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O brother let's go down || Elyos



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The demoniac soul

Message03.10.15 21:09

O brother let's go down
ft. Elyos K. Seldzar & Faust A. Seldzar.




Faust pouvait voir le regard fixe que le gamin boutonneux à la caisse posait sur lui depuis tout à l’heure. En fait, il était sûr que quand il sortait de son champ de vision, au gré de ses pérégrinations entre les rayons, le petit con matait ses écrans pour continuer à le suivre des yeux grâce aux caméras de surveillance. Dès qu’il avait mis les pieds dans cette supérette de station-essence, le Berserker avait capté la méfiance du môme. Alors qu’il n’avait rien fait, pour une fois. Mais peut-être le caissier avait-il un don qu’il ignorait posséder, les Humains étaient comme ça des fois. Ils sentaient des choses qu’ils ne pouvaient pas expliquer, dont ils ne se rendaient même pas compte, des fois, ou bien qu’ils refusaient inconsciemment de prendre en compte et qu’ils préféraient ignorer. Comme les chiens, quoi. Oui, ça leur convenait bien, comme définition. Quoiqu’il en soit, Faust était venu pour acheter deux bouteilles de rhum, pour remplumer son bar personnel, et il comptait même payer, se comporter en bon citoyen, la totale. Et comment était-il remercié pour sa bonne conduite ? Comme ça, en étant traité comme un criminel alors même qu’il était innocent. Enfin, innocent aujourd’hui… Hier, et avant-hier encore, c’était une autre histoire. C’était peut-être le karma, alors. En tout cas, ça ne l’encourageait pas à bien se tenir, c’était sûr. Il dépassa le rayons des chips en foudroyant le gamin du regard, qui fit semblant de se plonger dans un magazine. Il avait un bras passé sous le comptoir, comme s’il s’apprêtait à appuyer sur un bouton d’alarme façon braquage de banque. Ou à se saisir d’un fusil à canon scié. Dans un cas comme dans l’autre, Faust s’en foutait. Il comptait bien prendre son rhum, payer et se barrer.

Il s’arrêta devant la vitrine de l’alcool et ricana devant tous les panneaux avertissant les mineurs de passer leur chemin. Quel monde ils vivaient, tous… Il n’était pas un adepte du « c’était mieux avant » mais il fallait reconnaître qu’avant, les gens savaient s’amuser, plus que maintenant, en tout cas. Règle, loi, éthique, étiquette, bla, bla, bla… Il entendit la clochette de la porte-vitrée de la supérette tintinnabuler. C’était classique de ce genre d’endroit, même dans un quartier pourri et en pleine nuit, il y avait des gens pour venir s’acheter des clopes ou gratter une grille de bingo. Ou acheter de l’alcool, comme lui. Il haussa les épaules, ouvrit la vitrine et s’empara des deux bouteilles convoitées, lorgnant au passage sur les autres alcools. Mais non, mis à part ça, son bar était bien rempli. Il s’était fait dévaliser son rhum par la dernière pouffiasse qu’il avait fait monter chez lui. Au moins, il en avait eu pour son alcool. Il referma la vitrine, repartit en sens inverse, non sans jeter un regard inquiétant à l’une des caméra pour faire flipper un peu plus le boutonneux si c’était possible. Et c’est là qu’en repassant devant les chips, il songea qu’il avait bien envie de se prendre un paquet. Après tout, il y avait des choses qui n’existaient pas avant et qui étaient de vraies découvertes miraculeuses, comme, notamment, les chips. C’est pas comme s’il devait s’inquiéter de la taille de son cul, après tout, grâce à son super métabolisme. Il tendit la main, se saisit du paquet, en même temps qu’une autre main faisait de même.

Faust baissa les yeux. Un blondinet avait eu la même idée que lui. Le Berserker détourna aussitôt le regard vers le paquet de chips et pendant quelques secondes, il y eut un blanc. Il réfléchissait. Est-ce que c’était important, d’avoir ce paquet de chips-là ? Est-ce que ça valait son temps, ou plutôt une perte de temps ? Mais en même temps, c’était un défi, ça allait au-delà d’un simple paquet de chips. Ça devenait presque une question d’orgueil, de savoir qui allait gagner. Qui allait abandonner, baisser les yeux et la main, et qui allait sortir de cet affrontement victorieux. Et pourquoi pas même, un prétexte à la bagarre ? Tout était prétexte à ça pour lui, et l’idée réveilla illico Abaddon qui comatait sagement dans les tréfonds de son esprit, et qui sans même comprendre de quoi il s’agissait, s’excita aussitôt comme une adolescente à un concert de boysband. Faust reporta son regard sur le type. Et lâcha le paquet.

Les chips venaient de passer aux oubliettes rien qu’à voir la gueule du bonhomme. Faust détestait ça. Le mec le regardait d’une façon totalement incongrue, mais surtout, comme s’il le connaissait. Alors que lui ne le connaissait pas. Ou bien si ? Il y avait un truc chez lui qui lui était familier, mais il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Cela voulait dire que c’était évident, donc, quelque chose qui aurait dû lui sauter aux yeux, mais plus c’était gros et plus on passait à côté des choses. Sa tête te dit un truc ? Abaddon ne prit même pas la peine de lui répondre. Le Démon se foutait complètement de savoir qui était le blondinet. Il interprétait simplement son expression, et sa posture toute entière, comme une agression. Et à force, Faust commençait à se laisser gagner par la méfiance. Inutile d’imaginer la gueule du gamin à la caisse qui devait assister à cet affrontement silencieux en serrant les fesses. Parce qu’il était évident que l’inconnu n’était pas un Humain non plus, ce qui devait pas mal foutre le bordel sur le radar surnaturel du môme. Bon, y en avait marre. Faust croisa les bras et esquissa un demi-sourire en toisant le mec de bas en haut.

« Tu vas pas te mettre à pleurer, hein ? Je te le laisse, prends-le va. Une bonne action par jour, et j’irai au paradis ! »

Non mais sérieusement, c’était quoi son problème ? Et où est-ce qu’il l’avait déjà vu ? Ces traits, ce regard bleu… ces yeux… Qui lui rappelaient ceux de sa sœur, en fait…

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Message05.10.15 18:59



o brother let's go down

T'as faim. T'es encore loin de chez toi, dans ta voiture, qui roule en plus. Et t'as putain de faim. Cette pensée doit déclencher un miracle car quelques secondes plus tard tu aperçois une station-service. Une aubaine. Il y a toujours quelques conneries à bouffer dans ce genre de supérette. Tu te gares sans attendre. Et quand tu rentres dans le magasin en faisant sonner la clochette de la porte, tu es accueilli par la couverture d'un magasine. Avec seulement deux yeux juste au dessus qui te fixent. Le caissier doit avoir le nez collé aux pages. Parce que là sa posture est tout à fait pas naturelle. Il devrait faire deux trous dedans, ça serait encore plus discret tiens. Mais tu ne t'attardes pas sur cet abruti d'humain. Non, encore une fois, t'as faim. De toute façon tu ne comptes pas t'éterniser là dedans. Tu prends de quoi manger et tu te tires. Tu files donc immédiatement vers la rangée où les chips sont placés. Tu fais pas tellement gaffe à ce que tu attrapes. N'importe quoi fera l'affaire pour ton estomac. Mais tu n'es pas le seul à avoir jeter ton dévolu sur ce paquet. Tes prunelles dévient sur l'homme qui cherche à te dérober. Te mettant presque automatiquement sur pause lorsque tes iris croisent les siennes. Un visage connu. Tu es certain de l'avoir croisé. Il y a longtemps. Genre très longtemps. Des siècles même. Ça ne tarde pas tellement à te revenir. Tu n'as même pas eu besoin de fouiller quatre siècles d'existence pour retrouver son nom. Non, facile, c'est le tien aussi.  Et si tu avais eu à choisir ce n'est pas le Seldzar que tu aurais voulu recroiser. Ta sœur oui, ton bâtard de demi-frère certainement pas. T'as passé du temps à vouloir l'imiter, à jalouser sa liberté. Puis à le détester pour ce qu'il représente. Et tu as fini par l'oublier. Lui aussi visiblement. Tu crois pourtant un instant qu'il t'a reconnu aussi. A cause du silence et de cet air de réflexion intense collé sur le visage. « Tu vas pas te mettre à pleurer, hein ? Je te le laisse, prends-le va. Une bonne action par jour, et j’irai au paradis ! » Ah ouais bah non, perdu. Ses paroles te contredisent. Complètement. Tu es tellement sur le cul de le voir après tant d'années, que t'as encore la main agrippée au paquet de chips. Tu la retires enfin, et sors de ta léthargie. Mais tu continues de le fixer. Presque indécemment. Juste histoire de t'assurer qu'il s'agit bien de lui. Mais aucun doute possible. Même si depuis le temps son visage n'était plus réellement concret dans ton esprit, tu es persuadé d'avoir raison. Il a le même air arrogant et crétin qu'à l'époque. Il s'est juste modernisé vestimentairement parlant. Et il a peut-être un peu vieilli aussi. C'est bien des rides que tu vois là, non ? « J'en ai rien à foutre de ce truc, Faust. » Ouais, boum, tu as prononcé son prénom. Il n'a qu'à se demander d'où tu le connais. Si t'es un stalker ou juste une connaissance inutile. Mais t'es bien plus que ça hein ? T'es l'ancien petit prince de la famille. Le grand chouchou qui partage la moitié de ses gênes. Ce n'est pas rien, tu n'es pas n'importe qui.Et juste par curiosité, parce qu'après tant de décennies d'indifférence, ça fait du bien, tu vérifies son alignement. Et tu ne peux pas t'empêcher d'afficher un sourire de gamin. Face à ce que tu découvres. Tu rapproches son visage du sien, pour venir lui susurrer presque des mots doux.« Alors comme ça la bâtardise nocturne selenim ne t'as pas suffit ?» C'était pourtant déjà trop. Il était déjà trop une honte pour la famille Seldzar. Tu mets aisément de côté l'époque ,où le gosse que tu étais, était fasciné par ce grand frère un peu sombre. Un peu mystérieux. Un peu trop libre. Tellement pas toi. Comment tu as-pu le prendre pour modèle hein ? Quelle risible histoire.

Mais ça ne suffit pas. Non, il faut que tu en rajoutes. Que tu insistes. Que tu célèbres correctement ces retrouvailles fraternelles. Comme il se doit. Digne de votre passé commun pourri par la présence de l'autre. Bien que tu ne lui ais jamais réellement fait quelque chose. Ce n'est pas de ta faute si tes parents ont préféré le fils légitime. « T'as pas changé, toujours la même vieille tête de grincheux. » Tu poses ta main sur son épaule. Geste presque chaleureux. Pour montrer toute ta compassion.

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Message09.10.15 22:42

O brother let's go down
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Bizarrement, le premier réflexe de Faust fut de s'offusquer. Non mais c'est vrai, quoi, s'il n'en avait rien à foutre de ce paquet de chips, pourquoi il lui chiait une pendule depuis une minute entière ? Mais c'était, comme on dit, l'arbre qui cachait la forêt. Entendre son prénom dans la bouche de ce mec lui fit l'effet d'un électrochoc, et pas seulement parce qu'il n'appréciait pas qu'un inconnu l'interpelle par son prénom alors que lui-même ne savait pas qui était ce gars. Au-delà de ça, il y avait une familiarité dans la façon dont il avait prononcé son nom, dans son ton, dans toute sa personne, et même quand le déclic se fit, le Berserker ne parvint pas à y croire immédiatement. Parce que, bordel, ce monde était bien assez grand pour que deux immortels y vivent sans jamais se croiser, non ? Mais c'était bien Elyos, pas de doute, même si Faust ne lui avait jamais vus de traits adultes : le môme avait une quinzaine d'années quand le Berserker était parti pour de bon de la maison, et il ne l'avait jamais revu depuis. C'était différent avec Selena : il l'avait cherchée, et il l'avait retrouvée plusieurs fois, parce qu'il le voulait. Mais Elyos, il lavait complètement oublié, e fait, ou plutôt, il en avait fait une vague souvenir, présent parce qu'on n'effaçait pas le passé, mais auquel il ne pensait jamais, tout simplement.

Faust le regarda des pieds à la tête encore une fois, mais avec un œil neuf, incrédule et presque amusé, passé la première seconde de contrariété. La situation était tellement incongrue qu'il ne tiqua pas sur les propos de son frère, qui, tout en étant devenu un homme, n'en avait pas moins acquis une véritable langue e pute, apparemment. Il secoua la tête et leva les mains comme s'il se retrouvait submergé par ces attaques verbales totalement non-méritées - de l'avis de Faust lui-même, évidemment.

« Toi t'as changé, regarde-toi, tout ce poil au menton, te voilà devenu un homme ! »

On aurait pu croire qu'il s'agissait là d'une scène de retrouvailles intense et émouvante, du moins un humain aurait pu croire cela. C'était pour cette raison, probablement, que le caissier n'avait pas encore appelé les flics. N'importe quelle créature surnaturelle aurait senti la tension entre eux, qui devait probablement même se voir physiquement. Faust souriait, mais son regard était dur, et en face, Elyos n'essayait même pas de faire semblant. Apparemment, ils n'étaient toujours pas copains, donc. Du temps de leur folle jeunesse, c'était Faust qui avait donné cette dynamique à leur relation, mais à présent, il avait quasiment oublié toutes ces histoires, du moins jusqu'à ce que son petit frère réapparaissent comme ça au détour d'un paquet de chips. Mais ses propos, en revanche, étaient un parfait écho de leur passé commun et de tout ce qui avait hanté l'enfance de Faust. Ah ça, on pouvait dire qu'Elyos ne perdait pas son temps. Faust esquissa un sourire aussi amical qu'un piège à loups et écarta les bras comme pour se montrer à la foule en délire.

« Que veux-tu, j'ai toujours été ambitieux, à ma manière. En revanche, en quatre siècles, tu aurais pu trouver un peu mieux que ça pour me mettre en colère. C'est à croire que je ne t'ai rien appris ! »

Taper là où ça faisait mal, c'était tout un art, et si sa bâtardise avait été un sujet difficile pour lui quand il était enfant, il s'en était tout de même remis. En fait, ça avait été une libération, avec le recul. Il n'avait plus pensé à eux depuis le jour où il avait quitté la maison, mais leurs parents étaient probablement morts, ce qui était une pensée plutôt amusante. Il serra les poings, tentant de faire taire Abaddon qui aboyait comme un rottweiler dans sa tête. Il n'y avait aucune chance pour que cette rencontre se termine pacifiquement.

« Comment vont les parents, dis-moi ? Morts et enterrés grâce à tes bons soins ? »

Cela, Faust pouvait l'avancer sans trop de risques. Il savait bien comment fonctionnaient les Selenims et quelle malédiction les frappait - encore une raison de se réjouir de ne pas faire partie de leur clique. Et le petit Elyos, le brave Elyos, le sage petit prince Samaëlien, avait bien entendu rempli son devoir, n'est-ce pas ? Cependant, pour faire bonne mesure, il ajouta, l'air de rien :

« Et notre soeur, elle te couve toujours comme un poussin ou tu as enfin appris à faire tes lacets tout seul ? Rah, c'est fou de se retrouver là, on a tellement de temps à rattraper ! »

C'est-à-dire probablement dix secondes avant qu'il n'arrive un truc. Faust ne se sentait pas d'humeur violente, mais il savait la reconnaître chez quelqu'un, et ce seul constat suffisait à lui donner envie de cogner.





the pretender.

In time or so I'm told I'm just another soul for sale... oh, well, the page is out of print. We are not permanent, we're temporary, temporary. Same old story. I'm the voice inside your head you refuse to hear, I'm the face that you have to face, mirrored in your stare. I'm what's left, I'm what's right, I'm the enemy. I'm the hand that will take you down, bring you to your knees. foofighters
(code northern lights.)


Dernière édition par Faust A. Seldzar le 29.10.15 20:23, édité 1 fois
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Message27.10.15 21:12



o brother let's go down

Tu retires ta main de son épaule alors qu'il secoue sa tête comme un gosse, comme si ce que tu pouvais bien lui dire l'affecte. Quel beau jeu d'acteur. « Toi t'as changé, regarde-toi, tout ce poil au menton, te voilà devenu un homme ! » Tu freines les souvenirs de vous gamins qui cherchent à s'installer dans ta tête. Tu n'as pas besoin de ça. Par contre, tu gardes la colère que ça provoque. Pour bien mettre l'ambiance.

« Que veux-tu, j'ai toujours été ambitieux, à ma manière. En revanche, en quatre siècles, tu aurais pu trouver un peu mieux que ça pour me mettre en colère. C'est à croire que je ne t'ai rien appris ! » « A être un parfait connard tu veux dire ? » Non, tu n'as pas suivi toutes ses leçons. Il ne t'a jamais accordé assez de temps pour ça. Par contre ouais, l’indifférence, c'est lui qui t'a appris le sens de ce mot. Et très bien même. Il peut s'en applaudir. « Allons Faust, qui dit que je veux te mettre en colère ? » Tes intentions peuvent être bonnes, tu peux très bien vouloir repartir sur de bonnes bases, n'est-ce pas ? Ouais, non, certainement pas avec lui. Ça crève les yeux. « Comment vont les parents, dis-moi ? Morts et enterrés grâce à tes bons soins ? » Sur ce coup, ouais, tu peux l'avouer, tu es complètement prévisible. La faute à l'éducation que tu as eu et que lui non. Mais au moins tu peux te féliciter, après quatre siècle t'es toujours là, en vie. C'est pas mal pour un selenim aussi bien formé. « Et notre soeur, elle te couve toujours comme un poussin ou tu as enfin appris à faire tes lacets tout seul ? Rah, c'est fou de se retrouver là, on a tellement de temps à rattraper ! » Ça t'agace qu'il ose parler de Sineya. Clairement. Alors que tu as toujours considéré être en compétition avec lui pour l'affection de votre sœur. C'est con oui. Tu es persuadé que lui l'a revu, alors que toi tu n'as jamais cherché à la revoir. Et elle non plus d'ailleurs. Tu as tourné la page, oublié le sens du mot famille. Vous êtes tous les mêmes au fond, tous les trois. Vous avez chacun disparu un jour sans laisser de trace. Tu ressembles plus au demi-frère que tu ne le penses. C'est beau.

Tu as passé trop d'années à ne plus y penser, à oublier cette rancœur, cette haine. Et tout ça vient te péter à la gueule. Ça éclate à l'intérieur et tu ne veux plus qu'une chose, le frapper. Comme ça, juste pour le faire taire, lui abîmer son visage de bâtard. Peut-être par vengeance. Ou parce que c'est la suite logique à votre relation fraternelle. Tu ne sais pas, ce n'est pas vraiment rationnel et clair dans ton esprit, tu as le poing qui te démange et c'est tout. Tu tournes les talons. Oh non, par pour prendre la fuite. Pas pour en rester là. Pas pour éviter que vos retrouvailles dégénèrent. Au contraire. Tu veux vous donner l'occasion de ne pas finir en taule ou avec une amende au cul. Tu t'approches du caissier qui t’observe arriver, sans oublier de jeter des coup d’œil à ton frère derrière, au cas où. Il tremble presque, tant mieux ce sera plus facile. « Vous devriez couper toutes les caméras de surveillance, rentrez chez vous à pieds et ne revenir que demain pour une nouvelle journée de travail. » Tu t'assures que ta voix résonne bien dans son crâne, que ton pouvoir s'immisce bien dans son esprit. Et il s'agite doucement, il tape sur son clavier, clique deux trois fois, puis se baisse sous le comptoir pour arracher les prises. Puis, il s'en va sans un mot, sans un regard de plus. Et au son de la clochette de la porte, tu retournes enfin vers Faust. Vous êtes enfin libérés des regards indiscrets, libres de détruire le magasins sans obstacle, si ça vous chante. « Alors ? Quel est le démon assez idiot pour avoir voulu de toi comme pantin ? » Oui, tu as très bien deviné sa nouvelle nature. En même temps un bâtard nocturne-selenim avec cet alignement là, c'est plus qu'évident. Il est tombé encore plus bas que tu aurais pu te l'imaginer. Mais ça ne devrait pas te surprendre. Il a toujours été une déception. Pas pour toi, plus maintenant, tu as fait ton deuil il y a bien longtemps. Mais en général, il l'a toujours été, et spécialement dans la famille. Les gens ne changent pas vraiment, même après plus de trois siècles. « Il n'a pas pris trop de place, ça va ? T'es encore maître de ton propre corps parfois ou tu n'es vraiment qu'une marionnette maintenant ? » C'est que ce point t'embête, ce n'est pas avec le démon que tu veux te battre, c'est avec ton frère. Il va falloir qu'il laisse de contrôle un peu à Faust, sinon tu n'as rien à faire là. « Elle est courant Sineya ? De ce que tu es devenu ? Elle a pu cacher son dégoût quand elle l'a su ? Ou tu as été trop lâche pour lui avouer? »

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Message29.10.15 20:58

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C’est compliqué, pour lui, de se positionner par rapport à cette rencontre. Ce qui était certain, c’est qu’il s’en serait très bien passé, mais c’est arrivé, c’est comme ça. Sauf que l’eau a coulé sous les ponts et surtout, que ça faisait des siècles qu’il n’avait plus pensé à son petit frère. À l’époque où ils vivaient ensemble, il le détestait, de toute son âme, de façon injuste, probablement. Mais le petit gamin blond au visage d’ange qui concentrait sur sa seule personne la totalité de l’amour, de l’attention et des ambitions de leurs parents avait également concentré la haine de son grand-frère. Ou plutôt, il avait bien assez de rage en lui pour détester chaque membre de sa famille, sauf Sineya, et quant à Elyos, il était simplement une cible facile, plus facile que leur père en tout cas. Que son cadet ait été aussi malheureux que lui, qu’il ait vécu l’exact opposé de ce qu’avait vécu Faust mais de façon tout aussi extrême – un enfant détesté, un enfant adoré –, Faust n’avait jamais, voulu l’entendre. Et quand il était parti, il s’était enfin senti libre, en avait terminé avec ces histoires. Et voilà qu’il retrouvait le petit prince ici, à Toronto, de façon totalement inattendue. Alors, que pensez de lui, maintenant ? Ils n’étaient plus des gosses, leurs parents n’étaient plus là pour les comparer sans cesse l’un à l’autre et Faust se retrouvait sans véritable raison de le détester si ce n’est les vieux réflexes qui refaisaient surface et son tempérament moqueur par nature.

En revanche, il voyait bien qu’Elyos n’était pas sur la même longueur d’onde. Le Berserker savait trop bien reconnaître la colère chez quelqu’un, sans parler d’Abaddon qui s’était soudain calmé, ce qui était toujours un mauvais signe. L’ambiance venait de changer, l’air était plus épais, plus pesant, et Faust laissa échapper un rire incrédule quand il vit son frère ordonner au boutonneux de la caisse de fermer boutique et de se barrer. Il comprit tout de suite ce que cela signifiait et perdit son sourire. Ses sentiments envers son frère étaient mitigés, mais pas question de se laisser agresser sans rien dire. Le gamin à la caisse fit exactement ce qu’Elyos lui avait demandé – subtil. Un vrai talent, mais n’avait-il pas toujours été talentueux en tout ? La fierté de la famille… Et voilà qu’ils étaient seuls, enfin, face à face. Faust croisa les bras en réponse à la question de son frère. Il lui faisait une fleur en refusant de lui répondre. Les gens n’aimaient pas entendre qu’il était possédé par Abaddon. Mais la façon dont le Selenim avait posé sa question était si pleine de mépris et de jugement que le Berserker se raidit malgré tout. Il faut croire que finalement, il n’avait pas tout à fait tourné la page. On croyait avoir changé, mais les vieux démons étaient toujours là, les vieilles rancunes aussi. Le pardon, finalement, était impossible, inacceptable.

Chaque mot que prononçait Elyos était en soi un coup qu’il lui portait en pleine figure, et Faust sentait sa patience s’amenuiser de seconde en seconde. Il avait quinze ans à nouveau, et face à lui, le petit blond portait toute la vertu du monde sur son visage, ou quelque chose comme ça.

« Fais attention à ce que tu désires, tu pourrais bien finir par l’obtenir. Si j’étais sa marionnette, tu ne serais déjà plus là pour en parler. »

Il avait bien grandi, oui. C’est qu’il savait se défendre, maintenant, et mieux encore, il attaquait, sans lui laisser de répit. En d’autres circonstances, Faust aurait probablement été fier de lui. Il n’était plus la petite lavette qu’il était enfant, épaules courbées et tête baissée face à chaque désir stupide de leurs parents. Abaddon était désormais mortellement sérieux et Faust se retrouva soudain face à un dilemme. Il mourrait d’envie de se défouler sur Elyos comme au bon vieux temps sans se soucier des conséquences, mais au bon vieux temps, il n’aurait pas pu faire plus que lui faire beaucoup de mal. Le môme avait certes grandi mais Faust était convaincu qu’il restait plus fort que lui. Est-ce qu’il avait envie de tuer son frère ? Est-ce qu’il voulait en arriver là ? Malgré toute sa haine, il ne souvenait pas avoir un jour voulu que son frère meure de ses mains. Mais peut-être que les choses avaient changé, ou peut-être que sur ce point, il ne faisait plus la différence entre ce qu’il voulait et ce que voulait Abaddon, qui lui, évidemment, avait déjà décidé de vaporiser le Selenim. Peu lui importait qu’il soit le frère de Faust et peu lui importait Faust lui-même, en vérité. Le Berserker grinça des dents puis redressa le menton quand Sineya revint dans la conversation.

Leur faiblesse, à tous les deux. En les quittant, il l’avait quittée aussi, pas seulement parce qu’il ne supportait plus sa vie là-bas et pas seulement parce qu’il sentait qu’il finirait par faire du mal à sa sœur, mais aussi pour se libérer d’elle, de ses grands yeux tristes, de ses attentes perpétuelles envers lui, si désireuse qu’elle était de les voir tous les trois vivre en harmonie. Malgré cela, il n’avait jamais autant souffert de sa vie que quand il l’avait abandonnée sans même la prévenir, et autant Elyos lui était sorti de l’esprit, autant sa sœur avait toujours hanté ses souvenirs. Mais c’était sa faute, après tout, c’était lui qui l’avait amenée en premier dans la conversation, se servant d’elle pour blesser Elyos parce que tout était bon à prendre pour lui faire du mal. Et voilà que le petit frère lui rendait la pareille, à armes égales.

Non, pas à armes égales. Car sur ce point précis, Elyos avait totalement raison. Faust avait plusieurs fois retrouvé Sineya mais ne s’était jamais montré, parce qu’il ne voulait pas qu’elle le voit comme ça, encore moins lui avouer ce qu’il était devenu et pourquoi. Et bien sûr que c’était une sorte de lâcheté. Un coup en plein cœur, donc, et une première pour le grand frère. Faust recula d’un bond et s’empara du premier projectile qui lui tomba sous la main, une boîte de conserve, et la lança de toutes ses forces vers Elyos. Elle rasa sa joue, mais peu importait, ce n’était pas la cible du Berserker. La boîte alla s’encastrer avec violence dans le disjoncteur et toutes les lumières sautèrent, les plongeant dans la pénombre. Voilà un royaume qui lui était plus familier.

« Je suis presque jaloux, tu sais ? Je suis sûr que toi, tu es resté en contact avec elle. À moins qu’elle t’ait fui à son tour, toi et cette foutue malédiction Selenim qui nous a poursuivis toute notre enfance ? »

Elyos représentait le pire, après tout. L’enfant chéri des parents, de façon obsessionnelle, le futur chef de famille et de clan peut-être et surtout, tout ce que Faust n’était pas, et tout ce que Sineya devrait subir, toutes les règles auxquelles elle s’était probablement pliées. Le Berserker concentra son énergie et fit jaillir de l’ombre des tentacules de ténèbres qu’il lança sur son frère. Les tentacules s’enroulèrent autour de ses poignets, ses chevilles, son cou. Il était heureux que Faust ne puisse pas le tuer comme ça, parce qu’en cette seconde, il en mourait d’envie.





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Message19.12.15 18:08



o brother let's go down

C'est le grand frère qui lance les hostilités en premier. Très bien. Tant que ça reste lui aux commandes, tu ne te plaindras pas. Tu ne veux pas affronter le berserker, tu veux simplement rendre des comptes à ton aîné. Ce n'est pas la bataille du démon, ça ne le sera jamais. Il n'était pas encore là, à grouiller dans la tête de Faust lorsque vous étiez petits. Lorsque vos parents ont séparé le petit roi du bâtard par des paroles, des gestes. Ils ont tous mis en œuvre pour te mettre en avant par rapport à lui, alors que le gosse que tu étais ne chercher qu'à l'imiter, qu'à imiter celui qui s'acharnait à ne pas vouloir de toi. C'est une vieille querelle, une ancienne rancune. Qui vient de vous péter à la face par cette rencontre fortuite. Et elle ne vous concerne que tous les deux. Il n'y a de place pour personne d'autre, pas même pour son colocataire.

Tu ne vois rien venir. La boîte de conserve, les ténèbres, les tentacules. Rien. Tu comprends seulement trop tard. Et ça te fait sourire. Oui, malgré ta colère, tout ça t'amuse. Le petit gamin blond ne rêvait que de ce moment après la disparition de son frère. Ce moment où enfin, la vengeance pour ses années d'indifférence éclaterait. Tu avais mis tout ça de côté pendant des décennies. Mais tout te revient. Avec plus d'ampleur encore. Et tu es ravi. Finalement. De le recroiser. De pouvoir faire la paix correctement avec ton passé. L'oublier n'était que temporaire. Alors là, emprisonné entre ses tentacules de ténèbres, tu souris dans la pénombre. L'excitation vient se mêler à ta rage pour rythmer un peu plus fort les battements de ton cœur.

« Je suis presque jaloux, tu sais ? Je suis sûr que toi, tu es resté en contact avec elle. » Alors tu avais vu juste ? Il n'a donc pas été foutu de la retrouver pour lui avouer l'être méprisable qu'il est devenu ? Quel lâche. Même pas capable d'assumer devant sa sœur. Tu peux parler. Si tu as toujours souhaité la revoir, tu ne l'as jamais réellement cherché. Non, tu as voulu tirer un trait sur la seule personne pouvant contenir ta soif de contrôle. Mais n'avais tu pas honte toi aussi ? De lui révéler que sans elle, tu pars en vrille, à t’immiscer dans l'esprit de n'importe qui. Juste pour le plaisir. Alors qu'elle te la toujours déconseillé. Cette petite voix d'ange, essayant de te raisonner, de te tenir sur le droit chemin. Oui, tu as certainement un peu honte de ça. D'avoir échoué. Mais tu préfères te dire que tu as voulu tourner la page par rancune. Lorsqu'elle aussi, comme votre aîné, a pris la porte sans un mot. « À moins qu’elle t’ait fui à son tour, toi et cette foutue malédiction Selenim qui nous a poursuivis toute notre enfance ? » Il voit juste ce con. Il voit trop juste. Ça t'agace. Qu'il comprenne tout si bien. Qu'il ose parler de Sineya. De sa fuite. Ça t'énerve. Tu n'en perds néanmoins pas ton sourire. Il est toujours là, collé à ton visage de vieil adolescent. « Et pourtant, on est encore là. De vrais champions. » Même si la malédiction plane toujours sur toi. Mais ton fils à l'air de se tenir tranquille, où qu'il soit. Tu ne l'as pas élevé, ça se voit. Sinon, ton éducation aurait été la sienne. Et tu ne serais plus là depuis longtemps. Tu dois la vie à ta femme, à ta geôlière, étrangement. A force de serrer les menottes, elle t'a fait partir. Mais si tu étais resté ? Tu n'aurais jamais eu l'occasion de recroiser Faust, tu aurais claqué avant ce moment.

Bon, il est temps de te libérer. Tu es un peu à l'étroit comme ça. Tu enclenches ta lumière, éclipses les tentacules et brûles un instant les rétines de ton frère par la même occasion. Tu récupères l'usage de tes jambes et de tes bras, et masses par réflexe ta nuque. Mais tu ne t'attardes pas. Tu profites de son aveuglement pour foncer sur lui, ton poing enflammé s'écrasant contre sa mâchoire. Tu projettes le corps du berserker contre la rangée de chips. Qui elle même bascule en arrière à cause du choc. « Relève toi. » Tu veux prendre des coups aussi. Lui en donner encore plus. Tu veux continuer jusqu'à ce que la force vous abandonne totalement, pas avant. Que ça prenne la nuit entière, que ça déborde à l'aurore, tu t'en fous. Ce combat fraternel inattendu te rend presque enthousiaste. Tu pourrais presque sauter sur place, pour t'échauffer les muscles en attendant qu'il se redresse. « Allez, relève toi frérot. Montre moi comment se bat le délaissé de la famille. »





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Message20.12.15 17:58

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Quand Elyos se mit à briller comme un sapin de Noël, Faust recula d’un pas, aveuglé, mais ne put s’empêcher de ricaner. C’était presque trop beau pour être vrai, en fait. Lui, les ténèbres poisseuses et étouffantes et son frère couronné, la lumière qui purifie tout sur son passage. Oui, vu de l’extérieur, tout devait être magique, magnifique, en place, équilibré. La normalité à son maximum, la logique de toute une vie, de deux existences condamnées à être nées dans la même famille justement pour ça, pour que la lumière compense les ténèbres. Et si leurs parents les avaient vus en cette seconde, comme ils auraient été heureux ! C’était là l’exacte image qu’ils attendaient de leurs fils, c’était même probablement pour ça qu’ils n’avaient pas chassé Faust, qui s’était chargé tout seul de ne plus être dans leurs pattes. Ils avaient probablement désiré qu’un jour, Elyos, de lui-même, repousse son frère, le dilue dans sa lumière jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Mais leur plan n’avait jamais fonctionné et Elyos, Faust lui-même ne savait pas pourquoi, n’avait jamais abandonné l’idée d’être proche de lui. Et voilà qu’aujourd’hui, après quatre siècles ou presque, le vœu le plus cher de leur famille se réalisait. Où qu’ils soient en enfer, ils devaient jubiler. Faust espérait bien qu’ils appréciaient le spectacle, parce qu’il ne comptait pas laisser leur fils adorer s’en tirer à bon compte. Le fait qu’il soit enfin assez puissant pour se défendre un tant soit peu rendait toute la chose beaucoup plus amusante.

Il sentit le coup le cueillir à la mâchoire et s’envola dans une étagère quelconque qu’il fracassa au passage. Il se releva, oui, se frottant le menton au passage. Le gosse avait gagné quelques dons au passage, apparemment. Il posa une main sur sa nuque pour s’étirer. Cela faisait des années qu’il n’avait pas pu se défouler pour de bon, et bien plus que des années qu’il ne s’était pas battu à mort. Des combats, il en avait menés tant qu’il ne comptait plus, d’ailleurs il n’avait jamais compté parce qu’il se fichait bien de tenir un tableau de chasse. En tant que Nocturne, il s’était confronté au pire du pire, à la lie des créatures surnaturelles, et que dire de sa vie en tant que Berserker ? Les paroles et les actes de son frère étaient porteurs de si peu d’envergure, à côté, qu’il avait envie de rire, de rire aux éclats. Et à quoi bon faire semblant, avec lui, à quoi lui faire croire qu’il était quelqu’un qu’il n’était pas ? Elyos avait cristallisé l’image de Faust au long de cette longue séparation et rien n’aurait pu le faire changer d’avis, alors pourquoi s’embêter à se tomber dans les bras, à se donner des claques viriles et à se raconter leurs vies respectives qui, parce qu’ils étaient des Seldzar, devaient forcément être agitées et compliquées ? Non, les règles du jeu étaient simples et Elyos les avait déjà validées, il ne restait plus à Faust qu’à jouer à fond lui aussi. À fond, mais pas tout à fait, souffla une petite voix dans son esprit, étouffée par les grognements bestiaux d’Abaddon. Les propos de son frère le firent hausser les sourcils.

« Pourquoi donc, Elyos ? Je n’ai jamais eu à te prouver quoi que ce soit, ça c’était plutôt ton truc, et on dirait que ça n’a pas changé. »

Il se frotta de nouveau la mâchoire, et esquissa un nouveau sourire, plus pour lui-même, cette fois. C’était tellement ironique, tellement banale… Même dans leurs pouvoirs, ils étaient opposés, lui les ténèbres et la glace, la mort et le silence, et son frère la lumière et le feu, la vie et le tumulte. Faust savait qu’il était inutile qu’il se serve de sa cryokinésie, qu’Elyos en dissiperait les effets avec ses flammes, tout comme lui pourrait annuler l’effet de son feu avec sa glace. Et il en allait de même avec ses ténèbres. Et il n’était pas question qu’il laisse le Berserker prendre le dessus juste pour donner une leçon à son frère. Mais il se sentait calme malgré tout, et toujours amusé. Il avait totalement confiance en lui, parce qu’il se savait plus expérimenté et, dans l’absolu, plus puissant, merci maman, qui qu’elle soit, probablement une prostituée. Les gens comme son père n’allaient pas fauter avec une femme du grand monde, ça se saurait tout de suite. Alors il se contenta de lui sauter dessus, tout simplement, très basiquement, revenant aux origines mêmes de leurs bagarres d’antan. Coups de poing, de genoux, les murs, les étagères, tout était une arme, en quelques sortes, et ainsi, c’était plus facile de rendre coup pour coup. Encouragé par Abaddon qui lui influait énergie et motivation, parce que dans ces moments-là, ils ne se complétaient jamais aussi bien.

À un moment, il se recula, sentant un goût de sang dans sa bouche, et sourit. Bientôt, les sirènes des polices allaient probablement retentir. Même s’ils n’usaient pas forcément de pouvoirs, deux êtres surnaturels comme eux ne se tapaient pas dessus sans que cela ait des effets sur les environs, des tremblements dans l’air, une mauvaise impression, un malaise qui poussaient les gens à appeler à l’aide. Autour d’eux, le magasin était totalement détruit, toutes les étagères étaient par terre, les produits éparpillés, les murs défoncés, le plafond troué, le sol fissuré. Faust se baissa et ramassa un paquet de chips, qu’il ouvrit pour en gober une. Le goût du sel se mêla à celui, métallique, du sang.

« Je ne m’en étais pas rendu compte jusqu’à ce moment mais tu m’as manqué, petit frère. Tout ça, ça me manquait. »

Il désigna le bordel ambiant d’un geste amusé, avec un sourire sardonique, avant de secouer la tête pour souligner son état d'esprit.



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Message03.01.16 18:51



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Il se relève et tu te tiens prêt. A redonner un coup, deux coups, et plus. A en recevoir aussi. Oui, t'es prêt et même ravi de te faire tabasser. C'est que ce moment est presque surréaliste tellement il est inattendu. Ce moment restera graver à jamais. Il fait réveiller des émotions et souvenirs que tu avais enfoui. Et tu redeviens un gosse. Le pauvre adolescent blessé par l'indifférence du frère. Avec le poids des siècles en plus. Ce que tu ressens est presque indescriptible. Tu es déchiré par la colère, la joie, la satisfaction, la surprise, l'amusement et l'impatience. C'est trop pour un seul homme, même pour un samaëlien tel que toi. « Pourquoi donc, Elyos ? Je n’ai jamais eu à te prouver quoi que ce soit, ça c’était plutôt ton truc, et on dirait que ça n’a pas changé. » Non. Chut. Qu'il se taise. Plus un mot. Tu veux de l'action. Et tu ne tardes pas à obtenir ce que tu souhaites. Ce qui suit est beau. Le plus incroyable combat fraternel de tous les temps. Oui, rien que ça. Vous êtes fabuleux tous les deux. A vous battre à la manière des mortels. A fêter vos retrouvailles à l'aide de vos poings et du lieu qui vous entoure. Tout ça est magnifique. Tu es tellement excitée que la douleur semble amoindrie, l'adrénaline t'empêchant de ressentir correctement la dérouillée que t'offre Faust. Oh, tu te débrouilles pas mal non plus pour un selenim qui s'arrange toujours pour ne pas combattre. Tu y mets toute ton énergie, toute ton âme, tout ton cœur. Tu ne fais clairement pas les choses à moitié, et lui non plus. Et t'es content. T'es heureux comme un gosse. Mais quand ça s'arrête, c'est bien aussi. T'as les fesses au sol lorsqu'il recule pour stopper la bataille. Tu plis tes genoux et poses tes avants bras dessus, le temps de récupérer. Il t'a bien amoché. Mais tu t'en fous. Tu as eu ce que tu voulais, tu en souris même en secouant légèrement la tête. Ouais, t'as du mal à réaliser que tout ça vient de se passer. Il y a quelques heures, tu n'imaginais même pas tomber sur le frère disparu. Et vous voilà, presque repus, dans un magasin ravagé par vos conneries.

Et alors qu'il ne trouve rien de mieux que de bouffer, tu constates l'étendu des dégâts. Vous n'avez vraiment pas fait semblant. Une tornade n'aurait pas fait mieux. C'est un carnage, il n'y a pas d'autres mots. Pourtant, vous allez l'air de tenir debout tous les deux malgré ça. Enfin, il faudrait d'abord que tu essayes de te lever avant de l'affirmer. « Je ne m’en étais pas rendu compte jusqu’à ce moment mais tu m’as manqué, petit frère. Tout ça, ça me manquait. » Tu ris légèrement, mais presque de bon cœur. Mais c'est bon le petit prince a fait son deuil, tu es en paix avec ton passé. Enfin. Si l'oublier n'était qu'une solution temporaire, maintenant tes remords et regrets ont disparu. Tu pourrais presque lui dire merci. Mais non, il ne faut pas déconner. S'il avait été un meilleur frère, tu n'aurais pas eu besoin de tout ça. Mais ça aurait été dommage de passer à côté de ce moment épique. Tes parents seraient fiers de toi Elyos. Encore plus si tu avais cherché à le tuer certainement. Mais ce n'est clairement pas ce que tu veux. Tu ne l'as jamais souhaité. Va savoir pourquoi. « Comment ça aurait pu te manquer ? Il aurait déjà fallut que tu me calcules pour qu'on en vienne aux mains à l'époque. » Tu n'es pas froid, distant ou désagréable. Non c'est presque une pique amicale. Comme quoi, tout arrive. Tu ne vas pas lui tomber dans les bras, ou devenir son meilleur ami, c'est certain. Mais c'est déjà quelque chose. Quelle émotion.

Tu te remets sur pieds enfin. La douleur commence à se faire sentir maintenant que le calme est revenu et l'adrénaline envolée. Tes muscles sont tous crispés, il est possible aussi qu'une côte ou deux soient cassés. Mais tu ne t'en formalises pas. Non, ça valait carrément le coup n'est-ce pas ? « Bon on ferait mieux de se barrer de là, à moins que tu préfères rester pour tout nettoyer ? » Ou attendre les flics pour pouvoir taper à nouveau ? Quoi de mieux pour célébrer à fond ce moment ? Mais très peu pour toi. Ce qu'il vient de se passer est déjà assez exceptionnel comme ça.


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Message04.01.16 21:24

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Il tapait plus fort qu’avant, le petit frère. Image en surimpression de ce type baraqué aux poings d’acier : le gosse mince et chétif, aux yeux clairs, aux cheveux dorés, toujours sur ses talons, toujours en demande, de tout, de n’importe quoi. Au point que Faust, l’ado, avait l’impression que même les coups le satisfaisaient. Alors il le frappait, il le secouait, il l’enfermait où il pouvait, lui racontait les pires horreurs. Bien sûr, il y avait le plaisir de voir la tête de leur mère au dîner quand Elyos se pointait avec un bleu sur le visage ou du sang sous les ongles d’avoir trop cogné à la porte du dernier placard-prison en date. Oh, que c’était bon de voir ces grands yeux bleus, les mêmes qu’Elyos, s’écarquiller, puis se poser sur lui avec une fureur indescriptible et des promesses de violence à la hauteur de celle qu’il avait osé déchaîner contre son fils unique, le seul qui comptait. Et peu importait la forme que prenait sa punition après ça, peu importait que cette garce applique la loi du Talion, pour Faust, ça en valait toujours la peine, parce qu’au travers d’Elyos, c’était elle, et son père, qu’il voulait emmerder. Mais au-delà de cette révolte, il y avait aussi son petit frère, avec qui il aurait pu devenir ami, dont il aurait dû, en fait, se faire un allié, comme l’avait si souvent supplié Sineya. Aussi incroyable que ce soit, Elyos aurait probablement fait front avec Faust si ce dernier lui avait donné ce qu’il voulait, alors pourquoi avait-il choisi de faire l’inverse ? À  l’époque il n’aurait pas su mettre des mots sur ce qu’il ressentait. Et à présent qu’ils étaient là, deux adultes enfin séparés l’un de l’autre, qui avaient enfin réussi à repousser le destin que la vie avait tenté de leur imposer, il aurait pu tenter quelques hypothèses.

Le Berserker leva les yeux au ciel en réponse à la réplique de son frère, non pas par dépit mais comme un appel à témoins. Probablement que le coup du « qui aime bien châtie bien » n’était plus recevable depuis longtemps, hein ? Non, évidemment. Quelque part, aimait moyennement l’idée qu’Elyos en soit resté là, comme bloqué dans le passé, mais comment lui en vouloir, après tout ? Faust lui-même n’avait plus pensé à son frère depuis bien longtemps, et c’était précisément cette rencontre quasi salvatrice, ce combat poing à poing, qui lui ouvrait petit à petit les yeux. Ils seraient toujours, et à jamais, l’ombre et la lumière de l’autre. Il n’y avait personne d’autre dans ce monde qui serait pour Faust une telle Némésis. Et il se rendait compte qu’il avait eu exactement le même choix que dans leur enfance, qu’il aurait pu baisser les armes et tenter de faire prendre à leur relation un tour différent, mais il ne l’avait pas fait, il s’était jeté tête baissée dans l’exacte répétition du passé. Il y avait là une constatation quasi pathétique : il avait, comme par le passé, quelque chose à prouver, mais quoi ? Elyos pensait qu’enfants, Faust se fichait de lui, ne lui prêtait attention que pour le malmener, et peut-être était-ce vrai. Mais aujourd’hui, le Berserker était capable de se poser la question qui l’obsédait enfant sans qu’il ne le réalise, et qui avait empoisonné son enfance. Qui était-il, lui ? S’il n’était pas le fils de sa mère, ni le frère de son frère, s’il n’était pas destiné à régner sur leur famille, si les regards qui se posaient sur lui étaient au mieux haineux, au pire totalement vides ? Qu’était-il censé faire ? L’amour que lui portait sa sœur lui était totalement incompréhensible et insuffisant à définir son existence, à lui donner un sens. En revanche, il y avait ce frère, le seul pour qui visiblement Faust n’était pas qu’un trou noir, un vide dans l’atmosphère. Quelque part, le seul qu’il fallait impressionner. Mais aussi le seul qui le retenait dans cet enfer permanent.

C’est moi qui t’ai sauvé. Abaddon était étrangement calme. Peut-être avait-il compris, pour une fois, une seule fois, qu’il n’avait aucun pouvoir face à Elyos, que c’était Faust qui décidait. Le Démon venait de le décider : il haïssait le Selenim, plus que quiconque dans ce monde et dans tous les autres. Il le haïssait d’être le seul qu’il ne pourrait jamais atteindre. Mais il avait raison également et Faust l’approuva intérieurement, lui reconnut cela, le lui concéda dans plus de manière. Oui, de la pire manière qui soit, Abaddon l’avait sauvé. Alors il rit au visage de son frère, se massa le menton.

« Je crois que tu as moins mal tourné que ce que je craignais, Elyos. J’aime à penser que c’est un peu grâce à moi. »

Il se moquait, tentait à nouveau de retourner le couteau dans la plaie, de lui prouver que malgré toute la haine que son petite frère lui portait, Faust faisait partie de lui, qu’il le veuille ou non. Que ça devait être insupportable, pour lui. Et Faust en était ravi. Parce qu’il savait que ça torturait son frère. Et aussi parce que c’était pour lui-même un genre de soulagement, qu’il accepte de se l’avouer ou pas. Il laissa échapper un soupir en entendant les sirènes des voitures de flics. Pas question qu’il se fasse embarquer.

« J’aurais bien voulu continuer ça toute la nuit, petit frère. Mais je pense qu’on aura des tas d’autres occasions de se remémorer le bon vieux temps. Et ça me réjouit ! »

Absolue sincérité dans sa voix, quand bien même c’était pour se moquer, encore et toujours. Il agita le sachet de chips devant Elyos en guise de salut, enjamba les débris du cimetière qu’était devenue la boutique, et sortit dans la nuit.



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