Tu ne fais pas attention au berserker qui gît sur le sol ou non. Il n'y a plus que lui, toi et ta mort très probable.

Tu reviens sur terre lorsque sa tête se met à pencher étrangement sur le côté. C'est la lame qui atterri à tes pieds qui te fait comprendre la situation. Mais tu ne prends pas le temps d'analyser un peu plus. Tu lâches la torche pour t'emparer de la nouvelle arme. Et tu finis le travail, sans te soucier si tu sais comment te servir de ce truc. Tu vises, mais surtout tu te précipites.  La lame s'enfonce dans le reste de chair encore intacte. La tête se détache du reste du corps pour venir rouler près de toi. Pas mal pour un premier essai. Tu donnes un coup de pied dedans pour l'envoyer valser au loin, là où les flammes de la torche n'éclairent pas. Tu reprends le bâton, sans lâcher ta nouvelle arme, et tu le jettes sur le reste du corps. Joli feu de joie, l'odeur te faisant presque vomir tes tripes sur le sol. Tu ne prends pas le temps d'apprécier le spectacle. Non, tu ne perds pas le nord. Ce truc n'était pas le seul à te vouloir morte. Tu te rues sur lui, la main sur son torse, là où le sang coule, là où la chair s'est déchirée. Tes doigts s'enfoncent dans la blessure, tant pis si c'est dégueu. Tu appuies, tu imposes tes phalanges, tu t'acharnes à raviver la douleur. Si tu pouvais tenir son cœur dans la paume pour l'écraser un peu, tu le ferai. Avec grand plaisir même. « Le démon qui se cache là dedans va devoir bientôt trouver un autre corps. Parce que je promets de te retrouver sur notre plan et de te tuer. Pour mon père, et aussi par principe. » Parce qu'il reste ton ennemi. Un berserker contre une damnée dans cette guerre de sang. Même si ce qu'il a osé faire rend la chose un peu plus personnel. Mais là, même blessé, il t'a donné la preuve que tu as encore besoin de lui pour survivre dans ce monde de fous. Alors, tu lui épargnes sa vie, puisqu'il le faut pour préserver la tienne. Même s'il est à ta merci, même si avec sa blessure tu pourrais le tuer facilement. Toi d'abord, tu verras pour la rancune plus tard. Tu relâches enfin la pression sur son torse, puis t'essuies le sang sur tes doigts sur sa veste. « Tu as intérêt à guérir rapidement. » Tu ne veux pas te retrouver avec un handicapé face aux soldats d'argile ou un autre monstre comme celui qui brûle à côté de vous. Ou devoir le soutenir pour avancer. Et puis quoi encore ?

Des torches fixées très haut sur les murs s'allument comme par magie. Tu doutes que ce soit la torche humaine qui réussi à faire ça. Tu ne sais pas si tu dois interpréter ça comme un bon ou mauvais signe. Mais au moins ça a le mérite d'offrir à tes opales l'étendu du décor. Vous êtes dans un immense hangar en béton, ou quelque chose dans ce genre. C'est désert, et c'est tout ce qu'il y a de notable dans les environ. Ah non ! Là haut ! « Regarde, c'est peut-être une sortie. » Tu pointes une grande ouverture à quelques mètres du sol, au fond d'une rangée. Il va juste falloir trouver un moyen d'y accéder. Même si tu grimpes sur ses épaules il te manquera bien trois mètres pour atteindre cette issue. Tu vas devoir apprendre en quelques minutes l'escalade si tu veux revoir la lumière du jour.





Hysteria

It's bugging me, grating me. And twisting me around. Yeah I'm endlessly caving in. And turning inside out 'cause I want it now. And I'm breaking out. I'm breaking out. Last chance to lose control . It's holding me, morphing me. And forcing me to strive. To be endlessly cold within. And dreaming I'm alive.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t165-je-my-blood-is-a-flood-of-



Messages : 539
Origine du personnage : nocturne.
Alignement : loyal mauvais.
Emploi : chasseur de fantômes.



Your Soul
♠ Pouvoirs: Téléportation • lvl 1 → deux en un
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The nightwatcher

Message03.11.15 2:43

     

adrian dewitt ⌥ jolynn edwards

Terracotta Army

Crétin. Pour une fois, tu ne peux qu'être d'accord avec lui. Tu ne sais pas ce qui a pu te passer par l'esprit pour en arriver à un point aussi critique. Te mettre en danger pour quelqu'un ? C'est déjà quelque chose d'exceptionnel. Pour une damnée ? C'est carrément unique, et sans doute que cela ne se reproduira plus jamais. Tu as beau te dire qu'Adonis a agit sur une pulsion aussi simple que bestiale, sous l'emprise d'une soif de sang que tu n'as jamais connu chez lui, tu ne peux pas en dire autant. A moitié blessé, à l'agonie, tu aurais pu rester là, ou tenter de fuir pendant qu'il s'occupait de la blondasse. Mais non. Il a fallu que tu joues les chevaliers servants en t'attaquant de nouveau à l'abomination. Et en échouant lamentablement. La lame n'a pas terminé le travail, et tu as eu bien du mal à ne pas recracher ce qu'il te reste dans l'estomac. Une odeur pestilentielle te secoue les narines, te brouille les neurones. Et tu n'as pas le temps de penser. La Chose se concentre déjà sur toi, prête à terminer le travail plus tôt que prévu. Tu sais que tu n'as aucune chance de résister face à un tel monstre. Même Adonis a échoué. Et tu n'as désormais plus les avantages que te procuraient ton statut de nocturne à l'époque. Le sang de démon ? Oublié. Tu en ris légèrement, d'un rire jaune qui ne saurait tromper personne. Les années de combat, la possession, le meurtre de damnés, et tout ça pour quoi ? Pour finir crevé comme une merde dans un tombeau poussiéreux, rempli de créatures démoniaques. Et sans même être devenu un auteur célèbre. Quelle vie de merde.

Pourtant, quelque part en toi subsiste encore une étincelle de vie. De celles qui te poussent à dépasser ce que tu pensais être tes limites. Elle te donne un nouveau souffle, elle recentre ton attention. Si tu n'as plus aucune chance face à lui, tu sais que la damnée peut arriver à quelque chose. Si elle réussit à le prendre par surprise, à l'attaquer dans le dos. A terminer le travail que tu as commencé. Mais tu doutes franchement de ses capacités sur ce point. Elle est frêle, et tu es sûr qu'elle ne sait pas manier ce sabre. Tant pis, elle reste ton unique chance de survie. Alors, sans même y réfléchir une seconde de plus, tu jettes l'arme tranchante en sa direction, priant pour qu'elle comprenne ton plan et joue le jeu. Le timing est serré, tu sais que tu ne tiendra pas des heures. Quelques secondes, peut-être une minute. Mais pas beaucoup plus. Si encore tu parviens à tenir aussi longtemps.
Tu fixes le zombie qui continue d'avancer dans ta direction. Il a perdu son arme, et pourtant, il te semble toujours aussi dangereux qu'avant. Voire même plus, depuis que tu l'as vu briser ton masque avec une facilité déconcertante. C'est la deuxième fois seulement que ça t'arrive, et tu ne t'y fais toujours pas. Mais tu possèdes d'autres atouts dans ta manche. Comme celui que tu viens de lancer sur la créature, immobilisant aussitôt ses mouvements. Fortement attache par les tentacules que tu viens de déployer. Mais l'effort est grand, trop pour toi. Tu commences déjà à fatiguer, alors que le zombie se débat pour échapper à ton emprise. Il y a parviendra, tu le sais. Si elle n'intervient pas, il finira par te briser. Il finira par gagner ce duel, le tout dernier. Et il finira par te tuer, comme il a du en tuer des dizaines d'autres avant toi. Mais au final, tu vois sa tête chuter au sol. Terrassé par une femme, quelle drôle de vision. Tu lâches aussi tôt la pression sur le reste du corps, qui s'effondre à son tour.

Le souffle court et irrégulier, tu finis à ton tour au sol, la main sur ta plaie encore saignante. L'ennemi est terrassé, et cela t'arrache un sourire. Mais tu vas finalement te vider de ton sang ici, visiblement. Tout ça pour rien. Tout ça pour quand même crever comme une loque dans un monde qui n'est pas le tien. Tu fermes finalement les yeux, oubliant l'espace d'un instant la présence de la damnée non loin de toi. Tu te fous totalement d'elle. Tu souhaites simplement un peu de repos et de tranquillité. Même s'il semble qu'elle ne soit pas d'accord avec toi. Tu entends ses pas en ta direction. Tu la vois s'accroupir à côté de toi lors d'un battement de paupière. Puis cette douleur. Atroce, sans limite. Tu ne te souviens pas avoir connu pareille douleur un jour. Et elle s'amplifie, à mesure que le doigt de la damnée s'enfonce dans ta chair. Tes lèvres s'écartent, mais aucun son ne sort de ta bouche. Le hurlement de douleur reste obstinément coincé dans ta gorge. Tu ne veux pas lui faire ce plaisir-là. Tu ne veux pas lui montrer la douleur que tu supportes actuellement. La douleur qui est, et de loin, beaucoup plus forte que lorsque tu prends feu.
Tu écoutes à peine ses mots. Mais tu entends distinctement les mots tuer, pour son père, par principe. En voilà une bonne petite soldat fidèle à son maître. Suivant chacun de ses ordres comme un bon toutou bien élevé. Tu sais pourtant ce que c'est. Toute ta vie de nocturne fut basée sur l'obéissance aveugle. Celle qui t'empêche de poser des questions, de remettre les choses en question. Mais aujourd'hui, tout ça fait partie de son passé.

« Salope... Dire que je t'ai sauvé la vie quand il a tué ton père... »
Commentaire inutile. Elle ne te croira pas. Personne ne peut le faire sans réellement connaître la nature des berserker. Elle est incapable de comprendre ce que tu veux réellement dire. Que tu n'es pas l'instigateur de cette attaque. Mais simplement l'arme qu'Adonis tenait entre se mains pleines de sang. Doit-on dans ce cas punir l'arme ou celui qui a appuyé ? A ta connaissance, aucun flingue humain n'a été accusé d'homicide. Alors pourquoi devrais-tu payer pour l'autre idiot de1 démon. Aucune, et pourtant … pourtant tu souffres le martyr alors que ses doigrs se balladent dans ton torse, déchirant au passage quelques nerfs dont tu aurais pu avoir une bien meilleure utilisée. Mais heureusement, tout a une fin, et tu peux reprendre un certtain équilibre dans ton souffle dément. Tu sens ton rythme cardiaque ralentir pour revenir à la normale, alors que les doigts de la damnée s'extirpent de ton corps. « Je t'emmerde. » Guérir rapidement ? Quelle blague. La guérison venait de commencer lorsqu'elle a eu la magnifique idée d'enfoncer ses doigts dans la plaie encore ouverte. Elle veut tout simplement venger son père et l'honneur des siens. Pourtant, tout ce qu'elle a réussi  à faire c'est empirer votre état. et risquer de vous transformer en véritable pâtés pour ces créaturres monstueusement laides.
Tu restes silencieux le long du trajet, tenant toujours aussi fermement la plaie. Si l'action de la damnée a au moins eu un bon côté, c'est la cautérisation des vaisseaux touchés. Ou du moins, elle les a temporairement fermés. De sorte que maintenant, tu ne pisses plus le sang. Mais pour ta propre santé, tu sais que tu dois sortir de là le plus rapidement possible. Avant de recommencer à saigner, avant de devoir choisir entre te vider de ton sang ou sentir à nouveau sa main à l'intérieur de ton corps. Tu quittes finalement tes songes lorsque s'allument par dizaines des torches, dévoilant ainsi le décor dans lequel vous êtes perdus. Un hangar, énorme. Et en béton. C'est pas d'époque ça. Merci Sherlock. Cet endroit pue vraiment la bizarrerie. Et ça te donne de plus en plus envie d'en sortir. Au point où tu ne fais même pas attention à la damnée, trop occupé à chercher une sortie du regard. Une grande porte, de préférence. Mais il n'y a rien de tout ça, et tu dois finalement te résigner à suivre la direction pointée du doigt par la femme. Un trou au beau milieu d'un mur. Super, manquait plus que ça. Comme si tu pouvais te permettre de lâcher ta blessure maintenant. Surtout pour escalader jusqu'à un putain de trou au beau milieu d'un mur.

Écoute. J'ai une idée. On la tue, maintenant. Puis on se sert de son corps pour gagner de la hauteur. Idée à la con. Tu ne peux pas t'empêcher de laisser échapper un petit rire. Avant de te dire que, d'un point de vue extérieur, tu peux paraître étrange. Laisse moi la place. Il insiste, pousse de plus en plus. Prêt à rompre l'accord que vous aviez passés des années plus tôt. « Non. » Si. Idée stupide. Totalement irréaliste. Tu es blessé, elle est armée. Ce simple fait aurait du percuter le démon. Mais il ne veut plus rien entendre. Il veut du sang. Et il n'a pas pu avoir celui du monstre. Ta stupidité m'a empêché de la tuer avant. Voilà où ça nous a mené. Elle aurait pu te tuer. Nous tuer. Tellement pathétique. Faible. Indigne. Tu n'as pas le temps de répondre que te voilà installé à la place du spectateur. Regardant à travers des yeux qui ne sont plus les tiens désormais.

Tu sens ton corps se mouvoir, se rapprocher de la damnée qui s'est tournée vers toi. Sans doute intriguée par ton refus inattendu. Et tu ne peux rien faire lorsque ton poing vient se coller contre le visage de la damnée. Ta seule possibilité étant de tenter de calmer Adonis, alors qu'il est en train de te tuer. Mais rien n'y fait. Tes protestations restent vaines. Tandis que plusieurs coups s'écrasent sur son visage sans qu'elle n'ait le temps de réagir. Tu tentes de prendre le contrôle, en vain. Il ne veut plus de toi sur son chemin, et te le fait clairement comprendre. Il n'y a rien d'autre que de la colère dans son cœur, et il commence à déborder sur le tien. S'il ne lâche pas avant. La lame passe à quelques centimètres de ton visage, alors qu'elle semble enfin avoir comprit que tu n'es plus dans la partie. Tu te sens alors reculer de plusieurs pas, assez pour mettre une distance suffisante entre l'épée et toi. « Je crois savoir que tu veux me tuer. Viens donc, salope des diables. » Un sourire s'étire sur ton visage. Toi qui avait peur de mourir contre un zombie, voilà finalement que tu vas crever dans un hangar trop moderne pour un mausolée, tué par une damnée en étant totalement possédé par un démon. Quelle vie de merde.

GleekOut!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t174-adw-keep-calm-and-storm-th



Messages : 462
Origine du personnage : Damnée Tempestaire
Alignement : Loyal Mauvais
Emploi : Monitrice en parachutisme



Your Soul
♠ Pouvoirs: ϟ Absorption d'oxygène ; retire l'oxygène mètre cube par mètre cube, mais étant le point de départ, elle s'inclue dans la partie non oxygénée. ϟ Lumière Obscure ; ça va être tout noir, mais pas pour elle.
♠ Forces & Faiblesses:
avatar


The unfaithful

Message09.11.15 14:27



Terracotta Army

« Non. »  Evidemment qu'il faut qu'il te contredise. Un vrai gosse, c'est pas possible. « J'ai dit que c'était peut-être une sortie, viens pas me gonfler avec tes affirmations à la con.' » De toute façon vous n'avez rien à y perdre non ? Mieux vaut aller voir de quoi il s'agit. Ce sera toujours mieux que de rester planter ici au sol avec les soldats d'argile qui rôdent pas loin. Et quand tu te retournes vers lui pour appuyer tes propos avec un regard noir, tu reçois un coup dans la joue. Puis un autre. Il t'en faut plusieurs pour enfin réagir, agitant la lame de l'épée dans sa direction. Il recule enfin, abandonnant l'idée d'écraser ses poings contre ta mâchoire.. Tu ne peux définitivement pas faire confiance à ces machins là. Pas étonnant que ton espèce ne peut pas blairer celle de l'étranger. Tu fais l'effort d'épargner sa vie, et voilà ce que tu récoltes ? « Je crois savoir que tu veux me tuer. Viens donc, salope des diables. » C'est trop. Tu ne peux pas t'occuper de ce con incapable de tenir son démon tranquille. Tu absorbes une dernière fois la lumière aux alentours, le rendant aveugle pour la énième fois. Et tu profites de son impuissance pour dresser l'épée au dessus de ta tête, les deux mains bien agrippées au pommeau. Tu mets toute ta force lorsque tu baisses ton arme. Pour que la lame s'enfonce correctement dans le gras de son ventre. Et tu laisses l'épée plantée là, alors que tu te précipites vers la possible sortie. De l'escalade tu en as déjà fait, ce n'est pas tellement différent cette fois, suffit de bien s'accrocher et de faire attention où tu fous les pieds. L'adrénaline te fait gravir le mur assez rapidement. Les yeux rivés sur ton but, tu fais abstraction du reste. Les dernières secondes de l’ascension sont plus laborieuses. C'est essoufflée et avec maladresse que tu balances ton corps dans l'ouverture. Mais tu ne prends pas la peine de te reposer, tu es déjà debout, prête à te barrer de cet endroit. Tu t'avances dans ce nouveau couloir. Seulement, à quelques mètres, tu réalises qu'il s'agit d'un cul de sac. Évidemment. Il n'y a jamais rien qui va ici. « Putain ! » Tu rebrousses chemin, jusqu'au bord. Tu profites d'être plus élevée pour observer les alentours. Il n'y a pas l'air d'y avoir d'autres issus. Il n'y a rien, absolument rien. Juste des flambeaux, et l'inconnu plus bas avec la lame dans le bide. Attends, c'est quoi là ? Juste sur ta droite, pas loin du vide. C'est un levier. C'est peut-être lié à un mécanisme qui peut faire lever le mur plus loin qui te bouche la sortie ? A moins que ça déclenche des tirs de flèches empoisonnées. Comme dans les films et jeux vidéos. Ce n'est peut-être pas prudent de toucher à ce machin là. Tu restes bien une minute à te demander quelle option est la plus judicieuse quand du mouvement en bas te sort de ta léthargie. Les ninjas de pierre, le retour. Même s'ils ont plutôt l'air concentré sur le berserker à moitié crevé, avec les bonds qu'ils sont capables de faire, ils peuvent te rejoindre dans la seconde. Tu n'as qu'une seule solution. De toute façon, tu ne vas pas crécher là, si ? Ta paume se pose sur le manche froid du levier. Et tu l'actionnes, accroupie, pour éviter des tirs de flèches dans la tronche au cas où. Tu te retournes pour voir le mur du fond s'abaisser dans un boucan incroyable. Puis tu entends un grondement. Tu n'as pas le temps d'analyser plus. T'es projetée en arrière par le courant. Tu te prends une putain de vague dans la face. Et la seconde d'après, tu es complètement submergée par des trombes d'eaux. Premier réflexe de survie, tu nages vers le haut. Mais le temps et ton oxygène semble filer à une vitesse dingue alors que tu continues d'agiter les pieds et les bras pour te hisser toujours plus haut. ta tête trouve enfin la surface. De l'air. De l'air putain. De l'oxygène et un flash aveuglant. Il te brûle les rétines, le mausolée, l'eau, tout disparaît au profit de cette lumière blanche. Et tu te retrouves assise dans ton lit, comme réveillée après un cauchemar, haletante, à essayer de réapprendre à respirer correctement. Tu es de retour chez toi. Enfin ! Tu cherches à tâtons ton portable sur ta table de chevet. Pour envoyer un message à ta mère. Histoire de la prévenir que tu as retrouvé l'assassin de son mari. Puis tu t'étales sur ton matelas. Prête à finir ta nuit paisiblement. Comme si tout ça n'avait été qu'un mauvais rêve. Rien de plus. Bien que la trachée te brûle, malgré tes muscles endoloris, et ta fatigue qui n'a rien avoir avec un manque de sommeil. Tu te rétabliras vite, en espérant que tu ne sois pas balancée une nouvelle fois sur un autre plan que le tien.





Hysteria

It's bugging me, grating me. And twisting me around. Yeah I'm endlessly caving in. And turning inside out 'cause I want it now. And I'm breaking out. I'm breaking out. Last chance to lose control . It's holding me, morphing me. And forcing me to strive. To be endlessly cold within. And dreaming I'm alive.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://morsultima.actifforum.com/t165-je-my-blood-is-a-flood-of-






Contenu sponsorisé

Message

Revenir en haut Aller en bas
 

Terracotta Army

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» army builder(bien foutu en plus)
» Primer jaune army painter à vendre [vendu]
» Army Builder Légal
» achat Terracotta
» Mauritania: Un Autre Coup d’Etat…Qui Nous Ressemble
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MORS ULTIMA :: 
Can't get enough
 :: 
L'historique
 :: 
RP saison 1
-